Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
Des étoiles dans ma nuit.Des sourires qui viennent m'animer doucement. Remplaçant les spasmes angoissés par des soubresauts de vie. Les nuits restent blanches, mais les pensées sombres cessent doucement de me noyer dans la torpeur. Le contrôle se brise et je le piétine allégrement, sans remords. Je me dis qu'on a toujours le choix.Et moi je choisis la vie. Belles paroles faciles à écrire. Mais je les pense très fort. Elles me tiennent éveillée et m'empêchent de me casser la gueule. Je me cramponne à la rampe, m'y accroche comme une dingue, trop peur de glisser. J'aimerais saisir les mains tendues mais.