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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 17:35
anor1.jpgJe retourne au foyer ce soir. Aucun courage, et c'est pas rien de le dire, j'ai déja envie de gerber rien qu'à y penser.
Une lourde semaine m'attend, pleine de RDV décisifs et de promesses.
Complétement flippée.
 Un peu fébrile, ouis je me trouve  énorme, je me sens grosse et bouffie [ces mots ne sont pas à prendre en compte]. Je ne peux dire à personne que je me sens GROSSE, la peur au ventre de me prendre une tarte, même si objectivement je trouverai ça mérité.
J'ignore mon poids depuis un moment, j'ose même plus regarder, hésitant entre une jubilation malsaine et une trouille d'enfer.
Des fois j'ai envie de me dire qu'on s'en tape et que rien de ça ne compte mais c'est tout à fait utopique. Pas la peine de se mentir.
Alors ce soir je pars, un peu torturée, en fait, beaucoup. Nauséeuse.
La hantise d'y retourner ce soir, de retrouver les autres, de reprendre les RDV psys, puis accepter avec sereinité que vendredi j'ai RDV avec mon pére et me convaincre que tout va bien se passer, qu'il n'y a pas de raison que ce soit autrement, même si je sais que rien n'y fera, que je suis déja angoissée à l'idée d'angoisser.

Que demain j'ai RDV avec une assistante sociale pour pleurer sur mes dettes qui n'aident en rien, et puis
vas t'en expliquer que tu ne peux pas t'empêcher les crises compulsives d'achat de fringues ou pire, de bouffe. Surtout que pour les fringues, tu te trouveras toujours trop grosse pour les porter, et que la bouffe tu l'auras vomie avant même de l'avoir digérée.
Bref, autant blancer ton fric à la poubelle direct.

Je n'ai pas tellement de mots ce soir, j'avoue que je suis un peu embourbée dans mes maux et qu'écrire n'est pas simple dans ce cas présent.

Alors je vous souhaite à tous une trés bonne semaine, et moi je m'en vais préparer mes affaires avec la plus grande peine du monde



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30 janvier 2008 3 30 /01 /janvier /2008 11:05
J'ai enterré une de mes grand- tantes hier matin. [je ne la connaissais qu'à peine].
J'ai obtenu une permission jusqu'à demain. Contente qu'ils se soient montrés compréhensifs. J'ai un peu menti en leur disant que c'était dans la famille proche pour avoir le droit à plusieurs jours... culotté et plutot petit, mais n'empeche, j'ai réussi. Tout est bon pour respirer un peu l'air au dehors.

J'essaie de bosser mes cours et je galére gravement, [Blandine je te remercie pour ta proposition, j'avoue que j'aurai peut être besoin de toi...]

Je n'ai pas pris mes médicaments depuis deux jours, pour voir si j'aurai plus de facilités à bosser mes cours, mais résultat je ne dors pas et j'ai l'air d'une pile électrique hystérique. Je suis chez mon pére et je le retrouve, ça faisait longtemps que je n'avais pas passé un peu de temps avec lui, et même si la journée il s'en va bosser et que je me retrouve toute seule, je me sens bien dans sa barraque, je n'ai pas fait de crise sauf une mini hier, et me sens plutot bien.

Je me surprends à me dire que je pourrais venir habiter là au lieu de vivre à l'hôpital. Des fois j'y pense, à dehors, à la liberté, la vie qui avance sans moi. A mes amis qui évoluent vers des horizons qui ne me sont pas accessibles. Parceque je suis bloquée dans mon trip, toute seule à rechercher mon chemin dans le noir.
Sans faire la victime, faut pas exagérer. Mais ...
J'en peux plus.
Rêve d'Ailleurs.
Une autre vie.

Je commence à aimer mes formes, ou plutot leurs absences. Je redessine les lignes de mon corps comme au gré de mes humeurs, et de mes vagues à l'âme.
J'ai lu une tonne de blogs en deux jours et n'arrive pas à me décrocher de là putain c'est pitoyable. Et je recherche, plus c'est trash et plus je lis, friande de détails famineux. Je recherche, en priant pour que je ne me sente pas seule dans la merde. Egoïste, oui, peut-être. Mais ça rassure de se dire qu'on est plusieurs barjes. Je lis et me rassure, tout en essuyant d'un revers les larmes amères qui coulent sur mes joues.

