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9 janvier 2009 5 09 /01 /janvier /2009 13:33
Je prefere vous le dire tout de suite, cet article est un peu brouilon,mes pensées sont confuses...alors voila le résultat...

La vie je veux l'empoigner, je veux la prendre à pleines mains, je veux m'agripper à elle et lui murmurer
de m'emmener avec Elle. Là bas. Sa chaleur  m'enveloppe, sa douceur apaise mes nuits. J'ai décidé qu'elle serait désormais mon alliée. Drapeau blanc, le combat a assez duré. Je lui ai fermé la porte depuis trop d'années, et à force je ne sais même plus pourquoi je la méprise à ce point. A ce moment là où j'aurais voulu faire disparaitre Corps. A jamais. A ce point de non-retour  où, blasée, ma carapace s'était épaissie et les émotions m'avaient abandonnée. Descendre,sans s'arrêter, toujours plus loin, toujours plus bas. Faire le dos rond et ignorer tout ce qui pouvait me toucher de près ou de loin. Ne plus pleurer. Ne plus parler. Ne plus bouffer. Ne plus rire. Juste froide, neutre,morte. M
achine au coeur métallique. Toutes ces années où j'ai pensé qu'en disparaissant chaque fois un peu plus, je me sentirais vivante, sentir l'estomac me tirailler me rendait animée, sentir les courbatures me tenait éveillée, sentir l'épuisement m'envahir me stimulait.
Je ne sais plus pourquoi je parle de ça. Peut être pour soulager ma cervelle de toutes ces pensées parasites, ces trucs qui surchargent mon âme. Lâcher du lest. Enfin. Baisser la garde, ranger les crocs. Je me rends compte à quel point la santé mentale peut nous embarquer dans des chemins tordus. En ce moment je me heurte à la réalité, je me cogne, j'ai mal. Un peu. Là, tout au fond,là où il y a ce coeur malade. Dans ma tête.
Cela faisait des mois et des mois que je devais appeler un mec pour travailler dans sa boite (celle dont je parle depuis trois mille ans, cf: you see it's not the wings that make the angel just have to move the bats out of your head ), mes parents m"ont mis la pression pour que je le fasse me soutenant qu'il fallait, bordel de merde, avancer.
Le truc c'est que la dernière fois que j'ai vu ce gars, il était open pour me faire bosser, mais 2 jours après je partais à St Vincent pour cette saloperie d'anorexie, et je n'ai pas eu tellement le choix. J'ai été vraiment déçue de ne pas pouvoir honorer sa proposition, et humiliée de devoir le rappeler pour lui dire que c'était mort. Pas très pro hein. Mais il a compris et n'a pas fait de commentaire "de toutes manières je m'en doutais hum". "Rappelle moi vers septembre si tu veux". On est au mois de janvier, et et j'étais tellement angoissée à l'idée de le planter une deuxième fois que jusqu'à ce matin je n'avais jamais composé son numéro de téléphone.
"_Mais t'as peur de quoi, dis le, t'as peur, c'est quoi ton problème?
_J'ai peur de pas être à la hauteur
_Mais attends mais il le sait où t'en es sinon il ne t'aurait rien proposé!
_Ouais mais attends je vais être à la ramasse, ça fait 4 ans que j'ai pas touché à Photoshop...
_Non mais tu te fous de ma gueule, putain,mais t'es une fille intelligente, t'as vu ton parcours scolaire? Merde, tu sais ce que tu vaux quand même non, putain mais prends confiance en toi c'est pas compliqué! T'es pas plus conne qu'une autre et il sait parfaitement où t'en es, crois moi, il sait ce qu'il fait.A moins que tu veuilles continuer ta petite vie de merde...Tu trouves pas que t'as vraiment une vie de merde?Et arrête de pleurer tu me fatigues. Comment ça se fait que tu crois pas en toi comme ça, à ce point là, non mais c'est grave hein jte jure. Et ça avance a
vec tous tes psys? Moi je trouve qu'il n'y a aucun changement, tu pourrais rester 10 ans là bas qu'il n'y aurait aucun progrès si ça tombe. Enfin c'est peut être ce qui te convient après tout, d'être enfermée avec des débiles dans l'errance.[...]!

