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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 13:22

 
Je suis complètement vide.  Je n'ai pas de mots à écrire. Je vais bien. Ca veut rien dire. Tant pis.Petite chose insignifiante. Et puis merde. J'en ai marre d'être morte. Avec ce coeur qui bouillonne à l'intérieur, m'éclatant les tempes. Je mets la musique à fond et me trémousse en criant, cigaretteaux lèvres avec  du noir sur les yeux. Il parait que j'ai l'air fatiguée mais j'ai envie de leur dire d'aller se faire foutre. J'ai besoin qu'on me foute la paix. Comme ça. Même si j'ai envie qu' on me tienne la main, mais ça, je ne pourrais pas l'accepter.
Je profite de la maison vide de mes parents pour m'exiler quelques jours. Prendre l'air, penser à ma sortie prochaine, faire du sport et dessiner. Et bosser à mort sur photoshop! Je suis sereine, et j'ai juste envie de profiter pleinement de cette douceur et ce bonheur auquel je suis en train d'accéder doucement. Ouais bon je suis un peu lunatique, j'ai besoin de dormir et de profiter du jardin et de faire ce que je veux quand je veux. En fait je crois que l'enfermement me rend complètement dingue, j'en peux plus de ce réglement. C'est plutôt bon signe :]

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12 avril 2009 7 12 /04 /avril /2009 10:32
ça me fait bizarre. D'être en haut aussi longtemps. De n'avoir pas peur de la redescente, puisque j'arrive enfin à profiter du moment présent. De ne pas anticiper en permanence. De me laisser aller au gré de mes envies, que j'apprends désormais à respecter. Petit verrou ouvert. Puis d'autres, qui suivront au fur et à mesure des clés que j'aurais amassé. 
Cette nuit, j'ai peint. Puis dansé comme une furie. Puis regardé Slumdog Millionaire, que j'ai adoré.C'est simple, il est 10H38, je n'ai pas encore dormi. Cette nuit..ah cette nuit. Soirée electroàLille, génial. Sans drogue. Bon, j'avoue, ça m'a manqué, un peu. Mais au final...tellement heureuse d'être restée clean. Chez mon meilleur ami. Que je retrouve et redécouvre et ça me file de drôles de frissons. Putain, je suis revenue parmi les vivants. 
Je pars de mon foyer après les vacances de Pâques. Je pars vivre chez mes grands parents dans un premier temps, histoire de trouver un appart'. Dès qu'ils rentrent de vacances, je prends mes affaires et file chez eux. Depuis que c'est prévu je ne dors plus et prie pour que le temps passe un peu plus vite... maintenant que c'est dit je voudrais que ça soit fait...Et puis entre temps je commence un autre stage en pub, j'ai hâte que tout ça bouge. Dommage que mon corps fatigue aussi vite; hier j'ai voulu faire du vélo, j'ai pas tenu une demi-heure, j'ai dû rentrer à pieds. Ca m'a foutu en l'air. J'ai peur de devoir payer pour toutes ces années de maltraitance corporelle. Et puis mes dents, bordel. Pour le moment, je fais abstraction. Un peu comme d'hab en fait...Mais j'ai envie de profiter. Pas de recommencer à noircir le tableau...

  
 
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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 17:22
J'ai pu prolonger mon week-end qui soit dit en passant a été vraiment...vraiment bon.
Comme il ne l'avait pas été depuis longtemps. J'ai profité de chaque jour, de chaque nuit. J'ai ri, j'ai dansé, j'ai chanté, j'ai aimé, j'ai parlé, j'ai raconté, j'ai respiré, je suis sortie, j'ai vu des chauve-souris, j'ai rêvé, j'ai couru, j'ai refait le monde à 4h du matin. J'ai vécu. Et croyez moi ça donne furieusement envie.
Là, je tire un peu la gueule parcequ'il va falloir rentrer. Rentrer là bas. Je ne sais pas combien de temps ma sortie va prendre, j'ai tellement hâte si vous saviez. Tellement hâte de récuperer ma vie, de reprendre le train en marche. Je ne veux plus qu'il file sans moi. Plus jamais.
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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 20:29
Ça y est. C'est enclenché. On a dit "sortie". Répété, histoire que je me rende bien compte que ce petit mot va changer ma vie.
Reste à trouver du fric. Prendre un appart'. Toute seule. Pas de colocation. Trop besoin d'air. D'oxygène, de respirer. J'ai entendu "sortie progressive, par étape", il me semble que c'est un bon compromis. Contente de la négociation. Mais surtout, je n'ai pas eu de leçon de morale, pas de yeux au ciel lorsque j'ai évoqué l'extérieur.
Alors, je me suis dit....que c'était un bon prétexte pour recevoir les potes. Picnic dimanche midi. Whouaaa.J'aime bien ce nouveau souffle.