Me voila dans un drôle d'état maintenant.
Se nourrir de rien et apprivoiser le vide.

Hier lors de la céremonie, j'ai senti les regards braqués sur mes jambes [j'ai eu la bonne idée de me foutre en leggings noirs, bien moulants] et si auparavant j'en étais contente hier j'avais la honte, plus qu'autre chose.
Je suis contente du résultat, de ces courbes taillées à la hache, toute seule je jubile.
Mais devant les autres. Devant eux que j'aime et qui me supportent depuis toujours. Putain je me sens mal face à *eux*.

Ambivalence qui me fait mal; entre le plaisir que j'éprouve à la vue de mon corps non-vivant et ma gêne à le montrer aux autres.

Toute seule, personne pour me raisonner. Si, les infirmiers, quand ils me pèsent. Mais en ce moment je m'en fous. J'ai la vague impression que je ne guérirai pas, et que tant pis pour ce petit corps. Il est malade mais je suis debout et j'arrive pas à faire autrement. Dix mois que je suis à l'hosto et rien n'a bougé, excusez moi mais c'est un rien décourageant. Alors plus rien à foutre.
Sauf au dehors, dans ma famille, et devant mes amis. Parcequ'ils continuent à croire en moi et éspèrent. alors que je suis sur le point d'abandonner.
Je vais refuser une énième fois l'hospi en centre spécialisé dans les TCA, même si le psychiatre chef de service m'a bien fait comprendre que me faire suivre là bas était une close de mon contrat et que si je ne le respectais pas je serai mise dehors, soignée ou non. 757707563.jpg

Oui, j'ai peur qu'on me lâche. Mais laissez moi encore fermer les yeux sur la maladie, laissez moi croire que je n'aurai plus mal, laissez moi croire que ce n'est pas grave, laissez moi croire que tout ce qu'on dit est faux, que je pourrai avoir des enfants et que mon coeur va tenir, laissez moi croire que je vais bien...
Bercez moi de tendres paroles que je puisse fermer les yeux doucement et m'éteindre apaisée.

Prends moi dans tes bras Maman et arrête de gueuler, tu vois pas qu'on s'abîme toutes les deux, prends moi dans tes bras et rassure moi, parle moi, calme moi...

Spasmes me secouent le corps. Les soubresauts m'accelérent le poul. Le coeur explose dans ma poitrine, il bat à tout trompre et moi je m'essouffle, asphyxie me guette, j'ai simplement envie d'hurler jusqu'à me faire péter les cordes vocales, j'ai simplement envie de pleurer pour me noyer.

Je ne sais plus.

Cet article est nul.

Je me vautre dans le pathos. Horreur de ça . Pardon.







[Un grand merci pour votre soutien]













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23 décembre 2007 7 23 /12 /décembre /2007 21:56
J'erre.
Là, sans but précis.
ça a  le don de m'enerver au plus au point, cette espèce d'oisiveté stérile, je traîne et ça me rend dingue.
Je suis fatiguée, si fatiguée .
Mes doigts ondulent sur ma peau, suivent les bosses, les os qui pointent.
Je me couche et les omoplates me font mal
J'ai les yeux rivés au plafond, mes hanches se dressent agressivement, je sens mes côtes bouger à chaque respiration.
Je me sens toute petite, si petite....je me sens rien. Rien, que dalle, c'est le néant intersidéral.
Je ne pense plus, je regarde vaguement l'horizon disparaitre petit à petit, sans ciller. Une grosse épave échouée.
Les autres me donnent le tourni, l'agitation au dehors, je me mêle à la foule et je me prends des coups de sacs, je me cogne aux gens indifférents, me confronte au froid, j'ai le souffle court et des courbatures qui font mal. Je reste la tête haute, la peur au ventre de valser dans le décor. Mes pas se font hésitants, je sais qu'il faudrait que je m'assoies, je sais qu'il faudrait que je me pose, pire, que je bouffe un truc pour tenir.
Mais je me sens vide et je ne voudrais pas perdre cette triste sensation qui me fait....qui me met de bonne humeur.
J'avoue.
Je me sens nulle.
Je m'écroule sur mon lit, même pas la force d'appeller mon pére qui passe le week end tout seul et qui me fait culpabiliser...je lui demande ce qu'il fait, il me dit qu'il est tout seul, le jour de son anniversaire (le 22), la veille de noël (le23), le jour de son divorce (le20)
[faut le faire aussi d'accumuler tout ça à quelques jours]. Je serais bien venue le voir, mais je fais ce que je peux pour toutes ces fêtes en même temps, je peux pas me dédoubler, et demain j'ai un rdv psy auquel je suis oblgée d'aller. J'angoisse, j'angoisse fort, la pesée me donne la nausée, je sais qu'elle ne sera pas appréciée. C'est même pas la peine que je vérifie ce soir.
Putain, pas moyen de tricher en plus, vas y qu'ils te foutent en soutif culotte sans aucune indulgence.

