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8 août 2006 2 08 /08 /août /2006 00:53

Week end flottant.

Entre deux eaux.

Entre les diurétiques, le ffoting, l'alcool et la farniente.

Ne jamais pourtant y être complétement, ni dans la course effrenée ni dans la léthargie.

Week end chargé en passage divers de potes, plus ou moins invités mais bienvenus.

Je me suis noyée dans mes verres en essayant de calculer combien de temps je devrais courir pour qu'ils s'en aillent de mon corps.

Le temps de calculer, ça fait beaucoup de verres, de clopes, de paroles en l'air et dénuées de sens. La conclusion et que j'ai dû courir beaucoup, trop. Forcément.

La conclusion est celle-ci: Demain sera dur. Demain je travaille.

Si je n'ai pas posté ici depuis quelques jours c'est déja que je n'ai pu beaucoup de temps à moi: diverses contraintes imposées par moi-même ne me permettent plus autant de libertés; deuxio, mon cousin et sa copine sont venus me tenir compagnie, et organisent des soirées potes mêlées aux miennes [un sacré programme]; tercio, j'ai un probléme au boulot, dont il faut absolument que je vous parle.

Vendredi dernier, je suis arrivée une heure en retard au boulot. Cause: malaise au réveil, malaise dans le métro. Résultat: Mes jambes me font si mal lorsque je les souléve que je marche à 3 à l'heure. Il faut dire que ce fut une semaine de challenge pour moi, tout cet alcool, ces fêtes et ces débordements, faut bien queje les compense, alros je me suis remise plus qu'activement au footing. Mais trop, comme d'hab. Et donc, la veille de ce disfonctinnement corporel, j'avais couru plus d'une heure [avec comme force mes nerfs], puis 3/4 h de marche rapide. Je me suis couchée à 3h du mat', et ai espéré pouvoir me lever comme tous les matins pour aller bosser. Mais non.

Lorsque je suis enfin arrivée, la chef ne m'a trop rien dit, j'étais soulagée. Puis elle me regarde avec un peu plus d'approfondissment et me dit, ah oui, t'étais fatiguée? je réponds vaguement tout en me préparant activement à la tache.Elle me sort que de toutes maniéres l'autre connasse dont j'ai déja parlé dans un article précédent,que cette grosse conne lui a balancé que je mangeais pas assez, et que c'est normal et bla bla bla. J'ai cherché furtivement dans mon sac un truc à prendre, je sais pas, un truc qu ferait diversion, comme si ce putain de sac allait me sauver, comme si il allait me dire, tiens la sortie c'est ici! Pendant toute la journée je me suis fait engueulée, parceque c'est un métier ou faut BOSSER, qu'il faut des forces, que sinon je pouvais rentrer chez moi, que c'était vraiment complétment con de vouloir maigrir là ou j'en étais, qu'elle avait remarqué qu'y avait un truc qui clochait de toutes maniéres, que que que...Dans ma tête ça résonnait et ça en devenit inaudible, juste un lointain bourdonnement désagréable. Puis elle s'est tue, et elle est repartie. Elle est revenue avec une part de tarte. J'en prends, je grince et garde bonne figure. M'ne re-propose, je murmure un non merci poli.

J'ai vite repris la part qu'elle me tendait vigoureusement. A son regard, j'ai vite pigé que je n'avais pas le choix. La journée a repris son cours normal.

{l'autre savourait ce moment, ce moment où elle me voyait contrainte à ingurgiter quelque chose}

Je respecte ma responsable, vraiment. Elle doit être l'une des seules personnes au monde à ne "pas voir" la maladie, elle ne s'attache pas à ces choses là, le nez dans le guidon, elle vit pour le boulot, pour que ça tourne, maniaque de la mort.  Elle ne dépense pas son energie à savoir sii oui ou non son équipe se porte bien, pas le temps. POur rattrapper mon retard, je vais lui proposer de bosser une heure de plus demain. Mais je...je ne sais pas si en m'excusant je dois lui expliquer aussi. J'en sais rien. Clore le dossier et faire style de rien ou...M'excuser en lui disant que je fais tout mon possible, lui raconter la situation dans les grandes lignes, sachant qu'elle est trés contente de moi jusqu'à maintenant; elle dit que je suis une usine à moi toute seule, et que j'ai déja fait énormément.

J'éprouve en plus une sorte d'admiration  pour cette femme qui ne ma facilite pas la tâche. Sur le coup j'aurais pu me fondre en excuse, lui raconter toute ma vie, chercher un appui maternel, un regard compréhensif.

C'est ma chef, et on fait pas ça au boulot. J'ai toujours eu ce probléme. Chercher la maternité chez des profs, des collégues...ma psy...

 

 

 

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commentaires

Bluebell in hell 10/08/2006 10:55

Bonjour Anorchidea!
je viens o nouvelles,pleine de talents tues jolie tu travailles, ne t'abimes pas davantage et ne tient pas  compte d eventuelles remark ou d regards (méprisants?) d'autrui.J'ignore ton poids ta taille, mais voilà si tu te plais ainsi et pas autrement c'est une chose, mais ne descend pas davantage afin de preserver ta petite santé, et puis trop bas c pas tres joli, or toi tu es ravissante.je te fais d'enormes bisous.A bientot, courage, prends soin de toi la belle.

[AnO]rchiDeA 13/08/2006 18:15

Bluebell, quel plaisir de te voir ici..;ça faisait si longtemps...je passe souvent sur ton blog, sans bcp de résultats , mais je pense que ce n'est pas plus mal..;parfois je me demande si les blogs...
Je t'espere en forme en tout cas et merci pour les compliments...

Laure 10/08/2006 01:53

Une question :
 Qu'est ce qui , selon toi, pourrait te faire guérir?

Hush 09/08/2006 23:22

pas facile facile de se faire traiter en temps que "machine" dans le sens "t'as du taf, prend du carburant", mais est-ce que ce n'est pas mieux que les regards de l'autre abruti?Tu es une magnifique perle, ne t'abime pas...

[AnO]rchiDeA 09/08/2006 23:32

C'est pas facile, mais je préfére une réaction comme celle-ci plutot que de l'apitoiement je crois...et puis c'était dit avec tellement de franchise mais en meme temps avec tact, que je l'ai accepté sans sourciller, je ne lui en veux même pas. Et elle est dans son droit, c'est normal aprés tout...Quant à l'abrutie de service, lol, no comment. J'ai cru aujourd'hui que j'allais lui arracher la langue, c'est marrant les gens qui savent jamais la fermer hein?
Take care, you're so beautiful...

princesstrash 08/08/2006 21:58

hum sympa la chef: t'en veux? , -non merci,-mais si t'en veux je vais te la faire bouffer par les trous de nez! puis l'autre elle peut pas se meler de son cul? aller faire la faillotte..pffff j'imagine la gonzesse...
je m'imagine a ta place "ne perd pas la face" enfin surtout ne craque pas la miss. ton message m'a enormement fait plaisir. je t'embrasse

[AnO]rchiDeA 09/08/2006 23:34

^^ Je pense que t'imagine tout à fait lol
C'est ton article qui m'a fait plaisir la miss :0044: continue surtout...

Diane 08/08/2006 16:06

Je dois t'avouer que ton état m'inquiète ma belle. Je rentre à peine d'Angleterre et j'aurais aimé te savoir en forme. On espère, on attend toujours ces choses là, comme si en s'absentant quelques temps, tout deviendrait comme on le souhaite au plus profond de nous.
Prends soin de toi
Contente de te relire
Gros Bisous

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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