Mercredi 1 juillet 2009
Je n'ai pas le droit de le dire. Je ne peux pas le crier, ni même le pleurer. Je ne sais même pas comment le formuler. C'est juste qu'après la montée il y a la descente. Pas vraiment la descente, un flottement vaseux. J'arrive à un endroit et je ne sais pas ce que je fous là, ni quoi faire. Cet endroit m'est inconnu, je ne sais pas comment on doit se comporter par ici. Ici tout le monde me sourit gentiment, me porte à bouts de bras. Personne n'ose plus me froisser, tout lemonde est délicat, attentionné. Faux.
 Ils éspèrent en secret que plus jamais mes désordres mentaux ne prendront le dessus. Ils espèrent que tout est fini, bien ficelé dans un coin. Que la page est tournée et que maintenant je suis heureuse. Ils me figent sur du papier glacé, immortalisant ces nouveaux sourires qui se voudraient confiants. On se retrouve dans un monde d'apparences, de mensonges et d'illusions...Ils se sont fait un film avec un happy end à la fin et me rangent dedans.
Je n'ai pas le droit de les emmener à nouveau dans ma réalité. Pas le droit des les arracher à ce doux mensonge. Alors je souris et fais ce que l'on attend de moi. Crève dans ma honte toute la nuit. Au moins ça m'oblige à garder la face et continuer à vivre. Pas le droit de me laisser aller. C'est peut être mieux ainsi, j'en sais rien. Rester dans un monde de poupées avec un sourire débile sur un visage figé... Je n'ai pas le droit à l'erreur. Plus le droit. Je les ai trop embarqué, partout. Enfin surtout dans la merde quand même. Et j'ai de la chance qu'ils soient encore là.
Ne pas les décevoir.Plus de dérapages.

Alors je reprends mes petites habitudes....en cachette. L'impression d'avoir 5 ans. De devoir tout cacher pour ne pas blesser. Et l'attrait du vide, toujours. Je me demande si un jour...enfin je veux dire, si un jour on n'y pense plus du tout. Parce que même dans l'euphorie, il a toujours sa place, le vide. Le vertige, la brûlure, le risque. La mort.


Par [AnO]rchiDeA - Publié dans : Dark babyDoll
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Mercredi 24 juin 2009
Je brûle toute entière, torche vivante au milieu de la nuit.
Je tournoie et m'envole au loin, habitée par la démence...
J'hurle et ris, ris jusqu'à m'étrangler, les yeux révulsés.
Mon coeur implose, les veines s'ouvrent, le flux de la vie, partout...
Et je ris toujours.
Parce que ma folie c'est mon bonheur, parce que je danse autour du feu, parce que je suis tombée amoureuse de la vie...
La passion ardente dans les artères.
J'ai l'impression de m'éloigner de la réalité, si fragile, trop étroite pour mon esprit vagabond.
Je vis et pourtant je suis seule, seule dans mon excès.
Dans les halos de fumée je m'évade, invente.
Tout me paraît si étrange. Je divague.
Je ne suis pas dans la vie. Je tourne autour d'elle comme un charognard. Essayer d'en avaler les restes.
Je me contente de ses effluves, de son souffle, de son image.
Inconsciemment je l'éloigne de moi en continuant mon ascension vers ce trop qui m'envahit.
Pas de mots précis pour expliquer. C'est trop excessif.

