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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 21:37


Je suis sortie Lundi, j'ai repris les cours, une vie normale. Les sourires, aussi. Et une revanche à assouvir. Je suis fatiguée mais debout, et habitée par la rage de vaincre. Elle est là, à me faire mal au ventre. Tellement je veux réussir. Tellement je veux vivre. Tellement je veux la tuer. Qu'elle crève, qu'on la brise, qu'on l'écartèle. Je pleure. Beaucoup. Je panique, j'angoisse, dans un coin, à trembler. Manque. Cachets. Crescendo. Je travaille, je ratrappe, je travaille sans relâche. Parce qu'il me faut bien réussir quelque part. Il faut bien que je contrôle au moins une chose, il faut bien que je puisse être un peu fière de moi. Laver ma honte et dire, ouais, jsuis une putain droguée et alcoolique, mais j'ai du talent tu vois, et je réussis. Je gagne. Ouais, je vis dans le chaos, mais je t'emmerde, d'abord, et ensuite...ensuite, j'ai rien à prouver à personne, juste à moi. Juste pour me dire, Yes you can darling.WINNER. Au moins une fois. Jdemande pas grand chose. Juste, vivre et m'aimer assez pour pouvoir tomber amoureuse pour du vrai. Des bras me manquent. Pas la baise, non, moi je veux des bras qui me protègent, qui me sortent  de là, de ma grotte aux supplices, de mon abysse, des yeux qui me rassurent, des doigts qui me caressent avec douceur. Une barbe qui me picote les joues et des bisous dans mon cou. Juste. C'est bientôt le père Noël dis?


Merci pour vos nombreux encouragements...
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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 17:52
Vous n'imaginez pas comme écrire tout ça m'a fait du bien. Même si j'ai beaucoup hésité à le faire. Je n'avais ni envie de choquer, ni qu'on se dise, attends, la fille elle nous fait le coup des TCAs et maintenant c'est une tox, mais qu'est ce qu'elle veut? J'ai eu très peur d'avoir des jugements désagréables. Je n'en ai pas eu, ou alors, mutisme. Il faut savoir que c'est un truc qui date depuis longtemps, et la première fois que l'on m'a mise en psychiatrie, c'était avant tout pour me protèger de mes addictions. Je n'avais pas le droit de sortir pour éviter que dans le parc je ne fasse de mauvaises rencontres. Alors, ce n'est pas un caprice...juste un truc que je n'avais jamais pris au sérieux et qui ne valait pas la peine d'être évoqué.

Je me suis lâchée ces derniers temps. Dans tous les sens du termes.
Quand on est dans le truc, dans l'euphorie, dans les rires et l'insouciance, on se fout pas mal des conséquences. On prend ce qui est bon à prendre. Quand j'ai dû tout raconter au médecin, et aux infirmiers, c'était un peu le retour sur Terre.
Lundi, la psychiatre m'a demandé de tout noter. Mes consommations.
Quand j'ai dû prendre mon stylo pour tout détailler, je me suis sentie affreusement mal. Honteuse. Alors j'ai noté jour par jour, sans mentir.
Et là je me suis dit, merde.
Et énième soirée hier soir. "Whouaaah mais toi t'es trop forte, t'es no limit"
Sourire jaune.
C'est vrai que je suis celle qui est toujours partante, toujours motivée, toujours à fond. Et celle qui finit toujours arrachée, le sourire aux lèvres, mascara coulant et clope fumante. Pas bourrée à terre -j'ai du mal à atteindre ce stade maintenant- mais fortement éméchée. Enfin bref, jsuis celle qui gueule comme un putois pour remettre de l'ambiance. Celle qu'on vient voir quand on a besoin de trucs. Et c'est vrai aussi que pour me stopper, il faut que le jour me rattrappe, ou qu'il y ait vraiment de bonnes raisons, des contraintes...
Quand j'y pense, j'aime être comme cela et j'imagine que c'est pour ça aussi qu'on m'apprécie. Mais le coup de la feuille blanche à noircir avec tous ces produits, ça m'a calmée. J'ai observé les autres hier soir. Et il y a un moment donné où les limites des uns et des autres apparaissent. Le moment où on sort les bouteilles d'eau et les softs pour calmer le jeu. Et moi je trinque à la vodka.On s'est déja étonné de ma sacré descente mais ça m'a toujours fait rire...jamais je me suis posé de question. Là, je me dis, putain, je m'y suis accoutumée ou quoi? Et quand, à la fin, pour redescendre je commence à rouler de l'herbe et qu'on me dit, toi,t'es une dingue,j'ai jamais relevé, j'ai toujours souri comme une demeurée. On pourrait se dire, ouais, c'est ça, c'est pour faire la maligne. Mais même pas. Tout ce que je me dis, c'est tiens, aller, on se pose, va falloir aller dormir, un joint ça t'aidera. Réflexe.
Et pour les autres trucs; non, tout le monde n'en n'a pas besoin. Non, tout le monde n'arrive pas avec son gramme en poche en soirée.
Putain, c'est quoi mon problème? Ça me rassure de prendre tous ces trucs. Au moins, je suis sûre de tenir. A quel prix.
J'ai téléphoné au centre qu'ils m'ont conseillé. Rdv le 17 à 9h.Reprise d'un espace de parole régulier. Parce que ma psy adorée, celle de toujours est malade. Depuis des mois déja, j'espère juste que c'est moins grave que ce que je m'imagine. Enfin bref. L'autre psychiatre m'a déniché un "infirmier réfèrent" au cmp. Ça me fait vraiment chier de devoir faire l'effort de reconstruire une relation avec un inconnu, mais bon. "C'est nécessaire". Et je le pense aussi.