Sinon, le moral tient toujours :)
De la fatigue, oui, mais le fond est ok.
Pour la suite, on verra. J'arrête de me monter la tête pour ce soir, puis à force de stresser je viens de foutre une claque à ma soeur qui est en pleine de crise d'ado et qui me parle comme si j'étais son chien. Faut que je me calme.

Aller, traitement et au lit...undefined
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9 décembre 2007 7 09 /12 /décembre /2007 15:23
myspace1.jpgJ'ai dit non.
Je ne sais pas si je dois regretter, si c'est  le bon choix ou non. Mais j'ai vu, j'ai écouté et je me suis braquée.  Comme d'hab, sauf que là, j'étais presque prête à  céder à leur discours volontairement pessimiste, pour me faire peur peut-être. Pour me faire réagir, ça doit être ça.
Mais j'ai mal réagit, et au bout d'une demi-heure de parlote inutile je me suis dis, faut que je me barre. Diminuée, certes, amorphe et léthargique ok, mais dehors. Pas là, avec des tuyaux qui pourrissent tout le boulot en quelques mois, alors que ça fait 7 ans que je lutte contre mes formes.
Je me suis engueulée fort, avec mes parents, mes amis qui ne comprennent plus ce qu'il se passe dans ma tête, et mes soeurs qui sont larguées.
Oui, je leur fait du mal, beaucoup. Je sais. Trop longtemps qu'ils me suivent dans la descente. Ils ne peuventpas comprendre pourquoi je refuse l'aide que l'on me propose, pourtant de bonne foi.
Je ne sais pas trop moi même, je ne sais pas pourquoi le ton est monté dans le cabinet tout propre du médecin, je ne sais pas pourquoi je me suis barrée comme une furie. J'ai pas envie de me faire gaver.
Pas envie de recommencer une hospi. J'arrive déja pas à sortir de structure où je suis alors...
OUaip, je suis hospitalisée depuis le 28 mars. J'en suis malade. Et je régresse. Je le sais.
J'ai eu un rdv la semaine passée avec ma mére et toute l'équipe, et le discours est plutot négatif, et moi je suis blasée. Je me suis amusée à vomir tous mes repas et je ne prends pa correctement les [énooormes!] cachets de potassium, je sais pas, je sais plus, je m'en fous.
Je regarde mollement mon reflet pendant des heures, admire mon sternum, ma colonne vertebrale, mes côtes, mes joues. Je suis moche.
Je crois que je n'ai jamais été aussi loin. C'est pas tellement le poids qui descend, mais mon amaigrissement qui est plutot inquiétant. Moi je flippe, mais je continue. Pour voir. J'arrive pas à me fixer de limites, j'ai jamais su, et c'est pour ça que je nécessite une hospi; pour être en sécurité. Heureusement. Un cadre. Des barriéres, des règles. Sinon c'est le live complet.
J'ai passé mes dernières permissions à boire pour calmer les angoisses, comme avant. C'est décourageant de sans cesse retomber. On pourrait croire que c'est parceque je me laisse aller, que je fous rien pour changer les choses, mais personne comprend que tout ça me dépasse et que je ne suis pas apte à prendre des décisions pour moi. Retomber, encore, oui, ça me décourage. Oui, j'en ai ras le cul de voir tous ces autres qui vivent.
A force je deviens envieuse et j'ai horreur de ça. Et oui, ça fait 8 mois que je suis internée. Bientot un an.
No comment.
J'ai honte, j'ai si honte.
J'ai mal au ventre.
ça me lance, dans les tripes, loin...
Et dans la nuit....j'ai si froid...j'ai peur de me laisser aller à rêver des trucs tordus.
Parfois je me dis que ça y est, j'ai dépassé mes limites et que je ne suis même plus sur le fil, mais écrasée tout en bas.
J'ai besoin de bras,de chaleur, j'ai besoin qu'on me rassure, qu'on me dise que ça va passer, que je vais guérir, que tout ça n'est pas grave, que tout ça n'est pas vrai....

