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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 16:04

Tout a commencé un peu avant ma dernière hospi, en novembre. Au moment où ma grand mère faisiant son infarctus...j'ai pris consicience que la vie...la vie, même quand on a 81 ans et qu'on a l'impression d'être très vieux et d'avoir fait son temps, on se dit qu'elle est passée si vite...si vite qu'on n'a pas eu le temps de faire tout ce qu'on voulait, et que maintenant on entend que c'est biçentôt fini, alors qu'il nous reste une tonne de trucs à faire, de gens à voir, de moments à partager...alors on s'y accroche de toutes nos forces, encore et encore, pour que ça duuuuure encore très longtemps. Quoi qu'on en dise.

Moi, depuis mes 28 ans, quand j'ai vu la force qu'elle avait en elle pour s'accrocher à son existence...je me suis dit putain, moi, faudrait peut être que je la commence cette vie. J'ai rien vu passer, j'ai déjà 28 piges, j'ai l'impression d'avoir eu mille vies, et en même temps...c'est comme si j'avais hiberné depuis des lustres! C'est trop bête. Je veux profiter de mes amis, de mes proches, de mes frères et soeurs...je veux partager avec eux d'autres moments que ceux passés dans une chambre d'hopital. Ils sont bien ces moments, mais...si on partageait autre chose?! Il est grand temps.

J'ai mis ma vie sur l'autel du sacrifice pendant trop longtemps. Au nom de quoi? Pour un connard qui m'a violée? Je vais payer longtemps ce crime pour lequel je suis innocente?

Un jour ma psy m'a dit "ok, vous vous en voulez, d'accord. Combien de temps vous avez pris pour votre crime? Quelle est la sentence? 5,10,15,20 ans? Combien? Quelle est votre peine? Parce que pour info, une peine, ça a un début et une fin. Ca commence et ça finit. Un viol, ça va chercher dans les 15 ans, disons. Bien payé hein, parce qu'aujourd'hui, je peux vous dire que même eux s'en sortent pas trop mal pour leurs crimes. Et vous, qui êtes quand même la victime aux yeux de la loi mais c'est juste un détail, vous allez payer combien de temps encore?Sérieusement, ça va durer combien de temps????"

Je l'entends aujourd'hui encore. Sa voix résonne dans ma tête. Elle était enervée ce jour là. Elle s'était mis en colère. Elle était en colère parce que ma culpabilité était tellement forte, tellement solide, que l'autodestruction a été mon mode de survie pendant des années. Ca a été mon mode de vie, ma motivation, la raison pour laquelle je me levais le matin :  me détruire. Le suicide? Trop facile. pas assez douloureux. Non, moi je voulais orchestrer ma mort. A petit  feu. Doucement. Insidieusement. Chaque jour, un peu plus mal. Je lacérais les chairs, et laissais les plaies à l'air. Les triturant à souhait, les empêchant de cicatriser tout à fait. Je les entretenais. Pour qu'elles soient toujurs plus béantes. Sans m'en rendre compte. En fait, le pire, c'est que c'était même inconscient. C'était un réflexe. Spontanément, je me faisais mal. J'étais angoissée? Je me scairifiais, ça soulageait. J'étais en colère? Pareil. J'avais faim?Je m'affamais. Jusqu'au malaise. Fatiguée? J'allais courir. Je trouvais que j'avais mal travaillé? Je m'enfilais dix boites de valium. J'avais trop mangé? Je me faisais vomir jusqu'à m'évanouir. Je me trouvais moche? Scarifiactions. Sport à outrance.

L'autodestruction était la réponse à tout ce que je vivais.  Simple comme bonjour. .La culpabilité était mon mode de pensée, tout était de ma faute. Le viol, c'était de ma faute, l'anorexie, c'était de ma faute, que j'étais malade, c'était aussi de ma faute, si ma famille allait mal, c'était de ma faute, si mes prents s'étaient séparés, c'était de ma faute, ma grand mère fait un infarctus, c'est de ma faute...j'en passe.