Anamnesik: Je suis restée 2 ans dans un foyer psychiatrique. Là bas, tu as LA psychiatre (la chef des chefs lol), les infirmiers et éducateurs. C'est une structure de 10 lits maxi. Ce sont eux qui géraient mes permissions, j'avais des activités thérapeutiques, et des rdv médicaux réguliers. J'en suis sortie le 20 mai dernier, mais dois y retourner toutes les semaines pour préparer mes piluliers et réajuster mon traitement s'il le faut. Je vois donc souvent la psychiatre, qui me chope entre 2 rdv selon les nouvelles. Je suis par ailleurs suivie au CMP (qui fait partie de la même structure) par un autre psychiatre, et une psychologue, qui est, malheureusement malade depuis un bout de temps, comme je l'explique un peu plus haut. Voilà!




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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 18:50
Je suis rentrée tout à l'heure de l'hôpital, un peu à l'ouest pour tout vous avouer. Du mal à faire la transition entre le psychiatrique et la réalité.
J'ai une permission de quelques jours -jusqu'à lundi- mais en fait dès mon retour ils m'envoient dans un autre service pour me ré-alimenter. Je ne vous cache pas que des grammes se sont fait la malle, même plusieurs centaines de grammes et que ça ne leur plait pas du tout. Mais pas du tout. Me suis fait passer un savon, mais bon, j'ai plus 12 ans, faudrait que je leur signale. Enfin bon j'ai sagement attendu la fin des reproches pour répondre, "oui bon, ben maintenant c'est comme ça et merde, maintenant faudrait qu'on parle de la suite, c'est perdu c'est perdu, vous voulez que je dise quoi?"
 Sérieux, on aurait dit qu'ils allaient me mettre au coin putain. Et puis moi jsuis tellement à côté de mes pompes qu'ils pourraient faire nimporte quoi de moi je les suivrai. Veulent m'envoyer dans l'autre truc, très bien, je me contente d'obéir. Trop crevée par les insomnies à la nicotine .
Et puis ils me barratinent avec la sonde, mais moi j'en veux pas. Je ne veux pas d'un tuyau qui me nourrisse à mon insu, faut pas pousser. Je suis docile....jusqu'à un certain point. D'ailleurs si certains d'entre vous l'ont connu....aimerai bien avoir quelques témoignages. C'est vrai que j'ai pas un IMC dans la norme, c'est vrai que je suis "mince", mais pas à l'article de la mort quand même, merde. Et puis je suis même pas anorexique, je suis borderline. Enfin bon ok, j'ai un comportement anorexique, mais c'est pas ça le truc de fond. "Oui mais dans l'immédiat vous êtes en danger là".  J'arrive pas à entendre. Ma perception est tellement...personnelle, je n'arrive pas à être objective. Alors je ne comprends pas toutes leurs mises en garde et leur "attention vous jouez avec le feu", en fait je sais pas quoi en faire. C'est carrément comme si je n'étais pas concernée. Et puis je vais ma pauvre petite victime, mais là, je rentre il n'y personne. Mes amis sont en vacances, ma famille aussi. D'un côté, j'avoue, ça m'arrange. Je prefere ne pas avoir de spectateurs,  ne pas inquièter plus qu'il ne le faudrait. Mais je ne peux exprimer à personne ce putain d'enferment qui me rend dingue. Ni mes petites victoires persos. Si si, il y en a...pas de crises d'angoisse, pas de terreurs nocturnes, pas de vomissements :) Et hôpital oblige, pas d'alcool, ni de lames de rasoir, ni de drogues. J'ai bien essayé mais me suis fait gauler. Et tant mieux.