 
Par [AnO]rchiDeA - Publié dans : [AnO]rcHideA's life
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Vendredi 19 juin 2009
Si vous saviez tout le bonheur que j'emmagasine ces derniers temps. J'aimerais tant vous faire partager ce que je vis en ce moment, ce plaisir à bout de main, cette energie qui me parcourt l'échine, les étincelles dans les yeux. Si je pouvais vous y faire goûter pour que vous y preniez goût, c'est tellement délicieux.Il y a eu quelques épreuves, aussi, dont je ne veux pas parler mais qui sont bien là.
Mais putain, c'est la forme. Je fais un boulot que j'aime. Je suis payée pour faire des trucs que j'adore. On aime ce que je fais. On m'a commandé des toiles. Je passe ma vie en soirée, à trinquer au bonheur de se retrouver, même si c'est un truc calé chez un pote. Pas besoin d'être à 50 000. Juste parler, rire, fumer, raconter des conneries, rire à des blagues vaseuses, soulever le débat et faire de la philosophie à 2 balles, voire de la psychologie de comptoir, Danser, faire des photos. Être moi et découvrir que je suis appréciée pour ce que je suis, pas ce que je voudrais être. Ils ne veulent pas de la perfection et soulignent mes [nombreux] défauts avec malice et tendresse...c'est bon. Je *les* retrouve. J'en suis raide dingue.
La vie me sourit, moi je la croque.


Par [AnO]rchiDeA - Publié dans : L'[OR]chideé Sans [l'ANo]]
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Mercredi 17 juin 2009


J'aurai pas tenu longtemps avant de revenir, ça me manquait trop! Peut être parce que je n'ai plus le temps de venir aussi souvent qu'avant; en ce moment je travaille et bloguer...je n'ai plus que la nuit pour le faire!
Vous me manquez. Fort. Plus que je ne le pensais en tout cas. Et ma bulle aussi.

Mes journées sont colorées. Mes nuits restent blanches, mais sont fortement créatives, ça me va. J'ai la pêche, le sourire et des rêves plein la tête...ah, et mes joues se colorent, merci les cachetons qui rendent la peau photosensible au soleil! :) Au moins, je ne suis plus blanche, ça fait du bien.

Je travaille beaucoup, dans cette boite où j'avais déjà fait un stage et où je me pointais régulièrement pour faire des ptits trucs. Là, la nana m'a clairement dit qu'elle aimait ce que je faisais et qu'elle voulait me payer (je vous avoue que je n'ai pas beaucoup hésité, si elle veut payer, je suis ouverte à toutes propositions lol!), bref, je suis comme un poisson dans l'eau, je suis amoureuse de son mac, elle me donne la pêche, apprécie mon travail et me redonne la confiance que j'avais perdu depuis belle lurette. C'est bizarre comme sensation. Plutôt [très] agréable je dirais.
Et puis je prépare mon dossier pour entrer en formation d'infographie (en alternance).

Mon meilleur ami s'est cassé à Miami, le salaud. Il se fait dorer la pilule en se faisant caresser les orteils par l'eau turquoise et en plus il me dit qu'il veut y rester, han. Dur sans lui. Mais, en attendant j'explore d'autres personnalités et ça m'oblige à aller vers d'autres. De bonnes soirées en tête. Neurones encore enfumés ^^

Pas envie de parler de bouffe. Plus tard.

Bises à tous. Portez vous bien. Ça change bien plus de choses que l'on ne le pense...
Par [AnO]rchiDeA - Publié dans : [AnO]rcHideA's life
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Lundi 8 juin 2009


II   PAUSE   II
Par [AnO]rchiDeA - Publié dans : [AnO]rcHideA's life
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Mercredi 3 juin 2009

Et si je reprenais le prozac que j'ai abandonné depuis que je suis sortie...hein?
J'ai mis le temps pour comprendre, mais là je ne vais plus le lâcher. J'ai eu envie de me tirer une balle 40 fois par jour, en planifiant tout, en pensant à oui mais comment ils vont me retrouver,  ah ouais mais putain c'est trop lâche, ah ben ouais mais tant pis là j'en peux plus, c'est la seule solution. Comme on organise un mariage, moi j'organisais ma petite mort tranquille, avec la musique et tout. La b.o d'"In the mood for love est carrément magnifique mais j'ai peur que ça fasse pleurer dans les chaumières. Hahaha. Non, on se reprend, prozac, valium et toute la clique et on se remet sur le droit chemin. Ben, j'aurai quand même mis 8 ans à comprendre qu'on arrête pas les cachetons d'un coup, bravo ma grande!
Je souris jaune vous savez. Connerie de cachetons. Quand on veut tourner la page, on peut même pas le faire, on est obligé de rester dans le camp des tox sinon on coule.
Je finirai bien par gagner complètement, un jour.
Et vous aussi :]

ai hâte de vous mettre les montages que j'ai fait dernièrement, et mes peintures aussi. PLus qu'à récupérer mon appareil et hop! ;)

Par [AnO]rchiDeA - Publié dans : Don't worry life is easy
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Dimanche 31 mai 2009
J'ai honte j'ai honte j'ai honte j'ai honte j'ai honte j'ai honte j'ai honte.


