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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 12:04

Bon, l'article sur mes parents...c'était une parenthèse, une reflexion, mais comme on lave pas son lage sale en public, je stoppe l'hémorragie. Bof, c'est pas vraiment du linge sale....je les aime trop pour les résumer à ça, tout de même. Façon de parler.

 

A part ça je m'envole encore comme à tous les printemps, chez moi on pourrait dire que c'est de l'anorexie estivale même, enfin j'avoue que là mon programme anti-cellulite je le commence un peu en avance; dans Vogue il parait que le corps de l'été n'a pas le droit au moindre capiton, et dans Elle, putain, ils testent même les nouvelles machines pour les exterminer ces sales cons. Faut croire que la propagande commence décidément très tôt cette année, ou alors c'est que tous les ans ça m'agresse tellement que ça me rend dingue et faut que je m'insurge quelque part. Comment voulez vous qu'on soit pulpeuse et rachitique en même temps bordel de merde, faudrait savoir, parce que ça devient l'anarchie les mecs.

Enfin, le débat me fait un peu sourire, parce que croire qu'on va se foutre en l'air à cause de photos largement retouchées sur papier glacé...un peu facile comme explication non? C'est un peu nous résumer à la niaiserie ça. Même si, j'avoue, ok, je bave devant les corps d'Erin Wasson, Freja et toute la clique (mais pas tant, en fait). Ca veut pas dire que si ma morphologie n'y est pas adaptée, je vais commencer à me damner pour y ressembler puisque déja faut me rajouter illico 10cm et ça, ben merde, ça se fait pas encore (à part pour quelques japonaises maso). Bref. Le printemps, l'été, ouais le corps....se découvre. Et comme on enfile son bikini, moi j'enfile mes os.

Si ma psy n'était pas ma psy, si il n'y avait pas eu ce bureau entre nous et si je n'étais pas sa patiente, peut être que lorsque j'ai prononcé les mots "j'ai perdu 2 tailles de bagues, je maigris même des doigts" avec un sourire  horriblement béat" peut être qu'elle m'aurait giflée sèchement (ma psy); j'ai lu dans son regard du désespoir et du découragement, mais moi je continuais à rire comme une débile, comme si il était encore temps d'être cynique, comme si c'était la première fois et tout un tas d'autres paramètres. Sauf que mon corps vieillit (j'ai que 25 ans, on est d'accord. Mais 11 piges d'anorexie derrière, ça vous ramollit la machine sans prévenir, ou si peu, ou alors, j'ai pas vu). Et c'est ainsi que je vais, ces derniers temps. Je vais bien, un peu, je veux dire, j'ai réglé toutes ces choses à l'hopital....allégé mon cerveau de pas mal de pensées négatives, fais du tri, compris des choses, c'est normal (dans mon fonctionnement) que je veuille contrôler au moins ce que je bouffe....De toutes manières, apparemment, même le royaume de mes soignants l'avaient prévu, ce revirement (suis-je aussi prévisible? c'en est démoralisant), suite à toutes les démarches qui ont été faites, les sujets abordés, l'angoisse, les crise de nerfs, les remises en question, bref, tout le machin, hé ben les mecs, sans m'en parler, ils se sont concertés et ont décrété que fallait s'attendre à ce que je remachouille mes chewings-gum, m'emplisse de coca-light et me drogue au vide. Sauf, sauf (et c'est là que je les baise, pauvre de moi) qu'ils avaient pas prévu que j'irai si loin. Parce que là, on retourne aux analyses, et le potassium, et le fer, et nia nia nia.

Bon, tout ça je m'en fous un peu, moi je sais que j'ai un poids dans ma tête que j'ai nommé limite, et le jour où je le dépasse, ok, je prendrai tout ça en compte. Mais pour moi, on en est qu'à l'embryon de la machinerie et c'est pas la peine de s'ecerveler à trouver des solutions, puisque si ça tombe (et ça risque fort d'arriver) je vais remanger d'un coup comme si de rien n'était, comme d'habitude. Et même si je suis pas vraiment une gloutone, j'ai la chance de reprendre du poids assez vite et d'arriver presque presque presque à un minimum où je peux vivre sans stresser. Donc, peace les amis....Je serai jamais obèse, on le sait tous, mais du moment que je rattrappe le bon vhiffre de la quarantaine un de ces 4, pas la peine de s'affoler.