[Crying]

C'est lamentable.
T--l-photo005-copie-1.jpg




[Merci à pour vos mots...qui pansent mes maux...]

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17 novembre 2007 6 17 /11 /novembre /2007 10:05

Je suis en activité informatique. Profitons-en.

Je n’ai pas beaucoup d’inspiration ces derniers jours et mes toiles qui restent blanches m’exaspèrent. C’est horrible de ne pas avoir d’imagination, que dalle, rien, néant total.

Hier j’ai revu la psychologue.

Durant tout le long du rdv je lui ai raconté comme j’allais mieux, comme je remettais le nez dehors, j’ai vu plusieurs expos, j’ai revu certains de mes amis…

Et puis blanc.

Plus rien à raconter. Je regarde juste mes mains se tortiller, j’enserre mes poignets pour vérifier que je  peux toujours en faire le tour avec 2 doigts, tout en parlant. De tout, de rien, des banalités pour combler le vide.

Elle stoppe mon discours.

« Ah oui, tout va bien ? Regardez-vous, vous avez le visage émacié. Je ne vous ai pas vue pendant 3 semaines, vous voila encore plus amaigrie et je m’inquiète réellement pour cette anorexie, parce que vous êtes anorexique va falloir l’accepter, et là elle reprend le dessus.

On prend les mêmes et on recommence.

Vous maigrissez, vous retrouvez cette toute puissance, l’hyper contrôle, vindicative et invincible.

Vous allez mieux, demandez vous pourquoi."

[_Il y a 2 semaines je suis allée voir une amie qui était avec moi à l’hôpital, en me voyant, elle m’a dit qu’elle ne me reconnaissait pas, que j’avais grossi et tout. Ça m a fait tout drôle d’entendre ça.. Je ne l’ai pas contredit, je ne voulais pas faire ma victime une fois de plus en lui racontant que ça fait 8 mois que je suis à l’hosto. Je vois ses yeux pétiller, j’ai envie de lui donner espoir.]

Et hier, bam dans la gueule, c’était la pesée ; j’ai perdu 1 kilo 800  en 2 semaines, et depuis ils me lâchent pas avec ça putain.

Je sais que la psy a raison, oui, je le vois, je le  sens, je me sens bien, en accord avec mon corps, mais surtout, je jubile devant les chiffres rouges de la balance.

Hier j’ai fait check up sanguin, j’espère qu’il sera correct. Déjà qu’on me gueule qu’il faut guérir maintenant, que tout le monde en a ras le bol, et « qu’est ce que t’es maigre » et « toute ta vie tu vas manger différemment de nous ? » J’espère qu’il sera bon. Et que je pourrais enfin me barrer d’ici.

Pff, pour aller où hein ?

Retourner chez mes parents ? Hors de question.

Alors je suis une petite marrante, je voudrais sortir tout en sachant que c’est trop tôt, mais surtout en ignorant complètement où j’irai, ni ce que je pourrais faire. Un peu vague tout ça.

Au jour d’aujourd’hui, c’est clair, si je sors d’ici c’est pour me faire transférer, pas pour aller respirer l’air frais dehors.

Et ça, ça me fout les boules.

Je déchante.

Je souris devant les chiffres,

Me regarde dans le miroir tout en tâtant les os pointant sous la peau.

Et puis souvent, là, je me pose et me regarde pendant un bon bout de temps. Et si j’insiste, alors je me vois vraiment. Je vois une silhouette frêle qui m’enchante, satisfaite.

Mais bien souvent, et heureusement, je me rappelle les entretiens médicaux, les dialogues avec les proches, et mes réflexions. La Raison.

Elle me raccroche encore un peu à la vie.

Le jour où elle disparaîtra alors j’aurais sombré dans la folie, et il sera trop tard.

