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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 09:39

Fin de moi, faim de moi...

Je reviens encore, ai refusé l'hospitalisation, suis rentrée dans une rage folle au rendez-vous, je ne sais pas ce qui m'a pris. Au lieu de ça, je suis restée deux bonnes semaines chez mes grands parents. Quelques bons kilos repris, drôle de silhouette faite d'os et d'oedémes mal placés.

Parait que je suis bipolaire maintenant. Pas la maladie, juste la personnalité. Ce qu'on peut pas changer en somme.

J'y comprends plus rien.

Menée par le bout du nez, parcequ'on ne sait plus quoi  faire...parceque je ne sais plus, parceque je suis perdue.

Parfois je ne vois pas d'issue...mais me laisse une chance d'être là quand même. On sait jamais, des fois qu'un jour au réveil je me sentirai saine d'esprit...

"Esprit sain dans un corps sain"...j'ai un corps aseptisé, blanc, diaphane, si pur qu'il n'a plus de poids...et la tête si lourde, les paupiéres violacées, j'ai l'air d'un panda.

Je me tartine de blush à la pelle, rien n'y fait pourtant, la psy me dévisage toujours autant^^

Le souffle se fait court, elle m'interdit de monter jusqu'à son bureau et me donne rendez vous au rez de chaussé.

Je ne suis pas anorexique.

J'ai une personnalité bipolaire; une fois exaltée, une fois à plat, sans milieu, jamais.

Pas de limites dans les excés, je me sens si forte dans l'autodestruction, l'impression que je peux sans cesse dépasser mes propres limites,  je ne ressens plus, vaindicative,  je suis,  je vis et je fonce,  flirte avec le risque...la mort.

Et je redeviens larve, les muscles endoloris. Sale de cette violence, de l'alcool, des toxiques, du sexe, de la bouffe. Il faut que je me "purifie",  replonge dans mon ascétisme mystique, mange les livres, écris et dessine...puis les brûle. Comme si je risquais, en les laissant exister, de perdre une partie de moi-même.

J'ai refusé cette putain d'hospitalisation et je regrettte.  Beaucoup.

Je suis fatiguée de tout ça.

Mes parents aussi. J'évite tout le monde,  ne demande qu'à me retrouver seule...mais pour faire quoi?

Rien de constructif, juste  un flottement, une parenthése dans le temps, en suspension, rattrappée par la réalité quand le vertige me frappe.

Joues contre le carrelage glacé, le froid m'agresse,  la douleur me réveille,  me signifie que je suis vivante.

J'ai mal donc je vis?!

Putain. Jsais pas faire autrement.  C'est nul.

Je carbure à la faim.

J'aimerai savoir carburer au plaisir,  mais je me l'interdis,  comme si ça allait me cramer,  dès que je l'ai dans les mains faut que je le vomisse, q ue je l'évacue, vite,  comme si ça me dégoutait...

Je supporte même plus toute marque d'affection,  le toucher encore moins,  bordel,  j'aimerai  lire autre chose dans leurs yeux  que cette tristesse fataliste, mes soeurs, mes fréres, je veux pas qu'ils me voient comme ça, c'est pas ça la vie, jsuis pas un exemple, bordel, me suivez pas, oubliez je vous en supplie...

"Quel beau sacrifice vous faites mademoiselle..."

Sacrifiée sur l'autel, la tête haute, les yeux noirs, j'attends.

"Vous me faites penser à un homard

_Ah bon?

_Quand sa carapace devient trop petite, il mue. En attendant qu'elle se reforme, il est plus vulnérable que jamais. Vous êtes dans ce cas. Sauf que ça dure depuis des années. Mais vous avez un instinct protecteur...vous pourriez attendre de vous faire manger par les gros poissons, mais vous ne le faites pas. C'est pour ça que vous êtes ici."

Alors j'attends. Je préfere flirter, effleurer du bout des doigts le risque, sans jamais y aller complétement quand même.

*Borderline*

*Troubles du comportement*

Moi j'en ai plus rien à foutre de ces mots vides de sens, je me fous de savoir si jsuis hystérique, ou schizo, tout ce que je veux c'est de l'aide, je peux plus, j'ai besoin d'air, de bras chauds, d'amour. De sécurité.

Si je n'étais pas majeure, j'y serai déja, à l'hosto, on m'aurait pas demandé mon avis. Mais on me laisse le choix de décider. et je n'arrive pas à formuler  ma faiblesse, je n'arrive pas à avouer que je ne suis pas capable de décider, et qu'il faut qu'on m'aide,  même sans mon accord.

J'ai d'autres propositions, pour un hopital de jour, ou un placement en clinique qui me permettrait qd même de suivre les cours.

Je vous remercie de vos réponses, de vos commentaires, j'ai reçu plusieurs mails concernant le CITD et je vous en suis vraiment reconnaissante. Dans l'ensemble, pas de supers souvenirs...

Prenez soin de vous, toutes, je ne cite pas de noms, j'ai trop peur d'en oublier^^

Diane, j'ai acheté la le disque d'AIR, sur laquelle figure la musique de ton ancien blog...je pense à toi.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Putain je peux pas passer dans vos bulles, chez vous, vous lire, comment ça va? Vous me manquez...Marre de venir en clandestine chez mes parents et me dépecher d'écrire avant qu'ils reviennent...

Miss U. Sincérement.

Et à toutes celles qui se demanderait su oui ou non elles ont un probléme, ne vous tatez pas pendant des heures. Demandez de l'aide. Prenez vous en considération.

Une fois dans l'engrenage, putain c'est dur.

 

Diane, Sand, Fée Clochette, ALex, Anya, Trashana, Bamboo, Hush, Lu, Laure, Catana, Charly,

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*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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