Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
13 novembre 2011 7 13 /11 /novembre /2011 23:19

La crise passe. 

Les RDV s'enchaînent.

Je crois, que je me relève. Et puis, ça finit toujours par aller.  Je finis toujours par dire "ça va". Et puis à recommencer à marcher, automate impertubable, avaler mes tonnes de cours à ratrapper, ruminer toutes mes questions sans réponses, essayer de voler des moments pour dessiner, écrire, tout écrire, sans cesse, et, maladivement, conserver des souvenirs de ces journées qui passent. Tikets de métro, de caisse, pages arrachées, cartes de visites, plans, en fait, nimporte quoi. Pour ne plus oublier. Ne plus jamais oublier. 

"Ils" me disent que j'oublie, parce que je ne supporte pas. Paraît il même que je devrais remercier mon inconscient, et de lui pardonner de ne pas supporter l'insupportable.  Et d'ailleurs, je n'oublie pas. Juste, je le range. Le ressors, le replonge dans l'obscurité, jusqu'à ce que je cauchemarde, et puis que je me rende compte que je ne suis toujours pas capable d'en parler, j'use de tous ces hypnotiques anxyiolitiques antipsychotiques  et autres produits chimiques qui s'occuperont à nouveau de cacher les souvenirs, et ainsi de suite.

Des pans entiers de ma vie se sont effondrés, comme ça. Pan. Vagues sensations, bruits etouffés, flashs incongrus. Jusqu'à ce que ça revienne d'un coup, sans prévenir.

Par exemple, comme mon viol. Comme mon viol qui me fait putain de chier en ce moment. Il semblerait que cet amour perdu dernièrement ait fait remonter pas mal de merdier en moi en réalité. Tellement que je m'explique presque mon pétage de plombs estival. Malgré moi j'ai voulu qu'il me soigne. Malgré moi j'aurais voulu qu'il me rende ma féminité, enfin, et pouvoir m'aimer dans ses yeux à lui. Qu'il me rende mon Moi, que je me reconstruise grâce à lui, et que dans ses caresses mon corps m'apparaisse enfin propre. Beau? Qu'il me rende aimable. 

Mais dans cette histoire je n'ai été qu'abandonnable, et tout s'est effondré. Et puis j'ai fini par admettre que l'Autre ne peut pas me soigner. Ni me rendre vivante, ni aimable, ni rien. Moi seule ait ce pouvoir. Peut être que j'ai eu envie de prendre un raccourci, cette seule idée me projettant dans un échec latent. J'y crois encore, et je reste là, à picorer tous les bons moments qui se présentent à moi, pressée de les dessiner dans mes carnets. Les garder dans ma poche et m'en souvenir quand ça merde. Seulement, me dire que moi seule possède ce pouvoir, me "guérir", me panser, me rendre belle et aimable, c'est comme me foutre une énorme baffe doublée d'un retour. 

J'ai quand même un sacré problème dans l'histoire; moi même. Moi et Moi. Moi et Elle. Elle qui n'attend qu'une petite faille, un petit coup de barre, LA petite faiblesse pour s'y engouffrer, et me prendre en otage dans sa furie.Je me se suis rendue à l'évidence, nous sommes deux. Oui je sais que le concept est complètement barré, et vous allez me sortir qu'on a tous un petit diable en nous qui nous fiat faire beaucoup de conneries, genre dans les dessins animés, y a toujours ce diable rouge fumant et ce brave petit ange bien naïf. Mais moi...moi je sais que c'est plus que ça. 

A l'hopital, quand j'étais défoncée, je me forçais à écrire, pour voir. Un jour j'écrirai peut être un passage de ce que j'ai pu lire. En gros, ça s'apparente à...une déclaration de guerre? OU peut être un meurtre prémédité. Ce sera à qui tuera l'autre la première. Verra qui vivra.

