Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 20:01
homedsm.jpgCes derniers jours j'ai trouvé un petit boulot.
Pour payer les frais d'hospitalisation. J''en ai pour plus de 500 euros, ma mutuelle ne prend pas en charge tous les frais j'en suis malade...ça craint; je ne supporte pas de pomper le fric de mes parents alors que pendant 2 ans j'ai été complétement indépendante financièrement. Je bosse depuis mes 16 ans, peut être qu'à cause de ça j'ai foiré mes études parceque c'etait parfois dur faut le dire, mais j'étais fière de payer mon loyer toute seule.
J'ai réussi à me démmerder pour avoir le droit de travailler; quand on est hospitalisé c'est srictement interdit. J'ai réussi à les convaincre, ça peut être aussi thérapeutique d'aller en milieu ordianai
re.
J'ai remis me nez dans la vraie vie; j'ai réapparu à la surface de la Terre, aprés presque 8 mois d'hospitalisation.
En l'écrivant ça me rend dingue. Presque un an.
Ce n'est qu'une mission ponctuelle, je dois foutre des épices dans des tubes en verre. On peut pas dire que ça soit très épanouissant, mais ça m' a fait tellement de bien de cotoyer des gens "normaux" ces quelques jours...
Je ne supporte plus l'enfermement, et puis on me soutient que cette hospitalisation a pour but de me réinsérer socialement [traduc jsuis une handicapée de la vie :x], alors qu'en même temps je n'ai pas droit aux visites, et qu'ils se sont même opposés à ma reprise d'études.
Bon, ce qu'ils ne savent pas...c'est que je me suis inscrite quand même, en cours par correspondance. Histoire de garder un pied chez les étudiants. Moi qui ne cotoie que des personnes ayant le double de mon âge, et de surcroit en difficulté psychique.
Je ne sais plus ce que je fous là, c'est comme si j'étais en stand by, on ne sait pas trop où me mettre alors on m'a rangée là. Et puis doucement on m'a oubliée.
J'ai l'impression de moisir dans cet endroit, de passer à coté de la vie,de mes amis que je n'ai pas revus depuis.
Je me sens toute petite, infantilisée dans ce milieu aseptisé.
J'ai une sérieuse envie de foutre le camp,et je crois bien que ça va se passer...Prochainement. Je le sens. Le pétage de plomb est proche.
J'en peux plus de faire des efforts dans le vide, de le faire violence sans que personne ne remarque ces efforts. 
Je n'attends pas de retour, mais un petit peu de compréhension, juste...
La verité, c'est que le 20 novembre me fout une trouille bleue,et que j'aimerais beaucoup y échapper, quitte à me goinfrer la veille pour peser plus, même si je doute que le subterfuge fonctionne; je vois mal comment je pourrais prendre 10 Kilos en une nuit. Mais, ce sera toujours ça de pris, hein...
La verité c'est aussi que je désire plus que tout retourner dans ma vie delaissée,  peindre, travailler, payer un loyer, faire la fête sans me poser de questions.
Dommage, j'y arrive pas. Moi qui ait horreur de l'échec, jsuis servie.
Je suis blasée de cette hospitalisation qui s'eternise sans grand résultats mais je sais pourquoi, c'est que finalement guérir...me fait peur
[si vous ne comprenez pas le paradoxe, laissez tomber, c'est moi qui suis tordue].
Bon, là je ne suis plus très fraiche, c'est la nuit et ma petite soeur m'a ramené quelques produits illicites que j'ai pu fumer avec elle.
Je ne donne pas le bon exemple et faire la morale n'est pas mon truc, de toutes manières à son âge j'étais déja bien dedans, jme vois mal lui donner la leçon...bref, je doute que tous ces petits détails intéressent grand monde, alors je m'arrête de taper le clavier et vais tenter de dormir.
Le ventre crie famine, je prends mes cachets en esperant que je saurai m'endormir sans passer par la case frigo, question de principe...leçon n°1, jeûner le soir :s  [pathétique, oui oui c'est le mot...]