Edit: Je capte petit à petit l'interêt de cette nouvelle hospi, qui se résume pour moi à une mise à l'abri, une mise en sécurité dans l'urgence. Pour me retaper, et pouvoir concrétiser mes projets. Je rentre en septembre dans une école d'infographie. J'aimerai, si c'est possible faire pour une fois une année "normale" et ne pas partir en vrille après 2 mois de cours. Alors j'obéis, essaye de me convaincre que c'est pour moi que je le fais, et coopère au maximum. J'aimerai retrouver ma vie que j'ai abandonnée sur la route. Qu'on en finisse une bonne fois pour toutes. Cette hospi est finalement, peut être une chance. Je veux y arriver. Et contrairement à quelques temps, je sais ce que je veux faire, je sais ce que je désire, et l'envie de vivre bout en moi. Je saisis les mains qui se tendent -pour une fois- et ai décidé de m'investir. Et un jour, je me dirai, je m'en suis sortie. Et je serai fière.



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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 20:54
La rage au ventre. Le coeur au bord des larmes. Lancine dans les muscles. Douleur dans les tripes. Les mensonges me vrillent l'estomac. Ouvrir les yeux. Réalité aveuglante.
Mais debout. On croit qu'en sortant de l'hosto, tout est fini. Loin derrière. Que dalle. Juste un petit répit. Un pause, un break. Et puis ça retombe. Ca peut décourager. Ou non. Je crois que je le prends comme un défi. Comme un challenge à assurer..."Mais la vie n'est pas un défi, mademoiselle S. ni un jeu ou je ne sais quoi". Peut être, mais ça me fait tenir, ça me tient en haleine...Je marche comme ça, c'est mon fonctionnement, en tout cas pour l'instant.
Et puis. "Je vous pèse".
_Non.
_Mais j'ai besoin de savoir, c'est important.
_Je ne monterai pas sur cette balance.
_Mais...
_Mais quoi, je sais que ça va me foutre en l'air, je n'ai pas besoin de ça.
_Bien, eh ben je vais sous envoyer une infirmière pour vous peser une fois par semaine. J'ai besoin de savoir où vous en êtes. Je comprends que ça soit dur mais...
_Franchement c'est l'enfer, vous ne savez pas, c'est horrible, humiliant, douloureux.


Qu'il me l'envoie son infirmière. Je ne veux plus jamais me peser. Je voudrais la balancer par la fenêtre cette garce de balance, la piétiner, l'envoyer dans le mur. Pourquoi c'est si important? Est ce qu'on se résume à un putain de chiffre? "Pour évaluer vôtre état" Ben ouais, alors on voit pas plus loin que ce résultat? C'est pas comme si j'étais à l'article de la mort. Et puis merde j'ai d'autres trucs à penser. D'autres trucs en tête bien plus importants. "Oui mais là vous êtes en train de vous nuire, comme avant. Vous allez compromettre vos projets et vous le savez très bien". Hum. OK, drapeau blanc.
Ok, on oublie deux minutes l'orgueil et on cède. Je sais que la balle est dans mon camp, et que mon avenir c'est moi qui le dessine, personne d'autre. Et j'ai envie d'y arriver. Alors, soit. si c'est pour garantir mon avenir...je ferai des concessions. De toutes manières, je commence toujours par un conflit à la con pour finalement baisser les armes. Je ne  peux pas leur mentir, pas moyen, rentrent pas dans mon jeu. Alors ils décelent la petite faille et s'engouffrent dedans, et moi je me dérobe sous terre. L'image que je voudrais donner s'effondre et laisse place à cette petite chose pathétique, coeur en boule, frigorifiée, compètement stone.
Cette petite chose j'ai du mal à croire que ça puisse être moi.
Ouvrir les yeux, rien qu'une demie seconde. Admettre et arrêter de se mentir.
Il y a une place lundi à l'hôpital, rien n'est encore sûr, mais enfin voila. Le truc c'est que j'ai peur de me pointer là bas la bouche en coeur et qu'ils pensent que je ne nécessite pas de soins. Que je ne sois pas assez "malade" pour y aller. D'habitude j'y entre par les urgences, cest plus "facile" pour justifier d'une hospi...
On verra. Je me dis que s'ils me l'ont proposé...c'est que, peut être que j'en ai besoin.




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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 16:33
Des étoiles dans ma nuit.Des sourires qui viennent m'animer doucement. Remplaçant les spasmes angoissés par des soubresauts de vie. Les nuits restent blanches, mais les pensées sombres cessent doucement de me noyer dans la torpeur.  Le contrôle se brise et je le piétine allégrement, sans remords. Je me dis qu'on a toujours le choix.Et moi je choisis la vie. Belles paroles faciles à écrire. Mais je les pense très fort. Elles me tiennent éveillée et m'empêchent de me casser la gueule. Je me cramponne à la rampe, m'y accroche comme une dingue, trop peur de glisser. J'aimerais saisir les mains tendues mais.
Baisser les armes, exploser les cadenas et briser les chaînes. C'est dur quand on s'emmure depuis des années. Quand on s'enterre, toute seule comme une grande. Quand on ne se laisse plus approcher par personne, revenue à l'état sauvage, fuyant tout contact avec le monde, la réalité, devenue trop violente.
Je reste borderline, personne à risques et tout ce qui s'ensuit, mais je ne me sens plus en danger, j'ai juste l'impression qu'il faut que je saisisse ce nouvel élan qui m'habite depuis quelques mois afin de pouvoir construire. Construire ma vie comme je le souhaite , bâtir, ramasser de nouvelles pierres. C'est comme si j'ouvrais les yeux après des années d'absence dans ma propre existence. Et je me dis, mais bordel de merde, qu'est ce que j'ai foutu...? Évidemment j'emploierai le mot "gâchis", parce qu'il me brûle les lèvres et l'âme, mais je ne veux pas regretter, je veux juste avancer. Alors cesser de pleurer, et puis, surtout, penser à demain. Essayer de le sculpter selon mes envies et mes désirs, pour qu'il me plaise enfin. Qu'il soit à mon image, façonné de mes petites mains colorées.


