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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 23:45
Si la semaine dernière a été tumultueuse, celle-ci est bien calme...c'est presque destabilisant, moi qui aime le mouvement, impulsive et explosive.
Mais surtout, ça fait du bien.
Vraiment.
J'ai pris une permission à durée indeterminée, histoire de passer  quelques jours avec les miens. Experience.
Je ne pense plus, enfin j'essaie. Des nuits toutes blanches, j'en vois encore défiler. Des cicatrices sur les bras découvertes par Maman aussi. Qui me dit,en souriant avec plein d'étincelles de tendresse dans les yeux:
 _"hé ben t'as pas grossi toi hein, mais... mais t'as recommencé!? J'en suis malade, arrête tu vas être marquée à vie...qu'est ce que tu diras à tes enfants?"

Oui, j'y suis repassée, mais c'était un coup de stress, ça faisait tellement longtemps que je ne l'avais pas fait...je crois qu'il ne faut pas le prendre comme un échec, disons que c'était juste un dérapage, et que ce n'est pas parceque c'est arrivé que je vais continuer. Il y a forcément des phases de regression, maintenant c'est passé, je recommencerai surement, mais je  crois qu'il faut passer outre et ne pas s'y attarder, c'est comme les gens qui font des crises de nerfs, ça passe et tout redevient calme.
Je me sens étrangement sereine. C'est bon. Je m'en délecte. Je passe des moments délicieux. Je fais des trucs cons; je jardine, je marche, je dessine. Je parle à mon chat comme une débile. Je rapporte le petit déj à ma Maman, je lis, j'écris, je regarde bêtement les vaches (remarque, comme ça je me sens moins  seule ave le regard vide) j'ai recommencé à courir, je tente de bronzer malgrè les contre-indications des anti-depresseurs, [suis toute rouge]...

Bon, ok je ne révise pas...j'ai reçu ma lettre de convocation aux examens, j'ai les boules. Parceque je ne sais rien. J'ai bien essayé d'apprendre, de me forcer à bosser comme une dingue, mais c'est pas avec mon traitement que je vais savoir me concentrer, ni avec mes 41 kilos qui me pèsent. C'est une drole d'année qui s'est déroulée...un an d'hospitalisation dépassé. Plein de peripéties en tout genre. Drôle de bilan. L'impression d'avoir survolé cette année, sans en être spécialement l'actrice, mais plutôt la spectatrice. C'est une sensation très bizarre, que j'ai encore du mal à décrire.

Voila, je voulais juste communiquer avec vous l'euphorie actuelle, le plaisir, la satisfaction, la vie.
Parceque ça m'arrive aussi :) Puis il fait beau. Tout le monde embellit lorsqu'il y a du soleil. Des sourires se dessinent, une bonne humeur ambiante.

J'aimerais pouvoir cristalliser cette période.
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 18:59
J'ai réussi à obtenir une perm pour dormir ce soir chez ma mére...et ça a marché, faut dire aussi que cet infirmier je me le suis mis en poche, et je profite de sa gntillesse pour repartir à l'assaut chez moi. Pour un soir.

Sortir
prendre l'air est l'une de mes obsessions, je me sens tellement opressée *là bas*, pas d'oxygéne, juste un ramassis de malades qui se trainent pour aller regarder "Derryck", (ou "Rex" aussi, des fois, pour changer niark), qui sentent mauvais, et qui ne font qu'attendre que le temps passe, ils dorment beaucoup aussi, j'avais oublié. Bref, on n'a pas les mêmes attentes, les mêmes projets, les mêmes vécus...
Le vécu.
Difficile d'en parler. On a tous conscience que si l'on est hospitalisés, c'est qu'il y a des casseroles derriére, sordides  si possible.
Du coup c'est simple, nos sujets de discussions concernent la bouffe, le temps qu'il fait, le traitement, le foot aussi, des fois.

