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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 22:42

Après ma confession , il fallait que je referme ma boîte de Pandore, car d'autres projets s'échaffaudaient, des projets dans lesquels mon investissement ne doit pas se mesurer, et les questions existentielles se tairent un petit peu. Ou complètement. Contre toute attente, je n'ai pas dû me forcer. Elles ont disparu dans un nouveau souffle d'euphorie.

A nouveau la vie dans les veines. Les paupières closes des dessins se forment et les rêves eux même sont productifs, l'imagination fertile des bons jours. J'aime quand le moindre détail se transforme en histoire, et que la moindre image me donne une multitude d'idées. Un semis d'herbes folles. Mon jardin anglais. J'y ai mis des camélias et de l'amour en cage, il y a un peu de liseron mais je ne m'échine plus à désherber. Et finalement, il se trouve que j'aime ses fleurs.

Je sais qu'un jour, il aura tout envahi, que mon hibiscus ne pourra plus respirer et que dans un accès de fureur j'arracherai tout, le bon comme le mauvais comme une damnée...mais pour l'instant, l'harmonie est si belle.

Les couleurs chaudes mais douces. Mes mains ont moins froid et mon sourire moins figé. J'oserai même dire que j'ai les yeux pétillants. Sans gêne. Comme j'affirme aujourd'hui, que je vais bien. Très bien même.

 

J'ai été embauchée pour 2 ans. J'avais envie de dire "enchaînée", mais cela me semble un peu péjoratif. Et puis à l'époque, il n'y avait rien de concret, pas même l'esquisse d'un bureau en vue. Aujourd'hui, je traîne les pieds dans un loft immense, et enchaîne les clics en buvant du thé vert de Chine. Et quand je dis "embauchée", je n'ai pas vraiment l'impression que l'on m'a mis des menottes. Plutôt celle d'être une chanceuse. Être payée pour faire quelque chose qui me plaît, au fond, s'en plaindre me paraît un peu erroné.  Je suis donc une personne qui va, tous les matins, dessiner, photographier et travailler l'image. En écoutant de la musique, et en souriant niaisement. Il y a des matins où je n'aurai pas envie d'y aller, des journées de merde et des nausées quand les délais ne seront pas respectés. Peut être. N'empêche que je suis une chanceuse.

 

glaSSes.jpg

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Published by [AnO]rchiDeA - dans Don't worry life is easy
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commentaires

http://www.aa31.fr 13/07/2016 04:35

Que tout explose, se casse la gueule. Je vais bien mais vis un peu dans la peur.

Annie 06/11/2010 10:22



Aimerais-tu publier dans ma nouvelle communauté “témoignages de réussites”?


Je ne mets pas de pub dans mon blog, l'idée n'est pas que ça me rapporte mais que ça apporte aux autres de partager ses succès.


Bonne journée!



Ines de Saint Lambert 08/10/2010 14:33



J'en suis retournée...tes mots me tournent dans le ventre et me détourne l'esprit de ses sentiers incendiaires...nos corps vomissent...des traînées de vocable énigmatique comme de la bile. Les
mots nous brûlent de l'intérieur.viens puiser l'envie dans tes lignes puisqu'elles me transcendent et encensent...


je t'embrasse et te lis...et le lie à tes mots!


Bien à toi



[AnO]rchiDeA 09/10/2010 16:05



Inès...Inès...on ne va pas se battre pour avoir le dernier mot, ni se faire une bataille de fleurs mais...


Le coeur chaviré, encore.



Ines de Saint Lambert 22/09/2010 18:24



J'ai repris un peu la plume de mes tourments à la lecture de tes lignes...


Bien à toi.



[AnO]rchiDeA 06/10/2010 22:39



Heureuse Inès, heureuse. Car si je n'écris pas, (c'est avec un certain égoïsme que je garde mes mots, ne m'éparpille pas....), je lis, et j'ai été touchée par l'un de tes écrits dans lequel tu
anonçais la fin de ta lettre...j'aime trop ta puissnce, ton rayonnement. Ton grondement intérieur qui fait vibrer la toile. Qui nous emplit. De mélancolie, de rage ou de joie, peu importe. ça
remplit quand on est vide. C'est la crise de boulimie qui arrive après la famine, on en a besoin pour survivre, rien que ça. Même si on finit par tout gerber. La pulsion est là, parce qu'on crève
la dalle. Combien de foi je suis venue te lire en rampant, lasse, si lasse de tout, épuisée, cliquant comme une loque, accrochée à un thé vert insipide sensé brûler mes graisses...Locque, oui,
c'est le mot.


Je veux que tu restes, Inès de St Lambert.


Pensées chaleureuses.



ppm00 21/09/2010 23:37



Je suis content que tu aies de la chance


Pour la confession je ne sais pas quoi dire, ce qui te ferais encore plus du bien c'est de passer une nuit avec un homme sans coucher avec, juste pour le plaisir d'être ensemble, de dormir
ensemble. Comme ça tu serais sûre qu'il n'y a pas de commerce, tu ne te sentirais peut-être plus sale. Il y a un paradoxe dans ce que tu dis : tu te dévalorises et tu te salis toi même,
simultannément, comme si tu reproduisais "la chose" sans la souhaiter vraiment afin de mieux te convaincre que tu es sale. C'est un mécanisme fréquent pour les victimes d'inceste ou le viol, de
culpabiliser, et de recommencer pour se justifier qu'on es coupable. Combien de prostituées font ce travail après un viol ?


Et puis d'abord c'est génial le sexe, c'est le pied total, quand les deux parties ont envie, c'est le paradis sur terre - sans dieu ni religion.



*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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