Ou alors j'ai sagement appris à relativiser, ou alors l'anorexie me berne encore , je sais pas trop, mais j'ai bien envie de m'en foutre pour cette fois. Surtout que vous savez quoi, mon corps commence à me plaire, et ça c'est tellement le bonheur que....et merde, c'est mon seul bonheur en ce moment ok? J'arrive toujours pas à reprendre les cours et au boulot c'est la cata, alors putain, laissez moi profiter tranquille de mon vide, moi ça me fait du bien. Bordel.

freja-beha-erichsen-rock.jpg

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Published by [AnO]rchiDeA
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commentaires

http://www.lyceelapie-luneville.fr 13/07/2016 04:26

On ne peut pas être plus forte que l'anorexie.

ppm00 16/04/2011 22:47



Les mesures rassurent, c'est un moyen pour appréhender la réalité. La séropositivité par exemple est un taux de T4, et ce n'est pas le même d'un pays à l'autre, alors on peut condamner à mort un
soit-disant malade dans un pays, et pas dans un autre. On distribue également des cancers, avec une chimio qui généralement tue les personnes rapidement, sans vraiment savoir si c'est grave ou
pas, la médecine n'est pas une science.


Ce qui est important, c'est comment tu tu sens, ta souffrance, et si tu n'es plus en enfer, c'est déjà énorme.


Pour le reste j'y connais rien, mais je sais que le jeûne prolongé donne la pêche, et qu'on se sent très bien, alors que l'on peut se mettre en danger (côté coeur). Une connaissance de bar a eu
un flip, un toubib lui a raconté qu'il avait un cancer, il voulait le prendre en main, avec un traitement et un suivi médical lourd. Le gars a refusé, et a décidé de ne plus manger. Il s'est
senti soudain vachement bien, et il est resté 23 jours sans manger, rien, keudal, avec la pêche et tout.


Et puis voyant qu'il se portant comme un charme, son entourage lui a demandé de manger à nouveau un peu, ce qui n'a pas été facile, il a eu soudain une faim de loup, envie de manger des tonnes,
et il ne faut surtout pas, qu'il paraît.


Je crois qu'il faut manger un peu, boire aussi un peu, mais seulement quand on ressent le besoin, 3 repas par jour pour un adulte, c'est carrément du mythe. Pourquoi pas 4 ou 5 repas par jours ?
Et pourquoi 5 fruits et légumes ? avec la bourse qui réclame toujours plus, pourquoi par 10 fruits et légumes par jour :)


Non franchement, écoute toi, et fais ce qui te vas.


Tu sais mes enfants faisaient 12 kilos à 12 mois, 18 kilos à 18 mois, allaités et pique assiette. Ils étaient en dehors des courbes de poids françaises (chez les suédois, c'est des poids
normaux). Un pédiatre de la norme française leur aurait fait suivre un traitement chimique pour l'obésité du nourrisson.


Il y a des gens qui mangent trois fois par jour et qui se suicident, alors t'inquiète pas :) mange un peu quand tu en as envie, c'est tout.



ppm00 16/04/2011 10:03



Je ne te suis pas trop ce matin, je trouve ton propos un peu décousu, mais je suis moi même un peu décousu en ce moment alors


La normalité est une obsession moderne, pour vendre. La normalité est le moteur de la consommation, alors il faut absolument être normal pour rapporter de l'argent aux profiteurs, c'est eux qui
émettent les diktats, ceux qui vivent à ne rien foutre sur notre dos.


Alors soyons comme on veut, et envoyons chier toutes ces normes. En plus, la bouffe est devenue un poison quotidien, un canal d'évacuation de déchets, les huiles minérales en surplus - c'est pas
elles qui tractent la production de pétrole - sont mélangées à l'huile alimentaire, et les déchets de la chaîne alimentaire, je te raconte même pas, tout est "valorisé" en "produit" donc on mange
tout


Je me fais des petits jeûnes de temps en temps, ça fait du bien.



