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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 14:19



Début du stage en infographie lundi. Même pas tremblé lorsque j'ai rappellé la prof. Fière. Début du job, mars. Si vous saviez comme je suis excitée comme une gamine de 3 ans (et demi). Si vous saviez comme ça me serre la gorge, comme ça me fait mal au ventre.  Comme ça me fait serrer les dents. Alors que j'ai tellement hâte de commencer.
 
"Vous avez peur de ne pas être à la hauteur. Jusqu'ici le schéma classique, c'est "je ne vais pas y arriver". Trop de pression. Oppression. Alors on lâche tout, dans le nimportequoi. Dans la défonce, dans les scarifs, les chachetons, enfin vous savez quoi. Et puis après, tout s'enchaine; la culpabilité, la colère, la regression, la haine de vous et la certitude que vous n'êtes bonne à rien. La boucle est bouclée, case départ"

J'étais un peu sur le cul après avoir entendu ces mots là, parcequ' ils sont justes. On est complétement dans la réalité, et que la psychomotricienne m'ait balancé ça m'a fait réflechir.

Sauf que là, ça ne va pas se passer comme ça . Pas de dérapage, pas de déception, pas de flottement stérile. Pas les urgences, pas les lames,pas la coke, pas l'herbe, pas l'alcool, pas la bouffe.
Et puis qui dit urgences dit aurevoir au boulot, et au foyer parce qu'ils me vireront, mes parents seraient convoqués, je me prendrais une paire de tarte et ce sera le calvaire pour regagner leur confiance, pour obtenir un autre entretien et regagner une certaine credibilité.

Pour l'instant je me sens la force de passer à côté des obstacles sans me foutre en l'air en m'écrasant dessus. Alors je marche droit. Determination fragile, mais determination...Et j'aime cette force qui m'habite au lieu de cette vulnérabilité qui m'emmerde. Qui se joue de moi. Qui me resserre la bride, m'étranglant au passage.
Je me débats peut être, peut être que je m'emmêle seule dans mes propres noeuds, mais ce qui est sûr, c'est que je vais en sortir.
Je veux.
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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 00:35

Je savoure les préliminaires du week end...
Boucler mon sac,le bourrer à bloc,même si la permission se limite à deux petits jours. Deux minuscules journées pour pouvoir profiter, pleine de cette sensation de liberté, légère...Il fait beau. Je regarde le ciel en souriant, sentant les quelques rayons de soleil me réchauffer.

Je mets de la musique et chante comme une débile et c'est vraiment bon.  La nuit est douce et m'enveloppe. Les nerfs se détendent, la douleur aussi. J'ai l'impression de flotter. Sereine.Je pense à demain, et à la vie à laquelle je me destine. Sans angoisse, juste avec le coeur battant, par hâte de commencer à construire*.

Je les aime. Fort. Ceux qui partagent ma vie, ceux qui restent, ceux qui aiment, ceux qui m'aident, ceux qui me foutent un coup de pied au cul, ceux qui veulent que je sorte de ce trou, ceux qui rient, ceux qui partagent la douleur, les joies et les peines.

Et puis je dessine, encore et encore. J'ai commencé à remplir le salon du foyer, il y a des couleurs partout et pour une fois je suis contente de moi, un peu. J'ai l'impression d'avoir recréé mon univers passé et je me sens en phase avec. Retrouve mes marques, redécouvre les plaisirs qu'engendre la création.








Bande son:
Janis Joplin, les Pixies, les Stones, Arcade fire, David bowie, America, les Beattles, Amy, TTC (♥ en fin de soirée...),Air, Interpol, Björk, Led Zep, Tahiti  80, Portishead, Aretha Franklin, Simon & Garfunkel, Eagles, Blondie, Alanis Morissette, Alela Diane, Santogold, Nneka, M.I.A,.K's choice..la liste est trop longue!