J'étais désespérée. Ma psy aussi. Elle se mettait en colère régulièrement. Pas contre moi. Contre tous ces trucs qui me pourissaient la vie. Elle en pouvait plus de me voir si malheureuse. Toujours plus amigrie, cernée, mal habillée...je me rendais moche, parce que j'étais moche à l'intérieur. Une garce peut pas être belle. Elle est forcément moche. Moi j'étais moche. A l'intérieur, à l'éxtérieur...tout était MOCHE. MOCHE MOCHE MOCHE. Je voyais la vie en MOCHE. Je voyais bien qu'elle essayait tout pour me faire réagir. Des fois elle arrivait à me faire sourire, parce que je trouvais ça mignon de sa part le fait que si je croyais pas en ma vie, ele y croyait pour moi!

 

Aujourd'hui, je me dis qu'elle avait raison.  Qu'elle a eu raison de vouloir me secouer.

J'ai peut être mis 12 ans...ça devait être aux environ de ce mois-ci en plus, ma première consultation. Bref, j'ai peut être mis 12 ans, mais aujourd'hui, je peux affirmer que je suis enfin heureuse, avec un H.

Alors peut être qu'il y aura des rechutes. Certainement. Mais je sais, avec certitude, que le plus gros est fait. Que j'ai pratiquement gagné.

ma psy a dit  : "vous resterez vous même, quelqu'un de fragile, passioné, entier, angoissé,impulsif...mais vous apprendrez à utiliser certinas outils pour vivre avec. De plus en plus, vous saurez comment gérer les situations de crise sans vous mettre en danger. Vous aurez d'autres solutions de repli que les urgences, l'hopital psy ou les médicaments. En fait, vous pourrez avoir  une vie tout à fait normale. Mais vous resterez extra-ordinaire"

 

Pendant très longtemps, j'ai craint que si mon trouble borderline disparaissait, avec les symptômes comme l'anorexie ou la toxicomanie, ça laisserait un vide immense, et même, que mon identité en serait littéralement démolie. Hors, je me rends compte aujorudhui que c'est carrément faux. Ces symptômes n'ont pas laissé un vide immense mais justement, ils sont laissé place à la vraie vie. Et je n'ai pas perdu mon identité, je l'ai retrouvée! Car ces symptômes m'avaient rendue esclave de la dépendance (que ce soit l'anorexie, la toxicomanie, la dépendance affective, la peur de l'abandon, la peur du vide...) et mon identité n'avait pas pu se construire correnctement. D'ailleurs...je ne savais pas qui j'étais et cela a causé nombre de crises d'angoisse existentielles! Aujourd'hui encore ça me trouble...je me découvre encore. Mais je crois que même à 90 ans, on apprend encore des choses sur soi-même, et tant mieux!!!

 

Alors...je sais que j'ai encore du chemin. Que l'on ne guérit pas complètement d'un trouble de la personnalité borderline. (D'ailleurs, est-ce une maladie à proprement parler?!). Cependant, une fois nos angoisses apprivoisées, et surtout, une fois que l'on a trouvé une réponse à ces angoisses satisfaisante et structurante, il est tout à fait possible de mener une vie plaisante. De Vivre. Pour de vrai.

Je sais que je resterai angoissée, anxieuse, que j'aurai toujours des problèmes avec mon corps,  mon alimentation, que j'aurai toujours plus ou moins un fonctionnement en "tout ou rien", que je craindrai touours l'abandon ou la sensation de vide, etc etc, il y en a des tonnes à écrire. Mais ça ne me fait pas peur. Tout ça, c'est moi. Je suis comme ça. mais encore? Ca ne suffira pas à m'empêcher de vivre.

Nous venons de passer le mois de mars, mois extrêmement difficile pour moi car c'était le triste anniversaire de mon agression. Cela fait exactement 13 ans que j'ai été violée. D'habitude..;en fait, tous les ans, à cette période, j'étais soit à l'hopital, soit en crise. Cette année...rien de tout ça. Rien. Juste un sourire immense. J'avais presque oublié!!! Je n'y ai même pas pensé. Pas de cauchemar. Que dalle.

Juste la joie immense de pouvoir fêter l'anniversaire de ma maman sur la terrasse de chez nous, au soleil, avec toute la famille. Pas depuis ma chambre sordide d'hopital.

Putain mais quel bonheur!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

 

J'ai consicence que cet article est très long (comme d'hab).

