Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
Cerise,et ceux qui passeraient par ici, je sais que mes propos sont parfois hasardeux et surtout trés contradictoires, je sus consciente des paradoxes quicomposent ma réflexion. J'écris ce que j'ai dans la tête au moment où j'écris, et parfois je peux comprendre qu'il doit être difficile de me suivre....Il est peut être aussi lassant de lire les fluctuations de mes pensées. Peut-être qu'en me lisant on a l'impression que je n'avance pas, ceci est faux. L'évolution est certes lente, mais elle est là. C'est précisément pourquoi je suis encore là, aprés 5 ans passés entre les différents services hospitaliers, entre les psys et les médecins, les centres d'urgences, le squat, la drogue, l'alcool à foison, et un passé que je cherche à fuir à tout prix.