 *J'ai obtenu un stage en infographie durant les vacances de février, ce qui me permettra d'en commencer un autre début mars dans l'agence de pub. Et puis si ça se passe bien....on verra. :)

Encore merci pour votre soutien. Je suis gênée de ne pas pouvoir prendre le temps de répondre à chacun d'entre vous, mais je vous lis avec beaucoup d'attention. Et parfois ça bouscule, ça engendre quelques reflexions, ça fait sourire, et puis c'est réconfortant aussi, de voir tous ces commentaires.
Bien à vous
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 19:11
Ca y est, je m'en vais. J'ai rempli des dossiers logements, retourné la baraque de mes parents de fond en comble pour la rendre agréable, passé une journée avec mon grand-père qui est sur la fin...reglé plein de problèmes débiles, marché, beaucoup sous la pluie, pleuré aussi sous la pluie en pleine rue (et de plus belle car j'ai horreur de ça), emmené en cachette la balance de ma mère, jetté tout ce que j'avais acheté parceque je n'y ai pas touché...
Tiens, je me suis faite engueuler par une infirmière aussi. ça me fait doucement sourire...je devais y retourner mardi (au foyer) mais au lieu de ça j'ai préferé rester dans la maison de mes parents (qui sont partis). Et puis je n'ai donné aucun signe de vie, je sais qu'ils m'ont appelée, qu'ils ont appelé mon psychiatre en catastrophe parcequ'ils  ne savaient pas quoi faire, tandis que moi je vivais ma vie. J'y suis retournée vendredi matin la bouche en coeur pour aller y prendre mon traitement pour mes 3 semaines de vacances. (Enfin je leur ai dit 3 mais c'est 2...tant pis, j'ai trop besoin de me ressourcer).
_ "J'ai failli appeler Mme L.(la chef de service)
et la déranger en vacances, je ne savais pas quoi faire, vous savez qu'avec elle c'est radical, 4 jours sans nouvelles alors que vous deviez normalement revenir, avec elle c'est rupture de contrat et exclusion!"
Ah ouais...moi qui ne sait plus comment faire pour sortir de ce foyer, voila la solution! lol Si vous saviez comme je n'en peux plus de vivre là bas, constamment entourée de malades, de psys, d'infirmiers, de médecins et tout ce qui s'ensuit...Ca commence à me peser, c'est comme si on m'interdisait de sortir de la maladie et qu'on me maintenait dans ce rôle de malade. Bien sûr que j'en ai eu besoin, que c'était assurément vital, que j'avais besion de sécurité, de soins, d'écoute, de surveillance et j'en passe...mais j'ai tellement l'impression d'avoir avancé que tout ça est vraiment lourd aujourd'hui. De toutes manières j'ai pris la liberté de faire des demandes de logements pour la rentrée et de reprendre une vie active et professionnelle dès la rentrée. De vivre quoi. D'être libre, dehors. C'est comme si j'avais besoin de prendre de l'air mais qu'on me foutait un couvercle pour me maitenir sous l'eau.
J'y ai beaucoup réflechi, ai pesé le pour, le contre, et je crois qu'il est sérieusement temps d'aller voir comment ça se passe dehors. C'est vrai, sinon je vais y rester jusque quand, quand j'aurai atteint leur 53 kilos souhaités? Je peux attendre longtemps, plus de dix kilos...Et je ne veux plus me résumer à un chiffre, ni qu'on évalue mon état grâce à lui. J'ai un coeur, des envies, une tête, des rêves, et je reste persuadée que c'est ça qui va me sortir de cette torpeur, pas un contrat de poids bidon. Marre aussi de trifouiller dans ma tête et de remuer la merde, on a tous nôtre vécu, et c'est comme ça, on peut pas y changer grand chose. Et puis merde, j'ai pas envie de passer un deuxième noël à l'hôpital, déja deux étés c'ést bien assez dur. Je suis entre 4 murs blancs depuis le 28 mars 2007, c'est pas normal, merde. Alors quand j'entends "oui à vôtre retour on va mettre un contrat de poids en place, au moindre kilo en moins c'est St Vincent", ça me met en rage.
Voila ce que m'ont permis ces quelques jours de repli, hors de ces putains de murs. Je sais aussi que je peux vivre malgré les kilos en moins. Peut être que je vais direct à ma perte, mai ça personne ne le sait et si je ne prends pas de risques, je ne prends pas celui de réussir à mener une vie "normale" non plus.
Voilà, c'est sorti, ça fait du bien, voilà le résultat d'innobrables insomnies.
[J'ai arrêté les somnifères...les 80 gouttes de Théralène, les 75 de  tercian, l'immovane, le valium, l'atarax...oui c'est juste tout ce que je prends ;) , même les infirmiers de St vincent ne savaient pas comment je faisais pour me leve le matin . Bon, ça j'en suis pas fière...arrêter d'un coup n'a jamais été conseillé, qu'on se le dise...alors je vais reprendre quelques trucs quand même...]
Pour l'instant ce sont les vacances qui priment. L'idée de m'étaler sur une plage me fait flipper, je ne vous le cache pas. Et d'avoir en tête que mes amis sont stressés ne m'enchante pas, ils savent que je suis imprévisible et que bon...mes forces s'amenuisent. Mais c'est justement un bon défi; j'ai 15 jours pour me prouver que je peux.  Et la motivation est là, je n'ai pas envie de leur gâcher leurs vacances (ni les miennes), je n'ai pas envie de les limiter dans les activités (à moi les randonnées, l'escalade, la nage, mais les sorties aussi, que ce soit au resto, dans les bars, au ciné...), et j'ai bien l'intention de faire tout pour que ça marche...quitte à modifier mes habitudes alimentaires. Le fait d'être en communauté avec eux peut me stimuler, j'en suis sûre. Même s'ils m'ont demandé de les mettre à la diète lol.
Non, vraiment je suis heureuse. Un peu angoissée, mais très heureuse à cette idée de dépaysement, de détente...
Je ne sais pas si j'aurai accés à  internet là bas. (Enfin si, il y a  le wi-fi mais pas tellement envie de montrer ce blog à mes potes). On verra. J'aurai du mal à m'empêcher de venir faire un tour je crois :)
Prenez soin de vous et défense de lâcher!
Pensées à tous et à toutes, et merci encore et toujours pour vos mots.