Édit: J'avais préparé mes cartons, plié bagages, la tête déja dehors. L'esprit vagabondant sur les possibles projets qui naissent...Et puis le "non". Sortie remise. Pourquoi? "Quand on a été hospitalisé 2 ans on peut bien attendre 14 jours de plus non?" La connasse. La grosse connasse. Comme si elle en savait quelque chose elle, j'aimerais bien l'y voir tiens. Elle ne sait pas de quoi elle parle putain. Et je ne peux pas lui en vouloir. Mais qu'elle ne me balance pas des trucs comme ça, sur un ton cinglant. Comme si c'était "ouais ben écoute ma grande, tu l'as bien cherché, maintenant tu l'as, bravo ma belle, et viens pas te plaindre". Après tout qu'est ce que je peux dire, elle a raison. Je ne suis plus à ça près. Mais les "prenez vôtre temps" je ne peux plus les entendre, je sature, je ne sais pas si ils saisissent bien ce que je leur dis, parce que moi je suis épuisée, je vais finir par crever dans ce putain de pyjama bleu griffé "EPSM" [Établissement Public de Santé Mentale] au pays des psychopathes. On ne peut pas parler de sortie à quelqu'un et jouer avec ses nerfs en décalant la date. C'est pour faire, quoi, me tester? Putain, pourquoi? "Oh oui mais vous comprenez une sortie ça s'organise, les traitements, l'accueil de jour (parce qu'ils croient vraiment que je vais venir passer toutes mes journées là bas?), enfin vous comprenez on doit voir ça entre nous. Et puis vous avez perdu un kilo vous le savez "
Ca fait un bon mois qu'on en parle, qu'on me demande de m'organiser, de prendre une décision, et là, ils me sortent qu'ils ont rien préparé et je devrais la fermer? Encore?Et pitié, qu'on m'épargne la sentence du kilo perdu, faut arrêter là. Stop. Fuck. Qu'on ne me dise pas que c'est à cause de ce putain de kilo qui s'est envolé que ma sortie est remise en question, merde, ma vie n'est plus en danger, j'ai repris, je bouffe comme une grosse vache et ...jsais pas. Jsais plus. JE VEUX JUSTE ME  BARRER. SORTIR. LOIN. Je m'étouffe dans ma rage, me mets la pression en m'interdisant de me saigner les bras (et quel soulagement pourtant, certes éphémère, mais...), de me bourrer de cachetons, de me lamenter. Je ne veux plus réagir comme une malade mais comme une personne "normale". Alors j'essaie de canaliser. Mais putain, ça bouillonne. Ca gueule au fond de mon âme, ça hurle. J'ai l'impression d'être une enragée, de crier et de n'être entendue par personne. Tout le monde s'en tape, comme si ce n'était pas grave. Ce n'est pas le fait que ça soit grave ou non, au fond, c'est juste qu'on n'entende pas ce que j'ai en moi, qu'on ne veuille pas voir que pour moi ça compte, merde, c'est pas eux qui sont en cage.
Ah!
Ça fait du bien.
Have fun and good luck.

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17 avril 2009 5 17 /04 /avril /2009 20:57
                