Aller, sur ce petit ton cynique je vous laisse :)
Partager cet article
Repost0

commentaires

Laure 13/11/2007 00:19

J'espère que ça va "bien" pour toi...je déteste cette maladie put*** je regarde les gens "normaux" qui eux me regardent et je les déteste...desfois j'ai envie de gueuler au monde entier mon mal être mais tout ce que mes copines trouvent à dire c'est "il faut que t'arretes de changer d'avis tout le temps comme ça, pense aux autres aussi" pfff si seulement elles savaient ce qui se passe dans ma tête, déja que moi meme je ne sais pas bien j'avoue que c'est difficileje hais cette maladie, je la haiiis!!! tendre paradoxe qui nous hante...En espérant de meilleurs jours pour cet hiver difficile ,bats toi parceque je suis sure qu'un jour on y arrivera...Je t'embrasse

sand 10/11/2007 22:41

je comprends tellement bien le paradoxe
tellement bien cette sensation de n'être pas à sa place même là opù ils sont sensés te soigner
qui suis-je pour te dire de rester?
je suis la première à dire qu'ils ne savent pas nous guérir
en tous cas en hôpital
enfermée ds une chambre
ils pensent neutraliser la maladie entre leurs murs aseptisés
mais une fois dehors, elle te reprend
l'hospitalisation est nécessaire quand ta vie est en jeu, si ta petite santé te permet de mettre le nez dehors sans risquer une crise cardiaque, alors je serais hypocrite en te conseillant de rester
la clé est en toi
j'ai des scrupules à poster ce com', s'il t'arrivait quelque chose en sortant de là...
mais comme tu le dis... 8 mois... pour moi la guérion vient grâce aux relations humaines....
comment les trouver dans un environnement inhumain?
ne part pas tout de suite, accroche toi, mais essayes, quand tu es dehors, d'être VRAIMENT dehors... laisse la merde derrière leurs murs...
et cherche le beau
hold on
fais gaffe à toi
je ne pourrais pas me faire à l'idéé de ne plus lire tes mots

lov'

Diane 10/11/2007 11:05

La vie est dehors, oui...hors de leurs murs stériles, de leur univers ascétique...La vie est dehors dans notre propre ascèse, pourvu qu'elle ne devienne sociale.
La vie est dehors, oui...en dehors de notre propre corps. Inerte et sans vie qui ne s'eveille que lorsqu'une pulsion de vie daigne le secouer, le remuer...dans tous les sens, jusqu'à la douleur...
Je voudrais te dire que je tiens à toi, que ces mots sont des perles, d'espoir, des morceaux de vie même bordés de noir...
Je pense à toi
T'embrasse
Prends soin de celle que tu es...tout au fond...

Ced 07/11/2007 08:50

Pourquoi ta mutuelle doit prendre en charge une partie des frais? Tu n'es pas en affection longue durée (ALD) pour ta maladie?Cette envie de ne pas guérir n'est pas "tordue". La maladie fait partie de ton identité, comme le fait de vouloir maigrir, le fait de se confronter au frigo tous les jours.Le principe n'est pas de guérir mais de changer, d'accepter de changer, de voir cela comme une chance et non comme un danger.L'esprit change et est en perpétuel mouvement alors pourquoi pas le corps. Le corps n'est pas figé, statique dans une forme définitive. Quelle serait une vie passée à être un bébé. Ca serait marrant quelque temps et puis lassant.Le poids lui est plus dans la tête que dans l'assiette. Le corps régule la faim mais la tête elle ne peut pas.Etre maigre pour se plaire, se plaire pour être heureuse! Mais peut-on être heureuse en ayant toujours faim, en ayant toujours peur? La réponse est non bien évidemment. Donc ces maladies (les TCA) forcent à être malheureuse mais pourquoi, pour le montrer à qui et pour espérer quoi?

cam22O 04/11/2007 14:20

http://cerise53.blog.frceci est mon nouveau blog car ns sommes en conflit avec la b famille et pour ecrire sereinement j'ai changée d'hebergeurje trouvre cela lamentable de savoir que tu es obligé de travailler pour payer ton hospitalisation , l'amentable de la part de ta mutuellej sui contente de savoir que tu bosses et que tu vas reprendre tes cours par correspondance tu es tres courageuse!!!!!!!! bravo car tu ne tenferme pas ds ta maladiemn traitements je le continue , et ca va bien ds l'ensble j'aiarreter mon traitement durant 2 se car jen avais pas assez , ce fut 2 sem dure moralement j'ai fais un sevrage, ouille ; là j les reprends et donc le moral est assez bonmon suivi continu mm si ce n'est pas asez regulier car je suis dispo que le vendredi ap midibises a toi et bon courage

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
  • Contact

Des visites...

Recherche

Au Grenier