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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 01:17
J'ai réussi à aller sur Lille pour aller voir mes amis.
Cela ne parait rien mais, j'ai réussi à enchaîner un Auchan le matin
(pour moi, y aller un samedi tient du suicide, dépourvue de patience face aux bouchons en plein milieu des rayons, puis toute cette masse de gens que je ne peux pas contrôler me fout en l'air), et à prendre le métro pour aller jusque Lille. Affronter la foule, me frayer un chemin parmi ces gens qui me paraissent d'une molesse incroyable. C'est insupportable.

Je ne les avais pas vu depuis bien longtemps, trop longtemps.
J'ai eu plaisir à les écouter, prendre de leurs nouvelles, connaitre leurs projets.
Les embrasser. Me sentir bien avec eux.
Je les aime. Beaucoup. Ils sont en moi tout le temps. Je parle des vrais amis, ceux qui ne vous lâchent pas, ceux sur qui l'on peut compter dans n'importe quelle situation, ceux que l'on a eu l'impression de quitter la veille alors que ça fait 3 mois qu'on ne les a pas vu. Ceux qui vous entourent et vous aiment pour ce que vous êtes. Ceux qui ne jugent pas. Je pourrais écrire des lignes et des lignes. Ils sont uniques, je les vois peu mais si je les perdais j'en serais malade, amputée d'une partie de moi même. Ce sont ceux qui ont persisté à me sortir de l'obscurité alors que je ne répondais plus au téléphone. Jamais ils n'ont abandonné.

En terrasse, le soleil frôlant nos épidermes, nous nous sommes racontés.
On s'est organisé des vacances...je pars avec eux :D
Une semaine en montagne, où l'on a déja fait une [super] premiére expérience, puis une autre en camping, dans le sud. J'ai été ravie de leur invitation...puis touchée aussi. C'est con, mais les entendre me dire "on a pensé à toi...si tu voulais nous accompagner ce serait super..." ça m'a foutu un coup. Etincelles dans les yeux. Coeur palpite. Trop vite, mais tant pis.
Maintenant, va falloir trouver des sous. Arrêter mon traitement pour pouvoir prendre le soleil,ce qui n'est pas gagné...Aller mieux pour obtenir une permission de 15 jours, ce qui n'est pas gagné non plus...quant à ma préparation psychologique à me foutre en maillot de bain sur une plage...y a du boulot...et c'est rien de le dire.
Dans ma tête je me suis déja dit ok, "ce sera abdos plus footing tous les jours". Je ne ferai pas de commentaires sur l'absurdité de ces pensées, le pire étant que je ne me suis pas tout de suite rendue compte que ces propos relevaient du pathologique. Et que ce sont les premières pensées qui m'ont traversé l'esprit, avant de me demander comment j'allais faire pour pouvoir y aller financièrement, puis pour obtenir cette permission.

