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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 08:10




Je me retrouve encore écumant la blogosphére à la recherche de quelques "cas similaires" au mien. Parceque ça fait toujours moins peur quand on n'est pas seule.

C'est egoïste ["ouf elle est pire que moi"], je le sais, mais c'est rassurant.

Je n'avance pas je rame...et rien ne se passe comme je veux...
Je ne veux ni être Trop, ni être Pas assez, mais l'équilibre qui renvoie à la normalité me flippe.
Alors voila, le cul entre deux chaises et les décisions qu'on prend à ma place, parceque je ne suis plus apte à savoir ce qui est bien ou non pour moi.




Je ne souffre pas d'anorexie mentale,
"juste" de troubles anxieux.
Auxquels la réponse est l'anorexie, la boulimie, l'alcool, les excés, puis d'autrees addictions aussi.
Parceque donner mon corps en esclavage est une discipline dans laquelle j'excelle.
Comme si c'était jamais assez. Parceque pour me calmer je prends ce qui vient sans réfléchir, pas le temps, le frigo plein, une vodka, de l'herbe, vite.
Et on se "lave" à coup de privations, de diurétiques, de laxatifs, pour être toujours plus "propre". "Saine". Tu parles.


Je cherche l'apaisement , et me plonge dans l'autodestruction avec acharnement.
a l'hopitâl, on me répéte encore et encore que j'ai du pain sur la planche. J'ai envie de leur hurler que ce n'est pas en me le disant 50 fois par jour que cela va m'encourager.
Au contraire.
Enfermée dans une petite boîte avec une belle étiquette, et je ne sais plus en sortir.
Tout devient source d'angoisse, je me dis souvent que tout ça est ridicule et c'est avec souffrance que je m'aperçois que je ne peux pas faire autrement.
M'avouer que je ne suis pas la plus forte.
Que le contrôle qu'on pense trouver dans l'anorexie est illusoire.

Je vogue sur les pages web et m'insurge contre ces pro-anas, devant l'indécense dont elles font preuve, le
manque de respect aux malades, et l'immaturité dont elles font preuve.



Je me rends malade toute seule devant mon écran, tout en sachant que ce n'est pas en les injuriant qu'elles disparaitront. Je regarde mes petites soeurs et me dit que cette société devient complétement dingue, et que j'ai peur pour Elles. Les mensurations barbie ça n'éxiste pas, les photos retouchées découragent alors qu'elles sont fausses, vicieuses, nous dirigeant vers un idéal utopique.
Un idéal impossible, et qui de surcroît ne plait pas à la gente masculine.


Société paradoxale, chaotique encourageant la folie, je me regarde dans la glace et c'est une série de claques qui me frappent lorsque je m'attendris sur mes côtes saillantes, sur ces clavicules indécentes, sur ces fesses aux courbes agressives. Je descend et regarde ces drôles de genoux violets, qui ont l'air de se cogner en permanence lorsque je me mets à marcher comme un pantin.

Je sa[tue]re.

Je sature à la vue de toutes ces informations, je me décourage en lisant tous ces blogs de filles qui s'entrainent à jouer avec la mort, j'ai envie de gerber.
J'écoute patiemment les médecins, leur diagnostic, à moitié fiére, à moitié coupable, ces 2 sentiments ont du mal à cohabiter. Euphorique devant cette aguille qui penche vers la gauche, effrayée devant les résultats d'analyse de sang que je fais réguliérement. ("pour constater l'évolution").
Doit on parler d'évolution ou d'involution, voire régression?
La psychiatre me parle d'anorexie comme d'un trouble archaïque et donc primitif, je lui donne raison.
Tout cela raisonne, je me trouve puérile et immature, surtout futile.

Une fois cette autoflagellation effectuée j'essaie de relever le niveau  en me plongeant dans les nourritures intellectuelles et spirituelles, au goût de perfection, d'ascétisme féroce et de perfection.
On ne me le reproche pas, mis à part une reflexion terre à terre qui m''explique que s'il n'y a pas de carburant dans le cerveau, mes lectures je peux me les foutre au c**. "On" me démontre mon fonctionnement, je me dis alors que je suis si prévisible...c'est décevant.
J'ai soif d'excellence, de pureté, tout ça me donne le vertige et je me réduits à  un être juste humain.
J'ai du mal à encaisser.

J'ai appris vendredi dernier que je n'étais pas apte à reprendre les cours en septembre, coup de latte dans les dents, je vomis mon dégout, moi qui étais la plus forte me voila diminuée.
Je tente de trouver des formations par correspondance, mes fameuses études de psycho, niark quelle ironie...
Bref.


