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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 16:33
Des étoiles dans ma nuit.Des sourires qui viennent m'animer doucement. Remplaçant les spasmes angoissés par des soubresauts de vie. Les nuits restent blanches, mais les pensées sombres cessent doucement de me noyer dans la torpeur.  Le contrôle se brise et je le piétine allégrement, sans remords. Je me dis qu'on a toujours le choix.Et moi je choisis la vie. Belles paroles faciles à écrire. Mais je les pense très fort. Elles me tiennent éveillée et m'empêchent de me casser la gueule. Je me cramponne à la rampe, m'y accroche comme une dingue, trop peur de glisser. J'aimerais saisir les mains tendues mais.
Baisser les armes, exploser les cadenas et briser les chaînes. C'est dur quand on s'emmure depuis des années. Quand on s'enterre, toute seule comme une grande. Quand on ne se laisse plus approcher par personne, revenue à l'état sauvage, fuyant tout contact avec le monde, la réalité, devenue trop violente.
Je reste borderline, personne à risques et tout ce qui s'ensuit, mais je ne me sens plus en danger, j'ai juste l'impression qu'il faut que je saisisse ce nouvel élan qui m'habite depuis quelques mois afin de pouvoir construire. Construire ma vie comme je le souhaite , bâtir, ramasser de nouvelles pierres. C'est comme si j'ouvrais les yeux après des années d'absence dans ma propre existence. Et je me dis, mais bordel de merde, qu'est ce que j'ai foutu...? Évidemment j'emploierai le mot "gâchis", parce qu'il me brûle les lèvres et l'âme, mais je ne veux pas regretter, je veux juste avancer. Alors cesser de pleurer, et puis, surtout, penser à demain. Essayer de le sculpter selon mes envies et mes désirs, pour qu'il me plaise enfin. Qu'il soit à mon image, façonné de mes petites mains colorées.


Édit: J'avais préparé mes cartons, plié bagages, la tête déja dehors. L'esprit vagabondant sur les possibles projets qui naissent...Et puis le "non". Sortie remise. Pourquoi? "Quand on a été hospitalisé 2 ans on peut bien attendre 14 jours de plus non?" La connasse. La grosse connasse. Comme si elle en savait quelque chose elle, j'aimerais bien l'y voir tiens. Elle ne sait pas de quoi elle parle putain. Et je ne peux pas lui en vouloir. Mais qu'elle ne me balance pas des trucs comme ça, sur un ton cinglant. Comme si c'était "ouais ben écoute ma grande, tu l'as bien cherché, maintenant tu l'as, bravo ma belle, et viens pas te plaindre". Après tout qu'est ce que je peux dire, elle a raison. Je ne suis plus à ça près. Mais les "prenez vôtre temps" je ne peux plus les entendre, je sature, je ne sais pas si ils saisissent bien ce que je leur dis, parce que moi je suis épuisée, je vais finir par crever dans ce putain de pyjama bleu griffé "EPSM" [Établissement Public de Santé Mentale] au pays des psychopathes. On ne peut pas parler de sortie à quelqu'un et jouer avec ses nerfs en décalant la date. C'est pour faire, quoi, me tester? Putain, pourquoi? "Oh oui mais vous comprenez une sortie ça s'organise, les traitements, l'accueil de jour (parce qu'ils croient vraiment que je vais venir passer toutes mes journées là bas?), enfin vous comprenez on doit voir ça entre nous. Et puis vous avez perdu un kilo vous le savez "
Ca fait un bon mois qu'on en parle, qu'on me demande de m'organiser, de prendre une décision, et là, ils me sortent qu'ils ont rien préparé et je devrais la fermer? Encore?Et pitié, qu'on m'épargne la sentence du kilo perdu, faut arrêter là. Stop. Fuck. Qu'on ne me dise pas que c'est à cause de ce putain de kilo qui s'est envolé que ma sortie est remise en question, merde, ma vie n'est plus en danger, j'ai repris, je bouffe comme une grosse vache et ...jsais pas. Jsais plus. JE VEUX JUSTE ME  BARRER. SORTIR. LOIN. Je m'étouffe dans ma rage, me mets la pression en m'interdisant de me saigner les bras (et quel soulagement pourtant, certes éphémère, mais...), de me bourrer de cachetons, de me lamenter. Je ne veux plus réagir comme une malade mais comme une personne "normale". Alors j'essaie de canaliser. Mais putain, ça bouillonne. Ca gueule au fond de mon âme, ça hurle. J'ai l'impression d'être une enragée, de crier et de n'être entendue par personne. Tout le monde s'en tape, comme si ce n'était pas grave. Ce n'est pas le fait que ça soit grave ou non, au fond, c'est juste qu'on n'entende pas ce que j'ai en moi, qu'on ne veuille pas voir que pour moi ça compte, merde, c'est pas eux qui sont en cage.
Ah!
Ça fait du bien.
Have fun and good luck.

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Published by [AnO]rchiDeA - dans Crise existentielle
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commentaires

Horell 20/10/2009 03:08


coucou miss.
Je souffre également des mêmes maux que toi, depuis maintenant 2ans, j'ai eu 2 hospit, 4 traitements différents (entre anti-d"presseurs, anxio, somnifère...) et j'avoue que tes mots me touchent et
résonnent à l'intérieur de moi...
Actuellement, je n'en suis pas sortie mais j'y travaille...
Tout ce que je peux te dire c'est de cotinuer à te battre encore et encore et de ne pas lâcher prise même ça va vraiment pas, lâche pas l'affaire! je sais , c'est plus facile de l'écrire et de le
penser que de le faire, mais avec de la volonté, du temps, du soutien, les choses vont s'améliorer!... Plein de courage, de patience et de bonheure que je te souhaite! Je viendrais régulièrement
voir un peu tes nouveaux articles en espérant que tu ailles mieux au fil du temps! ;-) Courage!
by

Horell.


orphee 15/05/2009 11:11

Ca fait  plaisir de lire ces lignes positives... je prends toujours autant de plaisir et d'interet à te lire, pardon si je me fais discrète mais je sui slà par la pensée.Souvent je pense à toi et me demande comment tu vas...Merci d'être toi

orphee 15/05/2009 11:10

Ca fait  plaisir de lire ces lignes positives... je prends toujours autant de plaisir et d'interet à te lire, pardon si je me fais discrète mais je sui slà par la pensée.Souvent je pense à toi et me demande comment tu vas...Merci d'être toi

athena_ 14/05/2009 07:48

Silence...J'espere que tout va bien.Kissssssss

jj 13/05/2009 19:50

Ouhhhh...ouhhhhhhh.... y-a-t-il quelqu'un ???

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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