Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
Merci à vous tous.
je suis surprise de découvrir à chaque fois de nouveaux lecteurs...
Ravie de pouvoir contenter certains d'entre vous, j'ai toujours aimé les mots (et non les maux...) , et je suis flattée de lire que mon écriture plait.
Lisanka, merci de tes passages ici, j'ai commencé à te lire et sache que tu me touches toi aussi, par ta franchise, ton naturel et ton honneteté, qui vont de pair avec ta lucidité sur la maladie. Maladie qui laisse place au plaisir, à la bouffé d'air frais, enfin de l'oxygéne, je te jure, ça fait plaisir à lire.
je suppose qu'ici est juste une transition vers quelques chose de mieux. Je commence à me lasser de ces transitions, mais peut-être qu'aprés ce sera différent. je l'espére.
Tige de Bamboo, je pense à toi aussi et éspére que tu supportes bien. je vois qu'on est synchro, je préfer sourire aussi. Rassurée en tout cas car je sentais bien qu'il y avait danger dans tes mots qui glissaient vers l'abysse...Je préfere te savoir là-bas, j'éspére dans un bon service.
Diane, je suis passée sur ton blog et ai vu que tu avais encore perdu, mais que tu avais passsé de bons moments. As tu passé de bons moments parceque tu as perdu de poids?... dis moi que non, cela devient dangereux ma belle poétesse. Je t'embrasse.
Mono, merci pour ton passsage. Merci. je t'espére en forme. Ou juste bien.
Laurence tu es passé sur mon autre blog. D'accord avec toi :-)! Merci d'être là comme tu le fais.
Alex, j'ai bien reçu ta lettre. J'essaie d'écrire ici mais c'est dur, j'y arrive aps tellement, les idées ne sont plus trés claires. C'est comme si la bulle prenait trop de place et que la réalité s'étiolait petit à petit, l'esprit ne suit plus. J'éspére que ça va. Que tu fais pour que "ça" aille tout au moins.
Moi, je vais, tout court.
Je ne sais aps trop comment, mais je suis là.
Pas vivante, mais pas encore morte, je suis là...
Visage blême, rien n'a évolué par ma faute, mais je suis toujours là, et je veux pas continuer à fondre dans la folie, et l'esprit sans le corps ne sert à rien, alors faudra bien se résoudre un jour à le laisser comme il est, enfin.
Aprés tout le corps c'est juste un réceptacle, juste un truc pour nous véhiculer.
Je ne comprends pas prquoi il me pose autant de problémes, il ne devrait pas pourtant, parceque contrairerement à d'autres, toutes les piéces marchent au poil.
La derniére fois, un malade m'a dit; " Dieu t'a donné un corps, c'est pêcher de le détruire comme tu le fais. En fait, toi, on devrait te mettre la tête sur un autre corps, quelconque, et une autre sur ton corps. Elle saurait se satisfaire de ce corps que tu malatraites autant, elle.
Toi, t'es une niquée de la tête, c'est pas le corps qui merde, c'est Toi."
J'aime discuter avec lui. Il est musulman et parle du Coran si bien, si simplement, que je pourrais l'écouter des heures, j'ai l'impression qu'il me raconte une histoire. sans être prosélite, bien sûr; il ne cherche pas à me convertir ni quoi que ce soit, juste à satisfaire ma curiosité, puis m'informer. Partager avec moi ce en quoi il croit, me donner la possibilité de connaitre un peu ce qui effraie tant aujourd'hui.
Cet homme a l'air plein de sagesse. On passe de longs moments ensemble, entre quelques paquets de clopes, à regarder dehors, en silence. Ces yeux sont petits et trés noirs, les cils longs et séducteurs, les comissures relevées de ceux qui sourient à la vie, beaucoup, meme quand...
Le nez petit et droit, des gens malins, la peau et tannée, ridée à souhait, de ceux qui ont vécu, beaucoup. On ne parle jamais de nous. J'aime ces rapports.Il prend ses cachets en riant, son ostéoporose le fait souffrir, mais je ne sais pas où il puise sa force pour rire, rire comme il le fait.
Forts. Ce qui est étonnant, c'est la clairvoyance dont il fait preuve, c'est déstabilisant à la fin, comment peut-il savoir autant de choses sur moi sans que je lui dise quoi que ce soit?...
Est ce que je suis si prévisible?
Bref.
Prenez le temps de vivre, à bientot.