Depuis que je suis  rentrée la derniére fois, j'ai peint, beaucoup, vraiment beaucoup, comme une boulimie de couleurs sur des supports divers, à vrai dire ces pulsions sont à assouvir rapidement, alors je prends le premier bout de carton qui traine et je gribouille dessus. Des fois c'est tout noir. Des fois on voit même plus ce que c'est. Des fois, il ya des effets qu'on avait pas prévu et que l'on peut exploiter par la suite...il y a des toiles que je délaisse quelques semaines puis je reviens dessus...bref c'est l'éclate  experimentale  XD ....bouillonnnement d'idées pas toujours canalisables ;p

Petit point noir...Je n'aurai pas mon année de psycho on peut en être sûr.

Han.


Je préfere dessiner plutôt que de penser à l'année prochaine.
En mode autruche, fermons les yeux!

Sinon le corps va un peu mieux mais il faut surveiller la tension de prés et j'ai re-eu (ça se dit ça, re-eu?) des cachetons de potassium à la pelle, des vitamines qui servent à quelque chose que j'ignore, un suivi de prés, des permissions écourtées...et aussi  des pleurs et des cris, des claques qui se perdent, des paroles assassines et de la tendresse qui réchauffe...
J'ai fait des analyses de sang dont je devrais avoir le résultat dans peu de temps. Je croise les doigts pour qu'elles soient bonnes, qu'on me foute la paix et qu'on ne me parle plus du CITD. Dans mes rêves.

Cette nuit j'ai rêvé qu'il y avait des
grosses araignées noires et poilues (vous voyez les quelles) qui sortaient tranquillment de ma bouche. Horrible.


PS: Bon, j'avais des photos à mettre mais mon ordi portable m'a délibérement lâchée, deux solutions...
_Soit il est mort et j'ai perdu tous les textes que j'écris depuis  3 ans tous les jours, ainsi que mes photos, ma musique....et je fait une dépression...
_Soit il n'y a que la batterie à changer et ce serait le paradis :p

Une fois on m'a reproché toutes ces photos dans un commentaire. Oui, j'en mets beaucoup. Principalement de moi. Je ne me complais pas dans ma "maigreur" (je doute de ce mot) mais je veux qu'on le regarde, qu'on le voit, qu'on l'observe, qu'il ait un sens. Je veux le montrer, le montrer à tous, regardez comme c'est moche et rendez vous compte de la folie qui nous prend en otage jusqu'à la mort, celle qui nous fait croire que la perfection existe, qu'en étant plus légére sur la balance tout irait beaucoup mieux, mais non, que dalle de tous ces beaux idéaux.

J'aimerais que ce blog serve à quelque chose.

En tous les cas il m'a permis de faire de belles rencontres, même si c'est virtuel. :)

Bon week end à tous

A.
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17 février 2008 7 17 /02 /février /2008 11:39
Vos mots.

J'ai essayé de vous répondre à tous...dommage que mes mots manquent d'intensité pour vous décrire le bien qu'ils m'ont fait. , parceque vos commentaires ont été tellement importants. Des fois je me dis  que c'est dingue de croire autant dans le virtuel.. Mais pour ma part c'est important. Vous. Se dire que  vous lisez les mots que je dépose ici lors d'épisodes... plus ou moins gais.

Plus ou moins constructifs.
Plus ou moins écorchés.
Plus ou moins enragés
PLus ou moins vivants.
Et vous me suivez, là, tout le temps. C'est incroyable...ça me fait tellement de bien. Et les nouveaux lecteurs.
Et certains que je suivais depuis bien longtemps sans oser apposer mes mots sur les leurs, qui me lisent, aussi.
Mes mains tremblent, mon blog m'a manqué, écrire aussi. Petite fenêtre virtuelle sur le monde extérieur, la seule que j'ai pour l'instant.

Mes permissions sont écourtées et chaque fois que je pars en week end j'ai un rendez vous téléphonique tous les jours. J'ai l'impression de ne jamais sortir complétement de l'hopital. Impression que ma vie intime est surveillée aussi. Mais je l'ai bien cherché.

Aujourd'hui je vais mieux, l'euphorie d'un corps vide m'envahit, mais j'ai laissé ces 800 grammes de vie en moi.
Je m'y sens bien, dans ce corps, mais ce n'est pas assez , alors on m'attend au tournant. Si je perds encore du poids, mon prochain RDV au CITD de Lille se transformera en une admission qui m'angoisse déja; je préfere encore l'HP. Peut être bien que c'est la technique de l'autruche; chaque fois que je croise une anorexique je baisse les yeux, parceque  ce reflet m'est insupportable. Je ne leur ressemble pas. Non.