En haut, en bas. Très très haut, très très bas. Au milieu, je meurs. Je ne suis plus.
Je ne vis que dans l'extrême et me brûle, je crame. Je me perds. Un peu de moi à chaque fois. Mais il n'y a plus de lames dans les poches, plus de cachets dans les mains. Juste quelques morceaux de mon coeur explosé. M'en fous, ça veut dire que je vis non?
Je me suis remise à la peinture. J'en mets partout. Sur les murs, le sols, les meubles. Je n'ai pas le temps de protéger les surfaces, je m'empresse de faire gicler les couleurs sur le papier, de crayonner, de gratter, de graver. Je souris. Ca pétille. On me passe des commandes. J'aimerais bien les honorer mais je n'arrive pas à me séparer de mes toiles. Je m'investis tellement que ce serait donner un bout de moi et pour l'instant j'ai besoin de les posséder. J'ai l'impression de me retrouver comme ça...C'est une étrange relation qui me lie à ces crobards incertains, je ne sais pas, c'est bizarre. Sans me la jouer artiste torturé et maudit hein...
Je sautille, m'envole toute frétillante, quelques grammes en moins. C'est étrange cette sensation de légereté malsaine. Qui, après toutes ces années, ne change pas, bien que je la repère plus rapidement aujourd'hui. Je sais quand je pars en vrille et peux anticiper la chute pour qu'elle ne soit pas fatale, ce que j'étais incapable de faire au début. Au début j'en avais rien à foutre, que je crève ou non, qu'importe? Aujourd'hui tout a tellement changé, le "moins" me réconforte toujours autant, mais une part de lui m'effraie et me retient parmi les vivants. L'instinct de survie retrouvé...J'ai retrouvé l'envie et le désirs ardents, retrouvé la  chaleur de la passion. Mais si l'Âme va mieux, Corps se dérobe. Corps se fout des mes états d'âme, il est crevé. Rien à foutre des sourires retrouvés, je l'ai cassé et il me le fait sentir. Et le médecin soupire. Il me fait des ordonnances avec des compléments  et du potassium, du fer  et je ne sais quoi. Des prises de sang toutes les semaines. "Sinon, nia nia nia". Mais oui je les ferai. Dans 2 semaines, je me sors de là. Plus d'hôpital. Juste la liberté retrouvée. J'en salive à l'avance, c'est comme si je sortais de 2 ans de taule. Deux ans consécutifs d'hospitalisation en foyer psychiatrique. En tout, 8 années de maladie, de TS en tout genre, d'hospitalisations ratées, de thérapies jamais terminées... La psychiatrie c'est indélébile. Mais il fallait passer par là. Et tous ces médecins que j'ai pris un malin plaisir à manipuler et Dieu sait quoi d'autre, ils m'ont sauvée. J'en parle au passé, trop pressée de passer à autre chose. Mais je ne veux pas parler trop vite. En 8 ans, il y a eu des hauts, mais des rechutes aussi, alors que je me berçais d'illusions en soutenant que j'allais mieux...j'espère seulement que cette fois ci sera la dernière. Je ne veux plus côtoyer la folie derrière les murs, je ne veux plus de contrats à la con, d'enfermement. Je ne veux plus moisir les yeux rivés au plafond à rêver de ce que j'aurais voulu que ma vie soit.Je veux faire partie du monde, pas de ce pourcentage de psychopathes qui continueront à errer dans les couloirs, l'air hagard,teint blafard, pansement au poignet, le regard vitreux, morts. A demander toutes les 5 minutes aux infirmières un café, une clope, de l'air. Marcher, respirer. Attendre en permanence. Attendre des visites qui ne viendront pas. Attendre le médecin, les médicaments...
C'est fini tout ça. J'ai envie d'y croire, très fort.

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 21:54

OuT



Je vais sortir d'ici. De ce foyer, de la psychiatrie. Ma propre folie, mêlée à celle des autres me consume. Deux années que je suis absente de ma propre vie, 8 que j'ai vouées à la maladie. Guérie ou non, tant pis. Qu'est ce que je risque, dehors, de vivre? On m'avait dit 10 mois. Cela me semblait déjà insurmontable. Mais de me dire que je suis restée 24 mois ici, c'est insoutenable. Il faudra bien un jour, que je sorte. Je doute fortement de ma guérison, pas que je veuille me donner un air dramatique, mais honnêtement, si je n'y suis pas parvenue en deux ans, en étant enfermée et encadrée, je ne vois pas l'intérêt de persister dans ce monde où la maladie s'inscrit sur chaque visage, dans chaque regard, dans chaque geste.Ce n'est pas entre ces murs nus et froids que je prendrai mon envol, cela fait bien longtemps que j'aurais dû clore la période d'essai. Autant le tenter dehors. Et peut être que j'ai besoin de prendre l'air. Si vous saviez comme j'ai envie de tout foutre en l'air, de tout plaquer  et de me barrer loin d'ici. Loin des hôpitaux, des médecins, des infirmiers...des patients. Je ne peux plus respirer cet air vicié, malsain, pathologique, je ne peux plus croiser les blouses blanches, je ne veux plus étouffer ma rage dans les draps immaculés, je ne veux plus de leurs putains de pesées, de leurs prises de tension, de leurs analyses, de leurs grands airs desesperés. Je ne rejette pas l'encadrement et la sécurité qu'ils m'ont apporté, parcequ'il y a eut des moments où l'enjeu était vital et je les remercie de tout mon coeur d'être encore en vie. Je sais que je n'ai pas toujours été très maléable, mais ils m'ont sauvée. Aujourd'hui je fais une overdose du milieu hospitalier et ce n'est pas de leur faute, mais ma prise en charge me fait royalement chier, je n'ai plus envie d'entendre les recommandations, les ordres et les contrats, je n'en peux plus, j'ai juste besoin de ma liberté, et je me dis qu'après deux ans d'hospitalisation, il faut avouer que ce n'est peut être pas la meilleure manière de guérir. Je ne suis plus autant en danger qu'il y a quelques temps et je me sens prête à aller inspirer l'air dehors. Là où j'ai posé ma vie il y a des années. Peut être que je ne guerirai pas après tout. Et si c'est le cas, je prefere m'en aller crever dehors que de moisir dans un hopital. Il est évident que je garderai un suivi et que je n'arrêterai pas tout d'un coup, comme j'ai pu le faire auparavant.Simplement, j'aimerais m'émanciper de tout ça. Avant que je les envoie tous se faire foutre, ce que je regretterais; personne n'y est pour rien, je ne peux en vouloir qu'à moi même.J'ai horreur de dire ça on dirait que je me prends pour une victime pathétique, mais je ne trouve pas d'autres mots.
Je n'ai plus qu'à fermer les yeux en esperant très fort la sortie. Qu'ils me laissent faire. Qu'ils me laissent,tout court.