En attendant, je suis là…et là…et là bas…partout et nulle part. Là mais absente. J’acquiesce bien souvent alors que j’ai perdu le fil de la conversation,  de toutes manières j’oublie tout avec cet attirail de cachetons  qu’on me donne. Mais je préfère quand même les prendre.

La douleur morale s’estompe pendant quelques temps.

Je me trompe.

Je me mens.

Et j’entraîne tout le monde dans mon histoire, je les berne, les mène en bateau, je les gruge, et ils me suivent. Je leur donne une image positive. Il n’y a que la psy qui reste lucide.

Et je l’en remercie, parce qu’il n’y a que là où je peux avouer mes faiblesses et mes doutes, les vrais. Il n’y que là où on me stoppe et qu’on m’ouvre les yeux, des fois ça fait mal, mais j’avance, je me bouge, je me bouscule, me remets en question, bref, y a un truc au bout . Au moins elle sait être droite avec moi, les pieds sur terre.

Et ça me fait du bien d’être contrée.

C’est pas comme les autres qui rentrent dans ton jeu et se contentent de compatir.

Je ne leur en veux pas.

Le 20 novembre approche à grands pas.

Pas prête.

Je ne suis pas prête à guérir. Je le sais. Mon anorexie je la chérie et je l’entretiens…

Il n’y a que dans ces moments de jeun que je me sens pleine de vie.

J’ai envie, très envie d’annuler le rdv au centre. Paraît que le médecin qui me reçoit est un bon. J’y vais, parce que c’est raisonnable, et que mes proches seront rassurés. J’y vais pour sacrifier ce corps que j’ai tant voulu dompter, qui m’a coûté des efforts et des privations draconiennes. Grossir.

GrOssir

Guérir.

GroSSir.

Sale

Graisse meurtrière.

L’anorexie est une putain de maladie à la con.

Saloperie de merde.

Le mal du siècle ouais, c’est clair.

Je m’excuse par avance de cers derniers posts dépressifs lOoL, mais faut que ça sorte…lol

Tendres pensées à vous,

Couragemots-et-maux1.gif
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28 octobre 2007 7 28 /10 /octobre /2007 10:18
_"Pourquoi tu t'habilles comme un sac maintenant?
_Parceque je me sens grosse
_Tu te fous de ma gueule?! Tu pourrais mettre les vêtements de tes soeurs!
_Arrête Maman c'est pas ce que je voulais dire...c'est juste qu'en ce moment j'essaie de faire des efforts et ..je me sens gonfler...je l'ai un peu dure...
_Quoi, tu veux continuer à mettre la même taille que les filles, c'est ça que tu veux, ressembler à des gamines de 13 ans?C'est ça que tu veux? Tu parles que t'essaie de bouffer, tu t'etouffes avec 3 petits pois!
_Non...Maman arrête, arrête s'il te plait
_Non mais vas y t'a cas continuer comme ça, tu pourras échanger tes fringues avec elles!T'es moche comme ça en plus...
_Putain s'il te plait, arrête Maman tu sais bien que...
_Que quoi, que tu sais pas faire autrement?!
Prends toi  en main un peu, merde, regarde les autres, regarde autour de toi, tous les gamins de nos copains font plein de trucs, ils s'éclatent, et toi t'es là, dans ton hosto...j'en ai ras le cul que tu sois la bas, tu comprends ça? J'en ai marre, j'en peux plus de devoir te reconduire là bas chaque dimanche soir
_Ah oui et tu crois qu'être là bas ça m'éclate moi? Tu crois que je fous rien c'est ça? Tu crois que j'ai pas la haine de pas pouvoir  reprendre les cours, tu crois que je dors paisiblement aussi? Que je me bourre de cachetons avec plaisir? Que je me fais gerber parceque j'aime ça? Maman, si je pouvais faire autrement, je le ferai. Mais je ne sais pas.
_Tu vas rester combien de temps en psychiatrie, hein?...
[...]"


C'est vrai que ça fait quelques temps que je m'habille comme un gros sac, entre mes baggys XXL et mes pulls informes. Je remplis bien le cliché des anorexiques qui s'habillent en large pour dissimuler leur maigreur. Sauf que moi je les mets parceque je me sens énorme. Je sais que que ce n'est pas la réalité, mais je me sens mal dans mon corps depuis que je suis à l'hosto,j'ai l'impression d'être une bombone.
Faut pas chercher à comprendre, la raison me fait défaut.Les chiffres le prouvent. Mais c'est plus fort que moi, question de ressenti. Je maigris et me sens lourde, remplie de vide.