J'arrive à avancer dans mes cours, mon traitement qui avait baissé s'est remis au même niveau qu'autrefois, c'est comme ça et j'en ai besoin. Mes crises d'angoisse reviennent, mais je les sens arriver, je les gére...plus ou moins bien, mais ça glisse sur moi. Parfois je me bourre de cachets pour m'assommer et ne pas manger, et le matin quand je tombe en me levant je m'engueule toute seule; va falloir penser à remanier mon attitude si je veux avancer, et puis j'ai reperé les infirmiers qui pouvaient entrer dans mon jeu, l'anorexie est une sale vicieuse, je sais à qui je peux dire que si je mange "ça va pas passer" ou "je suis angoissée j'préfere pas manger", etc. Ceux qui me laisseront quitter la table sans rien dire. Je profite d'eux comme je me berne moi même, et tous les autres, sans exception.

Des fois le fatalisme fait place parceque je n'ai plus la force d'y croire. Parfois l'euphorie m'envahit et je me sens forte, ces moments sont à savourer, et il faut en profiter pour faire mes démarches et tout, c'est là que je suis vaindicative...même si des fois je me sens tellement forte que les prises de risques se multiplient.


Je suis un peu fatiguée, je m'en excuse et aurai peut être plus de mots tout à l'heure...
Je vous ai préparé quelques photos pour vous montrer où je vis le reste du temps;




-tape3.png
-tape-2008.png-tape2.png

Une vraie petite maison. Les locaux sont pas mal, neufs et tout, chambres individuelles, pas comme à l'HP où tu sais jamais sur qui tu vas tomber. J'y suis bien et peux travailler [rien d'autre à faire, c'est pas plus mal]

Un repas dominical m'attend...Encore 3 heures à table, un vrai supplice.
Et puis aprés...j'en sais rien.
Je rentre ce soir au bercail, j'y pense déja et c'est l'enfer de tout anticiper comme ça, profiter du moment présent n'est jamais possible.

Hier j'ai été voir mes potes hmmmm je me suis roulée dedans, c'était tellement bon de les retrouver putain...et ils me serrent dans leur bras jusqu'à me faire péter les côtes, en me disant combien ils sont contents, m'engueulant parceque je ne grossis pas, une bonne tape dans les omoplates clope au bec et rire de bûcheron sont à la fête. ^^

C'était une grande premiére. C'est con mais j'ai réussi à aller à Lille toute seule un samedi en métro, et la veille j'ai emmené mes soeurs au ciné, sourire aux lévres qui s'esquisse, des étoiles dans les yeux *__*'

Bonne fin de week end, ou à tout à l'heure, je ne sais pas...

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 15:13
Week end tranquille, ça fait du bien et c'est rien de le dire..
Trêve en ce début d'année, petit sursis.
Je suis retournée mardi dernier au centre, où ils m'ont chouchouté à mort, avec ma ptite tête de décalquée; on aurait dit une tox en manque^^ Alors j'ai senti qu'ils étaient présents pour moi, à mon écoute même si  je ne dis rien. Ils sont là pour m'aider.
Le fait d'avoir dégringoler tout d'un coup, de rechuter en grand,  m'a peut être permis de prendre du recul, et il me semble que c'est une bonne chose...raisonnable pour une fois.
J'ai pas envie de retrouver toutes ces filles morbides que j'ai vues au CITD  lors de mon premier rdv.
La fois dernière j'ai pu y échappé en tenant tête, mais je ne sais pas si j'aurai encore la force de le faire, et si je continue comme ça je n'aurai plus le choix.
°0[bad triP]*