Pourtant, je n'ai pas tyout développé, et il y a certaines choses que je désire réellement partager avec vous, aprce que j'estime que c'est super important. Je voudrais aborder la question du diagnostic, et de cette étiquette que l'on nous pose, en tant que malade. De la valeur de cette étiquette, et de cette nouvelle identité qu'il nous faut prendre en compte...et que l'on prend un certain plaisir à nous rappeler dès que l'on déroge à la règle, comme si nous ne nous résumions qu'à cela. Ca m'est arrivé dernièrement et je trouve ça scandaleux. J'aimerais pouvoir en parler ici et partager  cette expérience insupportable. J'aimerais aussi avoir vos témoignages, si vous avez déjà eu la sensation que l'on considérait vos paroles comme le fruit d'un délire.

Ce sera pour un autre article!

Je suis au travail et faudrait peut être me mettre à bosser :)

Le plaisir de venir ici était trop grand...pouvoir enfin dire que "CA VA!" (sans mentir). J'ai fait tomber le masque...échangé un faux sourire contre un vrai sourire, bien niais. Et ça me plait.

 

Je ne peux que vous souhaiter la même chose car c'est simplement délicieux.

Le plus incoryable, c'est que je sais qu'il me reste du chemin...alors si je suis heureuse maintenant, comment va être la suite?!

 

XXXXXXX

 

E.

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 14:30

Bonjour à tou(te)s...

J'ai mis longtemps avant de revenir et je le regrette sincérement, mais j'avais besoin de prendre du recul.

Suite à ma dernière hospitalisation, j'ai eu RDV tous les jours avec léquipe qui me suit, et brusquement, ça a été de trop.

J'ai eu besoin de faire une pause, faire le point, me retrouver avec moi même.

De plus, vivant chez mes grands parents depuis quelques années et suite aux problèmes de santé important qu'ils ont eu tous les deux, je me suis posée beaucoup de questions; étais-je devenu un poids trop lourd pour eux, ou, au contraire, est-ce que j'étais plutôt devenue au fil du temps un pilier sur lequel q'appuyer?

Avec le temps, j'ai appris à être là pour eux, et m'investir dans la vie de tous les jours pour être la plus serviable qu'il soit. Je l'ai toujours été, évidemment, lorsque je suis venue habiter chez eux jamais je ne me suis laissée vivre à me faire bichonner  et attendre que la vie se passe! Ce que je veux dire, c'est que j'ai vraiment pris conscience de leur fragilité...et que brusquement je me suis mise à les materner. J'ai emmené ma grand mère partout avec moi, à paris, dans les expos, on a fait tout Lille, les boutique, le jardinage, les marchés...jusqu'à ce qu'elle ait un problème de genou survenu l'été dernier. Pas de regrets car nous avons bien profité. Avec mon grand père, qui ne peut plus marcher comme avant, c'était plutôt des discussions, ou de l'aide pour son ordi. Et puis, savoir que j'étais là pour accompagner ma grand mère lui faisait toujorus plaisir, comme si c'était lui qui y allait. Bref, c'était l'harmonie.

Cependant...quand ma grand mère a fait son infarctus, tout a été remis en question. J'ai été partagée entre devenir...leur "bâton de vieillesse", et rester encore un bout de temps auprès d'eux pour les aider...tout en sachant que plus j'attendais, plus il me serait difficile de les "abandonner", ou alors de partir, et avoir l'impression de les quitter commme une voleuse, alors qu'ils m'ont tant apporté pendant ces 4 dernières années. C'était un choix super difficile, parce que personne ne sait vraiment, sauf moi, tout ce qu'ils m'ont donné durant 4 ans. Ils m'ont portée, vraiment. Ils m'ont accueillie chez eux "pour que je me relève". Pour me donner le cadre que je n'arrivais pas à me mettre seule. Et ça a été super important. Oui, je peux dire qu'ils m'ont apporté la sécurité nécessaire pour que je puisse sortir la tête de l'eau. Ca a pris du temps. Des années. Mais ils l'ont fait. A 80 balais. Ils se sont inquietés pour moi des nuits entières, premiers spectateurs de mes "crises", ou de mes états impossibles lorsque je gobais tous les restes de cachetons que j'avais caché. Même si je ne voulais pas qu'ils me voient dans ces moments là, je sais que, par exemple, ma grand mère a pris le tramway plus d'une fois avec moi direction le CMP parce que j'étais incapable d'y alelr seule, tellement j'étais défoncée. Ils n'en ont jamais parlé. A qui que ce soit. Ils me respectent trop pour ça. Et ne me m'ont jamasi blâmée.

