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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 14:20
Un grand merci pour vos commentaires,  et puis ravie aussi de voir de nouvelles signatures...
Je suis en week-end, chez ma mére.
Semaine en haut, en bas.
"Vous êtes en stade de dénutrition avancée".
Qu'est ce que j'en fais de cette phrase?
J'ai decidé de la garder pour moi. Pas la peine de la partager avec les autres. Pas la peine de fair eencore un peu plus de mal, pas la peine de les alerter non plus. "Stade avancé", c'est pas non plus la mort. Je tiens encore debout.
Cette remarque a glissé sur moi sans que j'éprouve le besoin d'y faire attention. "Oui, et alors?, hein, est-ce que ça m'avance de le savoir?" C'est sûr, l'entendre dans sa bouche à lui, ce diagnostic, sec et froid, aurait dû me faire réagir. Mais non.
Je le savais déja de toutes manières.
Et ça me fait rien.
Si, je mens, je suis un peu contente quand même. Enfin, l'autre est contente. Celle qui me détruit. Tiraillée entre la raison et cette nouvelle euphorie qui me gagne...
Je commence à aimer ce corps, mes privations portent leurs fruits et j'arriver encore à perdre un peu même en étant à l'hopital. Pas la peine de vous faire un dessin sur la manière dont je le fais.
En attendant le 20 novembre, date à laquelle je suis admise en centre spécialisé, voila mes seules préoccupations; maigrir. J'ai pas l'impression d'être assez malade pour y aller, j'ai peur de voir des filles maigres , plus que moi, ça me fait flipper. Quand j'en parle au médecin, de ces doutes, et de cette crainte de me confronter à la réalité, il prend un air comme s'il parlait à une débile mentale, et me soutient que ma place est là bas. Pas ailleurs. Pas dans mon unité de soin actuel qui ne peut pas m'encadrer sur un plan alimentaire.
Moi, j'y serais bien restée dans ma maison foyer hopital.
La verité est que j'ai la trouille d'en voir d'autres.

Enfin, pour l'instant nous sommes le 20 octobre. J'ai un mois pour appréhendrer cette admission. J'ose encore esperer que je pourrais y échapper.

Sinon, moins prise de tête, mes 10 doigts refonctionnent normalement ^^; la créztivité est retrouvée et le dessin se fait spontanément....avant de travailler la matiére, explorer de nouvelles méthodes...bref...et puis j'écris encore, beaucoup.

Tendres pensées à vous et un grand merci pour continuer à me soutenir magré mon ambivalence..

graff.jpg.

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commentaires

sand 25/10/2007 00:26

excuse moi pour mon absence
des que je trouve le temps je poste pour expliquer ce que ces dernières semaines ont été pour moi
un peu mal de lire tes mots, l optimisme de ces derniers mois semble s etre fait bouffé par l autre comme tu dis
accroches toi
stp

je pense tres svt a toi, vmt, stp tiens le coup, tu es sur le chemin, toi au moins ne baisse pas les bras, tu as tant à donner...

lov ya

cahelovesa 24/10/2007 15:12

Merci de ce passage.... surprenant.. touchant.... Que te dire à part d'essayer de garder un petit coin de soleil dans une pénombre avancée.. peut-être l'art, surement même...A chacun son échappatoire...Merci d'être là pour Elle... Petite Diane je t'aime et comprends tes mots.... ou maux... Je ne suis pas toujours à la hauteur mais j'aimerai l'être...Encore merci d'avoir fait ce signe, et je te souhaite tellement de courage pour ce qui arrive pour toi... Peut-être une chance d'enfin ouvrir ta cage... même si cela semble si utopique...Merci, et douces pensées...

