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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 18:18
undefinedJ'ai passé une bonne semaine, je crois.
Non, c'est sûr.
Je n'ai ni repris ni perdu de poids.
Et puis de toutes manières le poids n'était pas au premier plan.
 Je me suis mise à fond dans mes cours, et essaie tant bien que mal de tenir debout. Je me donne des objectifs, des touts petits. A mon échelle.
J'ai eu des RDV avec  tout le petit monde qui m'entoure, analysé la situation, estimé le temps qu'il me resterait à l"hopitâl, ma prise 
en charge au CITD de Lille. Cette fois -ci, je n'ai plus le choix. Je ne suis pas triste, ni désolée.
Je m'y  attendais. Peut-être un peu fataliste, ni chaud ni froid. Je crois que je m'y étais préparée...
Alors je reste pour l'instant 
dans mon foyer que j'occuppe depuis quelques mois et serai suvie au CITD en ambulatoire. Je n'ai pas les dates exactes, la chef de service doit d'abord faire un rapport ou je sais pas quoi au CITD. En fait j'ai un peu les boules, si j'arrête  de jouer la fille que rien  n'atteint. Forte mon cul. Je fonds en larmes parceque j'en ai tellement marre...
 Je suis au pied du mur, tout est allé si vite.  L'équipe médicale qui me suit aujourd'hui semble désolée de ne pas avoir su me retenir, mais comment leur en vouloir, j'ai tout fait pour en arriver là, inconsciemment ou non, le résutlat est là. Et puis faut pas oublier que cette unité n'est pas spécialisée dans les TCAs, puisqu'elle englobe outes les pathologies. On est 10 patients et autant de pathologies différentes.Je suis la plus jeune et la  premiére qui présente des troubles alimentaires dans la structure. [elle n'existe que depuis 2 ans.], et leur mission ne se résumant pas au flicage, personne ne vient voir si je me suis fait vomir ou non, si je suis défoncée ou si mes bras sont lacerés. Pas  leur rôle,et tant mieux dailleurs.Si on veut attirer leur attention, pas peine de se faire aussi mal; il faut juste apprendre à mentaliser ces pulsions avant qu'elles explosent, et finalement c'est plus dur, beaucoup plus difficile de verbaliser que de passer à l'acte. Des coups de lames sont plus faciles que de comprendre pourquoi la crise d'angoisse se pointe.
Bref, ce sont des détails.
Des détails qui me raccrochent aur réel.
C'est plus simple de parler de trucs concrets.
Je ne sais pas comment décrire mon état d'esprit, ça va. Cette semaine a vraiment été riche en échanges, les entretiens ont été plutôt constructifs et mes analyses sanguines sont meilleures, même s'il reste du boulot. J'ai parlé sans me censurer, sans mentir, j'ai parlé avec mes tripes, qui me font bien mal ces derniers temps. Je leur ai dit ma peur, mes angoisses, mes envies et la barre trop haute, je leur ai dit dégoût, violence, scarification, déception, amour, confiance envolée, le coeur instable et les sautes d'humeur, l'alcool et autres qui me tentent encore bien trop, les crises plus rares ces temps-ci, ma mére, ma famille, mes amis.Et mon traitement beaucoup trop lourd pour que je puisse éspérer suivre mes cours correctement. encore heureux que ce soit par correspondance, me trainer jusqu'aux amphis aurait été impossible.

Je commence doucement à m'ouvrir à la vie, les émotions reviennent me submerger, j'arrive à pleurer et à rire, à assouvir mes envies, même si elles restent rares...mais je sens...ce sera long, mais...quelques élans de vie. Que je laisse venir sans les rejetter.

[ALIVE]
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commentaires

Ankylosée 24/01/2008 15:48

Une pensée en passant. A défaut de mots.Juste un bravo, si, encore. Puisque malgré tout, des pas, encore.

Inès 22/01/2008 11:21

Je découvre tes mots, il se dégage tellement de choses de tes écrits et tellement de souffrances que je m'arrête un instant pour reprendre et relire et chercher en moi même des bribes d'explications. Te lire, encore...me calquer sur ton rythme. J'ai tellement envie de t'encourager à avancer. J'aime ces dernières lignes rassurantes et tu daignes libérer. Mais pourquoi le talent est il quasiment toujours synonyme de souffrance?Ravie d'avoir découvert ton blog que je vais garder au plus près de moi!Bien à toi

Diane 22/01/2008 09:53

"Je commence à m'ouvrir à la vie...ah que j'aime cette phrase...comme un vent d'espoir dans un fond pas noir, mais gris...comme quoi.Juste te dire que je pense à toi, qu'il faut que tu prennes soin de toi, de ton petit coeur, de ton talent...car tu as des choses à dire, des choses à faire...et je les vois grandes. Le chemin est long, trop long parfois, tortueux également mais la lumière au bout en vaut surement la peine...Je crois en toi...et au fond de moi je t'envie d'être là, d'avoir la force de dire et de la trouver pour te battre...Je t'embrasse très fort...Un sourire et des bisous qui s'envolent

Inès 22/01/2008 01:34

J'arrive, je lis quelques lignes, le temps me presse, déjà qu'il est si tard mais je tiens à te dire que je reviendrai...tes lignes sont touchantes de douleurs et d'envie de vivre.Bien à toi

tofie 20/01/2008 18:20

bonjour,je voulais avoir un petit renseignement... je me demandais dans quelle sorte d'endroit tu te rendais pendant la semaine?est ce un hôpital?ou une sorte de soins relais où l'on va après une hospit?car je suis aussi atteinte de TC...

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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