C'est un peu tendu en ce moment.
J'ai envie de sortir.
J'ai envie de leur prouver que j'ai pas besoin d'aller dans ce putain de centre.
J'en ai tellement envie, et putain j'y arrive pas, j'arrive pas à avaler leur putain de bouffe d'hopital, j'arrive pas à reprendre du poids, j'arrive pas à manger devant les autres, j'arrive pas à garder ces aliments.
Je pleure parceque contrairement à ce que je croyais, je suis incapable de faire autrement, même en y mettant toute la meilleure volonté du monde.
Je pleure parceque je me rends compte que je ne sais pas faire autrement
Je pleure parceque je ne suis plus maître.
Je ne savais pas que...j'étais aussi bas...
Je ne savais pas que c'était grave
Je ne veux pas y aller
je veux pas aller me faire gaver comme une dinde
J'ai mal, au fond, tout au fond
Je me sens seule avec mon estomac noué
Mon estomac condamné
Toute seule
Ici personne ne comprend
Personne ne peut se mettre à ma place et c'est frustrant; ça me renvoie à ma folie, je ne suis qu'une malade.
J'ai l'impression que l'anorexie fait partie intégrante de mon être, qu'elle fait partie de mon identité, j'ai peur de la lacher. Je me sens déja si vide.
Je n'ai pas voulu les écouter,j'ai continué tête baissée à me faire du mal malgré les mises en garde.
Je me croyais plus forte.
Mais je ne suis qu'une humaine.
Je prends un peu de recul et la vue me vrille les tripes, les larmes coulent comme elles ne l'avaient pas fait depuis longtemps; même les larmes étaient arides.
J'ai peur.
Je ne me reconnais plus
j'ai envie de partir
loin


j'ai peur du jugement de mes amis que je n'ai pas revu depuis au moins 6 mois; comment le perçoivent-ils? Est-ce qu'ils ont des reproches à me faire? J'espére juste qu'ils ne pensent pas que je me laisse aller à la complaisance.



J'arrête les lamentations. C'et mieux comme ça...

Je réécrirai quand "ça" ira mieux.
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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 14:20
Un grand merci pour vos commentaires,  et puis ravie aussi de voir de nouvelles signatures...
Je suis en week-end, chez ma mére.
Semaine en haut, en bas.
"Vous êtes en stade de dénutrition avancée".
Qu'est ce que j'en fais de cette phrase?
J'ai decidé de la garder pour moi. Pas la peine de la partager avec les autres. Pas la peine de fair eencore un peu plus de mal, pas la peine de les alerter non plus. "Stade avancé", c'est pas non plus la mort. Je tiens encore debout.
Cette remarque a glissé sur moi sans que j'éprouve le besoin d'y faire attention. "Oui, et alors?, hein, est-ce que ça m'avance de le savoir?" C'est sûr, l'entendre dans sa bouche à lui, ce diagnostic, sec et froid, aurait dû me faire réagir. Mais non.
Je le savais déja de toutes manières.
Et ça me fait rien.
Si, je mens, je suis un peu contente quand même. Enfin, l'autre est contente. Celle qui me détruit. Tiraillée entre la raison et cette nouvelle euphorie qui me gagne...
Je commence à aimer ce corps, mes privations portent leurs fruits et j'arriver encore à perdre un peu même en étant à l'hopital. Pas la peine de vous faire un dessin sur la manière dont je le fais.
En attendant le 20 novembre, date à laquelle je suis admise en centre spécialisé, voila mes seules préoccupations; maigrir. J'ai pas l'impression d'être assez malade pour y aller, j'ai peur de voir des filles maigres , plus que moi, ça me fait flipper. Quand j'en parle au médecin, de ces doutes, et de cette crainte de me confronter à la réalité, il prend un air comme s'il parlait à une débile mentale, et me soutient que ma place est là bas. Pas ailleurs. Pas dans mon unité de soin actuel qui ne peut pas m'encadrer sur un plan alimentaire.
Moi, j'y serais bien restée dans ma maison foyer hopital.
La verité est que j'ai la trouille d'en voir d'autres.

