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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 17:52
Vous n'imaginez pas comme écrire tout ça m'a fait du bien. Même si j'ai beaucoup hésité à le faire. Je n'avais ni envie de choquer, ni qu'on se dise, attends, la fille elle nous fait le coup des TCAs et maintenant c'est une tox, mais qu'est ce qu'elle veut? J'ai eu très peur d'avoir des jugements désagréables. Je n'en ai pas eu, ou alors, mutisme. Il faut savoir que c'est un truc qui date depuis longtemps, et la première fois que l'on m'a mise en psychiatrie, c'était avant tout pour me protèger de mes addictions. Je n'avais pas le droit de sortir pour éviter que dans le parc je ne fasse de mauvaises rencontres. Alors, ce n'est pas un caprice...juste un truc que je n'avais jamais pris au sérieux et qui ne valait pas la peine d'être évoqué.

Je me suis lâchée ces derniers temps. Dans tous les sens du termes.
Quand on est dans le truc, dans l'euphorie, dans les rires et l'insouciance, on se fout pas mal des conséquences. On prend ce qui est bon à prendre. Quand j'ai dû tout raconter au médecin, et aux infirmiers, c'était un peu le retour sur Terre.
Lundi, la psychiatre m'a demandé de tout noter. Mes consommations.
Quand j'ai dû prendre mon stylo pour tout détailler, je me suis sentie affreusement mal. Honteuse. Alors j'ai noté jour par jour, sans mentir.
Et là je me suis dit, merde.
Et énième soirée hier soir. "Whouaaah mais toi t'es trop forte, t'es no limit"
Sourire jaune.
C'est vrai que je suis celle qui est toujours partante, toujours motivée, toujours à fond. Et celle qui finit toujours arrachée, le sourire aux lèvres, mascara coulant et clope fumante. Pas bourrée à terre -j'ai du mal à atteindre ce stade maintenant- mais fortement éméchée. Enfin bref, jsuis celle qui gueule comme un putois pour remettre de l'ambiance. Celle qu'on vient voir quand on a besoin de trucs. Et c'est vrai aussi que pour me stopper, il faut que le jour me rattrappe, ou qu'il y ait vraiment de bonnes raisons, des contraintes...
Quand j'y pense, j'aime être comme cela et j'imagine que c'est pour ça aussi qu'on m'apprécie. Mais le coup de la feuille blanche à noircir avec tous ces produits, ça m'a calmée. J'ai observé les autres hier soir. Et il y a un moment donné où les limites des uns et des autres apparaissent. Le moment où on sort les bouteilles d'eau et les softs pour calmer le jeu. Et moi je trinque à la vodka.On s'est déja étonné de ma sacré descente mais ça m'a toujours fait rire...jamais je me suis posé de question. Là, je me dis, putain, je m'y suis accoutumée ou quoi? Et quand, à la fin, pour redescendre je commence à rouler de l'herbe et qu'on me dit, toi,t'es une dingue,j'ai jamais relevé, j'ai toujours souri comme une demeurée. On pourrait se dire, ouais, c'est ça, c'est pour faire la maligne. Mais même pas. Tout ce que je me dis, c'est tiens, aller, on se pose, va falloir aller dormir, un joint ça t'aidera. Réflexe.
Et pour les autres trucs; non, tout le monde n'en n'a pas besoin. Non, tout le monde n'arrive pas avec son gramme en poche en soirée.
Putain, c'est quoi mon problème? Ça me rassure de prendre tous ces trucs. Au moins, je suis sûre de tenir. A quel prix.
J'ai téléphoné au centre qu'ils m'ont conseillé. Rdv le 17 à 9h.Reprise d'un espace de parole régulier. Parce que ma psy adorée, celle de toujours est malade. Depuis des mois déja, j'espère juste que c'est moins grave que ce que je m'imagine. Enfin bref. L'autre psychiatre m'a déniché un "infirmier réfèrent" au cmp. Ça me fait vraiment chier de devoir faire l'effort de reconstruire une relation avec un inconnu, mais bon. "C'est nécessaire". Et je le pense aussi.







Anamnesik: Je suis restée 2 ans dans un foyer psychiatrique. Là bas, tu as LA psychiatre (la chef des chefs lol), les infirmiers et éducateurs. C'est une structure de 10 lits maxi. Ce sont eux qui géraient mes permissions, j'avais des activités thérapeutiques, et des rdv médicaux réguliers. J'en suis sortie le 20 mai dernier, mais dois y retourner toutes les semaines pour préparer mes piluliers et réajuster mon traitement s'il le faut. Je vois donc souvent la psychiatre, qui me chope entre 2 rdv selon les nouvelles. Je suis par ailleurs suivie au CMP (qui fait partie de la même structure) par un autre psychiatre, et une psychologue, qui est, malheureusement malade depuis un bout de temps, comme je l'explique un peu plus haut. Voilà!




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commentaires

http://www.vip31-badminton.fr 13/07/2016 04:53

Dès que j'ai le temps je mets en ligne mes créas!

Liza 20/09/2009 04:45

Putain ça fait une heure que je cherche sur ton blog un mot trop poignant qui m'était adressé ... les vaisseaux claquent dans mes yeux, je vois plus l'écran, je suis en sevrage brutal sans toubib d'un médoc craignos, et un autre je prends la moitié depuis hier, alors ma puce, petite soeur que j'aime, tu imagines ... toi, tu sais . Je voulais te remercier, te dire combien je pense à toi, à "notre" histoire, à notre combat, à la tendresse, t'es belle, tu me bouleverses, j'ai peur pour mes yeux, je tremble, faut que j'arrête je vois plus rien, mais je pense à toi si fort ... T'es bien plus courageuse que moi, tu sais bien que je crois en toi ... Love ... *emotion*Liza

Liza 19/09/2009 04:33

Je pense à toi, j'ai hyper mal aux yeux ... conséquence de tout ce que tu sais, et je sais pas ce que je vais devenir . Je t'M . Liza

Milie 18/09/2009 23:56

Coucou !Je compte répondre tranquillement à ton commentaire en lien avec le TPBorderline. Plus tard.Pour le moment, j'avais juste envie de partager un évènement avec toi : moi aussi je dois changer de psychiatre et renouer une relation. C'est vrai, j'étais peu attachée au mien en comparaison avec ce que je lis chez toi, mais bon, je comprends à quel point ça peut te saouler ...Enfin, sait-on jamais, peut-être que le prochain sera encore mieux ?

Anamnesik 15/09/2009 02:04

Merci pour l'explication, je ne crois pas qu'on ait ce genre de structure dans ma ville (les CMP si, çaje connais bien). Je crois que ça m'aurait bien aidé à un moment donné. Bon moi c'est TCA, alcool, abus de médocs, l'herbe occasionnellement, mais jamais rencontré autre chose sur ma route heureusement, j'aurais très mal fini.Là c'est différent, une bataille de tous les jours. J'avais quasiment arrêté l'alcool, mais je suis partie quelque chose et j'en ai repris l'habitude, faut tout recommencer pfff... Bon c'est essentiellement que du vin mais ça peut être une bouteille par soir, pour certains c'est rien, pour d'autres beaucoup, tout dépend...C'est vrai que le poser, surtout par écrit, ça aide...D'ailleurs j'ai vu que tu m'avais écrit, je vais réponde là-bas... Courage pour la suite, biz ***

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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