Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
Voila une semaine que je n'ai pas posté.
Cela faisait une semaine que je n'ai pas rendu visite à mes parents.
Une semaine que je ne suis pas sortie de chez moi, parceque pas le courage. Même pas l'envie de faire mes putains d'exercices à la con pour essayer de disparaitre un peu plus. Pas l'envie d'aller dehors. Pas l'envie de parler, d'échanger ou de s'habiller pour sortir.
Pas la depression non plus, juste, il y a des périodes sans.
[Mettre *elle* en sourdine. Ne pas écouter ses instructions dégradantes, ignorer la voie, la faire taire, l'anéantir, just a break pleaSe].
Finalement on m'a appellée pour bosser mercredi soir, jeudi soir, et les journées du patrimoine ont été épuisantes waw...on a fait 8100 personnes en une journée, je tenais plus debout, surtout que j'avais enchainé avec une soirée privée le samedi soir. Jeudi soir c'était un défilé, j'ai eu la chance de voir Vincent Mc Doom, Sofia de la star'ac 1 et Fofie Favier [eh oui vous pouvez faire les jalouses Na!J'étais trop morte de rire,à la vue de ces célébrités pleines de talents [cachés?]].C'était en tout cas, mis à
part le fait que ces grAAAaaandes stars -qui soit dit en passant se prennent vraiment pour des stars- m'ont offert un beau spectacle de diverses attentions pathéthiques, c'était franchement canon.
Et au menu, "vue sur des anorexiques mondaines" [Pro-Gramme lighT], je me suis battue longuement avec la nausée qui me gagnait; mais dans cette caste de privilégiées, j'oubliais que de s'offrir l'anorexie, c'est la classe, la distinction bon genre, le petit sauté de perles qui roulent dignement de clavicules en omoplates dressées comme des poignards...dessous la peau. Je ne peux m'empecher de les regarder, gorges
déployées, avec ces bouches vermillons, tripotant nerveusement ces petits fours gonflés à la créme, ces bouchées adipeuses dans les doigts noueux. J'avoue me délecter de ce spectacle, de ce show baigné d'hypocrisie, j'en oublie même qu'il faut me fondre dans le décor, je ne peux plus m'empecher de fixer jusqu'à les voir déglutir douloureusement et garder la tête haute, sur leur long cou gracile. Les talons sont hauts et les genoux cagneux. Ouf, tout est propre, rien ne se touche, les jambes ont été bien dressées. Chevilles enserrée dans ces laniéres de tortures, le moindre pas fait danser les os dans l'escarpin, et tout le monde rit, et les robes sont belles, le cigare on pourrait meme dire que ça
dérange personne, et les flash crépitent, tout est parfait, tout est propre, les épouses bien rangées entre les doigts plein de fric des maris...et je m'arrête là, il n'y a plus de clichés, pas d'images bateaux, juste la réalité qui me pile sur place. Aucun de mes collégues ne m'a parlé ce soir là. Je me sentais si lourde tout à coup. Je me regardais, je nous regardais, et tout à coup tout ça paraissait si ridicule...toute cette mascarade...
Ce sont des femmes mûres pour la plupart, trés classes et sophistiquées. On ne partage ni les mêmes valeurs, ni la même anorexie, mais on lit la
douleur similaire sur les traits tirés. Disons que c'est le facteur commun universel. Regards croisés mêlés de honte, de compasssion, de compréhension entendue, complicité. Etrange. Comme si l'on faisait partie d'une même communauté, comme si ce "rien" dont on se nourrit nous liait. Je n'ai rien à voir avec elles. En temps normal j'ai juste envie de leur vomir à la gueule, histoire de préserve le vison quand même. Mais là, étrange. Malsain. Mal.
J'ai enfin réglé tous mes problémes d'inscriptions à la fac et je commence vendredi. Jsuis morte de trouille. Je croyais qu'on était 800, en fait on est 1600. Je m'imagine toute seule, et les 1599 autres. Le campus est immense. Les autres et moi.*seule*
Je vais plutot bien d'une maniére générale, même si au boulot j'ai revu Y. et que face à lui je perds un peu le contrôle. Mais tomber amoureuse ne m'est pas arrivé depuis...[jdevrais aller au couvent moi]
Moi pas [AIM]able Monsieur...
Moi je n'aime pas, je ne sais pas aimer, je dévore, je consumme ,je fatigue l'âme des autres, j'aspire leur énergie toute entiére
Parait que je suis trop excessive Monsieur Y. je te jure tu sais pas dans quoi tu t'embarques tu sais si peu de choses sur moi...
Monsieur Y. je ne saurai apprécier vos doigts sur mes côtes, depuis bien longtemps j'ai fait le deuil du toucher...
Non je ne suis pas joulie Monsieur Y. , mes charmes j'en fais usage dans laf usion destructrice partagée avec des amants de passage,me salir, encore , tu sais si peu si peu de choses...Mes charmes s'eteignent bien vite lorsque, au dessus du seau...
Lorsque, dans le fond de mon verre, je regarde la vodka le remplir avidement à travers les dessins morbide de la fumée blanche
Lorsque le mensonge m'emplit l'âme
Lorsqu'au matin je m'éveille avec ces images en tête, elles martélent mon cerveau pour que je n'oublie jamais qui je suis
L'impression d'être si sale à côté de toi
L'impression de ne pas te mériter,
Je ne saurai pas t'aimer
A deux mal-aimés on sera pas sorti de l'auberge, mauvais plan Monsieur Y., t'acharnes pas s'il te plait je vais craquer tes lévres ont l'air si douces...
Et qu'est ce que tu penseras lorsque tu t'apercevras du subterfuge, lorsque dans la pénombre mes hanches pointeront indécemment vers le ciel, ma colonne vertébrale te tournera le dos, entrainant avec elles toutes ces petites pointes d'amertume, mes côtes onduleront au grés de mon souffle saccadé par un coeur déficient, quel regard porteras-tu sur moi...?
Je devrai t'avouer le passé, parceque je ne saurai pas faire autrement, parcequ'il faudra du temps et qe je devrai des explications, je devrai te dire que...Comment me regarderas-tu aprés?
Puis moi jdeviens conne quand je suis amoureuZ'
L'idée de tromper *elle* avec toi représente un sacré bras de fer tu ne sais pas... 
----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------*Merci pour tous vos comment'aiR. Encore une fois bouffée de chaleur qui fait du bien, j'ai répondu à la majorité dans l'espace commentaires.
Princesse désaenchantée, si tu avais une adresse, j'aimerais beaucoup discuter de cert'N choses... *
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Demain je m'en vais à Paris pour deux Jours, histoire de décompresser [dé-compresser à Paris, on aura tout vu lol]. Je m'en vais voir mes ClocheTTes qui me manQuent...ceLLes qui vOnt m'engueuLer parceQue je leur dOnne frOid. Et pis elles m'emmeneront voir leurs nouvelles découvertes avec Björk à tue tête dans le casQue, et on ira boire un verre dans un endroit improbable. On se fera belle et on ira gambader dans la capitale, pis on finira complétement défaites =D
oN s'en allumera un ptit avant de dormir et on se racontera la compte entre deux fous rires de pré-adolescentes.
J'ai hâaate...
*