"Je" dis, en gros, que le suicide ne m'interesse pas. Que "la mort, je ne la mérite pas. La torture, lente, douloureuse, appliquée, soignée, en revanche oui. Je vais te crever jusqu'au bout. Tu t'en redras même pas compte. Tu auras mal. Et ça ne s'arrêtera jamais. On meurt de douleur tu sais? La douleur, on ne s'y habitue jamais. La douleur sera ton quotidien et j'y veillerai. Tu es trop faible. Tu es trop fragile pour gagner et tu le sais. Tu vas bien vouloir m'éliminer et je le sais, mais je me demande bien comment tu vas t'y prendre. Ou alors il faudrait que tu décides de reprendre des forces en bouffant, de reprendre de l'épaisseur en bouffant encore, de passer des nuits correctes, de ne plus faire de crises d'angoisse, de ne plus t'enfiler toutes tes boites de médocs, de ne plus te faire sauter par le premier con venu, ne plus tomber amoureuse non plus, bref, tu connais bien toute ces situations ou tu perds tous tes moyens, ces situations où ta consicence te tiraille, ou JE te tiraille...Tout ça pour te souhaiter bonne chance ma belle. Mais tu ne gagneras pas. Pas contre moi. Rappelle toi bien que c'est toi qui m'a forgée. En te censurant en permanence. Je ne suis que le produit de la haine, de la rage, de la colère que tu as du contenir en permanence pour ne pas faire mal à ceux que tu aimes. Toutes ces nuits où tu as tout gardé pour toi, alors que tu n'avais qu'une envie, c'était d'exploser. Toutes ces années ou tu l'as fermée. C'est moi ton secret. C'est moi ta création. Et aujourd'hui, c'est moi qui décide. Tu ne fais pas le poids."

 

J'ai peur. Tellement peur. De moi. 

Et, la question étant...Ai-je réellement, vraiment envie de la foutre en l'air? C'était pas comme ça avant. Je ne comprends plus. Je ne sais pas. Plus les psys me disent que j'avance, et plus j'ai la sensation de m'enfoncer. Je ne suis pas un monstre. Je ne suis pas folle. C'est juste....peut être que si j'acceptais enfin d'avoir mal, si j'acceptais enfin ma souffrance, si j'arrêtais enfin de proférer des trucs du style "t'es pas la première t'es pas la dernière passe à autre chose et bouge toi le cul", "arrête de t'inventer des problèmes et lève la tête connasse" et enfin "ton corps est brisé, c'est fait et dommage pour toi, c'est irreversible, tourne la page".  Peut être si une bonne fois pour toutes, je me donnais le droit d'avoir mal et d'être triste.......d'être faible? Si je m'accordais le droit de m'écouter, juste un peu...et de prendre soin de mes émotions, de ce que je ressens....Peut être que la plaie se résorberait. C'est drôle, comme écrit ça semble tellement simple. Tellement facile. Mais je sais comment je suis, au fond. Je suis un monstre de moralité, de conformisme, de culpabilité, de jugement implacable avec ce putain de rêve de perfection à la con et ça rend les choses un tantinet plus compliquées tout de suite. 

Mais bon. J'aime les défis, pour le coup, ça tombe bien.

Partager cet article

Repost 0
Published by [AnO]rchiDeA - dans Crise existentielle
commenter cet article

commentaires

http://www.photographe-sport.fr 13/07/2016 04:19

Je sais ce que je vaux, je sais où je vais, et je sais ce que je fais.

doudou 23/11/2011 15:28


Bonjour. Je suis tombé par hasard sur ton blog et à la lecture de tes mots, je n'ai pu m'empêcher de penser à une personne..Je l'ai bien connue, elle était habitée par la même souffrance, le même
espoir..Et cette envie et refus de vivre qui se combattent en permanence..Ce même mensonge à soi même..Ce fut trop je devais écrire ces quelques phrases. Tu es libre d'en tenir compte ou pas,
c'est ton choix.


Je ne vais pas te plaindre ou t'encourager, vanter ton courage ou condamner tes faiblesses. Je vais juste te raconter l'histoire de cette personne (en version courte). Puisse-t-elle te servir
d'étrier pour te remettre en selle..comme après une chute de cheval qui ammène une phobie incontrôlable..


