Ils éspèrent en secret que plus jamais mes désordres mentaux ne prendront le dessus. Ils espèrent que tout est fini, bien ficelé dans un coin. Que la page est tournée et que maintenant je suis heureuse. Ils me figent sur du papier glacé, immortalisant ces nouveaux sourires qui se voudraient confiants. On se retrouve dans un monde d'apparences, de mensonges et d'illusions...Ils se sont fait un film avec un happy end à la fin et me rangent dedans.
Je n'ai pas le droit de les emmener à nouveau dans ma réalité. Pas le droit des les arracher à ce doux mensonge. Alors je souris et fais ce que l'on attend de moi. Crève dans ma honte toute la nuit. Au moins ça m'oblige à garder la face et continuer à vivre. Pas le droit de me laisser aller. C'est peut être mieux ainsi, j'en sais rien. Rester dans un monde de poupées avec un sourire débile sur un visage figé... Je n'ai pas le droit à l'erreur. Plus le droit. Je les ai trop embarqué, partout. Enfin surtout dans la merde quand même. Et j'ai de la chance qu'ils soient encore là.
Ne pas les décevoir.Plus de dérapages.
Alors je reprends mes petites habitudes....en cachette. L'impression d'avoir 5 ans. De devoir tout cacher pour ne pas blesser. Et l'attrait du vide, toujours. Je me demande si un jour...enfin je veux dire, si un jour on n'y pense plus du tout. Parce que même dans l'euphorie, il a toujours sa place, le vide. Le vertige, la brûlure, le risque. La mort.
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