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31 janvier 2008 4 31 /01 /janvier /2008 21:06

Je m'en vais. J'aurais adoré rester un peu plus avec  mon père. J'ai vraiment passé un bon séjour chez lui. On a fait que se croiser, lui travaille sans cesse....Mais je me suis occuppée de lui, j'ai cuisiné avec mon coeur, fait le ménage, le linge, et fait des projets pour sa déco. J'ai découvert sa vie de nouveau divorcé,  mon pére comme tant d'autres qui travaille de 8h à 20h30 et qui rentre tout seul le soir comme un con, pour se faire cuire un plat tout prêt. Il a mes frères au téléphone, pour lui vriller un peu plus le coeur. Alors j'ai essayé d'être là, qu'il  me sente à ses côtés.
Je me suis sentie utile et ça m'a fait un bien fou. Servir à quelque chose.
C'est con mais des fois j'ai tellement l'impression d'être inutile que ça suffit à me faire fondre en larmes.
Je retourne dans mon petit hôpital, le coeur un peu morcelé.
J'en ai marre d'être obligée d'y aller. J'habite là bas maintenant. Depuis trop longtemps. Je dis "obligée" parceque je suis consciente que si je n'étais pas prise en charge là bas cela ferait bien longtemps que...
Enfin j'imagine que j'aurais continué à disparaitre tranquillement dans mon petit  appart', entre coma ethyllique et jeûn. Je m'imagine les bras lacerés, un verre de vodka à la main tout en saquant sur un joint.
 Ces activités résument dailleurs fort bien ma vie d'avant.
Défoncée en permanence. Il arrive un moment où il faut choisir; soit on en crève soit on se donnne une chance.
undefinedMoi, j'ai eu la chance d'avoir été emmenée en urgence à l'hosto, grâce à ma psy. Je n'ai pas eu à choisir. Peut-être que je me serais laissée crever en silence,dans mes rêves emmêlés à la fumée.
 Arrivée à son RDV,Je tremblais en permanence, j'étais bleue, mes cheveux tombaient par poignées et j'étais complétement à l'ouest. Je lui parlais et décrochais de la conversation, me perdant dans un discours illogique, je vacillais, je me souviens que lorsqu'elle m'a vue arriver, elle m'a dit qu'elle trouverait bien un bureau au rez de chaussée parcequ'elle ne voulait pas prendre le risque de me faire monter les deux étages qui mènent à son bureau.
Alors on m'a emmenée en ambulance, déposée au centre d'accueil et de crise, et là, j'ai
pu me poser. J'ai été dans le brouillard longtemps...j'en ai oublié la moitié tellement j'étais faite.
J'ai eu de la chance.
Toute seule je n'aurais jamais appellé à l'aide.
Jamais osé.
Et puis question cliché, j'étais dans un déni de la réalité assez impressionnant. Il ne m'a pas beaucoup quittée.




Je m'en vais.
Mon sac est prêt.
J'ai pas envie d'y aller.
J'ai peur d'être contrainte à faire plus. J'ai du reprendre contact avec le CITD de Lille, mon rdv est fixé au 26 mars prochain. J'éspére qu'ils  ne me garderont pas. A moi de faire le nécessaire me direz vous...oui.

                              XD !


Take care.
Merci pour vos mots.

Liza, j'ai lu encore auourd'hui. J'aimerais sincérement lire ton livre. *émue*...merci pour tes mots. Vraiment. Etrange sensation en te lisant...j'ai mal au ventre. Quelle souffrance, et si longtemps...Bravo. Bravo d'être encore là. de t'être accrochée à la vie comme tu l'as fait...Comme tu t'es acharnée à rester là, malgré tout. Malgré la douleur et les souvenirs qui t'ont détruite. Mes tripes se sont vrilées lorsque j'ai lu les éléments déclencheurs. Quelques similitudes avec les miens. Des agressions humiliantes, corps souillé pour toujours.
Quelle revanche...
je t'embrasse

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commentaires

dame mariane 05/02/2008 17:20

Je suis la dans le silence quels que soient le jour et l'heureeee..(bon ça provient d'une chanson que je n'affectionne pas,mais j'ai ressenti le besoin/l'envie,de le dire la,juste maintenant)des bisous maladroits