Je vomis encore.
Tout.
Tout ce qu'elle me fait à manger.
Je me dégoute.
Ce nouveau corps n'est pas mien et je pleure.
Oh, j'ai pas repris grand chose.
Pour *eux*.
Même pas assez pour atteindre un poids normal.
Même pas assez pour avoir ce putain de BMI de 17.
Bien en dessous.
Mais je m'ecoeure.
Ma nouvelle graisse métouffe.
Je regrette.
Et je pleure comme une petite fille que je ne suis plus.
Comme une petite fille qui a la trouille au ventre.
Jsuis grosse, si vous saviez, si vous aviez mes yeux.
Putain, mais un jour on s'aime? Un jour on laisse les autres nous aimer?
Et si je me rayais les bras, comme ça?
Non. Connasse.



Par [AnO]rchiDeA - Publié dans : Dark babyDoll
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Samedi 30 mai 2009

Pardon pour cette longue absence. Il m'a fallu reprendre les rênes de ma vie et cela m'a coûté quelques jours entiers afin de construire, et de réfléchir à ce que j'allais bien pouvoir en faire. J'ai travaillé à l'usine pour me faire de la thune, suant tout ce que je pouvais avec mon petit poids ridicule, travaillé sur mes dossiers d'arts plastique afin d'intégrer une école d'infographie (ma dernière lubie), retrouvé mes Potes de toujours avec qui j'ai pu fêter dignement ma sortie, fêté les 18 ans de mon petit frère, dessiné encore, dormi sur le sable, lu, pris des coups de soleil, écrit longuement, fumé dans la nuit...LA VIE. Je vis. Depuis le 20 mai. Voilà. Je ne dis pas que je ne fais plus d'insomnie, que je ne vomis plus les repas, que je n'angoisse plus, que je n'ai plus envie de me défoncer. Je ne dis pas ça. Mais n'empêche que "ça" n'empiète plus sur ma vie. Ça ne consume plus mon bonheur. Et je sais que tout ça est encore très frais, que ça peut être éphémère, dû juste à l'effet "sortie de 2 ans d'hosto". Mais après une longue discussion Mme L., j'ai appris trop de choses, dénoué trop de noeuds pour retomber aussi bas que je l'ai été. J'ai compris trop de choses pour me laisser couler à copiner avec la mort. Il y a tout un tas de trucs qui ont fini par s'emboîter les uns dans les autres et qui finalement expliquent pas mal de choses. Et depuis 10 jours, tout ça m'apparaît tellement plus limpide. Il ne suffit pas de savoir expliquer pour ce sortir de ce merdier, il ne suffit pas de comprendre les "pourquoi", il ne suffit pas de trouver les causes; c'est bien beau, une fois que l'on sait, mais après? Après, c'est quand même plus facile. On se sent moins dingue, puisqu'apparemment il y a une raison à toute cette folie. C'est plus facile à encaisser.  Facile n'est pas le mot approprié, mais je n'en trouve pas d'autre.
Et le vécu n'excuse pas tout; ma culpabilité reste là, intacte, à me ronger les sangs la nuit tombée.
A moi de tout faire rentrer dans une boite qui appartiendra au passé, et d'en ouvrir une nouvelle. Je construis, bâtis des projets. Vois plus loin. Beaucoup plus loin; Découvre des trucs qui me confortent dans mon choix, il y a trop de choses à vivre pour se laisser crever comme une merde.  
Je ne veux pas abandonner cet espace...il est trop de choses pour moi. Et puis je veux continuer à écrire les couleurs comme le noir, en espérant que les premières prendront le pas sur la seconde.