Enfin, pour l'instant nous sommes le 20 octobre. J'ai un mois pour appréhendrer cette admission. J'ose encore esperer que je pourrais y échapper.

Sinon, moins prise de tête, mes 10 doigts refonctionnent normalement ^^; la créztivité est retrouvée et le dessin se fait spontanément....avant de travailler la matiére, explorer de nouvelles méthodes...bref...et puis j'écris encore, beaucoup.

Tendres pensées à vous et un grand merci pour continuer à me soutenir magré mon ambivalence..

graff.jpg.

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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 17:09
IMG-3492.jpgJe viens d'un rendez vous de synthése avec ma psy, le medecin  psychiatre de mon unité, les infirmiers et éducateurs...Beaucoup de monde dans une piéce qui me paraissait se rétrecir un peu plus toutes  les  minutes infinies...
Une bonne évolution, oui, mais en recrudescence anxieuse ces derniers temps  avec isolement crises d'angoisse et tout ce qui s'ensuit...
J'ai encore perdu du poids et ils ont décidé de me contraindre à aller dans  un centre spécialisé; le CITD de Lille.
Je veux pas y aller...
Mais c'est tellement plus raisonnable...
Fais chier.
Ces problémes de bouffe, cette angoisse permanente commencent à me les casser sévére; je ne sais plus comment faire.
Je me sens si vide aujourd'hui...
Un peu sonnée aussi de tout ce qui vient de se dire  à mon propos.
Prendre le temps de digérer.
keep quiet...
Une petite pensée à vous tous , et un petit mot pour Nadia...merci pour ton commentaire, ça m'a fait plaisir. Je te souhaite du courage, parcequ'il en faut, et j'espére que pour toi la suite sera la meilleure possible...N'hésite pas , tu sais où me trouver :)
Bises à tous et bonne fin de semaine; pour ma part je ne crois pas que j'aurai droit à une permission ce Week end, on verra bien.

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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 10:05
Je me suis mis du noir sur les yeux. Beaucoup. Face  à face avec mon reflet.  Je me scrute, je neme reconnais pas, je découvre mes traits  qui sont devenus si durs au fil du temps.  Les cernes sont  creux et violacés, les lèvres sèches, les mains bleues en ce matin si frais... J'ose me regarder nue, à la découverte de ce corps qui n'est plus mien depuis bien trop longtemps. Décidement je n'arrive pas à apprivoiser  l'image qui se forme dans la glace. Je ne sais pas qui est JE.

J'ai beau regarder, je ne reconnais pas ces membres noueux, ces os agressifs...Qui est- Elle?
Les larmes jaillissent, le noir recouvre mes joues, coule encore, souille mon cou, mes clavicules, je ne m'arrête plus,  je regarde les bleus qui parcourent tout mon corps, témoins de mes maladresses et des coups sur un corps osseux.  Je me sens flotter, tout se brouille, je m'interrgoge sur ma maniére de vivre, ou de Sur-vivre, qu'est ce que je fous?  Qu'est ce que je fous à 21 balais dans un hosto où tous les autres  ont [au moins] le double de mon âge, où la seule activité consiste à mater  ces images televisées fort affligeantes, attendre les traitements et bouffer  cette espéce de bouffe compacte  qu'on a a l'hopital. ["Régime sans graisses", ouais c'est ça, à d'autres, je repére  le leurre, les légumes flottant dans l'huile que  l'on voudrait me faire avaler.] Pour combien de temps encore?...Tout cela ne tient qu'à moi, c'est ça le pire. Il n'y a que moi qui puisse m'aider, me tendre la main pour avancer. Je voudrais qu'on m'emmène loin d'ici, loin des murs aseptisés, loin de ce moi inconnu et cruel.

Je voudrais qu'on décide à ma place. Qu'on ne m'écoute pas. Je ne suis  pas apte à me sauver la vie.
Cette vie en pointillé ne me convient pas, moi j'aurais voulu vivre exaltée, passionnée, vivante, j'aurai voulu faire de ma vie un chef d'oeuvre...mais il a fallu que je me comporte comme une simple humaine.Déchue de mes rêves, de mes fantasmes, me voila enfermée dans cette masse de chair informe, dessechée, deshydratée,affamée.

J'ai soif putain...