[AnO]rchiDeA 16/04/2011 11:23



Mon cher ppm, très cher ppm, je suis moi même vraiment décousue en ce moment. Peut être que ce que je voulais émettre, dans ce post, simplement...c'est que je suis une maigrichonne que tout le
monde voudrait voir un peu plus en forme(s), sauf que moi, personnellement, puisque je vais mieux dans ma tête, je ne vois pas pourquoi mon corps, alors que je commence à l'intégrer (enfin!) à
mon être pose tout à coup problème; "vous êtes trop maigre, voulez vous retournez à la case départ, c'est ce que vous voulez non?parce que vous y allez tout droit" me paraît un tantinet exagéré,
ne pourrions-nous pas nous centrer sur les progrés que j'ai fait plutôt que sur ce détail tellement insignifiant qu'ils l'avaient eux même prévu? Car c'est exactement ceux-ci, ces progrés comme
ils disent que je voudrais comprendre. Je sais que j'ai avancé, mais sur quoi exactement? J'en ai marre de les entendre débiter cette phrase à tour de bras "wouaw, entendre ça de votre bouche,
c'était inesperé", alors que moi, je vois pas très bien ce qu'ils veulent dire par là. J'aimerais qu'ils osent enfin me dire comme j'étais, "avant" et comment je suis, "maintenant". Pas comment
mon corps leur apparait ou ce qu'il pèse ou je ne sais quoi d'autre. Le plus important c'est qu'il existe maintenant, que je le ressens, qu'il me porte, etc. Alors oui, peut être que ce foutu IMC
ne leur plait pas, mais au fond, la norme reste une norme de moyenne, si moi je me sens bien à ce poids là, (et dieu sais qu'il y a quelques temps, ce poids, je l'aurais juste gerbé, donc encore
un progrès), et qu'il me permet en plus de vivre puisque je ne risque pas ma vie, pourquoi tant d'inquiètude dans leurs yeux? Peut être...peut être que je devrais faire une pause "psy". Ou même
peut être qu'ils  sont trop. Sauf que maintenant...ils font partie intégrante de ma vie, et on ne se débarasse pas d'eux comme ça. Parceque ce sont les personnes qui me connaissent le plus
au monde. Parce que je peux tout dire. parcequ'ils me font avancer, parce qu'ils me soutiennent, et encore un tas d'autres trucs. Mais quand s'arrête une thérapie? Je ne sais pas . Je voudrais
juste, qu'on me laisse tranquille, mon poids et moi. Je crois que c'est ce que je voulais dire. Mais mon esprit est un peu...disparate.



Caducee 12/04/2011 18:44



Une "petite chose" qui nous fait du bien, qui peut être considérée comme un symptôme d'un mal, et qu'on veut nous enlever...


Profiter du vide...


Y'a des choses qui me parlent.



[AnO]rchiDeA 16/04/2011 11:27



Oui, profiter du vide. Parce que par expérience, je sais qu'il ne durera pas, pourquoi s'en inquièter? Je n'ai plus 17 ans et cette envie e me ronger jusqu'à l'os, sans limites. J'ai appris, en
11 ans. J'ai tellement appris. Par epxemple, j'ai mis en place ce poids nommé "limite", qui doit m'interpeller lorsque j'y arrive. Mais je sais qu'il n'y a pas à s'inquièter avant. Parce que je
sais que le vide est éphèmère. Que je vais me remplir à nouveau, bientôt. Remplir, ça veut pas die me gaver, mais par rapport à avant,  j'ai ce sursaut de survie qui me permet de ne pas me
crever au régime. J'ai grandi. Donc, certes, j'ai maigri.Certes, je ne ressemble à rien. Mais quand même, de là à parler de rechute, jsuis pas vraiment d'accord. Qu'on me laisse savourer mon
vide, seule source d'assurance pour le moment, seule source de bonheur, seule source de soulagement, ma petite branche avant le ravin, et qu'on me laisse gérer "ça" comme la grande fille que je
suis devenue.



sand 12/04/2011 18:17



Ma belle


Je ne sais trop quoi dire après mes deux lectures de cet article


Parce que lorsque l'on commence à s'en foutre, ça peut-être l'annonce d'une victoire... ou d'une défaite.


