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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 11:12

La crise, je vous dis, la crise. ce qui suit est un peu l'accouchement d'un long cheminement (tu parles, onze putain d'années) qui m'a un peu bouleversée ces derniers temps. A tel point que tout le monde pense que je fais une rechute. Que je m'en sors pas. Que je suis folle. Ça suscite beaucoup d'incompréhension, ça c'est clair. Et au boulot, j'ai tellement l'air d'un zombie tout droit sorti du clip de Michael qu'ils se demandent si ils me vireraient pas, comme ça. (ce dernier élément, si je l'évoque comme ça, c'est que je préfère, parce qu'autant vous dire que quand je l'ai appris, c'est comme si j'avais reçu l'épée de l'autre là, dans le dos. Comme ça, une grosse tarte dans ma gueule émaciée)

 Je le trouvais beau mon quinquennat. Beau comme un bourgeon de printemps qui allait s'épanouir, enfin. Mais le bourgeon que j'ai laissé mûrir, pour le printemps, c'est l'anorexie. Je l'ai vue naître en moi, et au lieu de prendre mon sécateur pour laisser mûrir les autres bourgeons, je l'ai observé grandir, grandir encore, puis éclore. Il est un peu précoce cette année, et un peu en trop, aussi. Mais il est là maintenant, ou plutôt, "elle" est là. Aussi belle qu'insolente, aussi laide qu'épineuse.

Je ne sais pas ce qui se passe. Ne contrôle plus grand chose. Ma mère non plus, d'ailleurs, à son grand désespoir. Je l'ai adorée, haïe, puis la laisse revenir, parce que j'ai besoin de ses bras, j'ai besoin de laisser ma tête choir sur son coeur, sur sa poitrine. Celle qui dit m'aimer si fort et qui m'oublie le reste du temps; déstabilisant pour une enfant. Mais aujourd'hui je suis comme elle, instable, inégale, entière aussi. Quand on est adulte c'est plus facile de décortiquer et d'analyser. Mais le résultat est déjà là; je suis le fruit d'une passion avortée, le fruit de l'erreur, le fruit de nombreuses disputes, d'un père bipolaire et d'une mère qui a sûrement ses propres démons. Alors je me suis construite à ma manière. C'est aujourd'hui seulement que je porte un regard nouveau, grand du recul nécessaire à la maturation; mais j'ai mal. J'ai mal d'avoir aimé, adulé, adoré...des parents qui m'ont portée avec douleur et déchirement, maladroitement parce que trop jeunes, parce que trop...je ne sais pas. Je ne sais plus. Le problème c'est que c'est leur histoire et pas la mienne, sauf que moi, j'y ai laissé un peu de ma peau. Et il ne reste que les os pour témoigner de mon enfance aujourd'hui.

Puis ce viol, ce viol qu'on enjolive, ce viol qui tombe à pic pour tout expliquer, ce viol qu'on voudrait voir tout porter, coupable. Source. Mais non, et j'en suis moi même désolée mes très chers parents. J'aurais voulu moi aussi ne pas vous jeter la pierre de mon mal-être, j'aurais voulu encore vous voir comme des stars infaillibles, des êtres si parfaits que vous en étiez inabordables, mais la perfection, ça n'existe pas, même si j'y crois encore très très fort. La perfection c'est mortel, c'est éphémère, c'est l'instant, que l'on voudrait capter pour l'éternité et qui s'échappe entre nos doigts griffus. La perfection...non, décidément. J'ai tout fait pour vous rassembler, j'ai tout fait pour être la fille parfaite de parents modèles, mais ça n'a pas marché. Car aveuglés par vos propres égos, vous n'avez pas vu que j'essayais moi aussi d'exister. D'exister dans vos yeux, dans votre regard, dans vos gestes. 

