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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 13:47
J'ai écrit mon dernier post en hâte et n'ai pas pu détailler ce que j'en pensais. Je suis d'accord avec vous sur le fait que ce n'est qu'un mot et que j'ai le choix de le laisser ou de le prendre en compte. Mon "On n'est pas sorti de l'auberge" était un peu ironique, parce qu'en réalité, je suis soulagée que le diagnostic soit tombé. Parce que jusqu'à maintenant je me demandais si tous ces excès, les prises de riques, ces comportements extrêmes etaient des symptômes ou de simples addictions, l'anarchie...Et là, je me suis dit ok, c'est une pathologie reconnue et  je ne suis pas la seule.

C'est peut être bizarre, mais ça me fait du bien.
"Être mise dans cette petite case m'apaise parce que je ne me sentais ni anorexique (mentale) ni boulimique, ni depressive,ni complètement toxico (quoi que) alors je ne rentrais dans auncun tiroir et ça ne me convenait pas de ne pas savoir, de ne pas être fixée, de ne pas avoir d'info sur la maladie, de ne pas pouvoir expliquer àmon entourage.
Ceci dit, ce n'est pas du fatalisme. Cette case n'est pas définitive, au contraire. On a souligné mon évolution, les progrès, les prises d'initiatives, les repas un peu plus consistants. La maladie peut évoluer et s'effacer petit à petit, sans disparaitre totalement, mais tout au moins s'estomper. Et c'est ce qu'il va arriver. Je comprends pourquoi ils m'ont vendu la thérapie familiale avec un tel acharnement; ma strucure psychique est inexistante, et c'est  un peu le chaos....Et ça remonte à bien longtemps quand j'y pense. Depuis la petite enfance. Parents séparés à ma naissance, elevée chez les grands parents, objet de conflits violents entre mes géniteurs m mais surtout le besoin de plaire à tout prix, et là je me scinde en deux, je m'habille même différemment lorsque je vais chez l'un ou l'autre. Je développe deux personnalités, et puis d'autres encore, pour coller à ce qu'on voudrait que je sois. Ou plutot à ce que je crois qu'ils voudraient que je sois.(vous me suivez? lol) .

Reconstruire la cellule familiale en thérapie était en fait indispensable, j'ai tellement fait de mauvaises interprétations, je me suis tellement tue en niant qui j'étais vraiment, je me suis mis des barrières toute seule, me mettant une pression dingue alors que ça n'avait pas lieu d'être. Et puis cette putain de culpabilité qui vient t'achever. Je crois qu'à force je me suis perdue, et pour retrouver un semblant de vie je me suis jettée dans toutes ces saloperies de cachetons, de drogues (douces, dures), l'alcool, la bouffe, les coucheries sans lendemains,les scarifications. Histoire d'avoir un sursaut de vie, un petit vertige, une petite palpitation, se sentir vivante dans la douleur, dans le jeu de la vie ou dela mort.

Enormément de choses sont remontées à la surface
, et je comprends plein de choses...Jje me sens moins folle.


Quant à la fiabilité de ce diagnostic, je ne la remettrai pas en question. Trois psys m'ont confirmé. Trois psys qui ne se sont jamais vus et qui me suivent depuis plusieurs années déja. Je leur fais confiance. Et regrette un peu qu'aucun d'eux ne m'ait communiqué ce truc plus tôt. Je ne saurai pas dire pourquoi. Mais je trouve que c'est plus facile à supporter de pouvoir mettre un mot sur cette gangrène.

Et je me sens légère.

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commentaires

Sid 17/01/2009 00:39

C'est bien. Ca me fait plaisir de lire que tu en veux. C'est comme ça que tu t'en sortiras et tu es sur la bonne pente. Je suis fière pour toi, fière pour tous ces efforts qui vont finir par payer. Continue le belle, tu as tout pour toi, alors donne toi à fond et ... bah let's go ! :)Milles bisous.

enfumée 16/01/2009 19:34

Oui légere, c'est le ton qui en ressort. J'ai sourie en lisant ce mot. Compris. C'est comme un souffle de vie qui remplit tes poumons. En fait ce besoin d'être reconnue, par toi-même et les autres est entrain de prendre forme. Une lueur est entrée.... Pourvu qu'elle y reste. Accroche toi encore à l'espoir, à l'envie. Gonfle tes poumons, respire avance. Je pense à toi.

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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