Au post-cure on m'a dirigée vers le service de psychiatrie adulte à l'hopitâl St Vincent de Paul à Lille qui pourrait me prendre en charge pour les TCAs.
Mais je sature, et n'aspire qu'à ma sortie définitive. La balle est dans mon camp...mais je ne sais pas si j'aurais encore la force d'y aller et de me battre contre des démons qui ne disparaitront jamais complètement. Je ne sais pas.
Je ne sais plus, je ne supporte plus de cotoyer des gens malades, je ne supporte plus cette odeur d'hopital, le traitement, les activités thérapeutiques, les entretiens...puis le dernier RDV m'a refroidie. Je me suis remise en question; est-ce que c'est l'équipe médicale du foyer post-cure où je me trouve qui dramatise ou est-ce que le médecin que j'ai vu au centre banalise?
Est-ce que, finalement, mon IMC actuel [13.94] , n'est pas si bas que ça par rapport à ce qu'ils voient à longueur de journées? Je ne me rends pas compte, je n'ai pas d'avis objectif, je n'arrive pas à me situer. Puis quand mon entourage me dit que je suis maigre je n'y crois pas. Alors quand l'autre médecin m'a clairement dit que ce n'était pas alarmant je me suis dit qu'il avait peut être raison. Après tout c'est sa spécialité, lui, il sait.

Je commence une thérapie familiale le 28 mai.
Je suis morte de trouille.
Réunir mes parents.
Je sais que ça les emmerde, de devoir se voir, de devoir débattre à propos de sujets conflictuels. Je ne me sens pas très à l'aise vis à vis d'eux de leur imposer ça.

Il faut que je dorme.
Je n'en peux plus.
700 grammes en moins.


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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 14:13
Ce blog commence à me satisfaire,  me plaire.
Vous êtes de plus en plus nombreux, et les avis divergent. Tous les commentaires ne sont pas compatissants et il y a certains coups de gueule, de l'opposition, de la compréhension ou non. Bref, c'est vivant.
Je ne supprime rien et suis plutôt contente du résultat. Même si *Anorchidea* en prend un peu dans les dents, je crois que c'est plutot constructif. Alors, exprimez vous. Tant que ce n'est pas de la critique gratuite.

J'ai passé le week end chez mon pére, partie un peu à l'arrache, j'ai eu un peu de mal à m'adapter, surtout que tous mes fréres étaient là,et que mon pére a arrêté de fumer. Je vous raconte pas le bordel.
 Mais, me voila en train de faire du sport, en train de courir aprés l'oxygéne, pure, de la campagne. Je me surprends à écouter le chant des oiseaux le sourire aux lévres, et je m'en fous si ça peut paraitre niais, vraiment j'en ai rien à taper, juste, des fois je me dis que le bonheur est surement fait de petits plaisirs additionnés. Et ça fait du bien.