Je vais mieux (même si c'est subjectif) , les vacances ont été un peu angoissantes, même beaucoup [parcequ'avec des tout petits problèmes j'arrive à en faire des catastrophes], mais là, j'avoue que je suis plutôt sereine, et même bien dans mon corps...Je sais que ce sentiment est malsain, parceque si mon corps me plait c'est qui'l disparaît.
Mais.
Je me plonge dans mes études, je reprends pied avec la réalité, mes proches, mes amis. La vie.
Même si c'est le temps d'un e journée, d'un week end ou quelques semaines, c'est à prendre.
Alors je m'engouffre dans ce vent , je m'envole vers le plaisir et le calme, sans lames ni vodka ni bouffe ni rien.
Apaisée....SNV80086.JPG

Des pensées...merci de me lire et de m'accompagner tout au long de ce parcours tortueux.
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1 janvier 2008 2 01 /01 /janvier /2008 15:57
Joyeuse année.
Je l'espère douce comme ses courbes.
Au fond, ça fait pas grand chose.
Mais quand même, j'ai envie de me dire qu'elle marque un nouveau départ. Une nouvelle chance, une nouvelle page blanche.
Même si 2008 a commencé par des malaises dûs à trop de vodka et un estomac vide. [Je m'étais affamée avant d'aller à la soirée, pensant que j'allais me donner le droit de manger.]
J'ai fait peur à tout le monde.
Pas fière de moi ce matin.
Toute petite dans mes souliers,  crevant de honte. "T'as vu on t'a fait des légumes!" "Y a du coca light pour toi"
Je n'ai pris ni l'un ni l'autre, je me suis soulée comme à mon habitude.
Triste spectacle que j'ai offert, brindille titubant, bien consciente de tout ce qu'il se passait. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé, je me suis juste dit, aller, rien à foutre. Plus de limites. Et Dieu sait que les limites et moi, ça fait 2.
Une petite ligne blanche. Puis deux.
On fume pour la descente. Pourvu qu'elle soit douce.
Et je m'éteins.
Noir.
Je ne sais pas combien de temps cela a duré. Quelques bribes de soirée me reviennent, entrecoupées par des absences qui m'ont fait peur, à moi aussi, j'avoue. Pour une fois, j'ai eu peur pour moi. C'est que je compte un peu quand même alors? J'ai eu peur de ne pas me réveiller.
J'entendais les pas se précipiter autour, j'entendais les autres parler, incapable de faire le moindre mouvement. Incapable de me relever, prisonniére de ce corps trop faible.
J'ai commencé l'année en pleurant parceque je ne sais plus, je suis larguée, tout est trop, tout me fatigue, et je ne sais plus ce que je veux, ni comment. Déroutée. Besoin que l'on me protège...
Je retourne demain à l'hôpital, et pour une fois, pour une fois...je suis contente d'y aller.
Rassurée.
Soulagée.
Je vais pouvoir me laisser aller, lâcher prise, me soigner.
Je prends conscience de la maladie. [il était temps!].
Malade. Ce mot ne me convient pourtant pas. Mais rester 8 mois à l'hôpital n'est peut-être pas anodin. Je m'aperçois que tout ce qui est mis à ma disposition pour m'aider [Une équipe d'infirmiers, 2 psychiatres, une psychologue, une équipe d'éducateurs], je le rejette et passe mon temps à saboter le travil effectué dès que je suis seule. Il serait peut-être temps d'en profiter et de me soigner, activement. Prendre conscience de mon état. Pas qu'il soit dramatique, comparé à d'autres. on peut toujours trouver pire [ce qui nous conforte dans le déni]. Seulement, si je prends en compte tous les avis médicaux, les réflexions et les conseils, si je les écoute et ressasse leurs paroles, oui, mon état est inquiétant. Difficile à admettre quand on se prend pour la plus forte et qu'on reste persuadée qu'on peut s'en sortir seule comme une grande, pas besoin des autres je vais bien merci. Ben non.
Alors mon état d'esprit est plutôt vaindicatif, aujourd'hui. Ras le bol de tout ce cirque, cette destruction constante de moi-même, mais aussi des autres. Je fais des dégâts, mes proches sont épuisés aussi. Ma mère surtout.
Alors, au lieu de se regarder le nombril, et de s'écouter un peu trop....se relever.

