Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
Aujourd'hui je ne travaille pas.
Hier je me couche en me disant hmmm...dormir...pitetre aller a la mer pour y voir mes grands parents tranquille.
Je m'endors sur de belles ondes.
J'ai mis les piXies en marche, et je jubile. Je trouve pas le sommeil mais c'est pas grave.
4h, je ne dors pas.
En fait j'ai faiM.
Toute la journée quand je bosse, je dépense amplement les calories de la salade avalée au lance pierre le midi.
Le soir je suis fatiguée, et souvent j'"oublie" plus ou moins de manger, je n'ai pas faim, je suis juste épuisée.
Mais là, 4h, pas moyen de dormir pour tromper l'ennemi.
["Une pomme et c'est tout."]
La réalité est toujours loin de ce que l'on éspére, toujours.
Au réveil, de ce que n'appellerai pas une vraie nuit mais plutot quelques instants de répits volés, je ne garderai que les yeux rougis et gonflés de cette escale frigo.
°[Tout du moins, j'éspére que ce sera la seule trace en moi.]°