Pour tout ça...toute cette energie dépensée, je leur dois tellement. Brusquement...oui, j'ai eu envie de partir, pas à cause d'eux, masi parce que j'ai 28 ans, et que j'ai soif de liberté. Pas qu'ils m'en privent, mais je voulais un chez moi. Mais pas les abandonner.

J'ai fait mes premières recherches au mois de février. Je n'ai pas trop oser le leur dire...enfin pas franchement. J'ai du leur sortir un truc du genre..."tiens, je vais regarder les apprt's pour me faire une idée, peut être qu'il y a des trucs sympa dans le coin? Juste pour voir hein..." Tous les soirs, en rentrant du boulot je me mettais sur "le bon coin". Et de fil en aiguille, comme je regardais des trucs dans le quartier, ça les a carrément intéressés. C'était marrant de voir tous ces appartements dans le coin, qu'ils me racontent l'histoire du quartier et tout. La semaine d'après j'avais une dizaine de visites organisées. ma grand mère m'a accompagnée pour al majorité. C'était marrant de visiter avec elle. On a les mêmes goûts.

En réalité, au bout de 6 visites..;je suis tombée sur un super appart'....Dans la même rue que leur maison! Il m'a fait de l'oeil. On est sorties de là super emballées. Le soir, j'envoyais mon dossier à l'agence. Le lendemain matin 7H, le proprio m'appelait pour me dire que c'était bon. J'y ai pas cru tout de suite.

Le vendredi suivant...j'avais les clés. Le lendemain je déménageais. Tout était devenu plus simple puisque c'était dans la même rue! Ainsi, je ne les abandonnais pas complètement, tout en vivant ma vie. Résultat, je continue à leur rendre visite très régulièrement, pour le plaisir, à aller manger chez eux, leur tondre la pelouse, faire le marché avec eux (depuis mon grd père ressort un peu!), les courses quelques fois...mais ils n'ont pas à composer avec mes humeurs changeantes, ou à s'inquièter de mon état parce que j'étais cernée au réveil ou je ne sais quoi. Maintenant on se voit pour les bons moments, et c'est tout. Je suis là sans peser sur eux. Finalement, notre relation a évolué, dans le bon sens et j'en suis super heureuse. De mon côté j'ai un vrai chez moi dans lequel je me sens bien, qui me ressemble et dasn lequel je peux recevoir qui je veux. Et bien sur, mes grands parents, qui viennent boire le café très souvent. Ma grand mère adore cet appartement, et c'est un plaisir.

 

Si je vous raconte ça...c'est surtout parce que ça a signé le début d"une aventure incroyable, celle de ma vie.

ma Vie devrais-je écrire. Parce que depuis...je ne survis plus. Je Vis.

Si j'ai été absente de ce blog depuis quelques temps, c'st parce que j'étais en train de prendre des forces pour la suite. J'étais en train de découvrir la Vie. En train de renouer avec le plaisir, les instants magiques, le présent. Les plaisirs simples, mais indispensables. Tout ce que je ne voyais plus depuis une dizaine d'années.

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 22:29

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 18:09

 

 

 

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*last paint* Acrylique, collages ,pochoirs.

 

Bonjour à ceux qui viendront s'égarer ici encore un peu...

Je suis toujours au centre, dont vous pouvez me demander l'adresse sur tumblr ou sur twitter. Je ne la mets plus ici parce que si on recherche le nom du centre on tombe sur mon blog, et je like pas trop.

Je viens juste ici...écrire le dénouement heureux de mon histoire;

De l'Amour, je me suis mis au yoga pour éviter les scarifs, et ça c'est carrément pas mal, surtout que c'est sensé me sculpter un corps de déesse, ce qui serait appréciable vue que l'anorexie c'est plus vraiment mon truc et que je me suis chopé 5 kilos de vie en plus, d'accord pour les nommer kilos de vie, m'enfin, faudrait que ça se stoppe cette histoire. On a beau me dire "ouais mais vous pensez pas que c'est des kilos de muscles vu tout ce que vous faîtes" j'arrive pas vraiment à comprendre pourquoi je me défonce au sport et que je perds pas un putain de gramme, enfoiré de corps. Ceci étant dit, je commence quand même un peu à m'aimer depuis que j'ai les cheveux rouges, va savoir pourquoi, c'était comme un acte de liberté, je sais pas, le truc dont j'ai toujours rêvé et que j'ai enfin osé faire, comme couper toute ma tignasse d'un coup de ciseau franc et determiné.

