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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 13:37
J'aimerais écrire avec des mots sensés. Un truc profond et intéressant. Ce ne sera pas pour aujourd'hui. Peut être parce que j'ai les doigts qui puent le vomi et que la vodka m'a grillé les neurones. Ils sont gentils ils m'ont offert une bouteille d'Absolut, rien que pour moi. En quel honneur. Cadeau empoisonné. Qui me nargue, à tout instant. Me fait les yeux doux, me susurre l'apaisement ethyllique. Mais ça ne va pas, en plein après midi. J'ai une scolarité à assurer. Oh, quelques gorgées. Ca réchauffe on dit. Mais mon coeur reste mort. Il bat au ralenti, me donne des vertiges. Je ris. Je souris dans l'épuisement. Des fois je me dis, ça y est, c'est la fin. Mes grands parents veulent appeler un médecin.Pour quoi faire?Pour qu'il me dise de manger, haha.Si cela suffisait. Vous savez ce qu'il m'a dit mon psychiatre chéri, que j'avais une fragilité en moi que l'on ne pourrait probablement jamais guérir. C'est dommage, la fenêtre était ouverte, mais on n'était qu'au premier étage.Il esperait quoi en me disant ça? M'achever, sûrement, il a réussi. Avec ses beaux yeux bleux et son sourire colgate. Je l'aime parcequ'il ne prend pas de gants. J'aime pas tellement qu'on tourne autour du pot. Là, il m'a conquise. J'en esperais pas tant. J'ai pas réussi à pleurer tout de suite. C'est venu après, dans le métro. Je me foutrais des tartes quand je pleure en public. Avec tous ces regards inquisiteurs, mêlés à la pitié et la compassion. Le pire, c'est les gosses qui vous fixent comme si vous aviez des lapins dans les oreilles ou un truc dans le genre. Il m'a dit qu'il comprenait pour la drogue, parceque la drogue c'est bon. Mais que franchement, j'avais pas besoin du cannabis. Ca servait à rien à part me rendre plus triste, mais c'est faux, moi ça me calme. Il m'a dit que c'était pas tant hypnotique que ça. C'est vrai mais putain, j'en ai besoin, pour le réveil, pour le sommeil, pour la redescente. Il m'a dit que la redescente ça foutait en l'air et ça l'a pas surpris quand je lui ai dit que des fois je me gerbais. Parceque la C, ça pompe toute l'energie des cellules, et après, il n'y en a plus. Plus rien, nada, que dalle. Et que le cerveau mettait du temps avant de les renouveller. Enfin ça c'est le côté scientifique hein, moi je ne prends que le plaisir. Je lui ai raconté que j'allais voir un type dans mon association pour les tox, mais que j'arrivais pas à formuler clairement ma demande. "Vous, la reine du contrôle (j'ai eu envie de lui dire, non, "ex".). Sauf que vous n'y arriverez pas. Vous êtes de nature une addict. A la limite, arrêtez complètement. Mais freiner, non, ça, vous pouvez faire une croix dessus. Vous, c'est le tout ou rien.Acceptez une fois pour toutes et stoppez tout." Ouaip. Ca me semble juste impossible pour l'instant mais c'est pas grave. Y a ce putain de vide intérieur qui me consumme vous comprenez? Il faut que je m'anime. "Pourquoi vous ne vous mettez pas dans le camp de ceux qui ne consomment pas?". Il y en a parmis mes amis. c'est vrai. Mais. Faible face à la tentation. Y a un truc qui se passe. Une obsession, me mettre une mine, surtout. Mon but, ne plus savoir comment je m'appelle. Parce que rester moi même [moi même?], ça ne me fait pas tellement envie. JE ne me fais pas tellement envie. Et puis dailleurs, JE ne vaux pas tellement le coup. Alors qu'ILS jouent avec JE, je m'en fous. Possédez moi, moi me suis perdue.
"Je m'aimais plus avant je crois" _Ah, et vous voulez que je vous montre vôtre dossier au CMP, pour que vous voyiez comment vous vous aimiez à 17 ans? C'était simplement catastrophique; avec Mme W. on ne savait même pas où on allait avec vous. Votre vie sociale était inexistante, vous vous nourrissiez du vide, on a cru vous perdre une paire de fois. 34 kilos. Vous vous faisiez du mal chaque fois que vous en aviez l'occasion, vous étiez déja dépendante des structures hospitalières. Vous ne pouvez pas dire que vous vous aimiez plus. Aujourd'hui vous avez grandi. Vous avez des amis qui vous aiment. Que vous aimez. Vous existez. Dans les extrêmes, mais vous êtes. En pleine crise identitaire pour cause d'instabilité importante, je le reconnais, mais vous évoluez. [C'est là qu'il m'a dit que ma fragilité était irrécupérable].
Alors j'évolue. Super. Mais je devrai toujours survivre alors? Fragilité de mes 2. Je voulais savoir si la fragilité voulait dire être faible? Parce que moi je veux toujours être la plus forte. Je voulais pas vivre vieille de toutes manières. Mais j'aurais aimé voir mes petits enfants courir autour de moi, quand même, dans mes souhaits lointains. Je voudrais mourir d'une overdose, en plein trip. En l'air. Loin de l'enfer. Loin de la réalité. Mais alors tout le monde saurait que j'étais une toxico, et tout le monde m'en voudrait -encore- de n'avoir rien dit, ni demandé de l'aide.  Et mes petites soeurs? Mes petits frères...Faire croire à un accident alors? J'aime la vie vous savez. Je l'Aime. Mais je la serre un peu trop fort des fois, alors elle étouffe dans mon étreinte. Je m'amuse à la brûler aussi, un peu. Elle fait des étincelles qui m'aveuglent. Me met des épines dans les yeux et des lames entre les doigts. Il y a du sang partout, mais je ne sais plus si c'est le mien ou celui des autres, parce que je m'amuse à détruire tout ce que je touche. Comme ça tout le monde souffre. En secret, ça fait plus de dégâts.
Mais quand on braille qu'on veut crever, tout le monde voudrait nous sauver. C'est gentil. Et courageux, parce que putain, faut des arguments. Aujourd'hui, je veux vraiment vivre, en grand. Je fais des projets, m'invente des rêves. J'ai plein d'enVies. Plein d'idées. Et ça travaille le cerveau le soir, la nuit, le jour. Jamais de répit. Alors c'est un peu le bordel voyez-vous, mais ça me retient. Et puis y a toujours ce problème de limites. Qui rendent tout ça impossible. Mais on VEUT continuer à y croire, coûte que coûte. On perd le fil de la réalité, on décolle, on n'a plus les pieds sur terre. On boit trop, on sniffe trop, on baise trop. Mais c'est bien plus drôle comme ça. Sauf que tout est éphèmère.
Boum! Joues contre le sol. Froid. FROID.

