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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 09:05
Après ce dernier post pitoyable, je corrige le tir.
Ce jour là j'était extrêmement épuisée et ressemblais à une locque désemparée.
Je ne dis pas qu'aujourd'hui je ne le suis pas mais quand même, le réveil fût plus enthousiaste.
J'ai passé une semaine étrange où je ne trouvais plus ma place à l'hôpital, et je suis restée enfermée dans ma chambre chaque jour. Je devais travailler (quand même, les exams approchent) mais j'ai preferé fixer le plafond, voyant toutes les heures défiler avec une grande culpabilité, mais il m'était impossible de faire quoi que ce soit. Tant pis.
Les examens, on verra bien, je crois que ce n'ést pas la peine de se monter la tête avec ça, il y a d'autres priorités. L'échec me va mal, mais il faut que j'apprenne à perdre aussi.

Mon poids est stable, je n'ai pas bougé d'un pouce. Je sens juste mon estmac se resserer si fort que cela en devient douloureux, les crampes me réveillent la nuit; j'ai l'impression que l'on m'arrache les viscèreS. Je m'inquiète. Je me demande bien comment on fait pour sortir de ce truc. Est ce qu'on a un déclic...et si on ne l'a pas? Je ne veux pas aller à l'hôpital St Vincent, j'y ai réfléchi et non, je ne veux pas y aller. Sauf si c'est en ambulatoire, mais pas à temps complet.
J'ai besoin de remettre un pied dans la vraie vie, de construire, d'agir.
Quand j'ai dit ça à l'équipe médicale ils m'ont dit :
_"oui, pas de problèmes mademoiselle S., seulement, vous vous doutez bien qu'il va falloir reprendre quelques forces si vous voulez y pravenir".

Bien sûr qu'au fond je le sais, tout au fond.
Mais j'avais réussi à me berner toute seule en me disant qu'il n'y avait rien de grave.
Grave est un mauvais mot, disons "important".

_"Vous êtes au stade III de la dénutrition"

Entendre ça m'a fait bizarre.
Chaque fois qu'elle repète "vous êtes maigre
" je me dis...alors, ce serait vrai? Et ça vaut une bonne paire d'heures à m'osculter devant le miroir. Ces mots me martèlent le cerveau. Ce que je ne voulais pas admettre devient une évidence. Ce sont les mots de la psychiatre, je veux dire, elle sait ce qu'elle dit, elle ne va pas s'amuser à me mentir, ce serait un manque à la déontologie.
Je n'aurais jamais cru en arriver là, bien que je sois déja descendue en dessous de mon poids actuel. J'ai l'impression que l'endurance que j'avais s'étiole. Mes forces s'amenuisent, à mon grand desespoir.

J'ai envie d'être amoureuse, d'aimer quelqu'un et de le chérir de toute mon âme. Je rêve de la vie, son mouvement, son energie, la joie, la peur, la haine, le bonheur, le plaisir, le désir, l'incertitude, l'engouement, la sereinité, l'espoir, les projets. Les émotions.
Les sentiments, je les ai.
Mais les émotions sont parties. Pleurer et devenu un véritable défi. Ressentir l'envie aussi.

Quoi que si j'y pense très fort...
J'ai envie de me mêler à la foule, de regarder les gens passer en leur imaginant une vie, de faire les magasins, prendre des photos. Pas de mes ossements. J'ai envie d'aller me balader dans la fôret. Avoir peur des bruits soudains.J'ai envie de dire "oui" quand on me propose d'aller à la plage avec les potes. J'ai envie de pouvoir dire "oui" quand on m'invite à manger. Envie de savoir dire "non" aux culs secs à la vodka. Au whiskey aussi, puis au rhum. Et à la Tequila aussi.
J'ai envie de passer des nuits entières à refaire le monde à la belle étoile. J'ai envie de fous rires.
J'ai envie d'oublier. J'ai envie de me sentir bien.

Je n'ai jamais eu autant envie de vivre.
Alors que, paradoxalement....mon corps ne suit plus. Je ne peux pas. Ou plus. C'est très frustrant...c'est comme lorsqu'on trouve plein de belles fringues dans un magasin alors qu'on n'a pas une tune. Et quand on y retourne les poches pleines, il n'y a plus rien.
Alors après des conduites parasuscidaires comme ils disent dans leur jargon, voila que je suis en train de crever d'envie de vivre. Et c'est vicieux putain...
Je m'enerve contre moi même de ne pas savoir, je m'insulte de tous les noms, je me deteste, je me dégoute, je deteste cette fragilité à la con, je deteste me buter à des limites, en l'occurence les miennes.

Le week end s'annonce bien, j'espére pouvoir retourner sur Lille, et faire quelques expos, ça serait le pied.
Mais lalala  il faut que je me repose un peu avant.

Merci à vous




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commentaires

sand 26/05/2008 11:16

envie de vivre... tout est dit

[AnO]rchiDeA 31/05/2008 18:03


Rien à rajouter ;p


didier 20/05/2008 02:13

bonne nuit little girl j'ai appris que tu peignais et oui!! pourrais tu m'envoyer l'une de tes oeuvres que je la mette sur nos blogs sibon je connais une galerie en ligne ou tu peux mettre 20 tableaux gratos douce nuit ma belle bisous  didier

didier 19/05/2008 22:35

little girl je me suis permis de mettre ton commentaire sur le blog de liza car c'est ce que nous voudrions entendre tout le temps l'honneteté et la franchise nous le prenons en exemple car nous sommes si fiers de toi gros bisous de liza et didier  take care

didier 19/05/2008 12:59

tout d'abord un grand merci et une ovation pour toi si gentille clairvoyante et qui malgré ses problèmes réagit d'une facon formidable merci pour liza merci pour moi  you are really my girl tu est vraiment une fille fantastique nous te soutiendrons always tu mérites respect et considération tu est peut etre jeune mais pour nous tu est une grande dame et nous n'en connaissons pas beaucoup sur le net ni ailleurs je voudrais te dire tant de choses mais je ne trouva pas les mots tant tu nous as ému toi aussi little girl tu est belle gros bisous didier

Liza Peninon 19/05/2008 05:38

Ma puce chérie, orchidée de mon coeur, ma petite soeur que j'aime si fort et qui m'aide tant à vivre . Pour chacun de tes mots, le plus grand des mercis, pour cet écho que je ressens au plus profond de mon coeur, jusqu'à l'âme, le plus grand des mercis . Pour tes larmes, les miennes, offertes, à coeur ouvert, à fleur de coeur . Tout ce que tu as dit est si vrai, intense, profond, incandescent ... j'existe aussi par toi, E., ma petite soeur de coeur et d'âme, cette nuit grande soeur, parce que je me sens si fragile, mais rassurée par tes mots, par toi, toi si belle, si grande, toi et cette beauté qui émanes de toi, bien plus que tout, la force de l'âme, du coeur, prends bien soin de toi, c'est pour toi que je tente désespérément de me relever, je vais mieux avec toi, prends bien bien soin de toi, ma puce, mon amour de petite soeur, je t'aime tant et tant . Tu es Lumière, tu es le coeur de mon coeur . Gros gros bisous d'affection, d'Amour pur ... Ta Liza pour toujours

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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