Donc, je suis amoureuse, (donc un peu niaise du coup), j'ai les cheveux rouges, je fais du yoga, je dessine, et j'ai commencé mon livre. Bon, pour l'instant il fait une bonne vingtaine de pages A4, mais j'ai encore une tonne de choses à dire. Faut que les gens comprennent absolument qu'on peut vérifier deux milles fois que le monde est une pourriture, mais si on fait autrement, si on arrête de vérifier en répétant sans cesse les mêmes comportements que l'on ne supporte plus, si on brise le cercle, de n'importe quelle façon, ert qu'on ouvre les yeux autrement, avec un autre regard, que l'on s'assume, que l'on vit pour soi et pas pour les autres, bordel, la vie nous apparaît enfin sous un autre jour. Et un jour beaucoup plus intéressant je vous l'dis. Beaucoup plus. 

 

Et je crois qu'actuellement...je vis le dénouement de mon histoire. C'est étrange de l'écrire. "dénouement". Mais c'est comme ça que je le vois. Et ce moment précis sera le dénouement de mon livre. Celui où je tombe amoureuse, et que je m'accepte enfin. Parce que je me sens aimable, et capable d'aimer. C'est ça la clé. La confiance regagnée. La dignité récupérée. Non je ne suis pas sale. Non je ne suis pas coupable de ce qui m'est arrivé. Non. 

J'ai peut être un trouble de perdonnalité limite, qui n'est pas une pathologie mais qui est chronique, c'est à dire que ça va durer toute ma vie ces hauts et ces bas...mais lorsqu'on sait anticiper une crise, qu'on arrive à demander à se faire hospitaliser avant que ça pète, 3 jours au lieu de 3 mois, moi je dis que la partie est gagnée. 

 

C'est ce que je vous souhaite à tous. A vous tous qui m'avaez lue, soutenue, encouragée, ramassée, portée, consolée, calmée, à vous qui avez su sécher mes larmes quelques fois, à m'émouvoir aussi, ou à m'énerver! Vous qui avez su me donner tant d'émotions, c'est ce que je vous souhaite. Trouver votre chemin. La route est longue, on s'essouffle, mais comme dans un pélerinage, au bout il y a quelque chose d'indicible, de merveilleux, de beau.

C'est pas pour ça qu'on est arrivé. Mais c'est le premier pas d'une belle série.

Merci.

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22 mai 2012 2 22 /05 /mai /2012 19:51

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21 mars 2012 3 21 /03 /mars /2012 13:35

 * News aussi, d'un autre genre sur http://artistik-stella.tumblr.com/

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 18:11

Instant15.jpgDans mon cas. Je veux  dire, de se faire sauter le couvercle. J'en sais que dalle. Mais on s'en fout.  J'arrive à enculer ler mouches assez brillament ces derniers temps, de la branlette intelectuelle de mauvaise qualité. du genre parasitée tout le temps par des idées de merde, de surcroît stériles.

Ils trouvent pas de foutus cachets qui arrêtent ça, la tachypsychie. Alors toutes les nuits s'enchaînent avec les yeux rivés au plafond avec la cervelle brulante. Jvais vous dire, j'en ai marre. En vrai. Jsuis crevée, lessivée, vidée.

Et paradoxalement...je m'en sors. Jm'en sors jvous dis! Je sors de l'hopital bientôt, avec un carnet de croquis qui déborde d'encre noire bavante, et des mots dans tous les sens. Des séries de carnets plein. De phrases, d'extraits, de remarques, de lyrics, des trucs. Des trucs qu'il faut fixer pour éviter que ça papillonne en bourdonnant désagréablement dans mon esprit.

Des sensations en plus. Des émotions, des vraies. Pas les demis trucs que je ressentais avant, des vraies émotions. Genre, la colère, l'agressivité, la tristesse. Ce sont pas des trucs très sympas, mais n'empêche que je connaissais pas. La colère contre mon agresseur, la colère contre mes parents, la colère contre ce bordel de monde qui tourne pas rond. L'agressivité qui éclate ensuite, parce que tout ça, tout mon parcours, ces 25 ans que j'ai, et que je vis pas, ça commence à me foutre en l'air. Le réglement, les règles, les gens qui se retirent pas les doigts du derche, les mous, ceux qui veulent pas comprendre, entendre, ouvrir les yeux parce que soit disant c'est trop dur, mais et MOI bordel??? J'endure rien moi par hasard? Si ça c'est pas lâche, si ça c'est pas LÂCHE, alors je sais pas ce que ce mot signifie.