Diane 24/10/2007 01:34

J'ai rêvé où il y avait d'autres mots...ou maux...entre quelques larmes, une pensée..."mon existence ne tient pas qu'à ma graisse je suis esprit avant d'être un corps..." Tendres pensées

Diane 21/10/2007 02:43

Je retrouve cette angoisse, cette froideur de l'Hopital avec un grand H. L'air solennel d'un médecin qui a fait, je ne sais combien d'années d'études pour arriver là où il est aujourd'hui. Leur air grave, parfois desepéré. L'envie qu'on a parfois de les prendre par la main, de les ballader dans la rue, leur montrer une fille maigre inconnue ou une amie qui souffre poids trop bas ou pas et leur dire "Occupez vous plutôt d'elle, moi je n'en vaux pas la peine, je ne suis pas assez malade"...O contradiction, parfois on aimerait les embrasser quand ils reconnaissent notre état de santé, notre souffrance...mais leur froideur, leur côté trop médical n'est pas celui de ceux qu'on aime. C'est peut être au fond leur reconnaissance à eux que l'on espère. Et quand elle arrive, on la rejette, on la refutte et on fuit...
Eternelle fuite. Comme si ne pas manger c'était ne pas parler, partir en courant mais à l'intérieur de soi.
C'est peut être atroce ce que je vais dire mais j'aime désarmer les médecins, montrer au corps médical que je suis celle qui a la toute puissance ou plutôt que c'est elle, cette partie de moi...et qu'eux ne sont rien contre ça...
C'est un peu tout ça qui fait naître l'angoisse d'un rendez-vous à venir, d'une échéance qui approche...Pourquoi pas le faire pour ses proches ? Je devrais peut être retenter cette expérience, sachant déjà que mon parcours ici-bas ne sera pas bien long, parce que mon squelette et mon coeur sont déjà vieux et que j'ai l'impression parfois d'avoir cent ans dans l'âme...Et pourtant même pas 20, on ne cesse de me dire que je n'ai rien vécu...
De toute façon, je crois qu'aujourd'hui cette maladie ne fait plus de mal qu'à moi-même...la famille, le sang, a laché l'affaire et forte de ma personnalité, j'ai réussi à faire intégrer l'idée à mes amis qu'il valait mieux ne plus me titiller sur le sujet...
Que choisir ? Que faire ? Où trouver cette force intersidérale qu'il faudrait pour continuer, se battre, s'acharner...Où trouver l'envie d'un ailleurs, d'un autrement...dans une autre addiction ?
Schizophrénie non reconnue, il y a celle qui pleure l'anorexie et se désole d'un pitoyable état physique et l'autre qui jouit d'un poids trop bas, d'une perte à chaque fois trop faible et qui s'acharne à jouer la transparence...Fatiguant dédoublement...
Je craque, je crois, ce soir, trop d'alcool dans mon sang, trop de calories qui coulent dans mon corps et se logent à chaque endroit...alors je déverse...ici...parce que c'est toi...et que tu ne jugeras pas...et qu'il y a ce quelque chose, qui ne s'explique pas...
Prends soin de toi ma douce
Aura t-on de tes nouvelles quand tu seras là bas ? Je m'en inquiète
Je t'embrasse fort...et sur un son de Bjork, je pense à toi

Nadia 20/10/2007 21:03

Coucou,Je t'avais déjà écrit un commentaire, je sais pas si tu te souviens.. J'ai pris long à descider d'écrire celui là, je trouve que tu parles tellement bien, qu'il n'y a vraiment rien à ajouter. Mais bon, les commentaires sont-ils forcément pour rajouter quelque chose? Moi, j'ai juste envie de te parler..Jconnais la peur de "pas assez être malade pour.." Mais dis-toi que si ton médecin t'envoie là bas, c'est qu'il y a une bonne raison et que tu en as vraiment besoin. Par exemple, moi le centre, mon docteur n'a pas daigné en parler, je pense que c'est parce que justement, je ne suis pas assez malade. Les prises de sang sont bonnes, le poids est bas, certe, mais stable (résultat de la boulimie). Et.. wahou pour le travaille de tes dix doigts, ils viennent d'une fée, j'en suis sûr^^ Bon courage pour la suite, et j'immagine qu'aucune autres ne te jugera, elles sont dans la même merde que toi. Il faut pas avoir peur d'elles. (Bon, facile à dire...)

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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