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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 13:41
C'est horrible ce besoin frénétique d'écrire pour ne rien dire.
Sûrement parce que le compte à rebours est lancé, mon sac est prêt pour le retour à l'hosto.
Je ne peux pas dire que je ne suis pas contente, une partie de moi est quand même rassurée...J'ai du mal à me l'avouer mais c'est vrai. Je ne sais pas prendre soin de moi, c'est un fait. Là bas on m'y oblige, et j'ai beau faire la gueule et ne pas me laisser faire, je crois que c'est une chance. Dernièrement je me suis rendue compte que si ma psy n'avait pas appellé les urgences l'année dernière, je ne serais certainement plus là, sans vouloir en rajouter. C'est même certain, vu la fréquence à laquelle je pense à la fin. ça peut paraître froid de l'écrire ainsi sans aucune émotion, je ne sais pas. Cela fait partie de mon quotidien, avant que je ne me dise que je ne suis qu'une sale égoïste.
Chez mon père j'ai fait plein de choses en deux jours, ça m'a fait vraiment du bien de m'activer ainsi, je suis crevée mais ça fait du bien aussi de s'épuiser, de ne penser qu'au moment présent sans penser à toutes ces choses qui m'emplissent la tête. Je me suis sentie faible aujourd'hui ça m'a vraiment agacée ce corps qui n'en fait qu'à sa tête, m'empêchant d'en disposer comme je voudrais le faire. Je me sens de plus en plus en contradiction avec lui, en bras de fer tout le temps...sauf que ce n'est plus un jeu, mais une véritable lutte sans merci. Je ne le supporte plus, ni sa vue ni sa faiblesse, et il y a une véritable séparation entre ce corps et mon esprit. Je ne m'en rends compte qu'en l'écrivant, comme si je n'avais pas encore réalisé que l'âme est indissociable du corps. Et pourtant c'est un sabotage de plusieurs années. Parfois je me dis que cette lucidité qu'ont les anorexiques  est è erronée, comment peut-on se mentir avec cette force, comment peut-on se détester à ce point et chercher à détruire cette enveloppe de chair qui est nôtre, et aimer se voir disparaître à petit feu, je dirais même savourer...cette ambivalence qui nous habite, insupportable pour les autres, spectateurs impuissants de cette destruction massive, mais aussi pour nous, sans cesse tiraillé(e)s entre les extrêmes. C'est avec une violence inouïe que je maltraite parfois mon corps, dans mes excès de folie pathologique. Ce n'est qu'en contemplant les marques que je me rends compte que ce n'est peut être pas tout  fait normal. Je crois être pleinement consciente, et en fait je ne suis qu'aveuglée par ce manque de discernement.

Aller, je fume une cigarette, retourne chez ma mère pour m'assurer que lamaison est nickel pour leur retour, que mes petites soeurs vont bien, et j'y vais. Je suis un peu morcelée parceque mon père aimerait que je reste plus longtemps et que je ne peux pas le satisfaire.

Merci pour vos encouragements, vos conseils pour les migraines (je crois que je  vais demander direct au médecin et arrêter de faire ma fière), vôtre gentillesse.
Je n'oserais pas citer de nom de peur d'en oublier, mais...
ça me touche beaucoup. C'est con, certains diront que ce n'est que virtuel. Mais faut croire que ça a plus d'importance. Et puis sinon je n'aurais pas cette envie d'écrire.

A bientôt...Je m
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commentaires

carambaole 21/04/2008 12:12

notre corps !!!!!!!!!!! un monde de contradiction a apprivoisécourage

orpheeline 19/04/2008 19:57

tu me manquais...tes mots m'ont tellement manqué si tu savais...

Inès 19/04/2008 15:38

Ce besoin frénétique d'écrire...oui...mais pas pour ne rien dire.Il y a tant dans tes mots.Lisons nous mutuellement pour nous apprendre.Bien à toi

Juliette 18/04/2008 16:49

Si ton corps est si faible c'est aussi parce que tu l'as sacrifié au profit de...Quoi? Même l'esprit doit en être fortement appauvri, affaibli. Manger pour fonctionner , ou rien . Enfin, un bisou pour toi petite orchidée, courage, courage, courage, toujours.  

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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