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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 21:42
Je Sors de l'hopital pour ma perm' du week end. Je voulais tenter une nuit toute seule chez moi mais cela n'étant pas une trés bonne idée [paraît...] je vais passer le week end chez mon pére.

Je suis un peu merdique en ce moment, faut le dire, moral dans les chaussettes et tête dans le CuL lol. Je sais pas pourquoi mais je commence à faire chier le monde avec les sautes d'humeur...j'en suis consciente et ne m'étonne pas des réactions que je suscite.
Parfois je fais ma tête à claquse et provoque un peu, pour voir ce que ça fait de repousser les autres dans leurs retranchements, tout ne devient que jeu et les défis sont engagés, les challenges de plus en plus haut, je me casse un peu la gueule aprés, mais c'est tellement grisant.

Je m'assomme de cachetons en attendant demain, i-pod graffé aux oreilles en pemanence, je refuse la pollution sonore de la ville, et les conversations débiles du métro, ça me rend dingue d'entendre les pintades piallier...bref on s'en contre fout

J'ai tellement envie de remonter putain j'y laisse des plumes, moi qui me pensais si indépendante, me voilà aux crochets d'une série d'addictions où le contrôle, malgrés ce que je croyais, n'existe pas.

Je me prends des claques à l'hopital, les dialogues sont rares et brefs [je n'arrive pas à faire plus  ] mais tout aussi intenses. Des éléments entrent en ligne de mire, des éléments que j'avais oublié [volontairement?], ou plutôt occulté. Le regard de cette nouvelle équipe est percutant et me guide subtilement, en me suggérant l'air de rien des nouvelles problématiques...clac dans ta gueule, je regarde ou j'en suis et me dis quelle petite conne...et je me reléve encore une fois, juste pour leur montrer que je résiste, jeu dangereux dont l'issue est inconnue...Question de fierté débile -je l'accorde-

Cela fait environ 4 mois que je n'ai ni bu d'alcool ni fumé, parfois ça me manque, beaucoup. Parfois j'en ai  juste envie, c'était tellement plus facile de glisser dedans plutot que de se confronter à la réalité. PLus facile de fuir, de courir avant que la verité ne nous rattrappe, courir, encore, s'essoufler, agoniser.

Hurler aux autres la douleur, tenter d'expliquer, puis le silence, bloquée dans l'incompréhension des autres...Je ne peux en vouloir qu'à moi-même, sans jouer les victimes, jsuis pas une victime, on a toujours les rênes de la vie en main, faut pas se leurrer.

J'ai repris activement les crises de boulimie et n'ose pas encore à en parler avec le personnel, tout ça est tellement humiliant, d'en être réduite à l'état animal, instinct primitif de survie...

Sursaut de lucidité où je me demande encore ce que je brasse ici, 5 ans de foutus et moi je ne fais que regarder le temps passer tout en me gavant de cachetons en espérant que cela ira mieux demain. Aprés...
Un jour.
Comme ils disent, j'ai au moins l'optimisme pour moi
[ben vaut mieux sinon on peut s'organiser un sucide collectif!]


Mais la question n'est pas là, il y a trop de choses à voir, à découvrir, à rencontrer, à gouter, sentir...
Je regarde toutes ces images de paysages divins, je lis des mots emplis de sens, écoute de la musique qui me retourne les tripes, regarde mes petites soeurs grandir, j'ai peur pour elles, mes coeurs à moi, je regarde mon frére me dépasser, avec sa voix d'homme qui cherche maladroitement à m'aider...et puis les 2 autres, hyperactifs...[ben ouais, c'est mes fréres]

Bref...je me dis que ça serait bien salaud de tout lacher d'un coup, de se laisser couler doucement, trop facile, non, moi je refuse et décide de relever le défi, aprés tout putain j'y ai le droit aussi, de me faire ma place au soleil, faire des feux avec les potes à débattre d'un monde utopique, qui devient de plus en plus psychédélique la soirée passant...^_^

Je me dis, la chance que j'ai de les avoir, la chance d'avoir de tels piliers, d'être entourée par des personnnes qui me supportent, malgrés mes travers, les hauts les bas et les crises de nerfs, malgrés quelques hibernations ou je fais la morte, ils persistent et sont là.