Ps: Je n'ai plus le temps de tous vous répondre (genre jsuis trop overbookée), j'en suis fort gênée,mais j'apprécie votre présence qui me rassure et m'apaise quand je trouve que tout est nul, y compris moi. Et puis le week end,quand j'arrive chez moi en perm, c'est mon petit plaisir de lire tout ce que vous m'avez écrit la semaine.
Je sais qu'il est dangereux de citer des noms, au risque d'en oublier certain(e)s, mais tant pis, faut que je vous dise...


Ankylosée, Athéna,Anne, Appoline,Bluebell, Mlle B,Claire,Cécile,Desastre-corporel (Miss U) ,Diane,Destrez,Enixtis,Emy, Elodie, Enfumée,Liza&Didier,Inès,Julie, Julia, Juliette, Lina, Laeti, Lisanka, Milie,, Moon, MAD, Manon,Marina,Nana, Nayllie, Olga, Orphée,Po, PpmOO,Princess trash, Sid, Sand, Tibouh...et  tous ceux que j'oublie...
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 22:05
La lumière happée dans mes rideaux. M'aveugle. Je me tourne et me retourne sans cesse; une nuit blanche de plus à mon actif. Je devrais les compter, les écrire. Mes cernes mangent mon visage, éteignent mes yeux. J'irai leur demander de me cachetonner, encore. Et j'entendrai un "non" qui avortera toute tentative d'espérer un ajout médicamenteux. Je n'ai plus qu'à chanter à tue tête dans mon lit, en foutant en l'air toutes ces chansons qui me tiennent en vie. M'occuper. Dessiner. Ecrire. Les photos, en boucle. Regarder l'évolution, les transformations, la métamorphose certaine. Essayer de comprendre, d'analyser, encore une fois. Des perles salées sur les joues. Soupir désespéré, l'impression de ne jamais sortir la tête de l'obscurité. Je tâtonne dans le noir, cherche un interrupteur qui finalement n'existe peut être pas, même si je mise tout mon cœur dans cette quête incertaine. Je m'investis toute entière, corps et âme dans les ronces, me lacère la peau, me réconforte en voyant le liquide qui noie mes veines d'un rouge passionné. Vivante, encore, ouf. Je ne veux plus de la mort que j'ai apprivoisée, je ne veux plus d'elle dans mon corps, mon cœur, ma tête. Je l'ai embrassée, serrée dans mes bras, de toutes mes forces je me suis accrochée à elle...Comme une délivrance après l'enfer. Je l'ai choyée pour qu'elle m'accueille les bras ouverts, alors que l'on me retenait par tous les moyens. On m'y a arrachée, elle m'a rejetée pour mieux m'étourdir. Aujourd'hui, tout est tellement différent. J'ouvre enfin les yeux, me rends compte de sa trahison, mesure les dégâts. Me retrouve, peu à peu. Même si je n'aime pas ce que je suis, j'apprends, observe, en essayant d'être objective. Fais confiance aux êtres chers qui m'ont empêchée de sombrer, et découvre que finalement, c'est sûrement la meilleure chose qui me soit arrivée. Je ne veux pas d'une vie insipide, je veux exister, je veux aimer, goûter, adorer, haïr, jouir. Je sais que je ne saurai pas me contenter de peu et qu'il me faudra le meilleur pour me faire palpiter. Le trop, l'excès, l'extrême. Cela fait partie de moi et c'est ma drogue. Peut être qu'un jour je ferai une overdose et me rangerai. Je ne sais pas ce que l'avenir me réserve, personne ne le sait. A moi de me l'approprier...à moi de le construire, de le façonner au gré de mes envies, de mes projets. Je le caresse du bout des doigts, lui fait les yeux doux pour qu'il me serre avec douceur, sans m’étrangler. J'ai envie de voir le jour. J'ai envie de voir demain, j'ai envie de me réveiller le sourire aux lèvres. Mais l'envie ne suffit pas, il faut s'en donner les moyens. Je m'y attèle, essaye, depuis quelques temps déjà, de mettre des étoiles dans ma nuit. Je peux déjà en compter quelques unes et me console en les admirant les jours de cafard ambiant. Je me dis que si j'ai pu obtenir celles-ci, je peux en recueillir d'autres, encore plus lumineuses, plus jolies, plus douces, plus réconfortantes. Et puis un jour je décrocherai la lune. Pour *eux*, pour moi.
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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 23:40