Cette personne avait des plaies de la vie similaires et voulait également se rendre plus maigre de jour en jour pour en definitif disparaitre. L'automédication par toutes les substances possibles
pour mettre un voile gris sur ce qu'elle avait vécu. Pour oublier.. Même si au fond on ne peut se tromper soit même, ni échapper à ce que l'on ressent. .Et c'est cela qui entraine cette bataille
contre soi même qui n'a aucun sens, car il n'y aura pas de vainqueur au final.. La création et la destruction ne doivent pas se combattrent mais agir en symbiose, dans un cycle immuable..


"Elle" justement était dans cette bataille absurde, mais justifiée par ce qu'elle a enduré. C'était sans compter une rencontre du destin:


Une rencontre dont on ne pourra jamais expliquer la genèse..Elle rencontra simplement "Nana".


Nana comprit son mal être et lui conta son histoire.En quelques mots:


Afrique, génocide, massacre, orpheline, sida, kalashnikovs, guerre, viols à répetition..


Elle fut transpercée par le récit de Nana et compris qu'elle conversait avec une personne ayant vécu la quintessence de la souffrance, le pinacle de l'immonde, de l'inhumain.


Cette dernière phrase lui fit l'effet d'une gifle:


"Et ils m'obligèrent à les regarder violer toute ma famille assassinée"


Ce jour là elle comprit. Nana, ce roc malmené par des forces qu'on pourrait croire invincibles avait résisté.. Et sa revanche fut la Vie. Vivre. Car quand le pire est arrivé on perçoit toutes les
futilités de l'existence et on se concentre sur ce qui a de l'importance. L'amour et pas l'absence d'amour. La guérison et pas la maladie. L'entourage et pas la solitude. Ce que l'on a et non ce
que l'on n'a pas.


Ce fut une révélation. Nana serait pour Elle comme un phare qui la guiderait durant la tempête que son frêle esquif subissait depuis des années.


Elle considéra sa propre souffrance, les horreurs qu'on lui imposa et ne pu s'empecher de les comparer aux douleurs passées de Nana.


L'évidence était palpable. Nana avait plus souffert et s'en était relevée. pouquoi pas Elle? Etait-elle plus faible? Surement.. mais là n'était pas la question car chacun est différent. Et Nana
lui apporta la réponse:


"la souffrance est comme un monstre qui se nourrit du mal que l'on se fait. Mon monstre fut trop nourri dès le début. c'est ça qui l'a tué. Tu essayes d'apprivoiser le tien, tu lui donnes un peu
à manger tous les jours.Ce vide en toi, c'est devenu ton compagnon. Alors que c'est un monstre. Il faut le combattre. Il n'y a pas d'autre solution. Tu peux y réfléchir pendant mille vies et la
réponse sera la même. Il faut tuer ce monstre. Quand j'ai compris que les gens qui m'ont fait du mal souffraient autant que moi, je leur ai pardonné. Et je me suis pardonné moi-même. Ce n'était
pas nous, c'était nos monstres."


"Elle" comprit alors.. de la même manière que l'avait fait Nana. Il n'y a pas de gens mauvais, il n'y a que des gens qui souffrent et nourissent leur monstre.


Il n'y a donc pas de monde parfait, mais que des gens qui peuvent décider de vivre, aimer, comprendre et pardonner..Ou nourrir leur monstre et laisser le mal (avec son cortège de malheurs,
souffrances, angoisses, questionnements) les tuer sans profiter de la vie.


Elle prit alors une décision. Elle allait vivre. Pas d'excuses, d'alternatives, d'oubli, d'enfouissages dans le subconscient. Elle allait tout regarder en face, accepter ses émotions, ses
faiblesses et celles des autres..et se pardonner.


Elle recommenca à manger, arreta de s'emplir de drogues, et entreprit de reconstruire brique par brique sa psyché rafistolée de stratégies pour s'"auto-berner". Au réveil, ses yeux ne pouvaient
pas manquer les deux messages sur le mur qu'elle avait écrits pour rester concentrée sur sa guérison. Deux messages sur des feuilles de papier: "Tuer le monstre. pardonner" et " juste milieu".


