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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 19:55
Puis j'y retourne, là, ce soir.
Je retourne avec eux.
Les patients qui m'entourent au quotidien, leurs souffrances et leurs maux, différents des miens. Mais putain, leur vie est foutue. La mienne reste à construire.
Le choix reste à faire, et il m'appartient. Oui.

J'étais en liberté cette semaine.
Mais la liberté ne me réussit pas. Parceque tout revient en pleine face. Le sevrage, foutu en l'air. Dans mon verre le liquide tant convoité est revenu me brûler l'oesophage. Dans mes poumons la douce fumée est venue se refaire une place. Un rail un café.
Parceque mademoiselle veut tenir debout, quand même un peu, hein.
Alors on fait ce qu'on peut.
Pas le courage de se retaper toute ces nuits blanches où les pensées lacérent les bras.
Enfin, c'est arrivé quand même.
Mais j'ai préferé me blottir dans ces paradis faciles. On n'a pas à réflechir, on y accéde simplement. Puis, on s'y sent bien.
Comme avant.
Et puis, toute seule, dans mon coin, sans personne pour réaliser la déchéance. Seule à seule. Entre moi et moi toutes ces substances qui nous séparent.
Pas si bien que ça le matin.
Un peu ce sentiment coupable, cette voix qui me souffle qu'il faudra bien grandir un jour. Ou alors, j'arrête tout et basta. Ce destin là me sourit, et il est tout tracé.


"Dix ans de cette vie ont suffi
A la changer en junkie
Et dans un sommeil infini
Cendrillon voit finir sa vie
Les lumières dansent
Dans l'ambulance
Mais elle tue sa dernière chance
Tout ça n'a plus d'importance
Elle part
Fin de l'histoire"

Accepter les mains tendues, celles qui me veulent du bien. Les autres, j'ai déja donné.
Se persuader que l'on PEUT changer le cours des choses. Que le destin n'a rien de fatal, suffit de se l'approprier. S'approprier sa propre vie. VIE. VIE. VIE. SA VIE .
Pardonnez, j'ai besoin de me l'écrire encore et encore. Parcequ'on a tous le droit de prendre sa place.
Le mode d'emploi? Pt'être bien que j'ai fini par le cramer...
Pas grave.
Je vois bien que les autres n'en ont pas besoin, qu'ils tracent, emmerdes ou non.
Alors, anorexie ou non, alcoolique ou non, sootée ou non, abimée ou non, brisée ou non, je peux.
M'enfin si je pouvais me délerster un peu...
Moi je crois qu'en étant moins ça ira mieux mais il y a eu erreur sur le lest.
Changer les données du cerveau.
Qui saute comme un disque rayé.

A part ça aujourd'hui j'ai fait 40 kilométres en vélo. [Très] contente. J'ai acheté des pompes pour courir aussi.
Essayer d'assainir de la bonne maniére. Peut être un peu d'excés dans l'épuisment mais c'est toujours moins nocifs que mes autres penchants.
Il est temps d'y aller.

Je prends en compte chaque mot que vous m'écrivez.
Chacun d'eux éveille en moi quelques reflexions, plutot constructives. Et même si je n'assimile pas tout, ça reste en tête.
Merci.
De prendre le temps.

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commentaires

Kalygary 09/05/2008 00:50

Et à ce merveilleux article je ne vois qu'une chose à répondre:Non, on ne peut revenir en arrière.Mais personne n'est confiné, cloîtré dans un futur qui doit être en tout point semblable au présent....Souvenirs?