Merci encore à vous...

Par [AnO]rchiDeA - Publié dans : L'[OR]chideé Sans [l'ANo]]
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Vendredi 15 mai 2009
Des cris des pleurs. Des portes qui claquent des claques qui se perdent. Encore des pleurs. Sans pouvoir s'arrêter.Libération. Soupir.  Respirer calmement, se ressaisir, ne pas penser aux centaines de cachets dissimulés sous mon lit.
Et puis la paix, silence, calme. Je m'enroule dans la couette, secouée par les derniers sanglots. Rumine les mots qu'on se balance à la gueule, des mots qu'on ne pense pas, des mots qui assassinent, cinglants et violents. 
Ces derniers jours j'ai eu envie de crever une bonne trentaine de fois. Mais victoire, je suis encore là. Parmi les vivants.
Je compte les heures avant mon départ de l'hôpital. Le 20 mai. Je m'enfuis toute la journée pour ne pas errer au milieu des autres patients, ça me rend folle de les voir tous comme ça, rongés par la folie. Je n'ai plus ma place ici et trouve ce endroit profondément malsain, ce dont je ne me rendais pas compte auparavant...j'étais comme
eux. C'est étrange de penser à ça.  Pas que je sois "normale" ou "guérie" mais j'ai plus de recul à présent. Plus de détachement aussi. Je fais un rejet complet de ce truc, de cette structure et de la maladie, des psys, des infirmiers et es médecins. Overdose. Sur les nerfs, en permanence. Agressive, impatiente, sur la défensive, tout le temps. C'est fatiguant. Et puis quand la pression retombe, ce sont les larmes qui s'emparent de moi, la culpabilité, la colère de perdre le contrôle de moi même, mais je suis à bout. Crevée, épuisée.Je ne me suis jamais sentie comme ça, au point limite. Jamais. Je trouve ces derniers jours extrêmement difficiles.
Et puis il y a le boulot, les stages... J'ai eu plusieurs propositions, petite fierté :) Maintenant il faut choisir; moi qui n'avait rien, voila que tout d'un coup j'ai toutes ces opportunités... Petite bouée au milieu de la mer. Je m'y accroche de toute mes forces, garde ces projets dans un coin de ma tête quand tout est chaos. Je me dis, que j'ai entre les mains ma vie et que je peux la modeler comme je veux. Comme JE veux. A mon gré. Aujourd'hui je peux penser à demain avec le sourire, je peux me dire que j'ai un avenir,que le futur est possible. Mes 3 derniers stages ont été concluants, et dans les 3 boîtes...j'ai eu des propositions. Alors, c'est que mon boulot plaît. Que je ne suis pas une grosse merde insipide. Ouvrir les yeux, être un peu plus objective, plus humble. J'existe enfin.






Ps: Lampou je t'ai répondu sur l'article "remember".
Par [AnO]rchiDeA - Publié dans : Don't worry life is easy
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Dimanche 3 mai 2009
Des étoiles dans ma nuit.Des sourires qui viennent m'animer doucement. Remplaçant les spasmes angoissés par des soubresauts de vie. Les nuits restent blanches, mais les pensées sombres cessent doucement de me noyer dans la torpeur.  Le contrôle se brise et je le piétine allégrement, sans remords. Je me dis qu'on a toujours le choix.Et moi je choisis la vie. Belles paroles faciles à écrire. Mais je les pense très fort. Elles me tiennent éveillée et m'empêchent de me casser la gueule. Je me cramponne à la rampe, m'y accroche comme une dingue, trop peur de glisser. J'aimerais saisir les mains tendues mais.
Baisser les armes, exploser les cadenas et briser les chaînes. C'est dur quand on s'emmure depuis des années. Quand on s'enterre, toute seule comme une grande. Quand on ne se laisse plus approcher par personne, revenue à l'état sauvage, fuyant tout contact avec le monde, la réalité, devenue trop violente.
Je reste borderline, personne à risques et tout ce qui s'ensuit, mais je ne me sens plus en danger, j'ai juste l'impression qu'il faut que je saisisse ce nouvel élan qui m'habite depuis quelques mois afin de pouvoir construire. Construire ma vie comme je le souhaite , bâtir, ramasser de nouvelles pierres. C'est comme si j'ouvrais les yeux après des années d'absence dans ma propre existence. Et je me dis, mais bordel de merde, qu'est ce que j'ai foutu...? Évidemment j'emploierai le mot "gâchis", parce qu'il me brûle les lèvres et l'âme, mais je ne veux pas regretter, je veux juste avancer. Alors cesser de pleurer, et puis, surtout, penser à demain. Essayer de le sculpter selon mes envies et mes désirs, pour qu'il me plaise enfin. Qu'il soit à mon image, façonné de mes petites mains colorées.