Pendant des années je me suis battue contre les psys qui disaient que du mal de vous. Je ne voulais pas voir, et pire encore, vous enlever du joli piédestal sur lequel je vous avais installés, comme le couple en cire de la pièce montée. Je me suis mis des oeillères, vous ai protégés comme jamais, comme vous ne l'avez jamais fait pour moi d'ailleurs. Alors pardon, pardon aujourd'hui de donner raison à ceux qui m'ont peut être plus portée que vous, ou qui du moins, m'ont écoutée, mais oui, vous avez fait des erreurs. Beaucoup. Tellement que j'en arrive à vous détester. Cette semaine j'ai voulu couper les ponts avec vous, pour ma propre santé mentale. Parce que je deviens folle. Je deviens folle parce que vous m'aliénez, à m'enfermer dans ce rôle de la fille paumée, qui si elle s'en sort, ce sera un miracle. Des fois vous dites aussi que je suis bizarre, que j'ai des "drôles de réactions", mais vous remettez-vous en question parfois? Vous me reprochez de trop le faire, moi. Mais vous...Enfin, je n'ai pas envie de peser. Je n'aurais pas envie de vous blesser, non plus. Je n'ai pas envie, encore, de me sentir lourde. Pour personne. Pourquoi ai-je toujours eu un faible pour la légèreté, le comprenez-vous au moins? J'ai 25 ans maintenant. Et je n'arrive toujours pas à avoir le corps de femme que je devrais avoir. Parce qu'à 25 ans, j'ai toujours cette peur immonde d'être lourde, pour vous. Ne vous inquiétez pas en plus, vous avez assez à faire, je vais bien. Je vais bien.

Au pire mam', fais comme d'hab, appelle la psy, si vraiment je pétais les plombs. Tu sais comment faire maintenant. M'emmener à l'hosto, venir me voir 3 fois pour faire genre, et t'en aller, en me laissant crever de douleur comme une sombre merde. Au pays de la maladie. Au pays des fous. Dans les murs de la folie humaine. Comme j'ai crié là bas si tu savais. Mais non tu ne sais pas. J'ai hurlé à la mort. De remords, de cauchemars, d'amour que je ne peux pas donner. Ils m'ont attachée aussi. Pour que je cesse de me mutiler. Pour que mon corps ne soit plus couvert d'ecchymoses. Pour que j'arrête de me jeter contre les murs en hurlant comme une damnée. Pour que je cesse de m'échapper. Pour que je dorme. Pour que je m'aime, un peu. Ils ont fait comme ils ont pu, avec leurs moyens à eux. On peut critiquer, on peut juger. Mais ILS ont essayé. De me rendre un peu de moi même, et surtout, de me remettre debout. Maman, c'est une infirmière qui est venue avec moi au commissariat porter plainte pour mon propre viol, j'aurais tant aimé que ce soit toi. Mais ça, tu ne le sais pas non plus. Je t'aime tellement. Tellement que je te déteste autant que j'ai besoin de toi, aujourd'hui.

Peut être a-t-on besoin d'un peu de poison dans son bonheur, comme pour équilibrer. Tu es si forte dans l'ambivalence. Tu as aussi ce besoin d'être aimée. Mais ce besoin viscéral aussi d'être détestée. D'impressionner. D'exister. Je le comprends aujourd'hui maman. Mais j'ai 25 ans. Mes petites soeurs n'ont pas mon âge. Et je n'ai pas envie qu'elles le comprennent quand il sera trop tard pour leur propre vie de femme. J'espère...qu'elles seront plus forte que moi. Je suis contente qu'elles n'aient pas eu cette place d'aînée. Si ça pouvait les sauver.

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Published by [AnO]rchiDeA - dans Crise existentielle
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commentaires

http://www.csb77.fr 13/07/2016 04:26

On ne peut pas être plus forte que l'anorexie.

nyten 20/04/2011 18:34



tellement façile d'en mettre plein la geule à sa mère.


je suis furieuse de ce que vous avez mis à propos d'elle. j'ai une fille à peu prés dans la même situation que vous.


qui êtes vous pour la juger?peut être est ce par pudeur qu'elle n'a pas voulue vous accompagnez au comissariat? lui avez vous simplement proposé?


peutêtre n'attendait-elle que ça?


façile de critiquer ensuite!


occuppez vous d'abord de vous plutôt que de la juger ,


que pensez vous?


venir à l'hopital pour faire "genre",


ce que vous oubliez c'est qu'à chaque fois qu'on repart de là on à le corps ébranlé,des tonnes de larmes ,le coeur déchirée ,impuissante contre le mal être de nos enfants ,on revient à la maison
seule,triste ,épuisée et il faut faire semblant pour ne pas "casser" les "autres" ,il faut essayer d'être gaie,attentive,mére, femme,cuisinière,maitresse d'école etc,etc...si vous pensez que
c'est si simple.