Les derniéres semaines ont été un peu spéciales parceque j'ai perdu des grammes, je me suis dis que ce n'était pas grave des grammes, mais si , apparemment ça  a de l'importance à mon stade. J'ai eu le droit à la morale, au bilan sanguin cerclé de rouge parcequ'il y a des carences un peu partout, aux permissions supprimées et à une surveillance un peu plus sérieuse lors des "aprés-repas". A table ça fait : "Et E. fera bien un petit effort pour finir l'entrée non? ça serait bien de faire des efforts, hein E. ..., parceque..."
Ils n'osent pas trop détailler devant les autres patients. Je préfere. Même si dans le groupe, tout le monde a pigé que je gruge autant que je peux et on m'aide même à finir mes assiettes quand les infirmiers ont le dos tourné. Solidarité entre patients. Elle est forte et bienveillante, mais le résultat n'est pas toujours le meilleur, enfin on fait ce qu'on peut.
Pour en revenir aux grammes envolés, je promets avoir fait des efforts et ne comprends pas cette perte. Manger me fatigue énormément, je ne sais pas si c'est le résultat de l'angoisse que ces moments suscitent ou le manque d'habitude, mais ça me créve. Le potassium ne remonte pas malgré les cachetons et les "vous savrez c'est dangereux", je ne sais pas comment faire.
Mon corps devient sujet de discorde entre les psys, mon état psychique aussi. Je n'aurais jamais imaginé solliciter autant de monde autour de mon petit nombril. Car, oui, je sais que vous devez penser que je ne me préoccuppe que de moi et que je m'écoute beaucoup. Ben oui. J'en ai conscience, déja pas mal non? Je ne sais pas si il faut que je me culpabilise à mort ou que je fasse semblant d'aller bien.
M'en fous, ça change rien, tout le monde s'agite et moi je reste planté là, les pieds sous terre, j'essaie juste de respirer correctement et de maitriser mes angoisses pour ne pas risquer le trouble panique qui me fait faire nimp'.
J'ai tenu le bras de fer, je n'ai pas fléchi, ou si peu. Dommage que le "si peu" prenne autant d'importance, car je me suis donnée à fond.
J'ai peint jour et nuit, mes insomnies sont devenues créatives, colorées, ma chambre d'hopital est transformée en atelier bordélique, j'ai les mains qui me démangent, les supports sont divers, le graphisme aussi, et je mixe les techniques. Tout ça fait du bien, c'est même mieux que tous les cachets du monde, bien mieux qu'une grosse cuite à la vodka, qu'un coup de poudre ou de veines explosées. Non, la peinture, ça prend aux tripes, il faut que ça sorte, et quand c'est fait la satisfaction est tellement intense...Le résultat ne me convient pas toujours, rien de plus normal, alors je reviens dessus, jusqu'à ce que ça me plaise.  ça peut prendre des heures comme des nuits, des jours comme des semaines, m'en fous, il n'y a plus que ça qui compte. C'est cyclique chez moi, et quand ça arrive ça m'envahit et ça bouillonne. Tant mieux, au moins le vide m'a quittée. Me sentir vivante me fait sacrément du bien. Même si tout ça c'est dans ma tête et que les médecins n'en savent rien puisqu'ils persistent à réduire mon cas à des bilans sanguins et des pesées qui n'enchantent personne.
Sauf moi, emplie de plaisir en alignant mes toiles, et puis, un peu, en regardant mes côtes du coin de l'oeil.
 Aprés ça me perturbe, ça m'affole un peu de les voir onduler sous ma peau mais, j'en ai marre.
Je voudrais que l'on censure le mot ANOREXIE, je voudrais le tuer,
je voudrais qu'il disparaisse à jamais, je voudrais le bannir du dictionnaire. Je voudrais faire taire les psys qui répétent ce mot sans cesse,.je voudrais étrangler les infirmiers avant qu'ils ne puissent me dire quel poids je fais, comme si on voulait me bourrer le crâne avec...à force, ça en devient dénué de sens. La banalisation est là.

Je me fous de leurs beaux discours moralisateurs, je sature, parceque ça fait un an que je suis à l'hopital, que je n'arrive plus à en parler tellement ça me sâoule, que je ne cherche plus à en sortir mais juste de vivre mes journées de maniére un peu moins violente. Je voudrais ne plus jamais l'évoquer, je n'ai rien à raconter, j'emmerde les regards dans la rue, je me noircis les yeux et fonce dans la foule i-pod à fond. Je m'habille avec les premiers trucs qui me viennent, je passe du baggy à la mini jupe et ignore tout le monde, je vais squatter la fnac ou le furet, dépense tout mon fric dans des revues (en ce moment ma lubie c'est le graff) , fume comme 10 pompiers et j'ai arreté de prendre mes médocs parceque l'état de loque me pése. Alors je fais semblant. Je fais des réserves de valium, de tercian, de prozac, de théraléne, d'atarax, d'immovane. Je ne sais pas trop quoi en faire de tous ces médicaments parcequ'il ne faudrait pas qu'ils trainent de trop dans mes mains, soyons lucides.
Bref.
De l'évolution, de la régression.
Du mieux, du moins.
Au moins, ça bouge.
Je ne sais pas faire la part du bien et du mal, ma conscience me trompe.
Et puis je péte les plombs, et je crois que c'est normal.
Peut être même que c'est bien, j'espére seulement que ce ne sera pas excessif.
Parceque je me méfie de moi même.
Parceque je me connais et que j emarche sur des oeufs en permanence...