Ça faisait des mois qu'ils me tannaient avec cet appel, je crois qu'ils imaginent qu'en me répétant 50 fois les choses, j'agirais,grâce à eux. Sauf que tout ce qu'ils me balancent à la gueule, je le sais déja. L'hopital, la vie de merde, l'oisiveté assassine. Pas besoin qu'on me gueule dessus pour après me dire, "tu vois, on a toujours besoin d'être derrère toi". Ben ouais, pour sûr. Genre. C'est peut être orgueilleux et j'en ai rien à foutre, mais mon parcours je ne le dois qu'à moi et personne d'autre. Et même si je me suis cassé la gueule, j'ai savouré ces années d'indépendances compl
ètes, ce temps là où je n'avais pas de compte à rendre, où je gagnais ma vie et où je pouvais regarder des séries débiles jusque 4h du matin en clopant comme une timbrée. Je ne devais rien à personne. Et à partir de 16 piges, j'étais totalement autonome. La maladie avait déja frappé, et je crois que c'est l'un des trucs qui m'a motivée à ne plus vouloir peser pour personne, j'ai revêtu mon costume de super woman et me suis bercée d'illusions en enchainant les petits boulots. Bref. Alors leurs petits "heureusement qu'on est là sinon tu ferais que dalle" ou "de toutes manières t'en es incapable" bien singlants...je leur laisse. On s'en tape. C'est leur manière à eux de m'aider, de me faire réagir et je le sais. Mais parfois...la maladresse fait mal.

Je voulais juste écrire que j'ai un entretien lundi et que ça m'émoustille ;) J'en ai parlé au foyer qui n'y voit pas d'opposition . et comme on n'a pas le droit de gagner du fric quand on est hospitalisé, ils m'ont proposé de cherc
her avec moi un petit studio et de faire un accompagnement exterieur. Et là, Coeur a tambouriné dans ma poitrine et mes yeux se sont mis à perler, inondant mon sourire béat.
Suivi extérieur, ça veut dire SORTIE. SoRtiE SOrTIE sORTIE SORTie wouhou...Palpitations. On ne s'emballe pas. Mais je sais avec certitude que mon entretien,lundi, portera ses fruits. Il m'a dit qu'il verrait en fonction de mes capacités, que je ne devais pas m'attendre à monts et merveille, mais que je bosserai sûr. Ce qui rapproche considérablement la sortie:D
Je suis hystérique aujourd'hui. Je regrette de n'avoir plus assez de forces pour laisser déborder ma joie comme je devrais le faire, c'est dans ces moments là que je deteste cette maladie de merde.

Mais je n'ai pas dit mon dernier mot ;)







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commentaires

Andy* 11/01/2009 01:48

J'ose un bonjour timide après de nombreuses visites silencieuses... C'est que je suis vraiment heureuse de voir tant d'espoir dans tes mots! Ça peut pas faire autrement que de bien aller avec tant de volonté!xx

Sid 11/01/2009 00:50

Wahoo ! C'est génial ! Allez, prends la dans tes bras cette vie, chérie-la et avance. Ce genre de poste, c'est vraiment bon. Je te suis avec déliquescence depuis quelques temps, ce genre de choses qui te rende la vie plus rose et tout. Les pensées fusent, confuses mais tant pis. Bravo bravo bravo. Il faut y croire, se donner les moyens, accepter et savourer chaque instant. Ne pas se laisser aller sur une ptite insatisfaction. Tu es plus forte que jamais après tout ça. Crois en toi, tu peux le faire. Quoiqu'il se passe lundi, tu trouveras une issue. Je te souhaite de partir de là et de vivre. PROFITER. (sans déraper if possible)Allez, je pense fort à toi. Si tu savais. Enormes gros bisous. Et ENCORE BRAVO !!

enfumée 10/01/2009 03:05

Ce texte, certes part dans tous les sens, mais il fait le tableau d'un bilan. Ils font chier de te parler ainsi. Peut-être est-ce leur amour qui s'exprime mal. En attendant comme tu le dis, c'est TON parcours, TA vie, il faut t'accrocher, alors oui ca ne sera ps tous les jours faciles, certains plus que d'autres, mais la porte sur le monde est entrain de s'ouvrir... J'ai tellement d'espoir pour toi, je te souhaite que le soleil brille, que la vie regagne ton âme et ton coeur. Accroche toi à ces espoirs, les forces viendront avec.  Je suis fiere de toi, de ce combat que tu mène si durement...! Go on, je pense à toi, chaque jour.

concours 10/01/2009 01:23

Tu as du talent. J'aimerais sincèrement que tu participes à ce concours www.memoires-vives.over-blog.com (dont je suis l'une des organisatrices). Tu peux envoyer plusieurs textes.Bien à toi.

Ankylosée 10/01/2009 01:04

C'est une bonne hystérie.Mes pensées pour lundi et pour les jours après le premier du reste de ta vie. Take care

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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