Le mode "roue-libre" je connais. Je comprends aussi ton idée: tant que tu n'as pas atteint le poids où tu ne peux plus vivre normalement, pas de quoi s'affoler. Je serais hypocrite de te
critiquer sur ce point. je fonctionne pareil. Comme toi, l'arrivée du soleil a agi sur moi comme une alarme, et je n'ingère plus grand chose, même si j'ai la "chance" de pouvoir mettre tout ça
sur le dos du "connard" dont je suis tombée amoureuse...


Bref


Comme je l'ai admis dans mon précédent commentaire en mode "mea culpa", ça fait quelques mois que je ne suis plus venue te lire. J'ai cependant rattrapé mon retard de lecture cette nuit.


Je vois que tu avances, et j'en suis heureuse. Ne crois pas, comme tu as pu l'écrire dans l'un de tes précédents articles, que j'ai cessé de te visiter parce que je cherchais du noir, du
larmoyant. Comme je te l'ai dit, c'était au contraire pour entrer tête baissée dans cette vie "normale" qui m'a tendu les bras pendant un temps.


Encore une fois, je parle de moi, alors que j'ai tant de choses à te dire.


Tu as tellement avancé, plus que te ne le crois je pense. Et je m'en réjouis. Sincèrement. Juste lire que tu comprends mieux tes fonctionnements... Tout part de là.


Se comprendre. Ou plutôt comprendre les multiples facettes qui composent nos personnalités borderline. A partir de là, on peut commencer le travail.


Comme toi je pense, je ne m'inquiète plus tant pour ta santé "émotionnelle", même si tout cela repose on le sait sur un équilibre fragile.


Juste, essaye de prendre un minimum soin de toi. Je sais que tu sais comment te maintenir à un poids de vie. Mais il faut surtout que tu te maintienne à un poids qui te permette de VIVRE.


Je t'embrasse fort


 



[AnO]rchiDeA 16/04/2011 11:34



"Se comprendre. Ou plutôt comprendre les multiples facettes qui composent nos personnalités borderline. A partir de là, on peut commencer le travail.


Comme toi je pense, je ne m'inquiète plus tant pour ta santé "émotionnelle", même si tout cela repose on le sait sur un équilibre fragile."


Tu as tout pigé Sand. TOUT. Ma santé émotionnelle est au mieux. L'anorexie passagère est devenue un détail de mon fonctionnement pourtant simple. Quand c'est le bordel dans ma tête, je maigris.
Quand je ne comprends pas tout ce qui arrive, je maigris. Quand il y a du changement en moi, je maigris. Mais tout cela prend fin quand je comprends. Quand l'analyse est finie. Et puisque j'ai
fait tous ces progrès, je sais qu'elle prendra fain à temps. Donc, je ne m'inquiète pas. Même pas du tout. Comme je le disais à Caducee, j'ai mis des limites, qu'avant je n'avais pas. C'était al
roue libre. Aujourd'hui, certes, je range par le vide, mais arrivée à un certain chiffre, je me reprends en main, e que jamais ô grand jamais je n'aurais fait avant, puisque c'était jouissif.
Alors qu'aujourd'hui, je veux vivre, et suis consciente qu'on y perd de trop, au delà des carences. Je suis capable d'arrêter. Cette phrase, ça fait un peu genre "jarrête quand je veux de fumer".
Mais c'est la vérité, je sais que je suis capable de le faire. Je l'ai déja fait. Arriver dans le bureau, dire, "jai dépassé la limite. Aidez moi". Là, on ressort les yaourts dégueux pour me
réalimenter, les vitamines, et je suis à la lettre le truc, jusqu'à regagner mon (petit,certes) poids de forme. Je sais que j'en suis capable. Puisque j'ai compris comme tu dis. Donc, encore une
fois, pas d'inquiètude. Je me connais, enfin! Youpi j'ai envie de dire. Et mon fonctionnnement...je crois que beaucoup d'anciennes anorexiques le pratiquent, sans risques. Il n'y a plus le
facteur risque lorsqu'on a compris le mécanisme de la garce. Quand on peut l'envoyer se faire foutre comme pour rire. Je suis passée de disciple à maître, et je bais l'anorexie quand elle veut au
bras de fer. Niark. T'envoie un mail ma sand. Pour plus de...discrétion pour toi ;)



*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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