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16 mars 2009 1 16 /03 /mars /2009 09:44


Envie de légèreté, envie de m’envoler, loin. Loin de la réalité, loin des vérités crues qui pleuvent sur moi. Loin de toutes ces conséquences irréversibles, des résultats noirs sur blanc. Des trucs qui m’enchaînent au sol. Boulet aux pieds, je fais de petits pas avant que les maillons me resserrent la bride. Pour retomber, un peu plus loin, dans le caniveau. Vertige. S’agripper au mur. Ignorer les regards, en même temps que sa propre faiblesse. Taire sa fragilité, hurler s’il le faut que tout va bien. Noircir des pages la nuit, trembler le jour. Apercevoir la lumière au bout, invisible rayon qui éclaire tout un visage, et puis, serrer les dents. Cerner les yeux, affamer le ventre, tirer les traits. Compter, calculer, mesurer. Espérer, un petit peu, en fermant les yeux très fort. En oubliant les cailloux dans le ventre. Imaginer la vie. Avant que l’on nous rattrape, matraque au point pour nous coller au sol. Avant que l’on crie dans nos oreilles qu’il y a danger, avant que l’on ne sente les aiguilles dans les bras, avant les sirènes de l’ambulance, avant que la tension chute. En fermant les yeux, parfois j’y arrive et j’y crois très fort. Alors je me sens forte et vindicative. Aussi forte que lorsque je compte les heures de jeûn. Les extrêmes me font les yeux doux et j’existe enfin, regardez moi, regardez comme je me détruis, regardez comme j’y arrive malgré tout. Regardez comme je me relève, tout le temps. Regardez moi m’éteindre, me faner dans mon corps noueux, sourire aux lèvres. Orgueil de merde. Fierté mal placée, je me foutrais des tartes. Connasse. Se dépenser pour les autres, les aimer en grand, comme s’il s’agissait de son propre sacrifice. Aimer à la folie, s’enflammer pour se consumer complètement, se brûler à la passion, à la violence des insomnies. Les crises nocturnes, celles qui font couler le sang, celles qui nous amènent dans un autre monde, cachetons en main, délires éthyliques en tête . Celles où les excès sont de mise, celles qui parfois nous emportent. Celles qui font disparaître la peur du risque, celles où on se dit  que l’on n’a plus rien à perdre. Celles où on se dit, demain n’existera pas.

Je perds pieds. Perds mes sens, essaie d’entretenir l’instinct de survie, quoi qu’en réalité je l’exècre dans ces moments où mon corps se fait juger coupable devant la glace.

Perpétuelle ambivalence, cette petite voix au fond de mon âme que je voudrais étrangler, avant qu’elle ne me le fasse. Je voudrais la rayer une fois pour toutes, briser le disque, l’assassiner. Si je la tue, ce sont mes menottes que j’enlève.  Je vais la faire crever cette garce.

On ne peut pas vivre à deux dans mon Corps. Il est devenu trop petit.




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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 10:49
La peur au ventre.
Mais surtout la honte qui s'agrippe aux tripes. La honte de ne pas avoir su, d'avoir craqué, d'avoir reconquis les anciens démons, quoi qu'ils n'avaient jamais complètement disparu.
Prise de conscience. Larmes, cris, portes qui claquent, en finissant par les bras en charpie. Du sang, partout.
Chambre fouillée. Lames confisquées, réserves de médicaments découvertes. Plonger sous la couette, dans l'obscurité pleurer de tout son soûl. Etouffer les cris en mordant l'oreiller. Peindre la rage au ventre.
J'attends mon procès, la semaine prochaine. Je me suis tellement fait de mal depuis les analyses, que les infirmiers sont attentifs, prévenants, presque embarassés. Je ne savais pas que tout ça prendrait une telle ampleur. C'est vrai au fond, ce n'est pas si grave. On remet ça dans 6/8 semaines, on me laisse une chance de me rattrapper. Mais ça a foutu le bordel dans ma tête. Il y a plein de choses qui se sont cassé la gueule d'un coup. L'espoir y compris. J'ai eu envie de me foutre une balle, sans trop savoir pourquoi au fond. Tout noir ou tout blanc, pas de juste milieu. Pas d'équilibre, que de l'excès.
"Ca fait partie de la maladie".
C'est pas ce que j'ai envie d'entendre. J'ai l'impression de ne pas être normale, mais j'exècre tellement la normalité que je me perds, voulant coller à un moule que je deteste finalement. Electron libre, mais surtout paumé.

