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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 14:14

Les sourires continuent

Quelques centaines de grammes se sont accrochés à mes cuisses

Mes vêtements ne sont plus noirs

Mes cernes s'estompent

L'energie est constructive et non plus voué à la destruction massive.

J'ouvre les yeux, démêlent les noeuds petit à petit, c'est perturbant.

Perturbant de se prendre tout ça en pleine face et de comprendre tout à coup les "pourquoi ?"

Constater que tout était devant mes yeux et pourtant je n'ai rien vu venir...

Entendre, écouter, accepter.

Prendre du recul.

Remonter loin dans le passé, démontrer froidement que par a+b je n'aurais pas pu échapper à la maladie; il y a des cicatrices qui restent béantes.

Parce que déja petite, je n'avais pas de limites.

Parce que mes parents étaient trop occuppés à se bouffer la gueule.

Je fuyais dans mon monde, et dans cette obsession de la perfection qui est née bien avant tous ces dérapages.

Les causes sont multiples,  comme les symptômes que je déploie.


Mastiquer, avaler, digérer.

J'ai encore besoin d'un peu de temps, mais je ne perds pas le soleil de vue.

C'est comme si je redécouvrais ma vie, une vie que j'ai abandonné il ya longtemps. Je suis une inconnue. C'est quand même incroyable.


Et puis j'ai eu des félicitations, des encouragements, des mains tendues, des bisous, des massages, des câlins, des mots doux, de l'écoute,de la compréhension. Et plein d'autres trucs aussi. Le soutien. La force, les rires.


Je ne rejette plus systématiquement l'aide que l'on m'apporte.Quand on me touche ou m'effleure je ne saute plus au plafond.Quand on me serre fort je me love dans les bras. Quand on me pose des questions je ne mens plus. (Quelques omissions volontaires...)Je réalise et j'avoue que seule je ne pourrais pas guérir. Impossible.

Comment j'ai pu passer 8 années à me dire que je saurai le faire alors que j'étais tétanisée chaque fois qu'on évoquait mes difficultés psychiques. Braquée, sur la défensive, évasive, utopiste, agressive, la discussion n'avait pas sa place dans mon monde. Pas en ce qui me concernait en tous les cas.

La toute puissance nous perd.

Et si on n'arrête pas de  jouer les superwomans, on meurt.

C'est simple.

J'ai choisi.


Aujourd'hui tout me semble si différent si vous saviez...

Je vais bien. Et je n'en ai pas honte.    


                                                      



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commentaires

lampou 10/05/2009 11:07

félicitations la belle. tu peux être fière de ce que tu es devenue et continue à devenir

Elodie 27/11/2008 22:03

Heureuse de lire tout ça.....que dire de plus?

Continue, surtout...

Lou 27/11/2008 10:14

Des mots tellement rassurants.Continue sur cette voie.. Courage & take care !!
bisou
Lou'

Emy 25/11/2008 19:02

Ton ascension me redonne du courage !

bluebell 25/11/2008 15:26

Bravo!! et en effet n'ai pas honte de sourire,n'ai pas honte de te redécouvrir!Continu, tu vas y arriver,contente de ta progression!
gros bisous à toi.

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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