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Published by [AnO]rchiDeA - dans Dark babyDoll
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commentaires

http://www.bruno-anim.fr 13/07/2016 04:52

Dès que j'ai le temps je mets en ligne mes créas!

Sand 28/11/2009 20:20


ma belle, désolée d'avoir été absente ces derniers temps

Beaucoup de boulot à la fac, et avec moi même aussi ...

Un peu triste de te voir aussi pommée... Ne sais trop quoi te dire, me pose globalement les mêmes questions que toi en ce moment...

Bravo pour les pas que tu fais, c'est long, c'est dur, mais tu t'accroches et tu dois continuer à croire ... que ça ira mieux, qu'au bout du compte, il n'y a aucune raison d'avoir peur...

désolée pour ces mots plats, je suis un peu à plat moi même

mais pensées, fortes

(k)


Mlle B. 24/10/2009 04:11


Merde. Je connais tout ça. Et je viens de replonger la tête la première dedans. Je viens te lire et paf je pense à moi... Quelle putain d'égoïste ! Merde.
Tiens le coup jolie fleur. Vis tes envies, même si c'est plus facile à dire qu'à faire. Merde. T'es une fille intelligente, tu vas y arriver. Peut-être pas tout de suite, peut-être pas facilement,
mais tu vas y arriver. Tu "dois". Pour toi, pour nous. Pour que la vie soit moins pourrie.
Je t'embrasse.