Vendredi j'ai rencontré pour la première fois une psychomotricienne. Chaque fois que je sortais une phrase j'avais droit à un "oui, bien, très bien!"
Genre j'étais la patiente idéale qui collait bien au cliché. "Hmm c'est très interessant..."
"Vous vous rendez compte de votre ambivalence, c'est très fort chez vous...
Vôtre choix des mots en dit long...
Vous voulez guérir pour les autres, vous vous prenez pour un accessoire?"

Ca m'a fait réflechir. Puis ça m'a foutu en vrac aussi, un peu. Mêlé au bordel ambiant, j'ai fait un sac de noeuds, et je ploie sous son poids.
J'ai tellement peur de demain.
Tellement, c'est insupportable.
Et plus j'ai envie de le construire, plus je stresse tellement l'échec m'effraie. Je cherche du boulot, appelle encore et encore, à quel prix, je tremble le téléphone à la main, angoissée à l'idée de devoir m'engager, angoissée à l'idée de ne pas savoir, angoissée à l'idée de ne pas être à la hauteur...
La fragilité m'étouffe, j'aimerais la piétiner, vomir ma vulnerabilité apparente.

Ca fait presque un mois qu'ils ne me pèsent plus, parceque la dernière fois ça s'est tellement mal passé. "Essayez de ne pas regarder le résultat à ce moment là" Ben bien sûr, si c'était aussi facile. Qu'il soit plus ou moins, de toutes manières, dans tous les cas on a droità la crise d'hystérie qui survient à la simple vue du chiffre. LE chiffre. Peur d'avoir perdu, parce que ça devient  dangereux. Peur d'avoir gagné, parceque ça ne me va pas non plus,et que les "ah, c'est bien...et vous avez vu vous avez une meilleure tension c'est très bien", je ne veux pas les entendre, plutot crever. En fait, je ne sais pas ce que je veux qu'ils disent. Tout m'agresse.

Ils me laissent un peu plus de liberté, je peux manger dans ma chambre plus souvent, sachant que manger en public est éprouvant. Je m'engage en contre partie à faire des efforts alimentaires, (ce qui entraîne une fuite démesurée des miroirs et des vêtements qui pourraient ne plus m'aller, dans le genre je vais me manger 15kilos en 3 jours, nimp').

Tout est affaire de négociations, de concessions, d'efforts, de deals. Il y a plus d'échange entre l'équipe et moi. Je verbalise un peu plus, ils me font un peu plus confiance. Je découvre qu'ils me soutiennent, m'encouragent quoi que je fasse, même si je me mords la queue, me casse la gueule ou rejette leur aide. J'ai enfin compris. Hip hip hip lol. Ils sont là. C'est con, j'en ai les larmes aux yeux.