Depuis l'hopital je sais qu'ils sont derriére moi, je me deteste de leur mentir parfois, mais il y a certaines choses qui sont terriblement difficiles à encaisser alors si en plus faut alerter tout le peuple...

Bref, trêves de reflexions stériles, je m'en vais dans ma campagne, voir mon paternel avec un plateau télé devant une grosse connerie à la télé, ça c'est le pied.
Finalement, je me conteterai de pas grand chose, juste un peu de serenité...



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commentaires

Sid 12/08/2007 20:52

Tes mots résonnent comme un entrain d'espoir. C\'est positif, positif. Et ca fait plaisir. Les saute d'humeur, les ras le bol de tout et les putain que le monde et les gens sont chiants. Puis lautre personnalité qui s'exprime : bon, on a du chemin à faire, la vie peut être belle, si on le veut. AHAH. Et il faut se retrouver là dedans... Il faut faire le tri après, c'est ça qui est chiant. Faire le tri de tout. Et je vois que tu a toujours cette volonté. Rha mais tes mots sont salvateur, ici ou ailleurs. Ca fait plaisir. Tu ne peux que t'en sortir. Tes amis t'attendent et tu le sais. Parce qu'on n'est seul dans sa tête mais que l'humain n'est pas fait pour vivre avec sa seule solitude. Comme les loups. Tu t'ouvres et constates que finalement, c'est chouette les potes. Que oui, tu es malade que c'ets pas facile d'en sortir. Mais le passé est derrière et faut pas culpabiliser pour lui. L'avenir est à toi, je te souhaite plein de bonheurs.J'espère que tu as profité de ta sérénité. Que le petit bonheur d'un  quotidien a pu te ravir un instant malgré les soucis de compulsions. Bon courage Belle Orchidée, le chemin est long mais tu avances et plutôt bien. Ca se souligne et surligne dans tes post et c'est vraiment beau de lire ton optimisme. Le suicide colectif, c'est aps pour maintenant, on attendra d'avoir une bombe nucléaire au dessus de nous pour y penser. En attendant, continue. Même si les dialogues sont brefs, ils sont là quand même. C'est deja bien. De beaux efforts.See you. Keep your smile. Et sinon, regarde dans ta poche, il y sera peut-être. Allez, see you later. Et merci de venir dans ma grotte mal entretenue en ce moment :) B'zous, j't'envoie toute ma motivation !

Diane 11/08/2007 23:23

Ma belle...

Je suis heureuse de te lire à nouveau, car comme tu l'as écris souvent c'est parfois rassurant que de sentir notre souffrance partagée, que de voir que certains trouvent les mots que nous n'avons plus.
Dans tes mots l'espoir a tout de même remplacé une certaine fatalité, qui parfois donnait l'ordre d'un laisser aller.
Mais là ce sont les mots du combat même si bien entendu la guerre est rude et les batailles bien nombreuses. L'objectif, le butin c'est cette sérénité tant recherchée, une vie où l'on pourrait appréhender une certaine liberté (moins de dépendance, moins de calcul). Finalement être soi au milieu de ce qui illumine la vie et mettre dans un coin les ombres...du moins leur passer au travers, surtout ne plus les laisser nous envahir.
Tu ne regardes pas le temps qui passe, tu luttes et ce n'est pas une mince affaire...
Alors continues ma belle, acharne toi, appuie toi sur tes essentiels, ces piliers si solides...
Take care
Je t'embrasse

Lisanka 11/08/2007 10:44

Ma belle, je voulais juste te dire que je te soutenais à fond, que je pensais à toi, souvent. On ne se connait pas mais ce qui transparait chez toi, malgré tes addictions, c'est une volonté de vivre. Sinon, à mon avis, tu ne serais déjà plus là depuis bien longtemps. Acroche-toi à cette envie. Dis toi que l'alcool, la clope, et tes autres addictions t'empêchent de te poser les vraies questions, celles qui font mal, à commencer par:
- qu'est ce que je veux faire de ma vie?
- pourquoi je suis sur cette terre? Pourquoi je veux vivre?
 
