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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 11:02
undefinedJe suis rentrée avec joie hier, chez moi.
Retrouver *eux*.
Petite caresse pour mon coeur un peu trop agité ces derniers temps. Me fait peur ce con.
J'arrive un peu embrumée, un peu dans les vapes, mais ravie d'avoir pu prendre ces quelques jours. Je rentre Dimanche soir, une grosse semaine m'attend par la suite...je ne prefere pas y penser, trop de rendez vous décisifs .
Je stresse déja. Mais.  J'aimerais profiter de ces derniers jours au présent.
Alors me voila, un peu évaporée, un peu perdue j'avoue.
Les médicaments aidant.
Mon traitement a été réevalué , à la hausse, pour calmer les insomnies, qui ont été assez violentes.
Quelques nuits de ruminements, de bras blessés, de larmes. Etonnée dailleurs, d'arriver à pleurer.
Parceque je ne savais plus, me situer, entre deux eaux en permanence. Chuter, se relever, retrouver des motivations, des désirs à assouvir, de la curiosité et replonger dans les abymes d'un coup.
Je me mets à fond dans mes cours de psychologie, ramasse un peu les échecs parceque je n'ai aucune mémoire, ni concentration, mais j'imagine que cela se travaille et que si je persiste, il n'y a pas de raison que je n'y arrive pas. Enfin j'espére. Je ne peux pas m'en plaindre auprès de l'équipe, qui m'avait déconseillé la reprise d'études. Mais si je ne m'étais pas inscrite, qu'est ce qui m'aurait fait tenir? Déja l'impression de ne servir à rien, alors me lever le matin sans aucun but...

Je pense aux miens et me dis que pour eux, il faut que je continue. Ils me portent tellement, je les épuise, suis obligée de leur mentir sur mon poids, le moral, les progrés, les analyses sanguines. Je ne sais pas si c'est bien, je ne sais pas trop quoi faire à vai dire, j'aurais tellement peur de les décevoir, de leur faire du mal. Alors je mens. Tant pis. Je préfére leur faire croire à un peu de lumière,une sortie possible...pas l'avenir que l'on me dessine. Pas le futur dont on me parle, pas cet horizon bouché par la maladie.
"Chez vous l'anorexie cache la forêt"
Sympa, vous visualisez le bordel? Chez moi l'anorexie n'est même pas le problème principal, c'est juste un symptôme associé à d'autres.
Je me comporte comme une toxico, et mes troubles anxieux raflent la mise, pour m'apaiser je n'ai rien trouvé de mieux que de me faire mal, comme si je me sentais vivante seulement dans ces moments de destruction.
Dailleurs c'est tout à fait ça.
Alors *ils* veulent que j'aille dans un centre (toujours le fameux CITD) pour traiter mon anorexie.
Et comme ça, je pourrais traiter les troubles anxieux et autres avec l'équipe du foyer où je me trouve en ce moment. [j'y vais le 26]
Enlever cette anorexie, l'enlever puis s'occupper des *vrais* problèmes.
Genre l'estime de soi et tout ce qui s'ensuit.

Mais tout ça n'est pas que négatif, j'ai eu les félicitations d'une infirmiére cette semaine, parceque je commence à coopérer. C'était pas trop tôt...Je commence un peu à comprendre, pas mettre en pratique mais comprendre les mécanismes de tout ce bordel qui m'envahit et qui empêchent l'aboutissement de plein de choses.
Alors plusieurs fois cette semaine je suis arrivée en pleurnichant au bureau, en pleine nuit. Parceque je ne trouve pas de solution
. Labyrhinthe sans issue. Je pleure de rage, je pleure parceque je suis bloquée que j'en ai marre et  parceque je suis fatiguée de tout ça, que je voudrais être une autre, que je voudrais faire autrement et que je n'y arrive pas, bordel de merde. Pas de solution. Je me cogne aux murs de ma folie, je tombe parfois parceque je n'ai plus de forces dans les jambes. Je me parle toute seule , m'insultant de tous les noms parceque cette ambivalence devient insupportable, en sortir puis me remettre la gueule dans la merde.

Bon, alors je reprend le positif, je commence à verbaliser mes ressentis et en parler  à l'équipe soignante. J'arrive dans un état pitoyable et tant pis pour la fierté, j'ai besoin d'aide.
Et puis aussi, j'ai revu mes potes, les meilleurs, ceux qui le sont pour toute la vie et quelle victoire.
Je les aime plus que tout, ils représentent tellement, sont tellement importants, moi sans eux n'est pas possible.

Je finirai sur cette note positive, et si mes mots transpirent les maux, la réalité est tout de même plus jolie que je ne la vois, je crois. J'espére.



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commentaires

didier 24/03/2008 13:13

tes mots me font pleurer je voudrais tant te décrocher une étoile pour te l'offrir et soulager ton indiscible souffrance but take care little girl je suis la now with liza et notre blog t'est completement ouvert gros bisous didier

Lisanka 24/02/2008 16:12

Je passe par là et je t'envoie tout mon courage. Accroche-toi aux branches et ne doute jamais que le chemin que tu prends, celui de la guérison est le bon. Difficile certes mais le bon quand même! Pour les études, accroche-toi aussi, si ça te permet de tenir! Moi c'est en partie cela qui m'a permis de m'en sortir. Bisous tout doux, Lisanka 

Ankylosée 24/02/2008 14:31

Un dimanche après-midi, avant une longue semaine, pensées.

cecyl 23/02/2008 21:26

et bien ça va être le printempset moi j'en suis contentje vais bouffer des crêpes à carnacet reluquer les jolies minettes sur la plageje ne sais pas ce que tu feraspendant que moi je prendrai du bon tempsmais tu ferais mieux de tout envoyer chieret d'accepter ton corps de chairet ses délices de voluptéc'est triste que tu ne te rende pas compteque t'es une sacrée jolie filleet les kilos en trop c'est une normalitl'anormalité c'est de vouloir vivre comme un spectresus au démonquand l'esprit est hanté, il perd la raisonCECYLdisciple indiscipliné du nettella pour tout et n'importe quoi

l'hystérique 23/02/2008 18:16

hey ma belle ! merci pour tes com. je suis contente que tu sois rentrée à la maison, tu vas voir, tout va aller mieux maintenant ! essaie de te laisser vivre et ne pas te prendre la tête ou alors juste un petit peu. Ouè, j'ai remarqué que toi aussi t'aimais dire "putain" mdrrr mais moi même si j'essaie de me cannaliser je dis des mots encore plus gros que je ne peux pas répéter ici, ça friserait l'indécence lol. Profite bien de ce week end, achète toi pleins de magazines de nana genre glamour, des trucs biens superficiels, c'est génial pour s'extérioriser ! Pleins de gros bisous, je pense bien à toi.

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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