Soif d'apprendre
Soif de vivre
Soif de voir mes amis
Besoin de chaleur
Besoin de Bras
Besoin de tendresse
Besoin de compréhension
Besoin de dépaysement

Qu'est ce que je fous, depuis 5 ans, bientot 6, je me traine de services en services, traine mes proches lassés, d'urgences en urgences, jusqu'aux hopitaux psychiatriques. Putain. Pas de regrets parceque je ne veux pas en avoir, mais un goût d'amertume lorsque je repense à Lui qui a avorté tous mes projets, qui m'a arraché de mes racines, qui m'a enlevé la vie insouciante que je menais.
Putain de lâche.
Et qu'est ce que j'aurai pu faire, porter plainte contre X ? Pff, autant pisser dans un violon pendant que cette espéce de merde continue ces crimes. J'ai mal.

*
Muette.

Je m'interdis d'en parler.
Trop de honte.
*

Merde, les rôles sont inversés, c'est pas moi qui devrait mourir de honte et de culpabilité devastatrice.
Je n'attends pas de réaction de votre part, je sais que ce discours est flou et bourré de sous-entendus, pas la force d'écrire les mots qui ont engendrés les maux.

J'ai la haine.
Elle me bouffe.

Parfois ça me donne la rage de vivre, parfois j'en crève tellement que je baisse les armes et me laisse aller à la mort, lentement mais surement.
J'attends des résultats d'analyse, au fond je m'en contrefous, qu'est ce que ça va apporter de plus, hein?. Qu'est ce que ça va changer de savoir si mon potassium est trop bas ou si les carences sont importantes? Hein?

Putain de dimanche, je veux pas y retourner ce soir; j'aimerais un délai, je ne veux plus y retourner, je ne veux plus parler, je veux qu'on me foute la paix quitte à crever dans un coin. [NOn!.]
Je voudrais juste apprendre la vie...je voudrais encore avoir le temps de découvrir et ne pas le perdre dans ces hopitaux qui s'attachent aux chiffres, pourtant si insignifiants.




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24 août 2007 5 24 /08 /août /2007 13:11
Claque ma tête  sur le carrelage.
Je voulais simplement aider mon pére à détapisser, lui faire une surprise.
Je me suis agitée dans tous les sens, comme je sais bien faire quand l'hyperactivité me gagne. C'est tellement grisant de se sentir aussi énergique.
Je suis restée une demi-heure joue contre terre, glacée jusqu'à l'os.
Faut que je me gâche mes putains de permissions aussi?
Je fous tout en l'air.
Je ne sais même pas ce que je vais faire en septembre, à part faire l'anorexique depravée jvois pas bien.

Aller, on refait un tour et on recommence
La tête sur les épaules cette fois ci.
Et je me dis, si malaise il y a, dépense de calories assurée niark


Quelle petite conne ingrate, je suis une chieuse provocatrice et insolente,arrogante parfois. Quelle grande gueule, je joue avec les autres, tout n'est que mise en scéne avec des sourires colgate et des focus en concurrence.
Hyppocrite; ok roule jsuis excellente à ce jeu là, je mens comme je respire, j'emmerde les gens normaux coincés dans leur petite vie, j'emmerde leurs jugements mesquins et leurs bonnes maniéres.
Excessive.
Je rentre pas dans le moule, pas formatée désolée y a pas de case prévue à cet effet, je préserve la liberté de mon esprit résistant tandis que l'alienation fait parfois son apparition.
Vol au dessus d'un nid de coucou. Niark

La folie liberatrice me guette, je m'y engouffre sans faire de détours, pas le temps, pas la peine.
Des fois je preferérais être débile mentale pour ne pas me lamenter comme je le fais en ce moment même. La lucidité fait du mal, elle est devastatrice, elle prend l'âme en otage et la rend chaque fois un peu plus abîmée.

[Fuck. No comment]

J'espére que mon pére sera content. Je l'ai fait à 2 à l'heure, mais j'en suis arrivée à bout; tout est détapissé. Victoire...j'ai gagné contre mon corps. J'ai gagné contre moi. J'ai fait mal à moi
ana-carolina.jpgSatisfaite.
Desespérée
Pour finir blasée.



 PS: YEah SanD happy to see you!



PS bis: ce post est lamentable et je vous demande de ne pas y prêter trop d'attention
, je me sens franchement déja nulle comme ça, pas de pathos please...



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*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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