Mon ordi portable m'a planté et je ne dispose que de l'antiquité qui sert d'ordi à mon père, les photos ce sera pour plus tard...




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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 08:18
Mon rdv a été differé au 22 avril. D'abord soulagée de cette nouvelle, puis déçue aussi. Je m'y étais préparée, j'avais discuté avec ma psy la veille, et je m'y étais faite.  Je m'étais mise en condition psychiquement, comme un soldat avant la bataille, ne sachant pas s'il va revenir ou non. alors j'attends le 22. Un mois d'attente, encore. Cela me parait long, j'angoisse en me demandant si je saurai tenir tout ce temps. Enfin au pire, je sais qu'ils ne me laisseront pas tomber.
J'ai tenté de faire dire à ma psy que le CITD n'était pas forcément une phase obligatoire parceque :


_"non, sérieux c'est les vêtements jsuis une fausse mince, et puis c'est pas si  important que ça..."
_"Pas important? Ah bon?
Ce n'est pas important mais ça limite toute votre vie sociale
Ce n'est pas important mais vous êtes incapable de manger à l'exterieur
Ce n'est pas important mais vous y pensez tout le temps
Ce n'est pas important mais vous vous engueulez à cause de comportement alimentaire
Ce n'est pas important mais vous êtes incapable de manger la même chose que les autres
Ce  n'est pas important mais même manger en famille est insoutenable
Ce n'est pas important mais vos analyses sanguines sont sérieusements mauvaises
ce n'est pas important mais je m'inquiéte pour vous, en toute franchise
Ce n'est pas important mais ça prend toute la place
Ce n'est pas important mais c'est obsessionnel
Ce n'est pas important mais ça conditionne tout.
Vous trouvez vraiment que ce n'est pas important?"



[Hum, vu comme ça...ok j'admets. Je n'étais pas fiére.
Alors maintenant, oui, je crois que je suis prête à aller au CITD.]


Je vais mieux, tout du moins moralement, et j'ai eu le droit d'aller chez ma mére pour lui souhaiter son anniversaire.
J'ai repris la peinture et espére pouvoir partager avec vous ce plaisir. Créer, mettre plein de peinture partout, sur mes doigts, sur mes fringues, sur mon bureau. Je n'ai jamais le temps de prendre des précautions pour protéger les surfaces,ni même moi. Mes vêtements ont tous une tâche indélébile ;p
C'est tellement impulsif, tellement bon de donner vie à ses envies, spontanément. Cette spontaneité que j'avais perdue.


*bien*
*VIVANTE*


*je me roule dedans, c'est tellement bon*
Blue-paint.jpg*by me*



Bonne semaine à tous
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26 janvier 2008 6 26 /01 /janvier /2008 13:16
SNV80196.pngMais où sont passées mes fesses au joli galbe?
Elles ont dû se faire la malle en même temps que mes seins.
Ok, j'ai tout voulu gommer, mais quand même...
Ridicule dans des jeans trop grands...
Bon, ok, je l'ai bien cherché je sors...^^



Bonne semaine à tous, pour ma part elle s'anonce studieuse...Mais j'ai beau avoir l'envie, les neurones se battent en duel, vive les psychotropes. Et puis elle sera bien remplie aussi, et ça ça me va plutot bien. Pas le temps de se poser pour ruminer, et ça, ce sera pas du luxe.


