
Hier je suis allée voir un kiné diplômé d'état et pratiquant la médecine chinoise. Séance étrange, à laquelle ma mère me traîne, lasse de me voir aussi vivante qu'une loque.
il me prend les poignets, regarde les yeux et voila qu'il me déballe toutes ces choses intimes que l'on voudrait taire...
Au fil de ses mots, je me rends compte que ce qu'il raconte est juste, alors que je n'ai pratiquement rien dit.
"vous avez eu votre bac à 17 ans, et "çà" a commencé à ce moment là?"
Je le regarde avec les yeux ronds.
Merde alors.
Il reprend mes poignets, me dit que le fait d'avoir bu et fumé à outrance a fini par me percher en permanence. J'ai les neurones en miettes, putain d'saloperie de toxiques.
D'autres choses aussi...
J'en reviens pas.
serait-il affiché sur mon front "Junkie"?
Pourquoi rien qu'en prenant mon poul il sait si je prends tel ou tel alcool [de l'alcool fort évidement, vodka en tête de liste, rhum ou whisky s'il faut]?
C'est le premier à prendre toutes ces dépendances en compte,dans le coté pratique des soins. Disons que c'est un travail complémentaire à celui des psys.
Mais c'est quand même franchement déstabilisant.
***
Merci pour vos mots qui m'encouragent, merci de croire en moi, et merci d'être là tout court.Des phrases qui réchauffent mon coeur tout froid, qui dessinent un sourire sur mon visage, et qui font pétiller les yeux...Pensées à vous tous. Et courage à celles qui flirtent avec leur limite. Parcequ'il en faut pour y renoncer. Parcequ'il faut savoir s'arreter. Parcequ'il faut accepter aussiParcequ'en même temps il y a le quotidien à assumer,et les responsabilités...qui en découlent...***
Genre aujourd'hui j'ai appellé l'auto-école pour leur dire qu'ayant eu des soucis de santé je n'ai pas pu m'y rendre réguliérement, mais eux, qu'est ce qu'ils en ont à foutre de mes 700 euros payés de ma poche!? Hein? Je pleure de rage.
Sale conne de secrétaire.
J'en ai marre de cette non-existence, et pourtant je lâche pas le morceau putain...je garde mes symptomes, ceux qui me réssurent et qui m'apaisent. Pour le moment.
Un jour, je saurai faire autrement.
[...]