Ma mère veut rien comprendre. Que dalle. Elle a fermé les écoutilles, et c'est bien hermétique. Comme si elle voulait pas admettre que j'étais malade. Mais je suis malade. J'ai une maladie.Borderline. Type 40.3, mais ça je sais pas trop ce que ça veut dire. Je ais des recherches, mais j'y pige pas grand chose, et surtout, ça me fait beaucoup de mal.  Beaucoup. Là vient la tristesse, celle que je m'interdisais de ressentir, celle que j'avais pas le droit d'éprouver, parce que pleurer sur mon sort n'est pas dans mes cordes. Pas parce que je suis forte, courageuse ou je sais pas quel autre truc qui me valoriserait. Mais non. C'était du déni, rien de plus. Jvoulais pas voir. Ce qui m'interessait, c'était de m'enfoncer plutôt. Jusqu'au cou, jusqu'à ce que ma tête n'apparaisse plus à la surface, jusqu'à ce que je creuse des tranchées qui vont jusqu'au fond du gouffre. Donc là où je voulais en venir, c'était que je ressentais.

Et le nouveau, parce que ça parait pas grand chose, c'est que ces trucs là, ces émotions, je les ressens dans mon corps. Je le sens, ça me parcourt, comme des spasmes. C'est encore assez étrange. Pour quelqu'un qui était dans l'hypercontrôle tout le temps, c'est bizarre.Enfin ce qui est bozarre, c'est surtout que Corps entre en jeu! Je savais même pas qu'on devait ressentir avec lui... Je crois que j'aime bien, au fond. Extérioriser ma colère, et tous les envoyer chier, ceux qui n'ont rien à foutre sur mon chemin, ceux qui m'emmerdent and co. Y en a un sacré paquet quand j'y pense. Je me fais penser à pac man qui se réveillerait après 25 ans, et qui bouffe tout sur son passage, aucune chance à l'adversaire. Jcrois que je suis en vie.

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27 septembre 2010 1 27 /09 /septembre /2010 09:18

 

happy spring by igloolitaNormalement, après un article aussi fleuri, j'écris un article et là, BAM. Je descends tout schuss, me balance de la falaise et vous démontre par a+b que je n'y arriverai jamais, que le bonheur n'est pas pour moi et que de toutes manières je ne fais qu'y accéder quelques heures, quelques jours et il me file entre les doigts.

Mais ce n'est pas le cas. Je suis désolée mais c'est ainsi, quand on va bien, on n'a moins envie de se déchaîner sur la toile, avec des mots acerbes acides. Aujourd'hui, je n'ai que de la douceur à donner, que des couleurs sur les doigts et si mes nuits restent mouvementées je n'ai plus de larmes au réveil mais un sourire que je ne peux pas défaire même s'il me donne un air niais qui désormais me ravit.

Sûrement parce que mon nouveau métier me plaît, sûrement parce que j'ai recontré des gens géniaux, sûrement parce que j'ai repris la peinture, la photo, et aussi parce que j'expose bientôt.

J'expose. Sans avoir rien demandé. On est venu me chercher, oui oui. Moi. On m'a appelée pour que j'expose. Je n'en croyais pas mes oreilles, moi la petite peintre du dimanche mêlée aux "grands" de ma région. Le bonheur appelle le bonheur, peut être. Comme la merde attire la merde. Je l'ignorais jusqu'à présent, mais j'ai savouré cette découverte. Comme si j'avais fait péter tous les cadenas en même temps, tous les cadenas qui renfermaient les choses qui m'étaient interdites. J'accède à l'inaccessible. L'air d'une gosse qui pourrait enfin tripoter, alors qu'elle n'avait entendu que "touche avec les yeux" jusqu'à maintenant. Et aujourd'hui, j'ai le droit de me rouler dedans, deHappy by tuncaycetin goûter, non, m'empiffrer, toucher, regarder, plonger dedans! Putain! Comment j'ai fait pour faire sans, comment j'ai pu me priver toutes ces années...c'était foutrement inhumain cette non-existence...Le mot "survie" prend aujourd'hui tout son sens, toute sa fadeur...Comme si je quittais des couleurs vaguement pastelles pour arriver à des nuances vives, éclatantes...

