Je ne suis rentrée qu'hier de l'hôpital...j'étais sensée y rester une nuit. Seulement, j'ai fait une crise convulsive [ils hésitent entre tétanie et epilepsie] le lendemain matin, donc transférée direct aux urgences. Je ne me souviens de rien et n'ai pas compris pourquoi je me trouvais le cul à l'air dans leurs magnifiques blouses au fond d'un lit d'hôpital, avec des perfs partout. En plus je me suis réveillée seulement le lundi, et j'ai eu le droit d'appeller personne avant d'avoir vu le médecin, ce qui fait que mes proches ont du appeller les flics et se sont fait un sang d'encre ne sachant pas où j'étais. J'ai jamais entendu une connerie pareille, pourtant j'en ai fait des hôpitaux mais là, franchement, ne pas pouvoir prevenir la famille qu'on soit à l'hosto, c'est grave. Et puis, je ne sais pas si j'ai été insupportable, ou que j'ai poussé les infirmières à bout, mais elles étaient vraiment pas sympas, putain...En plus elles m'ont obligée à bouffer des yaourts dégueu pour faire remonter ma glycémie (évidement, avant, je m'étais imposée un petit jeûn) tout en m'engueulant parce que j'étais trop longue à les gober. J'ai du passer tout un tas d'examens, encéphalogramme et tout le bordel, pour arriver à la conclusion qu'en fait j'étais en manque et que mon corps commence sérieusement à morfler. On m'a dit que c'était grave d'en arriver là et que j'ai eu de la chance de faire ce malaise alors que j'étais déja hospitalisée parce que ça aurait pu mal tourner...Le truc positif, c'est que j'ai été obligée d'appeller ma mère et donc de lui dire que ça allait pas si bien que ça, surtout qu'elle a vu l'état de mes bras pour confirmer ses impressions. Je ne lui ai pas dit pour mes consommations toxiques, en accord avec les médecins j'ai dit que la crise était dûe à l'arrêt brutal de mon traitement.
J'ai eu peur, vraiment. Le second truc positif, c'est que j'ai décidé d'arrêter de prendre toutes ces merdes. On peut dire que ça m'a calmée...J'ai hâte d'avoir les résultats de tous mes tests, et de savoir à quoi m'en tenir. En attendant je vais essayer de retourner en cours le plus vite possible, on verra si ça va. Ou pas. J'ai juste l'impression, pour une fois, d'avoir atteint mes limites. Et je ne peux pas les dépasser, à moins de crever, parce que là, c'était moins une.
Peut être que j'en avais besoin. Besoin de me tester, de savoir jusqu'où je pouvais aller. J'ai vu.