à votre place je tirerais plutôt mon chapeau à votre maman qui de toute évidence vous donne énormémént,qui prend soin de vous, (depuis combien de temps?)qui jamais ne vous abandonneras,la seule
sur lequel vous puissiez compter..;


je trouve un peu lamentable de la juger comme vous le faites.


 


et puis dérriére "son dos"..je pense que vous feriez mieux de lui parler...


je suis désolée de réagir comme ça mais je ne peux m'en enpêcher,j'ai également une fille qui fait de l'anorexie,c'est elle qui m'a montré votre site pour "mieux la comprendre"...


vous écrivez merveilleusement bien,mais essayez d'être juste dans vos propos et ouvrez vous ,le reste du mond ne tourne pas autour de votre propre personne.


PS:je retouche des photos pour un grand magazine,je peux vous assurer qu'il n'y a pas un mannequin qui ne soit retouché...


courage à vous ,ne me blâmez pas...


 



[AnO]rchiDeA 22/04/2011 12:50



Bonjour Nyten.


Tout d'abord, il n'est pas question de vous blâmer, ni vous ni ma mère d'ailleurs. Il ne faut pas oublier que chaque personne est unique, et il ne me semble pas que vous connaissiez  ma
mère. Je ne lui en fous pas plein la gueule, et lui en veux bien moins que ce que vous semblez penser. Ma mère, je l'aime, je l'adore. Si j'en avais rien à foutre, je n'en parlerais pas avec
autant d'intensité. N'avez-vous jamais été déçue par l'une des personnes que vous aimez le plus au monde? Elle vous déçoit parce que justement vous l'aimez à un degré auquel peu de personne
accèdent. Dans mon article, je ne fais que relater ce que MOI j'ai ressenti. Evidemment qu'elle fait ce qu'elle peut. J'ai 4 autres petites soeurs, vous imaginez le boulot qu'elle a. Evidemment
que j'en ai conscience. Seulement, vous ne connaissez pas "notre" histoire, et notre relation. Parce que tout ça, je le prends en compte. Et si vous voulez tout savoir, je le prends en compte
depuis que j'ai 7 ans. Qu'elle a sa vie à faire. C'est une fêtarde? je vais m'occuper de tout, pour qu'elle n'aie pas à s'en faire. Toute ma vie je l'ai preservée, protégée, et très vite les
rôles se sont inversés. Je l'aime tellement. Vous ne savez pas. Ce qui se passe, c'est que toutes les deux on a toujours cherché à se protéger, elle, à ne pas me froisser, moi, à ce qu'elle ne
culpabilise pas de la situation. Vous ne savez pas toutes les stratégies qu'un enfant peut mettre en place pour protéger sa mère, pour ne pas la blesser, pour ne pas l'inquièter. Ma mère a
découvert mon anorexie à 17 ans, je faisais 36 kilos. J'en faisais autant à 15, aussi à 16. Seulement, elle ne l'a pas vue, parce que je ne voulais pas qu'elle voie. Pour ne pas
l'inquièter. Qu'elle culpabilise aurait été la pire des choses pour moi. Tout était ma faute, pas la sienne.


Pour le comissariat, vous croyez quoi, que je ne lui ai pas demandé?


Vous vous ne demandez pas pourquoi je ne parle pas d'elle ici? Parce que oui, c'est la femme la plus extraordinaire que je connaisse, et elle, elle sera là, toujours. Seulement, je ne veux pas
qu'elle partage cette partie là de moi, je prefere partager d'autres choses avec elle. Mes progrès, mais surtout autre chose que cette maladie qui n'est qu'une infime partie de moi (même si elle
prend énormément de place), autre chose comme la culture,la musique, les photos, les moments en famille, bref, la vie.


