Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
Est ce que le suicide est une marque de lâcheté ou de courage, j'ai toujours pas élucidé le dilemme. Voyez vous, ça me trotte sérieusement dans la tête ces derniers temps, et en même temps putain, j'ai pas vraiment envie de me foutre en l'air mais...arf. Jsais pas. Jsais plus. Ce qui est bien, ou pas. Et puis la question se pose-t-elle vraiment....? Pourtant elle tourne en boucle, auto reverse de merde, j'en peux plus, j'en dors plus et pour tout dire j'en bouffe plus rien non plus. J'ai des cernes de long en large, pire qu'un panda travesti jvous jure, sans compter les yeux comme des balles de ping pong tellement que j'en chiale.
Faudrait peut être aussi que je sorte de l'hosto, histoire de cotoyer des gens un peu plus heureux, voire de carrément vivre ma vie hors des murs de la folie humaine. Histoire de voir comment ça fait d'être libre à nouveau. Je crois que j'aviserai après. Enfin je sais pas.
Sinon je me suis remise à lire aussi, du genre "de l'inconvénient d'être né" de Cioran (lui il me fait vraiment sourire des fois), et aussi 37°2 le matin pour la folie de Betty qui me colle à la peau....même un peu de trop je trouve ces derniers temps, m'enfin j'espère quand même que jvais pas finir par m'arracher les yeux. Aussi une forme de vie d'Amélie Nothomb (parce que ça parle beaucoup de bouffe et que quand j'en parle j'en consomme pas) et un essai de psychopathologie (parce que j'en ai plein le cul qu'on me taise ce que j'ai bordel de merde; mais je doute trouver la solution toute seule, ce serait un peu trop facile sinon de faire des diagnostics à tire larigot quand même), bref, tout ça en même temps comme ça je peux choisir, et je lis toute la nuit avec les pupilles complètement dilattées, ça me donne l'air d'une dingue. Faut dire que j'aime ça je crois.
J'ai pas grand chose à dire vous voyez bien. Mais je m'en sors parait il même si je suis extrêmement dure avec moi même. Déjà, toutes mes démarches judiciaires sont bouclées. Et ça c'était pas vraiment une partie de plaisir. Jcrois que je suis fière, un peu. Et j'espère, j'espère de tout mon coeur que les victimes parleront, encore et encore, pour que ce genre de truc se passe de moins en moins...et que ces connards se sentent moins tranquilles. Bientôt je serai debout (si je me flingue pas), et j'irai militer contre les violences faites aux femmes, parce que si lui passe sa vie à me sourire comme un con dans mes pires cauchemars, en attendant j'ai pris dix ans de survie forcée dans la gueule, d'auto destruction d'une jeunesse envolée -sans vouloir faire pleurer dans les chaumières-. Je crois que c'est une raison assez valable pour pas me foutre en l'air. Putain, comme j'en peux plus d'être parasitée comme ça en permanence.
Sinon jpense aussi arrêter e me foutre les bras en charpie et de continuer à écrire, rassembler toutes mes notes, et en faire un truc. Je sais pas encore quoi, ou si ça peut intéresser quelqu'un, mais je préfère penser que mon histoire puisse servir plutôt que de m'être foutue en l'air gratos. Jsais pas, genre un témoignage ou un truc comme ça.
Et puis après je passerai à la téloche et j'en serais réduite à la pauvre fille qui a survécu mouarf mouarf mouarf.
Sur ces bonnes paroles j'arrête mon délire et vous souhaite une excellente fin de journée mes amis.
Le cynisme commence à me les briser ;). Même que je fais rire les infirmiers et que les entretiens se finissent toujours par "bah voilà vous avez retrouvé votre humour...vous êtes une sacrée quand même".
Ben merci, si en plus je devais chialer sur mon sort, on s'en sortirait moyen jcrois...rire, c'est peut être ce qui me retient à la vie. Rire, toujours, même dans l'obscurité, on s'en fout puisqu'on n'a plus rien à perdre, alors rions.
[by bonbona6dule sur DA]