J'ouvre les yeux sur un nouveau jour.
Le cœur palpite normalement, ce matin. Mon lit est en vrac, je découvre les derniers cadavre de la crise qui a précédé la nuit. Je souris nerveusement en me disant qu'heureusement il n'en reste rien dans mon estomac. Je me suis donné du mal, pour laver mon âme de tous ces immondices.
Il fait beau, le soleil m'enrobe de sa chaleur. Aujourd'hui, je regarde devant, la tête haute. Nouvelle énergie dans mes membres, sereine. J'irai m'épuiser sur le bord du canal,tout à l'heure. Envie de clarté, de lumière, du vent sur mes joues. Envie de voir plus loin, d'errer dans des endroits inconnus, à la recherche d'un silence apaisant. Pas celui qui m'étouffe, glacial et cinglant. Marcher jusqu'au bout, jusqu'à ce que je n'en puisse plus, jusqu'à ce que mes jambes cèdent. Corps est trop euphorique, trop hystérique, endiablé par la faim il n'est pas à l'image de la fatigue qui m'obscurcit  l'esprit ces derniers temps. Les insomnies sont violentes, persistantes, je voudrais pouvoir fermer les yeux ne serait-ce que quelques heures...Les cachets n'y font rien, et les dépendances sont apparemment trop nombreuses pour en ajouter, à mon grand désespoir. Apprendre à faire sans. Patience que je n'ai pas. Je ris pour rien, m'énerve pour moins que cela. Pars dans des délires paranoïaques, l'équipe soignante resserrant l'étreinte, aiguisant la surveillance de mes faits et gestes, de mes humeurs, de mes maux. Oppressée. Mais tellement soulagée d'être protégée. De moi même.Des autres aussi. De leurs mots qui lacèrent ma chair et me plongent dans l'obscurité. De mes réflexions qui laissent des cicatrices sur ma peau. J'ai de la chance d'être encadrée. D'avoir à mes côtés un entourage assez fort pour m'entraîner devant. Aujourd'hui, objective, j'approuve leurs remarques, leur comportement en réponse au mien. Je comprends les mots, prends du recul. Il y a des jours ou je baisse les barricades, pour les laisser m'approcher sans que je joue la bête sauvage et effarouchée. Des jours où j'ai l'impression d'avoir avancé, grandi, mûri. Des jours où je suis prête à admettre, mais surtout, évoluer. Aujourd'hui fait partie de l'un d'eux. Et c'est bon.
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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 13:20
"_Je m'en vais.
_Avec quelle autorisation? Avec l'accord de qui?
_On est vendredi, je n'ai plus droit à aucune permission la semaine, je peux quand même partir en week end non?
_C'est pas dans vôtre contrat.
_ Ah oui? Je suis quand même dans une prison si vous me permettez, j'ai même pas eu le droit de prendre deux jours chez moi avec ma famille durant les vacances, je vais vous dire, moi, je me casse là. Et dans mon contrat j'ai le droit aux week end, j'ai vu ça avec le médecin.
_Eh ben je ne suis pas au courant.
_Je m'en vais, je verrai ça lundi avec Elle. Mais là, il faut que j'aille prendre l'air, je vais péter un cable sinon, il faut que vous me compreniez"

J'étouffe. Ils m'oppressent, la rage monte. La rage d'être dans ce vieux corps, la rage de devoir être enfermée pour être protégée, la rage d'être considérée comme une gamine de 7 ans, la rage de devoir obéir, tout le temps, la rage de ne pas être prise au sérieux, la rage de devoir rendre des comptes en permanence. Le manque de l'alcool, du chichon. Et des cachetons qui ne font même plus effet.

C'est dans ces moments là que je pourrais craquer. Ces moments où la colère monte, ces moments là où j'ai besoin de me prendre une raclée pour me calmer. Besoin de me lacérer, besoin de m'exploser, besoin de me défoncer un bon coup. Mais si je le fais je suis renvoyée à cause de leurs putain d'analyse. Et j'ai pas envie de me broyer les bras, il faut que je tienne. Il faut. Je n'ai pas l'habitude de laisser mon coeur tambouriner comme un malade dans ma poitrine sans faire quelque chose pour le faire taire, c'est douloureux bordel. Mais j'ai fait un choix, celui de me gérer, celui de continuer à bâtir...pour apprendre à m'aimer.
Pour avancer, mettre un pied devant l'autre.


