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3 décembre 2008 3 03 /12 /décembre /2008 15:07

TS



T.S.

Dans la voiture de mon beau-père, lors de mon retour au foyer, le ton est monté parcequ'il ignore quels sont mes combats au quotidien, qu'il me rabâche sans cesse que c'est lourd, que ma mére est crevée et qu'elle a autre chose à foutre et que je ne fais rien pour sortir la tête de l'eau et blablablabla.
Je crois que tout d'un coup, je me suis martelée la tête avec des trucs du genre "je ne sers à rien" "je suis un boulet" "je ne suis qu'une merde"...le tout crescendo.
Un cachet, deux cachets, trois cachets...16 cachets...
Je ne sais pas expliquer ce qui m'a pris. J'ai avalé toutes ces petites pilules qui promettent le bonheur. Après les urgences on m'a renvoyée au Centre d'accueil et de crise, bien que j'esperais sortir le soir même. Mais je me suis pris un gros stop et n'ai pu qu'appliquer les consignes.
J'ai à nouveau perdu la confiance que l'on m'avait donnée, que ce soit pour mes parents ou l'équipe médicale. J'ai mal, vraiment, je suis dégoutée, déçur par moi même, furieuse de ne pas avoir su me maitriser.
J'ai envie de m'enterrer vivante. J'ai honte, j'ai honte putain... Tout allait bien, tout le monde y a cru, même moi. Je ne veux pas être fataliste, mais je regrette profondément mes actes. J'ai les yeux comme des balles de ping pong à force de chialer comme une gamine,et  j'ai reperdu les grammes que j'avais gagné. Et puis cette connasse d'infirmière qui en rajoute en me regardant droit dans les yeux "c'est normal que vous ayez un régime diabétique sans graisse et végétarien? Vous voulez quoi, 3 carottes ça vous suffira?" J'ai eu envie de l'étrangler mais ça ne se fait pas je crois. Je me suis contentée de sourire muhaha. La garce.

Je tremble, j'ai chaud, je suis gelée, d'un froid qui vous transperce le corps, qui s'agrippe aux entrailles. Je ne sais plus si je dois pleurer, rire, me faire violence, patienter, ralentir...je suis paumée. Vraiment paumée.
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commentaires

Phil 16/12/2008 17:14

Au plus profond de ma surface
 
Une élémentaire perspective
affranchie de
toute concupiscence
d’expressions composites
exhibe à demi-mot la simagrée.
Il devient nécessaire
de continuer
par l’inspiration
et le sein
la pérennité béotienne en dehors du martèlement respiratoire.
Ta volonté reste ton unique présent,
splendide de ta verticalité depuis le balbutiement premier.
Tu possèdes
la disposition diluée
d’attenir à la quadrille
de l’extraordinaire vigueur.
L'esprit caillouté,
j’ouvre ma margoulette sur le sens de la vie,
cadence effroi, acuité rebelle,
la nuit s’agenouille,
les paupières se courbent en lent drapé,
aux terrasses les filles cachent leurs genoux,
les arbres se fleurent avec des étincelles.
 
 
Je viens de découvrir votre blog, je l’ai lu ou plutôt parcouru avec intérêt, sans une lecture plus approfondie je me garderai bien de porter une quelconque appréciation, ce sont vos écrits, touchants, déchirants parfois. Je vous en félicite, quel changement de plume depuis une année et demi, encore bravo à vous. Trouvez en préambule un petit texte de ma facture en guise de cadeau d’espoir.
Que la lumière et le bonheur égayent votre chemin de vie.
Phil

ppm00 11/12/2008 19:42

Tu ne dois rien à personne, et n'es pas responsable de ce qui est cassé en toi.Cette cassure que tu n'arrives pas à apréhender vient probablement de l'enfance, lis Alice Miller si tu ne connais pas ( http://www.alice-miller.com/ ).Je ne pense pas du tout que ta misère soit d'origine psychiatrique : ton cerveau fonctionne parfaitement bien, et il ne s'agit pas de capacité à atteindre des résultats : il ne faut pas te juger, ni te mesurer.Ta misère vient de la souffrance, une souffrance psychique comme d'autres ont mal au ventre ou mal au pieds.Mal au pied empêche de marcher, mal au ventre empêche de manger, que ce soit d'origine psychosomatique ou (le step suivant) d'origine médicale.Tu souffres, et la mort est une fin naturelle des souffrances !L'autre manière de mettre fin à la douleur est d'identifier ce qui te fait mal, de le regarder, et de faire ce qu'il faut pour que cela s'arrête. La douleur n'a pas d'autre sens que ça, quand tu as la main sur une plaque chauffante : tu l'enlèves pour ne plus avoir mal, là c'est pareil mais en plus compliqué.There is nothing wrong with you baby, tu n'es pas une merde, tu as mal de vivre c'est tout.Le rapport à la bouffe vient souvent de maltraitance subies après la naissance : gavée ou mal nourrie, pas à la demande.Il ne faut pas faire de procès à tes parents, mais essayer de comprendre avec eux ce qui n'as pas été.Sont ils capables d'en parler sans culpabliser ? sans se défendre ou s'écrouler ?Si non, tu peux travailler seule, et trouver ce qui te fait mal, c'est enfoui, non accessible à la dialectique, ni à un psy de base. Tu peux rechercher une thérapie primale, voire la commencer seule, j'ai essayé avec le bouquin de Stettbacher, et il y a des pointeurs sur ce site  ( http://www.primals.org/ ).Ton orchidée est magnifique !

Ankylosée 07/12/2008 11:17

Plein de pensées.Ne baisse pas les bras.C'est si tu abandonnes, suite à cette chute incontrôlée, que tu perdrais la cnfiance des gens et tes projets.Oui, tu es tombée, mais accroche toi. Ce n'est pas perdu.

mlle B. 06/12/2008 17:37

J'aimerais tellement te réchauffer... Tellement... Mais le froid est aussi en moi, je ne peux plus réchauffer grand monde... Jolie fleur, j'ai mal. J'ai mal et je pleure... Pour toi, pour nous, pour notre faiblesse... Je voudrais ne plus voir ces mots, ni chez toi, ni chez moi, ni chez personne d'autre. Je voudrais ne plus voir toute cette douleur, et cette honte. J'aimerais tellement. Est-ce encore possible ?

lina 06/12/2008 16:09

Sans rechutes ça serait trop simple..et peut être que c'est aussi ça qui peut t'aider à rebondirune ts, c'est incontrolable, les tca sont incontrolables, peut t'en s'en vouloir?tu as gagné une bataille, n'abandonne pas le combatlaisse toi quelques jours pour regagner en confiance

*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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