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1 février 2009 7 01 /02 /février /2009 18:07

L’envie d’écrire, l’envie de me dénouer les tripes, l’envie de m’apaiser, l’envie de me calmer, l’envie de pleurer une fois pour toutes avant de m’éteindre dans le creux de ma couette. Me laisser bercer par Morphée. M’envoler loin, atteindre le zénith dont je rêve les yeux ouverts. M’envoler tout là haut, où les nuages ressemblent à du coton, où les rayons du soleil m’éblouissent, où la chaleur me caresse doucement, où le vent balaye mes cheveux. Envie de tout abandonner, de tout lâcher, sans réfléchir. Me balançant dans le vide, doucement. Voir ce que ça fait de sentir le néant sous ses pieds. Impact avec la réalité, quelques mètres plus bas. Réveil le cœur battant, les larmes me submergeant, la peur au ventre. Je file sous la douche. L’eau brûlante le long de la colonne vertébrale. Vaciller dans la chaleur oppressante. S’adosser au mur, laisser les sanglots s’exprimer de tout mon corps. Spasmes, c’est la tête sur le carrelage que je crois mourir. Je suis prête, prête à en finir, j’attends que la mort m’emmène. Trou noir. La mémoire me fait défaut et je n’arrive plus à décrypter la situation. Quelques heures. Frigorifiée. Je me relève le corps endolori, le cœur étourdi. Nue, le reflet dans la glace m’horrifie. Etrangère à ce mirage. Presque mal à l’aise face à cette inconnue qui s’est approprié mon corps. J’ai envie de la briser, de faire péter ce miroir assassin. Me foutre des 7 ans de malheur, piétiner les bris de glace. Le brouillard m’envahit de nouveau et je commence à comprendre que je vais devoir m’alimenter, devoir nourrir Corps si je veux rester debout. Je veux.





Demain...entretien professionnel. Heureuse. Malgré tout.

Debout.

Quelques étoiles, quelques points lumineux dans l'obscurité.

Je suis bien. Et même le fait de remballer mes affaires pour repartir au foyer ce soir n'entame pas mon sourire.


Bonne semaine à tous...                    

                                                 








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Published by [AnO]rchiDeA
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sand 17/02/2009 13:34

"Le brouillard m’envahit de nouveau et je commence à comprendre que je vais devoir m’alimenter, devoir nourrir Corps si je veux rester debout. Je veux."....oOo ma belle!tu sais, parfois, dans ces moments de détresse, je me répète qu'au bout du compte, tout ira bien. parce que le pire, on l'a déjà eu. "believe in yourself, you know more than you think you do" 

ppm00 07/02/2009 12:20

J'aime le "Me foutre des 7 ans de malheur" :)

orpheeline 06/02/2009 12:48

eh ma douce, comment s'est passé ton entretien?tu deviens une dorgue, j'ai besoin de venir sur ton blog pour te lire, lire ces maux, lires tes mots, ta progression, lire cette envie qui transpire et qui fait du bien, même si...je ne sais que dire, endorlorie que je suis si ce n'est, je suis là, nous sommes là, on te soutient, on te suit, on s'inquiète et autant que c'est possible à travers une relation virtuelle, autant que nous sommes capable de le dire, on t'ai.. , à notre manière...xxx

Dom 03/02/2009 19:17

Des bisous en passant, je te trouve très jolie !

nyten 03/02/2009 11:20

Chére Eugénie...je ne sais par où commencer...je suis ,comment dire...j'essaye de trouver les bons mots...stupéfaite,ébahie,emportée par la force de ce que vous vivez et la force de vos mots...j'ai presque honte d'aller bien...j'aimerais tellent vous prendre dans mes bras et vous bercez jusqu'a ce que vous vous endormiez...s'il vous plaît quel gachis ça serait de vous perdre...non;non;non; je ne suis pas d'accord!!!vous êtes superbe et un talent à couper le souffle,n'abandonnez pas...je pense à vous et me permet de vos serrer dans mes bras.Barbara

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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