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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 11:39
Vos mots.

J'ai essayé de vous répondre à tous...dommage que mes mots manquent d'intensité pour vous décrire le bien qu'ils m'ont fait. , parceque vos commentaires ont été tellement importants. Des fois je me dis  que c'est dingue de croire autant dans le virtuel.. Mais pour ma part c'est important. Vous. Se dire que  vous lisez les mots que je dépose ici lors d'épisodes... plus ou moins gais.

Plus ou moins constructifs.
Plus ou moins écorchés.
Plus ou moins enragés
PLus ou moins vivants.
Et vous me suivez, là, tout le temps. C'est incroyable...ça me fait tellement de bien. Et les nouveaux lecteurs.
Et certains que je suivais depuis bien longtemps sans oser apposer mes mots sur les leurs, qui me lisent, aussi.
Mes mains tremblent, mon blog m'a manqué, écrire aussi. Petite fenêtre virtuelle sur le monde extérieur, la seule que j'ai pour l'instant.

Mes permissions sont écourtées et chaque fois que je pars en week end j'ai un rendez vous téléphonique tous les jours. J'ai l'impression de ne jamais sortir complétement de l'hopital. Impression que ma vie intime est surveillée aussi. Mais je l'ai bien cherché.

Aujourd'hui je vais mieux, l'euphorie d'un corps vide m'envahit, mais j'ai laissé ces 800 grammes de vie en moi.
Je m'y sens bien, dans ce corps, mais ce n'est pas assez , alors on m'attend au tournant. Si je perds encore du poids, mon prochain RDV au CITD de Lille se transformera en une admission qui m'angoisse déja; je préfere encore l'HP. Peut être bien que c'est la technique de l'autruche; chaque fois que je croise une anorexique je baisse les yeux, parceque  ce reflet m'est insupportable. Je ne leur ressemble pas. Non.

J'arrive à avancer dans mes cours, mon traitement qui avait baissé s'est remis au même niveau qu'autrefois, c'est comme ça et j'en ai besoin. Mes crises d'angoisse reviennent, mais je les sens arriver, je les gére...plus ou moins bien, mais ça glisse sur moi. Parfois je me bourre de cachets pour m'assommer et ne pas manger, et le matin quand je tombe en me levant je m'engueule toute seule; va falloir penser à remanier mon attitude si je veux avancer, et puis j'ai reperé les infirmiers qui pouvaient entrer dans mon jeu, l'anorexie est une sale vicieuse, je sais à qui je peux dire que si je mange "ça va pas passer" ou "je suis angoissée j'préfere pas manger", etc. Ceux qui me laisseront quitter la table sans rien dire. Je profite d'eux comme je me berne moi même, et tous les autres, sans exception.

Des fois le fatalisme fait place parceque je n'ai plus la force d'y croire. Parfois l'euphorie m'envahit et je me sens forte, ces moments sont à savourer, et il faut en profiter pour faire mes démarches et tout, c'est là que je suis vaindicative...même si des fois je me sens tellement forte que les prises de risques se multiplient.


Je suis un peu fatiguée, je m'en excuse et aurai peut être plus de mots tout à l'heure...
Je vous ai préparé quelques photos pour vous montrer où je vis le reste du temps;




-tape3.png
-tape-2008.png-tape2.png

Une vraie petite maison. Les locaux sont pas mal, neufs et tout, chambres individuelles, pas comme à l'HP où tu sais jamais sur qui tu vas tomber. J'y suis bien et peux travailler [rien d'autre à faire, c'est pas plus mal]

Un repas dominical m'attend...Encore 3 heures à table, un vrai supplice.
Et puis aprés...j'en sais rien.
Je rentre ce soir au bercail, j'y pense déja et c'est l'enfer de tout anticiper comme ça, profiter du moment présent n'est jamais possible.

Hier j'ai été voir mes potes hmmmm je me suis roulée dedans, c'était tellement bon de les retrouver putain...et ils me serrent dans leur bras jusqu'à me faire péter les côtes, en me disant combien ils sont contents, m'engueulant parceque je ne grossis pas, une bonne tape dans les omoplates clope au bec et rire de bûcheron sont à la fête. ^^

C'était une grande premiére. C'est con mais j'ai réussi à aller à Lille toute seule un samedi en métro, et la veille j'ai emmené mes soeurs au ciné, sourire aux lévres qui s'esquisse, des étoiles dans les yeux *__*'

Bonne fin de week end, ou à tout à l'heure, je ne sais pas...

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commentaires

yoelen 25/02/2008 19:05

C'est à la mode le terme "joli blog", ma foi se heurte à la réalité qui est plus forte que les pensées. Les mots magiques pour faire disparaître une douleur existent-ils ? mais la douleur faut-il encore lui donner une existence. pourquoi ? pourquoi ? pourquoi ? La poésie n'a donc pas de sens, puisque ça ne marche pas ?Je suis entrain de crier contre un époque que je suis sûre tu vas condamner, regarde un peu dans la rubrique "il était une fois, les chambres à gaz" pour ceux qui n'avait que la malchance d'exister.Alors faisons en sorte que l'histoire ne se répète pas.

missbulles 22/02/2008 11:39

J'adore ce billet. Il sent bon le positif tout au fond de toi. Par contre je suis d'accord, on apprend ) à manipuler qd on souffre de tca ! Et on est doué !!!! je t'embrasse, t'envoie plein d'énergie, en espérant qu'elle te porte chance

Laure 20/02/2008 22:11

Excuse moi pour mon absence...je suis partie m´aérer quelques mois a l´étranger et je ne me connecte pas souvent.. mais je passe quand meme te lire rapidement quand je peux. A ce que je vois ca vascille entre moments supers et moments horribles....toujours dans l´exces...je sais ce que c´est....seulement pour que tu saches que tu n´es pas la seule a te battre...seulement un petit message pour te redonner une once de courage.....continues a te battre surtout...n´abandonne pas stp...je t´embrasse

tibouh 20/02/2008 21:09

Merci pour tes mots d'encouragement... ça fait chaud au coeur!Profite ma belle, mord les petits plaisirs de la vie à pleine dents, "des étoiles dans les yeux", ça fait tellement plaisir de lire ça! Plein de courage à toi aussi et fais tout pour ques les bons moments continue! gros bisous

Inès 19/02/2008 16:00

Je dois t'écrire, je veux t'écrire, je suis là. Je me sens proche, à la fois remuée, dangereuse. Je ne veux pas être un cancer pour toi. Alors je n'écris pas. Je n'écris plus. Je me tais. Et pourtant. Je te souhaite d'être heureuse. Je sais combien il est grisant de laisser courir nos doigts le long de nos os. Je les sens, je les tripote, je les déplace même, je suis bien à me désosser, la tête dans les étoiles...je suis bien loin de tout...mais vivre. Se sortir tout ce fourbis de l'âme pour se remplir enfin et s'offrir de grandes joies moins cruelles. Je te promets qu'il y en a de belles dehors, qui t'attendent, qui n'attendent que toi, toi et toi même. Accroche toi aux mots, écris comme tu le fais si bien. Déchaîne ton talent. J'attends de te lire.Bien à toi

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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