Juste milieu? Ces mots furent ajoutés peu après un des entretiens hebdomadaires avec un moine bouddhiste. Ce vieux moine était une solution proposée par un ami, après une constatation évidente,
l'échec des centaines de séances avec les psychologues/psychiatres. Il l'aidait à être en accord avec la vie, à relativiser les choses, a vivre ce qui est important et délaisser ce qui est futile
et n'entraine que souffrance. Il lui expliqua que dans toute chose il faut trouver le juste milieu. C'était selon lui la clé du bonheur. Elle qui était habituée à faire tout en excès, en
impulsions violentes (vivre à fond, se détruire à fond, aimer et haïr comme on manipule un interrupteur) trouva peu à peu son chemin..


"Nous naissons pour mourir, aimons les gens pour les quitter, possèdons des choses pour les perdre. C'est l'ordre naturel des choses" était un proverbe qu'elle appris à mettre en pratique.


Une longue mais constante guérison se mit en place. Et le bonheur qui était avant à l'horizon mais intouchable devint une composante de chacune de ses cellules. Et pour le première fois, elle se
mit à vivre. Chaque matin elle riait aux éclats et comptait bien traverser la vie dans ce même fou-rire.


Et comme le bonheur attire ses semblables, un homme venu se joindre à son envie de vivre lui offrit son coeur et des petits bonheurs issus directement d'elle étaient en création..


Elle m'a appris ce bonheur et m'a permis d'écrire ceci pour toi.


Bonne journée


Peace, Love and Om bless


doudou


 


 


 


 


 

[AnO]rchiDeA 26/11/2011 16:10



Merci.


Je ne pense pas que l'on puisse quantifier la souffrance d'autrui, je pense pas qu'on puisse al comparer, et juger que l'un ait plus souffert que l'autre, ou l'inverse. Chacun traîne la sienne,
chacun nourrit son monstre à sa manière, avec sa propre perception, ses propres failles, son environnement, sa culture, son passé familial, les secrets, les fêlures, les joies passées, les
souvenirs divers qui (re) construisent la souffrance à leurs manières, la nourrissent de regrets, de culpabilité, de jugments propres à chacun. On ne peut pas dire que l'un est plus fort que
l'autre, ou qu'il est plus faible; chacun possède sa manière de les combattre ou de s'y complaire, de retourner la situation ou de la rejetter, de la dissimuler ou de la combattre, de se mentir
ou de mentir aux autres, ou les deux, l'illusion grandissant tous les jours, tout en métamorphosant le monstre de base en démon terrorisant.


Partager sa souffrance avec une personne, dont on sait qu'elle a traversé ses propres épreuves, peut être particulièrement aidant. J'ai moi même quelques amies qui ont des situations semblables à
la mienne, sans pour autant que les histoires soient similaires; le résultat reste le même. Mais comme tu le racontes si bien, nous réussissons à dépasser la comparaison débile et absurde, pour
tenter de se serrer les coudes, de tendre la main quand l'une se noie, tout en sachant que l'on a, nous aussi, des "filets"; ça en se fait pas en un, deux ou trois mois, il faut être patient et
cesser de se mettre une pression qui devient de plus en plus impérative, à cause d'une culpabilité grandissante, c'est celle de tourner la page et de (re)construire, avec des couleurs; je pense
que le temps a une importance capitale, et que si l'on se laisse aller (dans le bon sens du terme), que l'on débride les injonctions, les sentences incongrues pour des fautes dont nous ne sommes
même pas coupables, alors peut être y a-t-il une chance d'ouvrir enfin sa porte à la vie. Comme l'a fait ton amie.


Des eprsonnes comme Nana impressionnent par leur force intérieure, je pense également à tous ces gens atteints de maladies incurables, et pourtant plein de vie, d'optimisme et de lumière.