Des saveurs inconnues, le plaisir, la sérénité, la simplicité, la spontanéité, l'imprévu, la joie. J'ai un sourire. Comme d'habitude, je l'ai toujours le sourire. Même quand...Sauf que là, on ne peut pas s'y tromper; j'ai les yeux qui pétillent avec. Et les yeux...ça ne ment pas. La la la!

 

Ps: Aller bien...ça rend beau. I'm beautiful. Yes I am.

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 21:39

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J'aurais aimé entamer ce "travail" plus tôt.

J'ai l'impression de démêler des noeuds vieux de 10 ans. En même temps, ce n'est pas qu'une impression. C'est ce qui est en train de se produire. C'est tellement...fou.

Je m'en prends plein la gueule. Et en même temps, je sais que ça ne durera qu'un temps. Que c'est la chapitre fin qui est en train de s'écrire. Alors ça vaut bien le coup.

Il fallait que je récupère mon corps. Que j'en reprenne possession. Ce n'est pas encore fait, mais ça commence. Bientôt, d'après ce que j'ai compris, on attaque le "massage". Je ne vous raconte pas comme ça m'angoisse, mais j'aimerais tellement prendre mes proches dans mes bras. Rien que ça. Cela fait 10 ans que je m'interdis tout contact physique. Il paraît que je vis ça comme une intrusion, alors j'ai tout éliminé. Je sais que tous les contacts ne sont pas à caractère sexuel, mais visiblement, pour en être bien certaine, j'ai tout éliminé, comme ça, peinarde quoi. Pourtant, j'aimerais tellement...je sais pas putain, prendre dans mes bras maman. Arrêter de faire des bonds chaque fois qu'on me frôle.

C'est paradoxal de ne pas supporter une simple caresse, et de pouvoir se faire sauter par le premier venu hein? Je sais. Paraît que j'arrive à me dédoubler complètement de mon corps dans ces moments là. C'est dingue ce qu'on arrive à monter comme schéma d'autodéfense. Surtout au point de pouvoir regarder la scène comme si on épiait la scène. Je me suis toujours demandée ce que le type pouvait ressentir en train de s'agiter sur un corps complètement mort. Surtout quand la fille, enfin la poupée de chiffon pleure. En même temps, faut dire que souvent, ils sont aussi raide que moi.

Bref. Vous savez, jamais, jamais je ne me suis jamais sentie aussi proche de la sortie. La sortie de l'enfer. Bientôt je vais claquer la porte. Je l'espère profondément.

J'ai encore une question. Est-ce qu'il suffit de régler le problème de base pour guérir? Et, s'il nétait jamais arrivé ce...enfin cet évènement, est-ce que je ferai 40 kilos nourris aux opiacés, aujourd'hui? Est-ce que j'aurai développé un état borderline sans ce passage? Est ce que si je règle ce problème, la pathologie disparaîtra?

Ca me hante. Est-ce qu'un viol peut conditionner toute une vie? (j'ai failli dire "simple viol", je crois que je ne réalise pas encore la portée d'un tel acte)[Et d'autre part, je dis "viol" pour évoquer l'acte dans sa généralité. Je n'attribue toujours pas ce qui m'est arrivé à...un viol, bien que ça y ressemble]. Je me suis tellement répetée que ce n'était pas grave...tellement.  Je voulais être forte. J'avais 15 ans et je me suis dit qu'il fallait que je garde "ça" pour moi, va savoir pourquoi. J'avais honte, peut être. Sûrement. Finalement j'ognore ce qui s'est passé dans ma tête à ce moment précis où, avant que les portes ne s'ouvrent et où mes grand-parents allaient m'accueillir, je me suis recoiffée, en tirant un peu sur mon T-shirt. Se répèter qu'il fallait que personne ne sache. Que je n'étais ni la première ni la dernière. Que ces choses là arrivaient, simplement. Et qu'il fallait faire avec. J'ai cru vraiment, de tout mon être, qu'il s'agirait de l'oublier pour continuer à vivre simplement. J'ai oublié.

Et pourtant, pendant toutes ces années, tout mon comportement, tous mes actes, mes gestes, traduisaient cet acte. C'était tellement prévisible. Tout ça.