Bises à tous et meilleurs voeux.
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29 décembre 2007 6 29 /12 /décembre /2007 17:27

Boulimie de pensées, fuite d'idées pas si constructives que ça.
Je ne suis pas retournée au centre, j'ai préferé me débrouiller toute seule.
Je pars chez mon père en train, tout à l'heure. Un peu à la bourre dailleurs.
J'ai emmené ma petite soeur au ciné hier, pus on s'est mangé une salade sur le pouce...c'était bien. On a bien ri, je vois les regards sur elle, qui est belle et pleine de vie.  Elle gueule, elle rit, elle me marche sur les pieds, elle m'emmène, me prend la main, me montre des magasins inconnus, elle me parle de ses amours, se compare à moi dans la glace et éclate de rire, elle qui aimerait m'en "donner un peu" pour équlibrer tout ça. Elle qui a des courbes généreuses, elle crie quand elle pose sa tête sur mes épaules et que les os lui rentrent dans les joues.

C'était bien.
J'ai fini par reprendre mes médicaments, que j'avais arrêtés d'un coup lundi dernier. C'est débile, parceque le résultat est pas fameux.

Je passerai le nouvel an sur Lille chez un pote qui invite tout le monde. Soulagée de l'organisation, je n'ai plus qu'à apporter ma présence, me voila plus sereine.


[Résultats des analyses sanguines négatifs. Taux de potassium tout petit, j'imagine que les vomissements n'y sont pas pour rien, fréquents en ce moment. Tant pis.
Je reprendrai docilement les énormes cachets de potassium.]



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20 décembre 2007 4 20 /12 /décembre /2007 00:19

22

22 ans.
Aujourd'hui c'est mon anniversaire.
J'aime pas mon anniversaire.
Ni toutes les fêtes de fin d'année.

Rohh la rabat-joie.
Ben ouais.
Noël  ça a toujours representé les disputes entre ma mère et mon père qu voudraient à tout prix que je sois partout en même temps. Mais non, je ne sais pas encore me dédoubler. C'est pas difficile à comprendre pourtant, ça fait 22 ans que j'ai le cul entre deux chaises parceque je ne voudrais décevoir personne et bla bla bla.
C'est ça, décevoir personne. Vouloir faire plaisir à tous. Se mettre en 4 pour les satisfaire.

Et se perdre.
A force de jouer tous ces rôles, de jongler avec ces personnalités que j'ai crées pour eux et en fonction d'eux; Et aujourd'hui, voila que je ne sais plus qui je suis.
"Syndrôme de dépersonnalisation".

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Et aujourd'hui c'est mon anniversaire et ça me fout le cafard. Chaque année c'est pareil, je fais le bilan et ça me rend malade. Genre cette année, je l'ai passée à l'hosto, dans les grandes lignes. Du 28 mars à aujourd'hui.
[au fait youpi j'ai une perm' jusqu'au 2 janvier] Quand j'ai revu mes amis ce week end, en faisant le compte je crois que la derniére fois que je les avais vu c'était au nouvel an 2007, aprés j'ai commencé à déconner sévere et la chute rapide, la suite on la connait.
Et aller, si on veut pousser un peu, pour bien se faire mal, on peut se dire aussi que ça va faire 8 ans de TCAs, d'hospis diverses et tout le bordel, dans la famille, les études, les potes, 8 ans que je fais chier le monde avec cettte putain d'anorexie dont j'arrive pas à me sortir. Et puis pas d'histoires à l'eau de rose, côté mec ça dure jamais, comme ça je prends ni le risque d'être heureuse, n'y de m'y attacher, ni de ne pas être à la hauteur.

Mais bon, y a aussi des bons côtés et je vais plutot bien malgrès cet anniv lol.

Aujourd'hui j'ai été au Hamam avec ma mère, c'était la première fois pour moi et c'était canon, c'était la pure formule avec massage et tout le bordel. Je ne vous raconte pas comme j'ai angoissé à l'idée de me foutre en maillot devant ma mére,  (putain ça été dur), mais aussi les autres femmes qui étaient dans la salle. Heureusement nous n'étions que très peu, et ma mère s'est tue (j'ai admiré son sang froid et elle ne m'a fait aucune reflexion seu mon corps), le pire c'était le massage . A plat ventre, moi y avait qu'un truc qui m'obsédait c'était mes hanches qui butaient contre la plaque de marbre, ça m'a fait un mal de chien j'ai déja des bleus putain. Mais j'ai preferé me taire. Attendre que ça passe. Dommage, j'imagine que ça doit être agréable sinon...