J'en ai encore pour quelques mois.
Je croyais sortir en septembre.
Visiblement j'ai pas fait ce qu'il fallait.




  trY agaIN 
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commentaires

sand 31/07/2007 03:42

ma belle je voudrais je regrette tellement que tu ne puisse voir le bout de tout ça en te concentrant sur ces études qui étaient pour toi une échappatoire, la seule issue possible

je te soutiens, je sais que c'est si peu, surtout venant d'une détraquée comme moi qui te ressemble tant malgré la blogosphère qui nous sépare
mais vraiment je pense fort a toi

comme d'hab' je pars en espagne après demain, je me connecterais de temps en temps, n'hésite pas à me donner de tes nouvelles

gros bisous ma belle

lots of love

Diane 30/07/2007 22:20

J\\\'ai parfois l\\\'impression que l\\\'on pourrait tracer une parrallèle entre nos deux phases, nos deux chemins...Oui je viens par ici pour retrouver ce que je vis...cette angoisse, cette peur d\\\'un trop, cette exaltation du trop peu qui devient danger...ou qui l\\\'est plutôt mais apparait trop tard comme tel devant nos yeux...
Insupportable réalité, celle de balancer entre deux extrèmes, toujours à danser sur un fil, courir d\\\'un bout à l\\\'autre...essyant d\\\'échapper à quelqu\\\'un ou plutôt quelque chose...Cette foutue normalité que notre corps et notre esprit devraient attraper, comme une nouvelle maladie mais qui elle ferait vivre, tenir vers là où on doit aller...mais où ? quel est cet horizon invisible ?
J\\\'ai foi pourtant en cette putain de vie, j\\\'ai un espoir qui me brule comme un acide ce qu\\\'il reste de mes entrailles...je me bats avec lui pour les autres. Et je crois que tes mots sont un peu ceux d\\\'un ange, qu\\\'il y a chez toi une poésie, une ame qui te trainera si tu te laisses faire sur un terrain bien plus fertile que celui des fleurs du rien. Mes mots sont peut être sourds pour toi mais ils me font écho.
Je ne veux pas te servir un discours que tu aurais entendu mille fois...mais qu\\\'importe le temps que ça prendra, en guérissant...en vivant...le jardin sera plus beau...
J\\\'aimerais avoir ta force, ton courage pour franchir ce pas...peut être faudrait il toucher cette extrème limite et que le STOP soit plus virulent...
Je pense très fort à toi
Je t\\\'embrasse
Take care

Sid 29/07/2007 19:42

Te revoici... Ne te décourage pas belle Orchidée. Personne ne pourra s'en sortir à ta place. Ce n'est pas en te le répétant qu'Ils parviendront à te sauver, mais ils ne peuvent pas savoir ce qu'il faut, puisque quoi qu'Ils fassent, rien ne conviendra. Cette maladie est bestiale et vicieuse, Pour ce qui est de notre raisonnement, une fois qu'on a su repérer comment on réagit devant la maladie, c'est si simple de comprendre. Mais pas de se mettre à la place des parsonnes en détresse. Vouloir s'en sortir tout en rejettant la normalité obséquieuse... Comment faire pour ressentir... Notre image et celle qu'on désire voir de nous et que les autres voient est conditionnée par tous ces clichés, ces photos sur du papier glacées retouchées par ordi nous ont habituées à une norme anormale, amenée à faire le sacrifice du bonheur... (Et dire que je veux être graphiste.... je me dégoute) Et encore, l'image... Ce dégoût de soi, la volonté d'effacer les souillures du passé en se purifiant le corps, se détruisant complétement l'organisme... NON NON NON !!! Tu n'es pas GAME OVER, ta vie ne sera jamais un jeu. Le try again si tu veux, j'accepte de te l'entendre dire. Il ne faut  pas renoncer, tu as trop souffert et souffre encore trop pour te laisser abattre. Tu es suffisamment intelligente pour prendre une année en cours et je sias que si jamais ce n'est pas le cas, tu ne resteras pas a rien faire et pendant de temps que tu considéreras perdu, tu continueras à te cultiver et à éléver ton inteligence, car tyu en es assoiffée. Tu as besoin d'être informée, de savoir, et c'est bien  Rien que cela est évocateur de ce que tu vaux, j'ai entièrement confiance. Il te faut du temps, chauqe chose en son temps etil n'ets aps quetsion de ce qui devait ou non faire. Il y a des choses que tu ne peux pas encore maitriser, c'ets un travail sur soi très difficile et les échecs nous poussent à continuer, se relever et se battre. Je le répète, du temps, du temps il faut que tu t'en laisses et qu etu souffles....Tu es forte Orchidéa, tu parviendras à frnachir e pas de la guérison et laisser derrière toi tous ces instants douloureux. En attendant, il aut continuer la guerre, bataille après bataille.  (Fais ce que je dis, pas ce que je fais) Je sais que tu n'en peux plus, ça se lit. Tu es à bout, et tu ne trouves pas de solutions, mais ne te laisse pas aller à la fatalité, ton combat sera une réussite car tu es entre de bonnes mains. Ce début de guérison est dure, houleux, mais il est nécessaire. Il faut tout laisser tomber pour tout reprendre du bon pied. Tes études, tu les réussiras, parce que tu es psychologue, tu sais analyser ce qu'il se passe en soi. Et que l'anorexie fait comprendre bien des douleurs. La douleur est universelle... Bon courage, ne baisse pas les bras et reste sur tes gardes, la maladie ne doit pas te reprendre même si c'tes plus faile à dire qu'à faire et que tu es en plein dedans. Entre tes deux anges d'épaules et en pleine hésitations,  je maudis ces eaux troubles. FUCK les étiquettes, jolie fleur, et garde mon sourire dans ta poche, pleine d'espoir. Si tu peux et veux correspondre, fais le moi savoir  ici ou chez moi, ce serait avec plaisir. A bientôt, de meilleure forme j'espère. Je crois toujours en toi. Sache que tu as le droit d'être perdue, de ne plus y croire. Ce n'est pas grave, mais il faut reprendre le dessus... Je te fais confiance. Enormes bisous, pour un courage gros comme ton coeur. Tiens le coup. Delph

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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