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22 mars 2008 6 22 /03 /mars /2008 19:55
Mon blog a deux ans.
ça me fait bizarre...je ne saurai pas l'abandonner, et si il disparaissait j'en deviendrais malde.


Me revoilà.
Pas grand chose à raconter ce soir.
Un peu trop de discussions qui font mal.
J'en ai marre de devoir m'étendre ici.
Je dis "devoir" parceque c'est un véritable besoin, venir écrire ici. Lire vos commentaires.
ça peut paraître con. Je m'en fous.
Vous me manquez. J'ai besoin de cet échange.
Mais c'est un peu diminuée que je vous livre ce soir ces mots.
Ce soir je suis seule chez moi, premiére fois depuis des mois et des mois. Depuis que je suis hospitalisée, un an. Parcequ'on n'a jamais voulu prendre de risque, connaissant mon état et mes angoisses. Alors ce soir, c'est la premiére.
Cette semaine j'avais programmé ma mort mais je suis encore là.
Raté.
Ou réussi j'en sais rien.
Peut être que c'est une bonne chose. J'ai remis beaucoup de choses en question, ma vision de la vie a changé, tout m'apparaît si dérisoire maintenant.
Prise de conscience. Brutale, mais sûrement nécessaire.
Je ne voulais pas que mes parents soient au courant.
Mais *ils* m'ont dit qu'ils devaient le faire. Les appeller. Les convoquer.Je suis restée prostrée le reste de la semaine en attendant que ça passe.
J'ai relu la lettre d'adieu que je leur avais écrite.
Je l'ai brulée.
Mes adieux ont fini en cendres, je les ai regardé se consummer les yeux brouillés.
Je me sens nue ce soir d'étaler tout ça ici." Catégorie Journal intime". Est ce que l'on peu qualifier d'intime un blog visible par tant de bloggueurs?

J'ai beaucoup de peine à écrire, j'ai maigri et...
Ne pas se laisser aller.
Rester debout, putain reste debout, relève toi et regarde autour de toi.
Regarde les autres.
Regarde la souffrance, autour.
Autour de ton nombril.

J'attends mon rdv, le 26 mars.
Savoir si j'integre le C.I.T.D en ambulatoire ou en hospi à temps complet. J'ai vraiment  pas envie d'y aller je vous jure. Même si c'est nécessaire à la guérison. Puis toujours la peur au ventre d'en croiser "d'autres". "Des vraies".

Si je ne l'integre pas, je reste dans mon unité actuelle, pour quelques mois encore. Et si je l'intégre...si jamais le médecin me trouvait une place, je me demande si je dirai oui ou non. Non, plutôt, je me demande si j'aurai le cran d'aller jusqu'au bout. Au bout du soin.
Si j'ai le cran de lâcher la maladie.
Me séparer d'elle.

J'ai peur de l'aprés. J'ai peur de retrouver "la norme". Puis de dépasser la norme et de passer de l'autre côté.

Pour l'instant mon avenir est instable, je ne sais plus si la psycho est une bonne idée, si je ne ferais pas mieux de suivre mes premiéres amours, l'art plastique. J'ai recommencé à peindre, timidement, mais ça a de la gueule...ça vient. Il faut être lucide, je n'aurai pas mon année. Alors, je fais une troisiéme premiére année de psycho ou je me lance avec mon BTS design de mode...je deteste avoir le cul entre deux chaises.

Envie de trouver un *lui* pour aimer.
Le chérir.
Peur de ne pas être à la hauteur, d'être maladroite, de ne pas savoir faire. Peur d'être emportée par l'émotion, moi qui veut contrôler à tout prix. Peur de montrer mon corps, peur d'être mise à nue, peur de ne pas être aimée. Peur de mes souvenirs de corps à corps froids et mécaniques, la vue brouillée par des larmes silencieuses.

Serai-je obligée de me torcher la gueule pour pouvoir envisager d'autres relations? C'est plus facile. Plus destructeur aussi.

pS: J'ai aimé vos réponses sur mon article concernant les pro-anas. Ce jour là j'avais la haine. Je n'ai pas fait de distinction entre les unes et les autres. Tellement plus complexe que ces quelques lignes que j'ai tapées la rage au ventre. C'est une maladie qui nous fait croire que l'on peut la dominer et l'apprivoiser. J'y ai pensé, ressassé. Me disant que si la guérison ne pouvait être compléte, on pourrait au moins cohabiter avec *elle* sans toute la violence que le combat de "la guérison à tout prix" engendre.

Prenez soin de vous.
Ravie de voir de nouveaux noms dans les commentaires.
Merci.



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commentaires

pauline 01/04/2009 14:28

coucou tes textes sont touchants je vie la même chose mise appart pour la boulimie je te comprends ! je trouve sa tellement triste ce qui t'arrive tu es si jeune c révoltant ,j'espère de tout coeur que tu arriveras a mettre fin a ce cauchemar ! Fait attention a toi ,tu es très très mince !! voir très maigre ...jte souhaite toute la force du monde pour dire MERDE aux maladies et vivre pleinenment ta vie ! pleins de couage !!bonne continuation je suis avec toi

gazounette 24/03/2008 16:49

je voulai te faire un petit coucou tes com sur un autre blog m'on amener jusqu'a toi....je   te souaite plein de courage et du haut de  ma bulle je t'en offre tant que je peu encor....gros bisous

[AnO]rchiDeA 24/03/2008 20:04


Merci à toi pour ton pasage Gazounette.
Je t'envoie du courage également, prends soin de toi.