Édit: J'avais préparé mes cartons, plié bagages, la tête déja dehors. L'esprit vagabondant sur les possibles projets qui naissent...Et puis le "non". Sortie remise. Pourquoi? "Quand on a été hospitalisé 2 ans on peut bien attendre 14 jours de plus non?" La connasse. La grosse connasse. Comme si elle en savait quelque chose elle, j'aimerais bien l'y voir tiens. Elle ne sait pas de quoi elle parle putain. Et je ne peux pas lui en vouloir. Mais qu'elle ne me balance pas des trucs comme ça, sur un ton cinglant. Comme si c'était "ouais ben écoute ma grande, tu l'as bien cherché, maintenant tu l'as, bravo ma belle, et viens pas te plaindre". Après tout qu'est ce que je peux dire, elle a raison. Je ne suis plus à ça près. Mais les "prenez vôtre temps" je ne peux plus les entendre, je sature, je ne sais pas si ils saisissent bien ce que je leur dis, parce que moi je suis épuisée, je vais finir par crever dans ce putain de pyjama bleu griffé "EPSM" [Établissement Public de Santé Mentale] au pays des psychopathes. On ne peut pas parler de sortie à quelqu'un et jouer avec ses nerfs en décalant la date. C'est pour faire, quoi, me tester? Putain, pourquoi? "Oh oui mais vous comprenez une sortie ça s'organise, les traitements, l'accueil de jour (parce qu'ils croient vraiment que je vais venir passer toutes mes journées là bas?), enfin vous comprenez on doit voir ça entre nous. Et puis vous avez perdu un kilo vous le savez "
Ca fait un bon mois qu'on en parle, qu'on me demande de m'organiser, de prendre une décision, et là, ils me sortent qu'ils ont rien préparé et je devrais la fermer? Encore?Et pitié, qu'on m'épargne la sentence du kilo perdu, faut arrêter là. Stop. Fuck. Qu'on ne me dise pas que c'est à cause de ce putain de kilo qui s'est envolé que ma sortie est remise en question, merde, ma vie n'est plus en danger, j'ai repris, je bouffe comme une grosse vache et ...jsais pas. Jsais plus. JE VEUX JUSTE ME  BARRER. SORTIR. LOIN. Je m'étouffe dans ma rage, me mets la pression en m'interdisant de me saigner les bras (et quel soulagement pourtant, certes éphémère, mais...), de me bourrer de cachetons, de me lamenter. Je ne veux plus réagir comme une malade mais comme une personne "normale". Alors j'essaie de canaliser. Mais putain, ça bouillonne. Ca gueule au fond de mon âme, ça hurle. J'ai l'impression d'être une enragée, de crier et de n'être entendue par personne. Tout le monde s'en tape, comme si ce n'était pas grave. Ce n'est pas le fait que ça soit grave ou non, au fond, c'est juste qu'on n'entende pas ce que j'ai en moi, qu'on ne veuille pas voir que pour moi ça compte, merde, c'est pas eux qui sont en cage.
Ah!
Ça fait du bien.
Have fun and good luck.

Par [AnO]rchiDeA - Publié dans : Crise existentielle
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*Anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • anorchidea
  • : 13/03/2006
  • : santé societé anorexie boulimie Vie perso / Journal intime
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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