L'adrénaline monte,j'aime cet état d'excitation, ce moment clé où il faut que je choisisse entre les extrêmes.
J'aime le métier que je suis entrain, d'apprendre, j'aime ce métier où travailler est plaisir, où la pression fait naître les talents. Je m'exprime enfin autrement qu'en détruisant, et je réalise que c'est possible. Que je peux me sentir vivante autrement que dans la douleur.


C'est délicieux. Je savoure.
Avant de me faire engueuler lundi. :)


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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 06:50
Première sortie en boite depuis des lustres. Les pieds de plomb en y allant, j'ai finalement suivi le groupe qui m'a gentiment supplié de venir. Ça m'a fait plaisir d'avoir retrouvé cette place que j'avais avant. 
Boite gay. Allez savoir pourquoi tous mes potes sont homos
(mais pas folles) . Enfin moi je l'explique quand même...il n'y a pas d'ambiguïté possible et ça me rassure, pas de dérapages possibles, je ne risque rien. Et ça me convient parfaitement. Je me suis tellement salie...
Je crois que je n'ai jamais vu autant d'étalons au mètre carré. Gaulés comme des Dieux, rasés de près, et puis non. Le déhanché avorte toute tentative de séduction. De toutes manières, ça me faisait pas envie. J'ai juste fait ma pouffiasse mondaine, histoire de rire un peu, des fois ça fait du bien. J'ai bu mon champagne, ma vodka on the rocks
-le trop sucré me rend malade, autant la boire pure dans ces conditions-, vin rouge. J'ai fumé aussi. Mais pas pour me défoncer. J'ai su m'arrêter à la limite et j'en suis fière vous savez. -En plus je viens d'arrêter le "révia" (médicament prescrit pour limiter les impulsions alcooliques ou boulimiques d'ailleurs) et ça me fait trop plaisir que sans ce cachet j'ai su arrêter à temps-.
Par contre là, on est dimanche, il est 8h17 et je n'ai pas sommeil, fait chier. 
Je me suis sentie mal à l'aise dans cette boite. Morceau de barbaque ambulant. Ouais, viande maigre mais quand même. J'avais oublié cette sensation d'être mesurée, envisagée sous toutes les coutures. Les mecs qui dansent, collés à toi comme si t'avais du miel au cul. L'alcool qui coule à flots, le ton qui monte, les coups de bouteille, les videurs agréables comme des portes de prison. D'Ailleurs on a fini par se faire virer. Tant mieux. J'avais l'impression de me balader dans un baisodrome, genre "eyes wide shut" et ça commençait sérieusement à me taper sur les nerfs. Les salives qui se mélangent sur fond d'electro house, les regards, la jalousie, l'excitation, l'anarchie. Une certaine violence se mêlait au désir tandis que les baffles vibraient... vraiment particulier. 
Il me semble que ça a été dur dans la mesure où cet endroit fut le premier témoin de ma déchéance la plus crue. C'est un endroit où ma mère est déjà venue me chercher jusque dans les chiottes alors que je m'embarquais avec un mec sorti de nulle part. Humiliée. On a dû s'arrêter pour que je puisse vomir dans le caniveau. Et ma mère désemparée. C'était la première fois, mais pas la dernière...combien de fois cela s'est reproduit. J'ai honte. Une loque, dépravée, déchirée, en proie à une faille narcissique
-ouais je ressors les mots du psychiatre- tellement aiguë que j'en n'avais plus rien à foutre. Du tout. Aujourd'hui cela fait partie du passé et j'apprends à faire avec même si ça m'a bouffé toute l'estime que l'on peut avoir envers soi même. Plus d'amour propre, juste de la honte agrippée à mes entrailles. Accepter, admettre ce passé doit faire partie de la guérison. Ca commence à venir, doucement.
Tomber amoureuse est ma pire angoisse, tellement peur de ne pas être aimable, tellement peur de ne pas être à la hauteur, tellement coupable d'avoir piétiné mon corps, tellement angoissée à l'idée de ne pas savoir aimer correctement.
Le problème étant que j'ai quelqu'un qui me trotte
-beaucoup- dans la tête et que je me sens si petite par rapport à Lui. 
Je crois que dans ces cas à il faut se fier à l'intuition et à la spontanéité, simplement...mais c'est encore dur pour moi de me laisser aller aux sentiments... 
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17 janvier 2009 6 17 /01 /janvier /2009 16:17
Je vais bien.
Quelques déceptions cette semaine, mais qui n'entâchent pas trop le week end.