Sinon, je commence mes cours de psycho :) c'est de la boulette, je suis contente d'être en famille, libre, entourée et tout et tout. Puis je vais essayer d'entretenir le lien avec mes potes sinon je les revois pas avant 3 mois (je me connais^^)

Puis faut que je m'occuppe de noël arrh pas d'idées mais surtout pas de budget, qui sait, des colliers de pâtesça peut faire plaisir, parait que c'est l'intention qui compte lol.
Bref jsuis en galère.
Agoraphobe. Faut croire que je les collectionne [ok je sors^^]. Et puis à Lille y a la patate de monde alors vive l'angoisse pour une phobique.

Sur ces bonnes paroles,

il est temps que j'aille me coucher; les cachetons font leur petit effet sur mon cerveau.


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16 décembre 2007 7 16 /12 /décembre /2007 15:43
IMAG0051.JPGJ'ai  lu  et relu vos mots, qui m'ont  fait tellement de bien.
Certains d'entre vous me demandaient ce qu'ils pourraient faire de plus, mais si vous saviez comme vos mots comptent. Je vous en remercie, de prendre le temps de lire, d'analyser, de répondre justement.
Lue, jamais jugée, toujours
encouragée.
Vraiment, merci.

Ces derniers jours ont été...bizarres...
J'ai passé un bon week end remarque.
 J'ai fait la fête hier avec mes potes, que je n'avais pas
revus, depuis 8 mois, depuis mon hospi...C'était comme un défi. J'ai été invitée, et pour une fois je ne me suis pas défilée, j'y suis allée. Les voir. Me confronter au milieu ordinaire, voir du monde, fumer 40 clopes, disserter sur l'homosexualité, Sarkozy , l'art japonais ou sur la vodka [absolut ou non], la bouffe et les derniers potins. Rattraper le temps perdu.
J'étais tellement contente, tellement heureuse d'être parmi eux, eux qui m'aiment pour ce que je suis et non ce que je voudrais être ,eux qui savent, eux qui comprennent, eux qui me supportent sans jamais baisser les bras.
Malgré mon silence, mes absences repétées, leurs appels sans réponses, mes
écarts de conduite...
Toujours ils sont là.
IMAG0046.JPG Et hier j'arrive la bouche en coeur après 8 mois de néant.
Et ils m'accueillent encore avec chaleur, joie et tendresse, ils m'entourent, ne me demandent pas, ne me forcent pas...ils n'attendent rien de moi, me prennent comme je suis. Pas d'interrogatoire sur mon état, l'hospitalisation, les éclats.
Et je ris, je me sens bien parmi les miens, spontanée, sans pression. Je me laisse aller et ça fait du bien, je lâche et me régale de ces instants. Mes Amis, les vrais , ceux qui restent, qui sont là, tout le temps.
Et même si je ne décroche que très rarement, je sais qu'ils restent à mes côtés. Je ne suis pas démonstrative des mes sentiments parceque je n'ai pas appris à le faire, c'est pas le genre de la maison, mais ils comptent tellement...parfois je pense à ce que "ça" aurait été sans eux. Et je me dis que cela aurait été impossible. J'en serai crevée.
Je me sens trellement bien aujourd'hui, en accord avec moi, en accord avec eux, en accord avec mon corps.
 [Même si ce dernier reste vide...]
Je traine, en profite pour parler avec mes soeurs, ma mère que j'ai mine de rien un peu perdue de vue [on ne se voit que dans les moments de crise, en entretien psy], penser aux cadeaux de noel même si j'ai horreur de cette fête, bref, des trucs normaux.
Et hier je suis rentrée en taxi chez moi, sans faire de détour pour acheter de l'herbe, ni bourrée. Non, hier je suis restée sobre. J'ai savouré une coupe de Champagne, ce que je n'avais pas fait depuis des années [avant il m'en fallait...beaucoup]et j'ai découvert que garder sa dignité n'était pas mal non plus, et que les lendemains sont moins difficiles...mais surtout, je me souviens de toute la soirée. Pas de trou noir.