Je me tue à penser que si j'avais parlé plus tôt...tout serait différent. Jamais je n'ai pensé qu'un tel chamboulement pourrait avoir lieu à cause d'une malheureuse trentaine de minutes. Une petite demi-heure. Et 10 ans de massacre. Ceci dit, ça aurait pu être 40, 50 ans. Toute une vie. Et peut être que je dis 10, mais que ça ne s'arrêtera pas là. Ca me file la gerbe, bordel. [Est ce que je commencerais à Le détester?]

J'aimerais tellement pouvoir transférer ma haine de mon être au sien. Me dire, "ce n'est pas ma faute". Mais on balaie pas 10 ans de propagande avec une belle petite phrase. Ca arrivera, ceci dit. Un jour prochain.

Un jour où j'arriverai à m'appliquer de la crème, un jour où j'arriverai à me maquiller sans agressivité, doucement, avec soin. Un jour où j'arriverai à ne pas me lacérer la peau dans l'espoir d'exorciser Sa présence de mon corps comme s'il était marqué au fer rouge. Un jour ou Corps sera le mien, plus le sien.

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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 12:12

Ça y est. C'est fini. L'année fût périlleuse, mais je me suis donnée à fond. Je ne me connaissais pas cette détermination de fer. Je ne savais pas que j'étais capable. "Elle" dit que c'est parce que j'ai eu envie de croire en moi. Bien sûr, il y a toujours cette envie de montrer au monde entier que je suis "normale", c'est à dire que je peux réussir, moi aussi, même en pesant 40 kilos et en étant mentalement...défaillante. Je crois que c'est la première année où je me suis donnée à fond, pour moi seulement. Pas pour mes parents ou pierpoljak. Avant, j'avais tellement peur de la défaite, et tellement persuadée que j'allais rater aussi que je menais une conduite d'échec, genre arriver complètement raide à l'épreuve, ou prendre 40 somnifères avant d'y aller, arriver une heure en retard... (haha, et dire que même en agissant ainsi je les ai eues). Ça me confortait dans l'idée que de toutes manières c'était raté, mais ça me donnait aussi une excuse. Cette année, je me suis donnée. Investie jusqu'au bout. J'ai pris le risque de rater, mais aussi celui de réussir (nettement plus sympa entre nous). Si je rate, je n'aurai pas d'excuses et ce sera vraiment horrible. Mais on apprend de ses échecs. J'aurais pu rester tranquille à l'hosto, ne jamais signer ma décharge, pour fuir l'épreuve. Mais un dernier sursaut vital s'est emparé de moi, me susurrant que si je voulais goûter aux projets qui se dessinent pour moi, il fallait y passer.Ca n'a l'air de rien comme ça. Mais je n'ai pas compté les nuits blanches pour rattrapper toutes mes absences. (comptez 2 mois et demi, 5 projets/semaine). J'ai dû manger pour tenir. J'ai dû me convaincre que je pouvais le faire. Ne pas céder aux tentations habituelles. Ne pas tout envoyer chier sous prétexte que j'étais littéralement à bout, moi. Ne pas dire aux autres d'arrêter de se plaindre, parce que moi j'avais le triple de boulot. En gros ne pas péter un putain de plomb. Ah, et aussi, j'avais plus le temps pour gérer les descentes de coke. Donc, pas de coke. En fait, fallait juste que je redevienne "normale" hahaha. Que j'agisse comme quelqu'un de sensé.

J'ai énormément appris sur moi même. La psy dit que j'agis comme les sportifs, c'est à dire que je n'avance sur moi même que dans la compétition. Ce qui est entièrement vrai. J'ai juste l'impression de...d'avoir compris tellement de choses. Tellement. J'ai appris notamment à me donner les moyens de réussir, et de ne pas tout mettre en oeuvre pour me planter en beauté. Paraît que je mobilise de l'énergie positive. Après avoir manipulé, menti, joué, nié, hurlé, cassé, pleuré, trahi...Je réalise les dégâts.

Et voudrais clore le sujet. Pour de vrai. Je ne sais toujours pas si je passe. En même temps, si je ne passe pas...je sais que j'ai gagné quelques batailles, déjà. Je ne vais pas me dire que ça me suffit. Mais ça me consolerait amplement. Je crois qu'à partir du moment où on se fait confiance, un tout petit peu...un grand pas est fait. J'ai envie d'apprendre à marcher une deuxième fois.

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*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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