Vous vous retournez contre moi parce que vous ne supportez pas, étant dans la même situation et vous identifiant à ma mère, en ayant donc conscience de tout ce que ça represente comme sacrifices,
comme difficultés, comme investissement, comme impuissance, vous ne supportez pas qu'il me vienne à l'idée de la critiquer comme je me suis permis de le faire. Ce qu'il y a, c'est que ma mère
vous voyez, je l'ai tellement idéalisée, j'ai tellement voulu lui ressembler, que j'ai fermé les yeux sur toutes ses erreurs. Mais ce sont ces erreurs là qui la rendent humaine; et qui rendent
plus saine notre relation. Je ne l'enlève pas de son piedestal de maman, mais de femme parfaite. Parce qu'elle commet des erreurs, comme nous en commettons tous, en tant qu'humains. Et je l'aime
tant avec ses défauts qu'avec ses qualités. Je pense que dans mon article, je constate. J'accouche d'une réflexion que j'ai mis longtemps à faire. Aussi, rassurez-vous, nous avons découvert que
les non-dits soit disant "protecteurs" faisaient plus de dégâts qu'autre chose, donc  je lui en ai parlé. Je ne fais rien dans son dos. C'est une question de respect, et Dieu merci je n'ai
pas été éduquée de la sorte. J'ai mis longtemps à déglutir ce truc immonde, parce que c'est immonde, et qu'ensuite je ne voulais pas voir. Puisque ma mère était parfaite, pourquoi aurait-elle agi
ainsi? Mais elle là fait, c'est tout. Parce que comme vous dites, elle ne peut pas être forte, tout le temps. Parce qu'elle est fatiguée. Usée. Je suis désolée, bien que je comprenne votre
réaction, mais je trouve que vous me jugez énormément sans me connaître, sans NOUS connaître, ni même sans connaître notre relation. N'oubliez pas que chaque anorexie est unique, que chaque cas
est unique, et que chaque histoire est unique. Ne vous y identifiez pas. Quand je critique ma mère, je ne critique pas TOUTES les mères. Et si je me permets de le faire, ce n'est qu'au bout de 10
ans. Vous savez, vous, combien de fois elle m'a reproché d'être malade? Combien de fois elle m'a dit d'arrêter de jouer les victimes, alors que je ne me suis jamais plainte, ayant justement
conscience de faire le mal autour de moi? Est ce que vous savez ce que ça fait d'être vue comme le mouton noir de la famille, le coupable de tout, parce que vous êtes malade? Combien de fois elle
m'a dit que ce n'était qu'une question de volonté, et que j'avais choisi de le faire pour la faire chier, elle? Est ce que vous savez seulement combien de fois je me suis retrouvée aux urgences
sans rien lui dire, pour ne pas l'inquièter? Vous ne savez pas. Alors s'il vous plaît ne jugez pas. Je trouve cela un peu facile également. Ce blog a 5 ans. Et à peu près 300 articles. Si vous
voulez vraiment comprendre, alors...evitez de n'en lire qu'un seul et de vous insurger. Encore une fois, je comprends et ne vous blâme pas. Je sais que la souffrance est tellement profonde,
tellement encrée en nous, qu'il est insupportable que quelqu'un se permette de juger alors qu'on donnerait juste tout ce qu'on a pour sauver notre chair. Mais je ne juge pas. Je constate.
Certainement pas je la juge; comme vous dites, qui suis-je pour me permettre cela? Et pour tout vous dire, écrire cela nous a libérées toutes les deux; cela a permis d'ouvrir un dialogue que nous
n'avions jamais abordé, et de suturer deux coeurs.


PS: je travaille moi aussi dans l'infographie et retouche moi même les mannequins.


Ps2: Rassurez vous, ce n'est pas parce qu'un blog parle de moi que je ne fais que parler de moi dans la vie. Si je le fais ici, c'est que je ne le fais pas à l'extérieur. Là, je serais
sérieusement imbuvable, et surtout, pas sur le chemin de la guérison.