 Ce soir je n'ai pas envie de rentrer au foyer, j'aimerais tant pouvoir rester dans ma famille, pas parfaite mais c'est la mienne et je l'aime, même dans tout ce bordel.

IMAG0047.JPG J'ai enfin reçu ma carte d'étudiante de psycho, je repique ma première année par correspondance et j'en suis ravie, c'est un bonheur...j'ai hâte de m'y remettre, tellement envie. Ils m'avaient dit, "mademoiselle S., c'est trop tôt compte tenu de votre traitement et de votre état de fatigue, ce serait vous vouer à l'échec", mais  je l'ai fait quand même. Je m'en fous, ça me tenait trop à coeur. Et j'ai pas de regrets.

Alors c'est dans un élan plutot positif que j'écris ces derniers mots avant de retourner "là bas".
Le temps passe trop vite, j'aimerais encore pouvoir peindre, me  b
alader, prendre l'air.
Mais là, je vais me consacrer aux cours. et puis un bon ptit DVD dans mon pieu, sans aliments "à

risque". Ouaip, ça me botte tout ça.

 PS: Sid, j'aime bien quand t'es bavarde^^ Et j'aime bien quand tu dis putain à chaque fin de phrase, je crois que c'est le mot que j'utilise le plus lol. Et non rien de ce que tu as écrit n'est con. Même que c'est plutot lucide. Je t'embrasse et te promets que mon corps est moche, pas la peine de l'envier ^^...même si je sais...que c'est con et que ça persiste quand même.
       Lisanka, tu sais que tes passages sont toujours très appréciés
       Diane, ma diane nos chemins se ressemblent,oui, et je le regrette.
Sinon, oui, pour l'instant je reste dans ma petite structure hospitalière. Pour un moment je crois...Mais je suis bien encadrée, et même si ce n'est pas centré sur la bouffe, on m'envisage d'un point de vue global et je préfere.Même si parfois j'ai envie de les envoyer chier avec leurs remarques sur mon taux de potassium et ma tension et le manque de gras et mes cheveux qui tombent et l'alcool et nia  nia nia lol. Mais je suis une chieuse, en vrai ils ont bien ;)
      Laure et Fred, vos propos se rejoignent et effectivement, macérer dans le passé  est stérile; passer à autre chose serait libérateur. C'est pour bientot,  j'y crois encore :) Fred ne t'excuse pas de ton absence, je suis toujours aussi ravie de  voir que tu es passé ;p, beaucoup de taf en ce moment?Et Laure, super aussi. Je t'espère en forme...
     Anylosée, ton passage me fait très plaisir [je suis une de tes fidèles lectrices silencieuse].Attendre des bras tout en les refusant fait ârtie des nombreux paradoxes de la maladie, encore un. Et puis l'entourage ne sait plus comment faire,alors on est déçue. Et coupable. Et oui, tu as surement raison, le gavage n'est pas obligatoire...c'est juste que le "guérir c'est grossir" persiste un peu trop dans ma tête de névrosée...
     Calia, merci pour ton petit mot. C'est dur à accepter, oui, parcequ'on ne sait pas quoi en faire, on se croit tellement forte...Merci.
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25 novembre 2007 7 25 /11 /novembre /2007 18:57
J'ai passé ma semaine à ruminer.
J'ai lu et relu vos mots qui m'encouragent vraiment, même virtuels ils sont important.
Parceque c'est ma bulle et que je m'y livre sans la censure que je m'impose dans la vie.
Parceque ici j'ai le droit de craquer sans que personne ne s'apitoie ou me juge.
C'est vrai, je n'ai jamais eu de commentaires désagréables...et j'aime les découvertes que j'ai faites grâce au net.
Les rencontres. Même si c'est sur l'écran. Il arrive un moment où tout prend de l'importance.