ficelle 08/05/2008 04:22

Arf, je ne vois pas mon commentaire....dis-moi si tu l'as bien reçu^^

ficelle 08/05/2008 04:18

Bonjour, bonsoir, je ne sais plus trop, c'est le milieu de la nuit...Je viens répondre au commentaire-question que tu m'as laissé sur mon blog. Désolé, j'ai mis du temps mais je n'étais pas passée dessus depuis quelques jours...En 3 ans, j'ai bien sûr fait plusieurs hôpitaux.Tout d'abord, sur conseil de mon médecin généraliste puis de la pédopsychiatre qu'il m'avait indiqué, j'ai été dirigée vers une service de psychatrie pour adolescent, dans le département voisin. Il y a eu des entretiens, une préparation, et il a été décidé que je serais hospitalisée avec un contrat de poids, pour plusieurs mois probablement.C'était une hospitalisation prévue, dans un service psy pour ado.. Ca a durée 9 mois, il y a aussi eu les étapes traditionnelles séparation avec la famille, etc... . Au bout des 9 mois il a été décidé que j'allais sortir. Trois jours après ma sortie, j'ai fait une première TS, je me suis réveillée en réanimation et sans avoir le temps de comprendre j'ai été de nouveau transferée dans un hôpital pour ado, mais qui n'était pas du tout adapté car très ouvert, mal cadré. Ce qui fait que pendant 3 mois, j'ai fait des allés-retours entre le service ado et les services psy pour adultes qui eux étaient fermés, sécurisés, etc...après ça, comme j'avais perdu beaucoup de poids, il a fallu me transférée en pédiatrie, dans le département voisin toujoursà nouveau. A chaque fois, on ne m'a pas demandé mon avis, sauf pour la toute première hospitalisation. J'étais mineure, ce sont mes parents qui ont pris les décisions, et ils risquaient d'être accusés de non-assistance à personne en danger si ils refusaient, alors...j'étais trimballée sans pouvoir rien faire, et puis je n'avais plus la force de réfléchir.Je suis restée presque 5 mois en pédiatrie, avec à la base un contrat de poids du même style que le précédent, mais ils ont abandonné car ça ne marchait pas. Après la pédiatrie, je suis donc retournée à mon tout premier hôpital, toujours sans contrat, mais avec des objectifs comme reprendre des activités "normales", du contact avec les jeunes...Bien sûr je devais reprendre du poids, aussi. On a aussi commencé à préparer l'après, et comme je n'allais pas mieux, qu'il était hors de question pour moi de rentrer chez mes parents, j'ai fait avec l'assistante sociale un dossier pour une clinique, qui ne fonctionnait pas pareil que l'hôpital, plus libre, c'était pour moi une sorte de "post-cure" après l'hôpital fermé. A ce moment-là, j'avais 18 ans, j'ai pu donné mon avis, et en plus j'étais à la limite d'âge pour le pavillon ado. Je suis partie pour la clinique en juillet 2005, j'en suis sortie en juillet 2006...On a encore voulu me mettre un contrat, ça encore été un fiasco, finalement ça c'est résolu en pseudo-accord de confiance. Après un an, on m'a un jour dit "il faut que tu sortes". Je n'ai pas eu le choix, même si ça n'allait pas spécialement bien. Et depuis je suivie par un psy et un médecin à l'hôpital, mais très ponctuellement, en rendez-vous.La chance que j'ai eu, c'est d'être mineure pendant 2 années sur 3, ce qui a fait que j'ai pu allé dans des services adaptés et assez "compréhensif" la plupart du temps. Ils ont aussi réussis à communiquer entre eux, j'ai eu de la chance. Le fait que je n'ai jamais été déshospitalisée plus de 3 jours à jouer, les dossiers étaient transférés d'un établissement à l'autre, ce sont les médecins avec mes parents guidés par l'assistante sociale qui s'occupaient de ça. Etant donné que j'étais de toute façon à l'hôpital, quand ça n'allait pas c'était l'hôpital qui se chargeait des démarches, et quand c'est les chefs de service qui s'occupent des choses, tout de suite ça va plus vite.... Je l'ai marqué dans un autre commentaire aussi, j'ai fait parti de cette portion de personnes que l'ont considèrent comme "cas grave", et donc il y avait les moyens mis en oeuvre avec...j'ai rencontré plusieurs fois le professeur qui dirigait le secteur ado.C'est lamentable qu'il y ait de telles différences dans les prises en charge....j'étais du bon côté, mais j'ai bien vu que lorsque les problèmes d'anorexie sont devenus boulime avec un poids normal, on m'a bien vite lâchée....Voilà, je ne sais pas si j'ai répondu à ta question, n'hésite pas si ça ne te convient pas ou si tu veaux des détails moins techniques ou plus précis. C'est pas facile, savoir exactement ce que tu recherchais comme réponse.J'aurais voulu t'écrire ça par email, parce que ça fait un peu tâche dans les commentaires....Tu peux effacer si tu veux après avoir lu^^

Anna 08/05/2008 00:09

J'arrive sur ton blog et qu'est-ce que je vois?un tas d'articles que j'ai manqué car je n'ai pas pu venir ces dernies temps!alors j'ai plein de choses à dire comme d'habitude,mais je vais juste te dire que même si je ne te connais pas je suis sure et certaine que tu peux et que tu vas t'en sortir ,alors continue ,bats-toi ,j'ai confiance! bisous et vivement le prochain article !

[AnO]rchiDeA 09/05/2008 12:54


Merci Anna :) !
Tes encouragements me touchent...

Sérieux.
J'espere que tu vas bien, que t'as la forme et tout ;)
Je t'embrasse


marcow 07/05/2008 14:54

Coucou! Je suis arrivé ici en répondant à un article de blandine (qui-suis-je) et j'ai trouvé ton com touchant."Accepter les mains tendues, celles qui me veulent du bien"Moi aussi je devrais l'écrire en gros au dessus de mon lit. Trop de cons aveugles nous blessent sans s'en rendre compte, parfois même en voulant nôtre bien.D'ailleurs je pense que c'est même à nous de tendre la main à ceux qui nous font du bien même à petit niveau!Sincèrement tu reste belle et malgré ta déchéance tu reste toi même. C'est le plus important malgré l'image que tu peux donner. Gros bisous à toi et j'espère que tu va retrouver un équilibre tu as beaucoup de chose à apporter au monde! Gros bisous à toi!

[AnO]rchiDeA 09/05/2008 22:47


Merci Marcow pour ce premier passage fort encourageant :)
Je suis allée faire un tour sur ton blog, qui m'a donné le sourire au passage...
Il y a plein de petites phrases clés comme celles ci...qu'on a beau se repasser en boucle, on ne les applique pas pour autant.
J'ai des post-it un peu partout dans ma chambre ;)
Je crois que parfois il faut savoir faire confiance aux autres et accepter l'aide que l'on nous tend, c'est aussi leur donner une chance de nous aider, alors que souvent inconsciemment ou non...on
la rejette.

Sinon j'espere que tes doigts vont mieux ;)
A bientot


*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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