Et puis je pleure. Pour rien. Je ris aussi. J'ai besoin de câlins. J'ai envie d'entendre mon père me dire que je lui manque. J'ai envie de me sentir apaisée. Confiante. Dorlotée. Bien. Calmée. J'ai envie de prendre l'air, de me barrer loin de toutes ces contraintes qui ont été établies pour me protéger. J'ai envie que tout soit fini, qu'on me laisse m'envoler sans tous leurs cachetons de merde. Sans les seringues hebdomadaires "pour savoir où vous en êtes". Sans cette balance assassine.
[En parlant d'elle, j'avais esquivé la pesée pendant près d'une dizaine de jours, mais, pendant qu'ils m'avaient sous la main, ils m'ont ordonné de grimper dessus. J'ai d'abord dit NON, parce que merde, vont pas me gâcher mes quelques jours de vacances si? Ils m'ont demandé pourquoi j'aurais voulu les fusiller, genre ils jouaient les débiles ou quoi? Bref, de toutes manières, rien de nouveau, pas pris un gramme. Mais j'ai pas perdu non plus].
Sans toutes leurs recommandations. Sans ce poids en moi. Sans les "alarmes". Mais si je n'ai pas tout ça je meurs? Si je n'ai rien pour m'accrocher à la réalité, si on me laissait faire, je mourrais? J'en sais rien. Peut être que SEULE, je ne saurai pas. Je ne sais pas et j'aimerais qu'on me fasse confiance en me disant, ok, on fait un essai. Même si personne n'y croit.
Il le faudra bien, un jour.