shanti 18/10/2009 19:56


je n'ai pas posté beaucoup de com chez toi, non pas beaucoup. Mais là j'ai envie de te dire que tu as du talent, beaucoup de talent. Moi je te trouve belle et c'est vrai que ça fait mal de te lire,
ça fait mal de lire une souffrance aussi encrée, une descente aux enfers aussi brutale. Putain !! je la déteste cette putain de drogue et d'alcool de merde, les gens que tu connais et qui se
défoncent ma belle sont ils vraiment tes amis ? Peut-être eux aussi ont ils besoin d'aide ? Tu n'es malheureusement pas seule à être mal. Parfois, j'ai l'impression que ta volonté de t'en sortir
est bouffée par cette culpabilité à dire la réalité de ce que tu es aux personnes qui t'entourent. Peut-être ils ne te comprendront pas c'est un risque, mais tu dois le prendre, tu dois te libérer
de ça. Vivre dans le mensonge ce n'est juste pas possible si vraiment tu choisis la vie. Je suis maman et si ma fille avait un probléme je n'imagine pas ne pas l'aider quelque soit le probléme.
J'avais envie de te donner un peu d'espoir en te témoignant de ceci : j'ai une amie de coeur, comme une soeur, enfant elle a été abusée sexuellement. Sa vie en a été brisé, une cassure définitive
pourrait on dire. Comme toi, jeune elle s'est beaucoup abîmée, elle s'est droguée, prostituée. Comme toi, c'est une grande artiste, et aujourd'hui elle est grand-mére, elle a eu elle même deux
garçons et même si sa vie reste empreinte de ce passé douloureux, cela lui donne une force que d'autre non pas. Et sur son chemin plus difficile que pour d'autres la fin n'en ai peut-être pas moins
belle. J'aurais presque envie de te dire de tout larguer et d'aller faire un trekk dans l'himalaya, tu verras là bas plus besoin de défonse le manque d'oxygéne se charge de te faire planer ^_^.
L'essentiel est invisible. "Dis leur merde au dealer".


Claire 18/10/2009 11:07


S'aimer...ah mais qui s'aime vraiment au fond? On souhaiterai pouvoir dire merde aux autres, peu importe ce que vous pensez je suis ce que je suis et je vous
emmerde mais le problème c'est qu'on a tellement besoin qu'autrui nous renvoie notre image! Et quelle image!! Une qu'on pourrait chérir. On voudrait voir dans les yeux de l'autre une personne qui
nous plaise...
Pourquoi ne pouvons nous pas tout simplement être nous? L'homme est animal social, et quoi qu'on puisse en dire on a trop besoin de l'autre.
Je pense alors qu'il faut savoir bien s'entourer, car tu sais il y a un grands nombre de cons de salauds tout ce que tu veux, autour de nous, mais il y a aussi des personnes bien sincères, qui
arrive à lire à nous, voir qui on est vraiment et qui nous aime tel qu'on est si si!!
ça peut faire peur d'être soit car si on nous rejette c'est bien notre personne qui est mise à l'écart, alors que dans la paraître ce n'est qu'une image qui est abîmé pas vraiment nous...mais que
se passe t'il si on ne vit plus qu'à travers cette image et qu'en plus cette image on ne cesse de l'abîmer??? Où est tu toi??? Reviens parmis nous, montre toi ne nous sert pas sur un plateau une
vitrine, ne te cache pas derrière une image que tu corne et déchire!
Oui cela peut être une souffrance de vivre mais tu sais au moins que tu respires.
Pour répondre à ta question sur la sensibilité, je ne pense pas que ce soit une faiblesse bien au contraire, car il faut osé être sensible, ce n'est pas emprunter la facilité car c'est tout se
prendre en pleine gueule!!! C'est une prise de risque pour moi la sensibilité. Certaines personnes vont se blindé pour être insensible, mais c'est s'empêcher de vivre certaines choses trop
difficile et parfois de belles choses aussi heureusement. Pour moi ça veut dire que tu es a nu face au monde, tu te prends des coups et les accuses alors il faut bien trouver une manière d'atténuer
les bleus...tu as besoin d'achapper à tout cela les addictions t'aident ok c'est de la merde mais ne t'en blâme pas! tu n'es pas la seule à en passer par là. Dis toi que la première chose et c'est
déjà beaucoup me semble t'il, tu en as conscience c'est un premier pas.
Je ne sais pas si ce que je dis est cohérant, peut être que je comprends mal c'est possible mais j'aimerai que tu trouves toi.
Claire


*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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