Pensées...and take care.
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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 18:18
undefinedJ'ai passé une bonne semaine, je crois.
Non, c'est sûr.
Je n'ai ni repris ni perdu de poids.
Et puis de toutes manières le poids n'était pas au premier plan.
 Je me suis mise à fond dans mes cours, et essaie tant bien que mal de tenir debout. Je me donne des objectifs, des touts petits. A mon échelle.
J'ai eu des RDV avec  tout le petit monde qui m'entoure, analysé la situation, estimé le temps qu'il me resterait à l"hopitâl, ma prise 
en charge au CITD de Lille. Cette fois -ci, je n'ai plus le choix. Je ne suis pas triste, ni désolée.
Je m'y  attendais. Peut-être un peu fataliste, ni chaud ni froid. Je crois que je m'y étais préparée...
Alors je reste pour l'instant 
dans mon foyer que j'occuppe depuis quelques mois et serai suvie au CITD en ambulatoire. Je n'ai pas les dates exactes, la chef de service doit d'abord faire un rapport ou je sais pas quoi au CITD. En fait j'ai un peu les boules, si j'arrête  de jouer la fille que rien  n'atteint. Forte mon cul. Je fonds en larmes parceque j'en ai tellement marre...
 Je suis au pied du mur, tout est allé si vite.  L'équipe médicale qui me suit aujourd'hui semble désolée de ne pas avoir su me retenir, mais comment leur en vouloir, j'ai tout fait pour en arriver là, inconsciemment ou non, le résutlat est là. Et puis faut pas oublier que cette unité n'est pas spécialisée dans les TCAs, puisqu'elle englobe outes les pathologies. On est 10 patients et autant de pathologies différentes.Je suis la plus jeune et la  premiére qui présente des troubles alimentaires dans la structure. [elle n'existe que depuis 2 ans.], et leur mission ne se résumant pas au flicage, personne ne vient voir si je me suis fait vomir ou non, si je suis défoncée ou si mes bras sont lacerés. Pas  leur rôle,et tant mieux dailleurs.Si on veut attirer leur attention, pas peine de se faire aussi mal; il faut juste apprendre à mentaliser ces pulsions avant qu'elles explosent, et finalement c'est plus dur, beaucoup plus difficile de verbaliser que de passer à l'acte. Des coups de lames sont plus faciles que de comprendre pourquoi la crise d'angoisse se pointe.
Bref, ce sont des détails.
Des détails qui me raccrochent aur réel.
C'est plus simple de parler de trucs concrets.
Je ne sais pas comment décrire mon état d'esprit, ça va. Cette semaine a vraiment été riche en échanges, les entretiens ont été plutôt constructifs et mes analyses sanguines sont meilleures, même s'il reste du boulot. J'ai parlé sans me censurer, sans mentir, j'ai parlé avec mes tripes, qui me font bien mal ces derniers temps. Je leur ai dit ma peur, mes angoisses, mes envies et la barre trop haute, je leur ai dit dégoût, violence, scarification, déception, amour, confiance envolée, le coeur instable et les sautes d'humeur, l'alcool et autres qui me tentent encore bien trop, les crises plus rares ces temps-ci, ma mére, ma famille, mes amis.Et mon traitement beaucoup trop lourd pour que je puisse éspérer suivre mes cours correctement. encore heureux que ce soit par correspondance, me trainer jusqu'aux amphis aurait été impossible.

Je commence doucement à m'ouvrir à la vie, les émotions reviennent me submerger, j'arrive à pleurer et à rire, à assouvir mes envies, même si elles restent rares...mais je sens...ce sera long, mais...quelques élans de vie. Que je laisse venir sans les rejetter.

[ALIVE]
SNV80166.JPG [INSPI[RED]]
undefined


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21 décembre 2007 5 21 /12 /décembre /2007 15:24

tictac.jpgConnard .
J'ai eu une soudaine montée de violence en moi, et brutalement j'ai eu envie de lui faire avaler son survet' vert pomme (genre tic tac)jusqu'à ce qu'il me supplie d'arrêter. [Oui je suis tordue niark].
J'ai fini avec peine mes achats de Noël, certes mes paquets étaient lourds mais j'ai réussi à les trainer chez moi. Pas besoin d'aide merci.
Alors ça y est j'ai pu réfléchir à ma tenue de réveillon [important], bien angoisser pour le repas [comme ça, c'est fait], et régler quelques péripéties de dernières minutes. Mais je gére grave lol.


