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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 19:45



Dans les murs. Dans le noir, dans le froid, je patauge dans la mélasse et continue à sourire comme si c'était encore la peine. Personne n'est duppe, personne n'y croit plus, tout le monde est avec moi, dans le trou. Et ça me fait encore plus de mal que tout le monde se rende disponible, gentil, réconfortant. Et quand je me retrouve à sniffer tout mon subutex d'un coup, je me dis que je les poignarde dans le dos. Comme ça, sans prévenir. D'un coup je fous en l'air leur tendresse et leurs mots doux. Je les quitte dans un malheureux "ça va aller", je ferme la porte de ma chambre et l'enfer commence. C'est comme ça tous les jours. Et je pleure encore, encore, et encore. Sur mon pauvre petit sort. Je me hais. Je me hais de ne pas savoir faire autrement qu de me foutre en l'air dès que j'en ai l'occasion. Vous me direz que j'ai qu'à me foutre en l'air une bonne fois pour toutes et tout ça serait réglé, mais il y a toujours un truc qui me retient et c'est un truc qui s'appelle la famille et les amis. L'affectif. J'ai pas le droit de le faire vous comprenez? Je les aime trop pour ça.
Alors je vais prendre ma méthadone tous les jours au centre, avec tous les autres. Le fermer et prendre sur moi.
Quand j'ai dit que j'avais tout sniffé d'un coup, le psychiatre m'a dit, "ne me refaîtes plus jamais ça. Si on limite les doses, c'est pas pour vous punir, juste pour vous maintenir en vie ok? Et vous voudriez que je vous en re-prescrive? Vous commencez à me mettre dans une situation difficile, j'espère que vous comprenez. Je n'ai pas envie que vous froliez le danger; je veux dire, danger mortel. Et vous savez".
Je sais. C'est bien ça le pire. Et je continue. Connasse. Pourquoi ce dédoublement perpetuel? Pourquoi ça dure aussi longtemps?
"Il faut que vous preniez conscience que vous faites ce que vous pouvez. Vous essayez, vous vous battez. Mais vous êtes trop exigente envers vous même".
Ce que je peux. Ce que je peux. C'est ça que je peux?

tete-de-mort.jpg

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Published by [AnO]rchiDeA - dans Crise existentielle
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commentaires

http://www.ccommecarole.fr 13/07/2016 04:43

Dans le sens où je crois que j'allais assez mal.

enfumée 26/12/2009 01:21



P'tite miss, j'espere que tu tiens le coup, que même si tu tombes, ça n'est qu'à genoux pour pouvoir te relever. Ce silence m'inquiete quelque peu... mais je pense à toi...



Léa 25/12/2009 12:27



Joyeux Noel. J espere que tu vas bien.



ppm00 22/12/2009 22:59


"il y a toujours un truc qui me retient et c'est un truc qui s'appelle la famille et les amis. L'affectif. J'ai pas
le droit de le faire vous comprenez? Je les aime trop pour ça."En disant cela,
tu exprimes que tu ne vis que pour eux ! qu'il n'y a aucune autre raison de vivre. Du coup les autres ne
deviennent-ils pas la cause de ta tristesse ? le moteur de cette obligation de vivre ?

J'ai l'impression que ce qui te fait chier, c'est pas de vivre, c'est qu'on oblige. Car j'ai lu de la joie de vivre sur ton blog, une putain de joie de vivre même. Quand j'étais plus jeune il
suffisait qu'on de demande de faire quelque chose que j'avais envie de faire spontanément ... pour que cela me coupe l'envie, et même que ne ne le fasse pas. L'obligation, la contrainte, est
insupportable, même pour faire des choses agréable.
J'espère que ta colère autodestructrice va être vaincue par la douceur de vivre, avec le temps. Moi j'ai mis 40 ans


Caducee 22/12/2009 22:55


J'espère que tu vas mieux, belle fleur.

Je te souhaite de passer d'agréables fêtes de fin d'année.


*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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