pix: Raphaël Daviet
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23 décembre 2008 2 23 /12 /décembre /2008 19:06
Voila enfin quelques jours de permission devant moi. J'ai dû mentir pour les obtenir. Du genre inventer un séjour au Touquet avec mon père. Mais il fallait. Je ne peux plus rester eternellement dans cet endroit où la maladie prend le dessus sur tout. Je ne peux plus supporter ces visages défigurés par la folie. Même si ces derniers temps il y a eu quelques admissions egoïstement heureuses. Nous sommes à présent 4 à avoir entre 23 et 30 ans. Cela me fait du bien parceque l'on peut partager quelques points en commun. Quelques dépendances similaires aussi, malheureusement, mais au moins on peut discuter en connaissances de causes. Je ris beaucoup. Quelques amitiés sont nées, bien que je me sois toujours répété que l'hopital n'est pas un endroit pour se faire des amis. Je me suis fait engueuler parce que j'ai invité Luc à regarder un film d'horreur dans mon appartement thérapeutique et qu'on a fumé comme des porcs et que l'infirmière s'est pointée au moment où je me suis calée dans mon fauteuil en souriant aux anges parce que "ça" commençait à monter. J'ai cru qu'ils allaient me faire le coup des analyses d'urine mais même pas. Alors j'ai surenchéris un peu avec quelques grammes de C, de speed, ecstas, du champagne et du vin dans les veines quelques jours après. Pour ma défense, c'était mon anniversaire et cette fin d'année est dure. Pas d'excuses, mais quand même. Et puis il y a eu ce Ludovic que j'ai croisé dans la soirée et avec lequel j'ai partagé mon délirium tremens et mes hallucinations droguées. Il y a eu ces regards et puis le contact avec ses mains très douces et ça m' a destabilisée. Pas autant que le texto qu'il m'a envoyé le lendemain et les autres messages qui ont suivi. Et puis cette conversation que j'ai eu avec mon meilleur ami pendant cette même nuit ou plutôt l'after parcequ'il était quand même 11h du matin et nous n'avions toujours pas dormi. Conversation durant laquelle j'ai appris que Ludo m'appréciait beaucoup et qu'il parlait beaucoup de moi. J'ai dit dans un sourire "ah bon?" avec quelque chose d'innocent mais mes yeux pétillaient trop pour que ces mots traduisent un quelconque détachement. La verité c'est que j'ai pasé une putain de soirée et que j'aime sa présence et qu'il me destabilise et que lorsqu'il pose ses mains sur moi je suis petrifiée alors qu'en temps normal je me fous complétement des contacts qu'un mec puisse avoir avec mon corps parceque je hais ce dernier et que je le livre en pature au premier venu tant que je suis pétée. Pathétique mais véridique, c'est dire à quel point il y a division entre mon corps et mon esprit, j'arrive à m'en détacher complétement jusqu'à m'enfuir dans des rêves lointains pendant que l'autre s'affaire sur moi. C'est horrible. Et toutes ces nuits défilent dans ma tête lors de mes crises d'angoisse; je me souviens comme mon corps est dégueulasse, meurtri, sali. Mort.
Lorsque ses mains m'ont effleuré j'ai tressailli parceque la honte m'a envahie. J'ai eu envie de lui dire, "je ne peux pas te faire ça, faut que je sois franche avec toi, je ne suis pas pour toi. Tu es trop hônnête et sincére pour une fille comme moi, tu ne connais pas mon passé, je suis sale, je ne suis qu'une trainée et regarde mon corps, regarde comme c'est laid,regarde ce que j'en ai fait". Mais j'ai juste commencé à pleurer doucement avant de me refaire un rail pour rester stoïque. J'ai fini par aller me remaquiller en douce -belle invention- et revenir m'asseoir à ses côtés pour parler, il y a cette force tranquille en lui qui m'apaise, je me suis sentie bien.
Je crève de honte d'avoir ce corps, il est informe, je l'ai rongé jusqu'à l'os et ne parviens pas à garder ces putains de grammes que je me force pourtant à avaler. Pourquoi ça ne marceh pas?
J'ai perdu une deuxième dent hier. J'en suis malade et je stresse à l'idée que mon dentiste va me faire la morale pendant 1/4 d'heure. Et nia nia nia. Et ça m'est arrivé en plein repas ( le repas de mes 23 ans) et ma mére m'a fait remarqué que c'était normal vu mon état avec son air condescendant. J'ai eu envie de disparaitre sous terre pendant qu'elle déblaterait en compagnie de mon beau père qui ne m'a au passage pas loupée. Au resto, ça a d'abord commencé par "putain mais tu manges rien" ,"non mais t'as vu ce que t'as mangé", "quoi t'as plus faim t'as rien bouffé!", suivi d'un beau "Putain mais ta vie c'est de la merde". Le peu que j'avais mangé a fini aux chiottes sans aucun effort de ma part et j'ai souri en même temps que les larmes m'innondaient le visage. Adossée au mur je me suis dit qu'en effet ma vie n'avait aucun sens et j'ai eu le vertige.
23 ans. Et puis quoi? Rien. Je crois que ça a motivé ma soirée de défonce. Qu'inconsciemment j'avais envie de me mettre une race. Ce que j'ai fait consciencieusement. Les fêtes de fin d'année n'ont plus aucun sens à mes yeux et ne me font aucun effet; en fait, je les deteste. Juste une fois de plus où je dois choisir entre mon pére, ma mère, mon beau père. (Ma belle mère ayant disparu de la circulation grâce au divorce de mon père). Et de toutes manières, quelque soit le choix que je fais, ça ne plaira pas et comme tous les ans je me dirais putain en fait j'aurais dû me barrer loin d'ici et le fêter avec mes potes. Au foyer ils m'ont dit que si il fallait je pouvais passer le 24 avec eux mais rien que de m'imaginer entre les murs de l'hôpital un 24 décembre m'a foutu en l'air.
En bref, je ne peux ni affirmer que ça va ni écrire que je vais mal. C'est un peu plus compliqué et je crois que des murs s'écroulent tandis que d'autres s'érigent. Tout ce que je peux dire, c'est que ça bouge, du moins dans ma tête. J'apprends à exprimer ma colère, mon impatience, mes émotions autrement que par le schéma que j'emploie habituellement. Et c'est tant mieux.
Même si je peux paraitre froide, dure. Tant pis. Il faut que je me lance à présent. 
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*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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