Liza 24/03/2008 14:56

Ma puce chérie je lis et je relis tes mots ... si tu savais combien je suis émue aux larmes . Je t'écris tout à l'heure, merci de tout mon coeur . Je t'aime très fort . Gros bisous .Ta Liza, pour toi, pour toujours

missbulles 24/03/2008 14:03

ne lâche surtout pas ce blog, mine de rien, il te tient en vie... Prends soin de toi, essaie de trouver quelques petites joies. Je sais c'est facile à dire ! Je t'embrasse

juliette 24/03/2008 14:03

Encore une fois, je me retrouve tellement, sur tellement de points que je vais pas tous les ennoncer. Moi aussi je suis en train, depuis 2 mois de tout remettre en question en ce qui concerne psy. Pour l'instant, je suis pas assise sur le bon fauteuil et les arts plastiques me manquent. J'ai une passion, une vraie alors pourquoi faire psy ? Pour faire encore ma sauveuse ? Il serait temps que je regarde la vérité en face et que ce qui me fait vibrer c'est l'archi, pas la psychologie...
Je crois que tu fais bien d'envisager le CITD. Après tout, au risque d'être brutale, il faut reconnaître que cette année ne fut pas une totale réussite sur la maladie. J'aime pas dire ça, je sais déjà que si on me faisait cette réflexion je sauterai sur ma chaise avec l'envie d'en coller une à celle qui m'aurait dit ça et comme ça n'est pas possible, c'est à moi que je la donnerai...
Excuse-moi et ne le prends pas mal car je t'assure qu'il n'y a pas l'once, pas un yota de jugement, oh que non !
Peur de lâcher la maladie, peur de perdre ses repères, peur de devenir comme tous ceux qu'on méprise, peur de devenir la réplique de ce qu'on a toujours fuie, peur de devenir un "faible", peur d'être un être suffisant... Oh je connais, c'est ma pire frayeur.
Je ne sais pas comment expliquer ça, mais je me sens tellement en dessous, tellement inférieure aux autres et en même temps, je me sens supérieure, comme si je comprennais plus de choses. Ben oui, c'est pas beau, mais le pire c'est que c'est vrai. Malgré la haine que je me voue, malgré le fait que je me vois comme la pire des ratées, quelque chose me manquerait si je n'était plus malade, pas égocentrique ou prétencieuse la fille !!
Tu sais, j'ai replongé il y a deux ans, j'ai voul faire un régime, comme si j'étais capable de faire des régimes, parce que les antiépileptiques m'avaient fait passer de 32 à 100 kilos, j'avais perdu quand on me les a enlevé puis j'ai décidé de prendre les choses en main pour que ça aille plus vite, pour contrôler, pour que ce soit "mon oeuvre", et puis, bien voilà, me revoilà avec un IMC minable quant à l'espoir et l'état mental...
Pourtant, je m'en étais déjà sortie de cette merde, je suis restée 5 ans sans elle. C'était de l'anorexie restrictive, la boulimie n'avait pas encore mit son grain de sel.
J'avais peur en guérissant qu'il y est une autre Juliette comme s'il y avait une Juliette malade, et une Juliette saine. j'avais peur de ne pas me rendre compte... En fait, tout ce qu'on a peur de perdre reste à côté, reste tapie, sauf qu'on ne s'en sert plus, sauf qu'on apprécie la vie. On ne change pas du tout au tout, alors n'aies pas peur, c'est promis, c'est la fin de la grosse dépression, mais pas la fin de la mélancolie. On ne grossis pas sans s'en rendre compte et en s'en fichant, on l'accepte mieux et on ne devient pas obèse.
Pour ma part, j'ai décidé d'arrêter mes conneries et d'avouer à mon psy que si j'avais demandé le prozac c'est pour son effet anorexigène. J'arrête ces 3 prozacs par jour et dès vendredi je lui demande l'effexor. Après tout, l'anorexie ne dépend pas d'une molécule, il faut que j'arrête ce déni. On se remet pas à manger du jour au lendemain...
Donc dès vendredi, je serais honnête, je demande l'effexor et l'abilify. C'est effroyable la force de cette maladie, être prête à vivre les troubles anxieux puissance 10 juste pour maigrir ! Ce prozac me coupe la faim, mais aussi, il stimule mes angoisses, augmente les idées suicidaires, les crises de panique. J'ai une boule dans le ventre, elle est tellement puissante que j'arrove à peine à respirer, je recommence les hallucinations et les attaques de panique...
Je vais pas guérir du jour au lendemain pour un changement de molécule, mais j'en ai marre de me torturer comme ça, j'ai le droit de vivre bordel !!
Bref, un message égoïste, encore moi, car je ne parle finalement que de moi... Pour changer...
Je t'embrasse et tu as tout mon soutien, même s'il est maladroit, il est sincère et sans jugement.
PS: contente que tu te sois ratée ma belle,
A bientôt,

Juliette

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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