Diane 05/02/2008 10:05

Ton image, ce si joli visage marqué par cette sacrosainte dépendance, par cette insupportable souffrance...on voudrait le voir illuminer loin de toutes ces démons, viscieux, qui rongent et souillent le corps davantage qu'il ne l'était.Et tes mots qui rappellent ceux que je n'arrive plus à dire et qui s'échouent dans mon petit carnet noir...Je pense à toi et au sourire que tu mérites, à ce talent qui devrait être exposé même s'il est déjà en un sens source de vie...Dans ta démarche de vie, d'envie, un pied devant l'autre, tu y arriveras...je te le souhaite...Je la remercie cette psy de t'avoir envoyée aux urgences car mine de rien, aujourd'hui, même si c'est dur, tu t'accroches...je t'embrassedouce pensée

Lisanka 04/02/2008 07:29

Pensées puissance mille. Je passe souvent par là. Ne trouve pas toujours les mots, voudrais juste te dire que c'est possible. Ne lâche pas. C'est toi qui est dans le vrai, dans ta démarche de faire des soins. Bises,Lisanka

Ankylosée 03/02/2008 12:03

C'est étrange. De te lire, enfin ces mots là, maintenant. J'hésite quant à la réaction qui prime. Partagée. Et en larmes. Partagée, parce que je comprends trop bien comment on peut se sentir inutile à en fondre en larmes et combien se sentir soudainement utile aux autres, êtres chers ou inconnus, peut vous donner des ailes et dégager l'horizon. Et en même temps... tout cela me fait peur. Parce que dans le fond, ne faudrait-il pas seulement qu'on soit utile à nous-mêmes ? Je ne te juge pas, que cela soit clair, et d'ailleurs, je suis comme toi. Je cours après le " me rendre utile" et je disparais quand je rentre chez moi, seule, pour ne pas manger ou plein de cahcets, petite vie de célibataire de 25 ans dans la grande ville qu'est Paris. J'ai peur qu'on s'oublie toujours plus en se donnant aux autres, et qu'on n'arrange rien. Que les écarts grandissent.Je me perds. Il fait flou tout d'un coup.J'espère que tu sauras lire entre mes lignes...Pour ta "chance" d'avoir été sauvé. Oui et non. Encore faut-il savoir la saisir, et se battre après encore. C'est sûr qu'être hospitalisée de force ou de son plein gré bouscule les choses, la prise de conscience. Même si ce n'est évidemment pas magique ensuite...Un jour aussi, tu pourras dire de ce passage à l'hopital, "ma vie d'avant".Pensées. TEF

Liza 03/02/2008 04:13

Pardon ma puce de ne pas t'avoir répondu plus tôt . J'allais te répondre et je viens de lire ton article ... et le petit mot qui m'est destiné . Merci de tout mon coeur . Je me sens tellement proche de toi, je veux te donner même la force que je n'ai pas, je veux le meilleur pour toi, tu es une petite soeur de coeur et de combat, maintenant . Tiens bon, accroche-toi . Mon bouquin est sur TheBookEdition.com, rayon littérature ... à mon nom, Liza Peninon . C'est trop con que je puisse pas te l'offrir, je voudrais tellement . Tu sais, je me bats toujours . Parce que je n'ai pas le droit de lâcher prise . Je voudrais que rien de terrible ne te soit jamais arrivé . Je voudrais le meilleur pour toi .Merci de tout mon coeur pour chacun de tes mots, ils m'ont bouleversée, et tant de douceur et de compassion de ta part ... la vie ne m'avait pas habituée à ça . Un truc bizarre, j'ai été prof mais pas longtemps . J'étais déjà anorexique, alors j'ai tout foiré . Ce "Hasard" n'en est sans doute que davantage un signe . Ma puce merci de tout mon coeur de te soucier de moi . Je t'en prie, je t'en supplie, toi aussi, prends bien soin de toi . Si tu vas sur le site voir les couvertures de mes bouquins (qui n'intéressent personne ... sauf toi ..., tu me feras telle que je suis aujourd'hui . J'admire aussi ton courage et ta force . Accroche-toi, dis-toi que mes mots sont pour toi . Je crois en toi, tu sais . Vraiment . Tu y arriveras . Je te fais de gros bisous . A bientôt .Liza

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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