J'ai telephoné au centre de formation en infographie, et ils m'ont confirmé que celle qui m'interesse ne commencera qu'en octobre prochain.
Il y a aussi la boite de pub qui ne me rappelle pas. Qu'est ce que je vais faire, je ne vais pas le harceler non plus.
Je suis un peu dépitée.
Un peu...comateuse, brouillon, vide.
J'aurais voulu passer toute la journée dans mon lit. Ne pas ouvrir les yeux. Et ne dire à personne que je nage en plein echec.
Je ne vous dirai pas combien la crise d'angoisse qui a suivi était violente. Combien je me suis sentie nulle, petite et sans avenir. Inutile.

Il s'agit de reprendre des forces et de me remettre en selle la semaine prochaine.
*

Et puis la psy qui me dit que l'on va travailler l'introspection.
L'introspection moi c'est un mot qui me fait flipper. Parce que je ne sais pas qui habite mon corps, et que mes émotions, mes sentiments, sont tellement bafoués que je ne sais même plus ce que je ressens, au fond.
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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 13:47
J'ai écrit mon dernier post en hâte et n'ai pas pu détailler ce que j'en pensais. Je suis d'accord avec vous sur le fait que ce n'est qu'un mot et que j'ai le choix de le laisser ou de le prendre en compte. Mon "On n'est pas sorti de l'auberge" était un peu ironique, parce qu'en réalité, je suis soulagée que le diagnostic soit tombé. Parce que jusqu'à maintenant je me demandais si tous ces excès, les prises de riques, ces comportements extrêmes etaient des symptômes ou de simples addictions, l'anarchie...Et là, je me suis dit ok, c'est une pathologie reconnue et  je ne suis pas la seule.

C'est peut être bizarre, mais ça me fait du bien.
"Être mise dans cette petite case m'apaise parce que je ne me sentais ni anorexique (mentale) ni boulimique, ni depressive,ni complètement toxico (quoi que) alors je ne rentrais dans auncun tiroir et ça ne me convenait pas de ne pas savoir, de ne pas être fixée, de ne pas avoir d'info sur la maladie, de ne pas pouvoir expliquer àmon entourage.
Ceci dit, ce n'est pas du fatalisme. Cette case n'est pas définitive, au contraire. On a souligné mon évolution, les progrès, les prises d'initiatives, les repas un peu plus consistants. La maladie peut évoluer et s'effacer petit à petit, sans disparaitre totalement, mais tout au moins s'estomper. Et c'est ce qu'il va arriver. Je comprends pourquoi ils m'ont vendu la thérapie familiale avec un tel acharnement; ma strucure psychique est inexistante, et c'est  un peu le chaos....Et ça remonte à bien longtemps quand j'y pense. Depuis la petite enfance. Parents séparés à ma naissance, elevée chez les grands parents, objet de conflits violents entre mes géniteurs m mais surtout le besoin de plaire à tout prix, et là je me scinde en deux, je m'habille même différemment lorsque je vais chez l'un ou l'autre. Je développe deux personnalités, et puis d'autres encore, pour coller à ce qu'on voudrait que je sois. Ou plutot à ce que je crois qu'ils voudraient que je sois.(vous me suivez? lol) .

Reconstruire la cellule familiale en thérapie était en fait indispensable, j'ai tellement fait de mauvaises interprétations, je me suis tellement tue en niant qui j'étais vraiment, je me suis mis des barrières toute seule, me mettant une pression dingue alors que ça n'avait pas lieu d'être. Et puis cette putain de culpabilité qui vient t'achever. Je crois qu'à force je me suis perdue, et pour retrouver un semblant de vie je me suis jettée dans toutes ces saloperies de cachetons, de drogues (douces, dures), l'alcool, la bouffe, les coucheries sans lendemains,les scarifications. Histoire d'avoir un sursaut de vie, un petit vertige, une petite palpitation, se sentir vivante dans la douleur, dans le jeu de la vie ou dela mort.

Enormément de choses sont remontées à la surface
, et je comprends plein de choses...Jje me sens moins folle.


Quant à la fiabilité de ce diagnostic, je ne la remettrai pas en question. Trois psys m'ont confirmé. Trois psys qui ne se sont jamais vus et qui me suivent depuis plusieurs années déja. Je leur fais confiance. Et regrette un peu qu'aucun d'eux ne m'ait communiqué ce truc plus tôt. Je ne saurai pas dire pourquoi. Mais je trouve que c'est plus facile à supporter de pouvoir mettre un mot sur cette gangrène.

Et je me sens légère.

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*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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