Il y a toujours pire que soi même, comme il y a toujours mieux. Parfois j'imagine que les gens, en me croisant, se demandent quel monstre d'égocentrisme je fais en me privant de nourriture par
"choix", alors que d'autres meurent de faim; j'imagine qu'ils me crient, "tu devrais te réjouir de ta situation si d'autres meurent de faim", mais je ne vois pas en quoi je devrais em réjouir, où
est le positif dans cette phrase? Que je suis un monstre ou que la famine tue?


nana avait également raison par cette phrase "nous n'étions pas nous, c'était nos monstres".


Il n'y a pas de péché originel. Chacun fait souffrir l'autre de ses propres souffrances. La souffrance se recycle, perpetuellement.


 


Je te remercie de ton passage Doudou. Bonne continuation à vous deux.



clovis simard 21/11/2011 12:41


Description : Mon Blog(fermaton.over-blog.com).No.27- THÉORÈME ELLA. - UN DRÔLE D'ÉTAT ?

Caducee 20/11/2011 11:36


Bien sûr que tu as le droit de souffrir, d'être brisée, et de (te) le clamer haut et fort.


L'air de rien, c'est pas l'assumer devant les autres qui est difficile, mais devant soi. Arrêter de se dire qu'on s'invente des problèmes, arrêter de se dire qu'on doit tourner la page c'est
mettre du Tippex sur une grosse rature, du placoplatre sur un vieux mur défoncé. C'est cacher la misère qu'on a dedans.


C'est difficile à faire, autant ne pas se le cacher, mais il faut mieux faire comme pour l'acné : gommer la surface tout en poussant vers l'extérieur ce qu'il y a à l'intérieur. ça fait une
grosse pustule qu'on éclate encore et encore jusqu'à ce que l'épiderme soit entièrement renouvelé et que la peau redevienne lisse et en bonne santé.


Quand j'ai compris ça, ça a été plus fort que moi, fallait que je gueule, que je pleure, que je sorte ma haine et mon désespoir. J'ai pété des piles, mes parents n'ont rien compris (même pas que
le fait de se mettre en colère contre moi arrangerait les choses, mais ça c'est une autre histoire), d'un coup je me suis fait une crise de tant d'années condensées en deux semaines. 


Après, y'a fallu cicatriser, comme pour l'acné. Attendre que ça guérisse un peu, parfois une petite "rechute", parfois encore un peu de colère. Et ça s'est passé. J'ai eu de la chance que ça dure
pas plus longtemps, compte tenu des années que je traînais derrière moi.


Alors oui, t'as le droit de dire que tu vas mal, "d'assumer de pas assumer", de dire que t'es brisée et que non ça va pas guérir tout seul par la seule volonté de dire que c'est du passé. 


Et une chose difficile aussi, que tu disais il y a quelques temps dans un article : une fois que tu n'auras plus ça, qu'est-ce que tu vas avoir à la place ? J'ai eu ça (je prends toujours exemple
sur moi, pathétique égocentrique que je suis) quand ma dépression s'est barrée un jour (pour mieux revenir ensuite) : un gros vide. Et j'aurai pareil quand j'aurai atteint le poids que je veux
(si j'y arrive un jour et si je ne m'engage pas dans le "trop", ce serait encore tout moi ça). ça, je comprends que ça puisse faire peur par avance. Mais là encore, acné : le trou laissé par le
perçage du bouton finit par cicatriser et se remplir d'épiderme sain (si on a pas trop tripoté, auquel cas ça laisse une trace, haha). La nature a horreur du vide. Alors autant lui préparer un
p'tit frichti pour caler son appétit de plein pendant que le trou laissé par la non-douleur se remplisse d'autre chose. 


Autre chose ? un loisir, un but, un objectif qu'on qualifierait de "sain".


Essentiel.

ludivine 17/11/2011 13:36



tu n'as PAS à souffrir, tu ne mérites PAS de souffrir, tu as le DROIT de te faire du bien ou qu'on t'en fasse, tu as le DROIT d'être triste et de pleurer.



*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
  • Contact

Des visites...

Recherche

Au Grenier