Je traine chez moi, me laisse aller à gribouiller quelques croquis sans interets, traine sur vos blogs, les myspace en tout genre, surfe sans culpabiliser. Oui, je reste le cul sur mon fauteuil, et alors? J'adore découvrir les univers des autres, y en a des sacrément tordus, d'autres tellement beaux qu'on n'ose pas laisser de commentaire de peur de passer pour une abrutie inculte, d'autres rock'n'roll, des goth, des lollitas -tête-à-claques, des marginaux , des poétes, des ptites bourges et d'autres plus prolos,des chanteurs à textes et d'autres...moins, des grandes gueules et des autres plus lisses, des homos et des bûcherons des sainte-nitouche et des marie-couche-toi-là,et puis moi. Et vous. j'adooore le mix.

Ici ils sont tous stressés avec les fêtes et ce qu'il faut ramener et "nia nia nia mais-machin- il- veut- ça- mais- ça- va -pas- on -l'a acheté -en- double -ah -merde- il- l'a déja-rolala- et là, c'est le drame- et les truffes, j'en fais des truffes?-et la bûche, qui s'en occuppe de la bûche?-nia nia nia"
S'ils savaient, moi ça me passe à des kilomètres.
Non moi je suis occuppée avec mes cours et le design de mon blog. Ouais, bon les cours genre ça fait sérieux et tout, c'est vrai que c'est plutot une bonne activité, pour le design de mon blog lol c'est moins important mais quand même je voudrais changer. Et je voudrais une page toute conne et j'y arrive pas. Hé hé ça parait pas mais ça m'occuppe bien  niark.
p--tasse.jpgSinon, j'ai fait les magasins avec ma mère ce matin, elle a fait une fixette sur des collants opaques pour que je puisse mettre un long pull -mes collants -et des bottes mais je fais trop pitié dans les collants je riais toute seule mais ça l'a pas fait rire. Je flotte dans la taille 1 et alors, ça vaut pas le coup de se monter la tête on s'en fout t'façons j'les aurai jamais mis.  J'étais vraiment ridicule dedans lol, et puis mes bottes elles sont trop grandes pour mes mollets de coq, mais avec je peux faire ma pétasse anorexique mondaine et dans tous les magasins on s'adresse à moi comme si j'étais hyper importante.
ça me fait marrer de les voir toutes à me dire des "bonjours madaaame" plein d'hypocrisie alors que lorsque je débarque en baggy façon crapette personne ne me prête attention. C'est fou comme l'attitude des gens change en fonction de l'mage qu'on
renvoie, c'est débile. Enfin surtout futile.

Bref, rien de consistant, juste des constats pas tellement utiles, et puis aussi, quand on va bien, on n'a pas grand chose à dire. C'est vrai, hier c'est ce queje disais à ma psy, franchement, quand on va bien on n'a rien à dire. Et je vais pas m'en plaindre.


Bon,je m'en vais finioler quelques détails
et vous laisse
je vous remercie pour mon anniversaire
J'aime pas le fêter mais je suis quand même contente d'avancer j'avoue.
Je deviens grande maintenant! lol
22 ans et ça se la pète
on se croit grand et pourtant...



Bonne fin d'aprem
petasse1.jpg
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13 octobre 2007 6 13 /10 /octobre /2007 17:15
13oct-maman-048.JPG13oct-maman-035.JPG
13oct-maman-053.JPG
Et avec le sourire, s'il vous plaît!...


Po
ur faire des jolis dessins...
Besoin de faire des choses avec mes 10 doigts...je retourne à mes premiéres amours, hâte de mettre en ligne mes travaux mais sans appareil numérique c'est pas pratique! Va falloir patienter...
En attendant, j'ai mis plein de peinture sur mes fringues, toujours cette manie de faire tout à l'arrache, la pulsion est trop forte pour avoir le temps de mettre des vêtements appropriés ou...une vieille nappe...c'est ma mère qui va être contente! ^_^"

ça fait un peu paparazzi ces photos lOl, c'est ma mère qui me poursuivait avec son appareil [la honte dans le magasin] , c'est tellement rare d e ne se retrouver qu'à deux. Des sourires et de la tendresse.
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*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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