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28 mars 2006 2 28 /03 /mars /2006 15:00

" tu étais tout le tems morte de rire, avec tes grands yeux de rêveuse, noirs d'un caractére entier...Tu tombais tout le temps, tu étais toujours couverte de pansements quand je t'emmener marcher; tu voulais aller partout, tout le temps. Avec ta mére on t'emmenait toujours, on était à trois en permanence..."

"est ce que ça va? A quoi tu penses?Dis moi...pourquoi tu dis jamais...j'en ai rien à foutre de ta représentation moi, je veux t'entendre, s'il te plait...tu crois que je vois rien? Pourquoi tu restes pas un peu à la maison, tranquille, on le dira à personne..."

J'ai des parents qui m'aiment beaucoup, et peut-être une enfance un peu particuliére, privilégiée non pas dans la matérialité mais dans le plaisir, dans la sensation d'être invincible tout le temps, léger, ensemble. Mais on dirait bien que la culpabilité que j'ai en moi depuis toute petite a tout foutu en l'air, tout de suite.

Je m'en suis toujours voulue d'avoir foutu en l'air, ou plutot "limité" l'avenir de ma mére. Je suis née trop tot, au forceps. Elle était encore au lycée. On m'a mise dans une éspéce de couveuse, je dois etre predestinée à être bleue ^^.

En dehors de chez moi je ne parlais que trés peu, à tel point que mes maîtresses se trouvaient fort mal à l'aise en ma présence. Il n'était pas question pour moi d'aller à la cantine, au risque d'hurler à lein poumons jusqu'à ce qu'on vienne m'enlever de là, pareil aux cours de danse classique; l'expérience fut trés breve. Plus tard, en comtemporaine, on me dira "la brune là bas, c'est bien mais il faut Ab-sO-lU-meNt que tu rentres ce ventre!" Pas que j'étais grosse, juste que je me tenais cambrée, le ventre en avant, comme une touriste. pour faire chier, ma seule motivation. je détestais cette prof.

Il n'y a que l'équitation qui me sortira un peu de ma coquille. Finalement je lui dois beaucoup. Je n'ai aps bcp de souvenirs, sauf les disputes violentes et passionnées de mes parents, leurs mariages respectifs, le chaos de ma répartition chez l'un ou chez l'autre, les 7 naissances de mes fréres et soeurs, quelques évenements marquants. Mes années collége, que dalle.

L'arrivée de mes règles à 14 ans, tant attendues...à la traine par rapport aux autres, j'étais plate comme une planche à pain et l'allure d'un garçon avec mes cheveux courts et mes lacunes en maquillages et autres accessoires. J'ai chopé un bassin fécond, des épaules de sportives du à l'entrainement que m'a fait suivre mon pére. J'adorais qu'il s'occuppe de moi, même si des paroles avec auraient rendu cela plus léger.

J'oublie beaucoup de choses, tellement d'images remontent...

Lorsqu'on a jugé bon de m'arracher mon innocence, l'innocence de ma toute nouvelle feminité, je me suis gentiment retirée dans ma bulle que je m'étais finalement créee depuis toute petite, en même temps que le noir profond de mes yeux avait emporté toute la lumiére de ceux-ci.

J'ai fini le travail avec acharnement. Je suis remontée dans la bulle, et mon corps y est resté. En bas. je me sentais pas tellement concernée par ce qu'il se passait, moi j'étais en sécurité, j'avais le cinéma, le dessin pour mon esprit. La drogue, l'alccol et le cul c'était pour l'autre, aprés tout, c'était une répartition comme une autre, comme deux associés. Y en a toujours un sur les deux qui essaie d'entuber l'autre. Dans ce cas, il avait essayé, mais y était parvenu tout à fait. 

mes pantalons sont devenus moins larges, je voulais mettre des petites tailles, mais elles finissaient toujours par devenir trop grandes.

C'est l'histoire d'une fille qui va. Qui va, au fil du vent, sans jamais s'arreter, parceque ce n'est ni le lieu ni le moment qu'elle a choisit. Seulemnt parcequ'elle est trop indécise...Un jour ça la perdra, les reves sont toujours la, en pagaille, trop de choses, trop d'informations, d'images, tout est saturé,agressif.

"trop d'imagination, trop passionnée, trop émotive"

Comment peut-on être "trop" dans ces domaines?

A force de vouloir être moins, voila à quoi je suis réduite; je suis juste "trop".

"Mademoiselle, vous avez une personalité excessive, extrêmiste"..."apprendre à vous canaliser"

Sur le coup, je comprenais juste qu'il allait falloir m'autoflageller pour sortir de cet endroit glauque où l'on m'avait placée. "Pour que tu prennes du repos"

Finalement je n'ai pas eu grand chose à faire; on m'a juste administré certains outils à prendre à heure fixe, quotidiennement, pendant quelques années. Tellement canalisée qu'au final tu ne sais mem plus qui tu es vraiment. tu commences à développer d'autres pathologies dont tu n'es pas maître, quelques addictions en plus et le peu de lucidité que tu as ne t'améne qu'à la Ts, tellement foutue.

J'ai continué l'autoflagellation proprement, sans dépasser, juste en dérapant doucement, silencieusement.

Je me suis créée moi même ma belle petite prison aux barraux d'or massif et aux sols crasseux. il y y bien une porte ouverte sur l'extérieur quelque part, mais la petite fille est bien trop occuppé à se regarder derriére les barreaux pour partir à sa recherche.

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commentaires

llaloute 29/03/2006 11:06

tu auras leur peau à ses barreaux!! avec une lime, c'est long mais on y arrive! et puis si ça va pas avec ce psy ça ira avec un autre (c'est la cinquième psy que je vois et c'est la première fois que je sens que le courant passe!). Accroche-toi, tu vas en fabriquer une de sortie!
biz
llaloute

[AnO]rchiDeA 31/03/2006 18:22

merci à toi llaloute pour ton passsage. ça me touche bcp, fais attention à toi, y a interet! ;)

Sabrina 28/03/2006 21:29

Je te souhaite de guérir et merci pour ton petit mot sur mon blog.
Bisous.

[AnO]rchiDeA 31/03/2006 18:23

bonne continuation et ne déséspére surtout pas sabrina, y a pas de raison qu'on n'y arrive pas, quelque soit notre passé. On a tous le droit à une revanche; tout simplement à l'accés à la vie.Courage

tige de bamboo 28/03/2006 21:08

je t'embrasse bien fort ma puce. j'espère que tu ira mieux, que tu découvrira bientôt les outils qui te serviront à scier ces foutus barreaux...
je les cherche encore, enfin, si je les cherchais vraiment,... dire que j'ai consciencieusement jeté la clé de ma cage... loin, bien loin... au fond l'eau, elle a coulé. j'ai essayé pourtant, de la repêcher... je me suis noyée...
pourvue que l'on s'en sorte... je dois aller à l'hosto demain... on verra bien...

[AnO]rchiDeA 31/03/2006 18:25

C'est drole que l'on soit synchro pour l'hopital (ha ha ha). Je pense qu'aprés reflexion, c'est la meilleure décisoin que je prends longtemps, aprés tout je suis pas prete pr crever maintenant, alors autant prendre les devants. je vois bien que ça va pas aller sinon...tige de Bamboo, qui perd toutes ses petites feuilles au fil du vent, j'éspere que ça va aller pour toi.

angee 28/03/2006 18:38

je t'aime je t'aime je t'aime

[AnO]rchiDeA 31/03/2006 18:27

Alex...Moi aussi. Moi aussi ma puce.

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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