S'autodétruire ne mène à rien. Pourquoi vas-tu si mal? Cette question, même si elle est douloureuse, tu dois te la poser, affronter la réalité, face à face, plutôt que de fuir. Je ne te juge pas, j'étais pareille. Anorexique, boulimique, mal en moi. Je m'en suis sortie, dans la douleur.
 
En renonçant à:
- me différencier par la maigreur
En acceptant:
- de faire des choix définitifs, des choix qui me plaisent à moi, pas forcément aux autres
* des choix d'orientation
* des choix de vie
* des choix de fréquentation: j'ai viré certains pseudos amis de mon entourage. J'ai cessé aussi de vouloir me créer un personnage, une identité. je suis celle que je suis, point et si ça ne plait pas, tant pis et même tant mieux.
Cesser de vouloir plaire, d'accepter des trucs qui ne me plaisent pas, me faisaient mal.
* Cesser de culpabiliser pour des problèmes de famille pour lesquels je n'étais pas responsable.
 
Cette guérison là demande beaucoup de temps. Sans t'en rendre compte, tu avances, pas à pas. En acceptant de faire confiance et de sortir de qui fait mal.
 
Je te souhaite cette guérison-là. Beaucoup de courage ma belle. Je t'envoie des ondes positives par brassées :-)
 
Lisanka
 

fred 11/08/2007 01:59

Bonjour Jolie Princesse
Je sais que la route vers ta guérison est cahotique et glissante.Les hauts et les bas que tu vis sont deroutants par leur amplitudes, mais vois-tu , il y a quand même des hauts. Et ca c est déjà un progrès.C' est tout en haut que tu mérites d 'être , bien sûr ça glisse alors tu redescends..Mais tu verras que petit à petit tu descendras de moins en moins bas et  tu resteras en haut de plus en plus longtemps.Jusqu' à t' y intaller definitivement.
Ne sois pas trop dure avec toi-même.Je sais je me répète..mais je ne suis pas encore sénile...;-)Ta famille est le coeur de ton équipe de soutien.Ils ne te supportent pas....ils te soutiennent, t ' accompagnent, t ' appuient.Ils seront toujours derrière toi, comme nous tous.Ne te retourne pas , ces cinq dernières années n' ont pas été foutues en l ' air, elles sont simplement une période difficile de ta vie.Et regarde autour de toi, tu es loin d 'être scotchée sur le bord de la route à contempler to existence qui défile.Tu nous montre tous les jours que tu te bouges et que tu veux t' en sortir.Je sais, connaissant ton caratère et ta soif de vivre, ca ne va surement pas assez vite pour toi.Sois patiente ça va accélérer tranquillement, jusqu' à ce que tu trouves le rythme qui te convient le mieux. Après, ca roulera tout seul jusqu' à ta place au soleil.Tu la mérites.
C' est bien de te retrouver avec un style un peu plus rapide et agressif à l'égard de la maladie. Tu sors tes épines Jolie Fleur et c' est omme ça que tu vas t'en sortir.Ca fait plaisir.
Profite bien de ton week-end et repose toi car la guerre sera longue.Tu es partie pour gagner , ne te pose pas trop de questions.Tu es une femme extraordinaire et rien, même pas toi ne pourra me convaincre du contraire.
Je suis très fier de tes progrès et très content de ton optimisme.
Prends soin de toi Jolie Orchidée.
Fred
Ps: Chacun de tes pas vers la guérison est une leçon que tu nous donne a tous.Merci d' exister et d' être ...toi, tout simplement.

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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