Ps3: Sachez qu'avant d'aterrir dans ce blog,la plupart de mes écrits (sauf ceux où j'étale certaines choses trop intimes) ont aterri dans les mains de ma maman. Pour lui permettre de comprendre,
mais aussi de déculpabiliser. Vous voyez, je ne fais rien "dans son dos".



sand 12/04/2011 00:18



Ma belle


Désolée pour ma très longue absence


J'ai essayé de mettre un peu de distance, entre ce monde et moi. Une nouvelle relation, amoureuse pour la 1ère fois, et l'espoir que tout ça passe derrière moi. Souvent j'ai voulu venir lire tes
mots, mais peur de l'effet que ça me ferait, peur que ça me ramène à mes propres démons.


Egoïste je sais. Aujourd'hui je ne résiste pas. Peut-être parce que la voix est revenue...


Assez parlé de moi. Triste de te savoir mal, mais soulagée de voir que tu t'accroches. Je t'avoue aussi que j'avais souvent peur de ce que j'aurais pu lire sur ton mur. Peur d'une absence
inquitétante.


Même si je suis moins là, même si j'ai effacé mes mots de la toile (sécurité internet en vue de future profession de juriste oblige), je pense très TRES souvent à toi, et j'espère pouvoir
t'envoyer un peu de d'énergie, de courage.


C'est peut-être un peu présomptueux, mais j'ai l'impression de t'avoir lâchement abandonnée... Anyway, I'm back. Je t'embrasse fort ma belle



ppm00 05/04/2011 23:52



Les parents transmettent à leurs enfants leur propres problèmes. La psycho généalogie s'affaire à montrer que certains traumatismes se transmettent sur plusieurs générations.


Même quand on le sait, on arrive pas forcément à s'en sortir. Ma femme avait été victime d'inceste, elle a gardé une phobie sexuelle qui m'a évincé rapidement de la famille (elle dort avec ses
enfants dont le plus grand va avoir 10 ans) et c'est moi qu'elle traite de ... pédophile.


Mais avec le temps j'ai réussi à ne plus avoir de haine pour mes parents. Ma mère est morte en 2007, et deux ans après j'ai commencé à l'aimer vraiment (après le deuil). Mon père aussi, meme s'il
ne change pas vraiment.


Il n'y a pas d'intentionnalité des parents de nuire à leur enfants, pas plus que le pédophile ou le violeur (ouais, je sais, je vais loin). La souffrance est à l'origine de beaucoup de
comportement dangereux pour les autres, et notre société ne fait rien pour la soigner. Un pédophile qui cherche de l'aide n'a en face de lui que la prison alors qu'il serait plus productif de
faire connaître son problème à son environnement sans le juger, et de l'aider à se soigner. Nos parents ont leur misères en eux, elles mêmes héritées de leurs propres parents, et ils régurgitent
ce qu'ils ont reçu, sans en être vraiment conscient.


Cela n'aide pas beaucoup de dire ça, mais si cela peut aider à enlever un peu de haine, c'est déjà ça, car la haine fait du mal à la personne qui la ressent autant qu'à la personne haïe. Ne plus
haïr ce n'est pas pardonner (le pardon c'est du poison, il ne faut jamais pardonner) mais c'est avoir un cancer en moins :)



Caducee 03/04/2011 14:45



"Leur histoire et pas la mienne, sauf que moi, j'y ai laissé un peu de ma peau". J'aurais pu écrire la même chose. Je le peux encore, d'ailleurs.


ça aurait été plus simple de tout mettre sur le dos du viol, pour lequel tu n'as pas été aidée par tes propres parents, mais c'est plus compliqué que ça. Tu t'en rends compte, c'est une bonne
chose. C'est difficile d'accepter que ses parents, qu'on pensait protecteurs et parfaits, ne soient en fait qu'humains avec leurs propres démons. Terrible.


Mais c'est le début. S'en rendre compte peut faire basculer les repères un moment. Mais on se remet adns la route, parce qu'on peut s'occuper de soi, soi-même, sans attendre que ce soient les
autres qui le fassent. Se regarder soi, sans attendre le regard des autres. Plus simple à dire qu'à faire, mais faisable.


Accepter sa faiblesse, accepter leur faiblesse, et se remettre en selle.


Je t'embrasse fort.



*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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