Je n'ai encore rien décidé pour demain et je ne vous raconte pas le bordel que c'est dans ma tête.
Peut etre que c'est de la fuite mais je ne le sens pas, j'ai pas envie d'y aller. Mes parents ne disent rien, ils sont lassés je suppose. Je n'attendais pas de remarques de leur part et c'est mieux comme ça, j'apprécie  qu'ils me laissent le choix sans jouer les catastrophés pessimistes.
Je pèse le pour, le contre etn'arrive pas à demêler l'un de l'autre...sachant que je suis déja hospitalisée depuis fin mars, j'ai du mal à me dire que je recommence une hospi ailleurs, comme si je repartais à zéro dans un endroit où personne ne me connait, ce qui veut dire qu'il faudrait reconstruire une relation soignant/patiente et que je n'en ai pasla patience.
La nuit porte conseil, yeah, je pense que celle ci sera blanche, je ferai le nécessaire pour qu'elle ne soit pas violente, de toutes manières on m'a confisqué tout les objets à "risque". [infantilisant.Mais nécessaire]

Je soupire.
J'en ai marre.
A la limite, et c'est décourageant, j'en ai tellement marre que j'en ai plus rien à foutre.

Mais de petites choses me rappellent combien la vie peut être surprenante, piquée par la curiosité, l'étrangeté de ce monde me titille, me donne envie de découvrir, des artistes, des étrangers, des horizons différents. J'ai des coups de coeur toutes les 3 minutes, et si j'ai passé une semaine un peu tumultueuse, je l'ai passée à peindre, jusqu'au petit matin sans m'arrêter...et comme c'était bon de fusionner avec la peinture, sur des supports différents, mêlant les techniques et les matières...
Le résultat n'est pas toujours à la hauteur de mes espérances, et pourtant c'est avec surprise que je me vois perséverer jusqu'à obtenir ce que je veux, même que des fois je suis fière de mes oeuvres^^

Mes frères et soeurs. Ma famille, complétement éclatée et pourtant nous sommes tous si proches et forts, ensemble.
Mes amis...
des trucs tout simples, au quotidien.
C'est con, mais ça fait sourire parfois, quand je me ballade dans la cambrousse pour prendre l'air. Oxygène. Liberté. Serenité.
Sid, tu me parlais de liberté...mais oui, c'est ça qui me manque....La liberté est à prendre, et je ne me suis pas rendue compte que mon comportement avait insidieusement effacé cette soif de vivre, d'apprendre, de voir, d'écouter, gouter, toucher, sentir....

Tout ça me renvoie à ... la sortie de l'hopital.
Faut que je me barre de là.
Pas attendre de moisir entre 4 murs avec une sonde.
Merde, non, y a pas moyen.

Bon.
Là il s'agit de rentrer de permission sans trop d'agitation en attendant demain.
J'évite le repas de ce soir, c'est déja ça.





A bientôt

 

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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 13:31
thinspi.jpgCe midi j'ai mangé chez ma Mère, histoire de lui faire un petit compte rendu de mes differents rendez -vous, le plus important c'était ce matin, avec le medecin chef de l'unité.
A ma grande surprise, elle m'a dit qu'elle était très contente de mon évolution, puisqu'effectivement il n'y a plus de passage à l'acte; pas d'alcool, pas de drogue, pas de scarification...Seule la boulimie et l'anorexie persistent mais on ne peut pas tout régler d'un coup pas vrai?
C'est vrai j'y avais pas pensé mais c'est déja un sacré pas. J'avais besoin d'entendre ça. Des trucs positifs, parceque je me sentais reglisser...Et je flippais, je me suis même dit que si ça continuait  elle me refoutrait à l' hopital psychiatrique...
Alors ce matin, morte d'angoisse, j'ai reçu ces mots qui laissent entrevoir la fin de la faim...un avenir.
J'ai perdu 1kg500, ça ne parait rien et pourtant c'est si énorme pour moi...je ne sais plus si je dois m'en réjouir ou avoir peur. Bon, je rentre toujours dans mes pantalons c'est déja ça.

Merci pour vos mots, ça aussi c'est très porteur...


Pensées sincéres à vous tous qui me soutenez avec autant de bienveillance...même si cela reste virtuel, les liens sont là...

Anorchidea


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*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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