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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 01:36

D'abord, merci. En grand. Je ne vous répondrai pas individuellement car globalement vous m'écrivez tous la même chose. La culpabilité, décevoir/ vouloir faire plaisir, vivre en fonction et pour les autres...en s'oubliant. C'est peut être débile de craindre la réaction d'internautes. Mais ce blog est important pour moi, bien plus que je ne l'avais cru en le commençant. Le blog oui, mais vous encore plus. Pas pour faire la lèche cul et ramener des visiteurs, pas dans mes habitudes de jouer les hypocrites. Même si je ne veux pas décevoir, j'ai beaucoup de mal à faire semblant d'apprécier les gens. En fait je suis assez tranchante...pas beaucoup de vrais amis, d'où leur valeur. Ça me fait penser à ma soirée de samedi soir (petite parenthèse)...j'ai du rester 4 minutes 30 tellement les gens m'ont fait chier à mon arrivée. Je n'ai rien dit, j'ai allumé une clope, pris mes affaires et ai claqué la porte. Enfin bref, tout ça pour vous dire, c'est sincère. Au fur et à mesure, j'ai pu faire de belles "rencontres" si on peut dire ça comme ça, et j'éprouve un profond respect pour vous qui passez ici. Alors non, je n'ai pas envie de vous décevoir. Même si ma mère me rabache tout le temps que ce n'est pas parce que je vais si mal que je fais de la merde qu'elle m'aime moins. Et si j'avais une copine comme moi j'imagine que j'essaierais de la soutenir en fait.

Depuis quelques temps je vois une psychomotricienne, et ça me fait vraiment du bien. Du bien je ne sais pas mais...il y a des réactions, des interrogations, elle me bouscule. J'ai l'impression de me prendre tout dans la gueule c'est un peu dur mais il me semble que c'est nécessaiRe à mon avancée. Vous savez le titre que j'ai mis, c'est elle qui me l'a dit. Ça parait complètement con, ça coule de source, la tête a besoin du corps. Mais je suis à un tel point de déni qu'elle doit me le rappeler pour me dire ah oui...Elle me dit qu'elle a l'impression de faire une thérapie de couple entre lui et moi. Je parle de mon corps à la troisième personne, comme s'il était bien assis à côté de moi. Je dis qu'il se porte bien, qu'il a arrêté de crier, qu'il ne gargouille plus, qu'il s'est enfin habitué à mon rythme, comme je le voulais. " Vous me faites penser à une maman qui ramène son enfant couvert de bleus, sale, la morve au nez chez le médecin en lui affirmant que si si, il va bien, il a arrêté de pleurer". Ça me fait rire. Puis pleurer. Je ne sais plus. "Oui mais ça n'engage que moi, je ne fais de mal à personne. Et puis, ce n'est qu'une enveloppe, rien de plus. Non...rien de plus". Il paraît que c'est assez étonnant une telle...comment ils disent déja? Je ne sais plus le mot. (intéressant hein?) On va dire, "séparation" entre le corps et l'esprit. Que ça en devient même bizarre. Je me dis que je ne suis pas normale. Je déteste mon corps. A un point inimaginable, douloureux. Je crois qu'il me dérange tellement, que je finis par l'enlever de mon entité. Souvent je vire ce qui m'emmerde, je crois que j'ai fait pareil avec lui. Sauf qu'apparemment on est soudé à vie. Et qu'il va bien falloir que je me fasse une raison. Parce que...peut être que s'il a arrêté de crier, de pleurer, d'agoniser, c'est qu'il s'éteint. Tout doucement, sans rien dire, il crève. Et moi je m'en réjouis. Le truc que j'ai dû oublier en route, c'est que s'il crève, je crève avec. Et j'en n'ai pas très envie. A part des fois, mais pas tout le temps, comme tout le monde non? ( Je sais il paraît que je fais des généralités pour me rassurer. Mais bon, tout le monde a eu envie de disparaitre définitivement au moins une fois dans sa vie, enfin je crois. Non?). J'ai l'impression que tant qu'il n'y a pas de problème vital je veux dire, je ne réagirai pas. C'est vrai on n'a pas peur quand il n'y a pas de problème. Mon poids chute, c'est vrai. Mais je vais bien, je marche, je cours, je travaille. Ça c'est ce que je me rabâche pour éviter de penser à la réalité. En vrai, quand j'y pense, il y a beaucoup de choses qui ne vont pas physiologiquement parlant. Mais je me mens pour ne pas m'inquiéter, pour ne pas m'effrayer, pour ne pas penser. Je fais semblant de ne pas remarquer. Je ne veux pas voir qu'il me lâche. Qu'il m'abandonne petit à petit. Trahison impardonnable. Cercle vicieux de punition, de reproche.Toujours ce truc de lui faire payer sans savoir ce qu'il a pu bien faire pour le mériter au fond. Mais la haine s'alimente de tout et n'importe quoi. La haine, c'est quelque chose de viscéral, pas vraiment fondé.

Je ne comprends pas qu'ils s'inquiètent de mon état. Ça finit par m'emmerder, alors je fais sauter les rdv. Le médecin surtout, mais ce qui est quand même chiant c'est que je suis obligée de la voir pour mes ordonnances de méthadone, mais au fond qu'importe, je la prends tellement mal. Je me hais. J'avais réussi à tout arrêter. Même le cannabis, et même mes cachetons. Je ne prends plus aucun traitement (moi qui avait tellement peur de ne plus en prendre!). Ensuite, ça s'est compliqué. Pendant un temps, je me suis préservée, forte de nouvelles ambitions en sortant de l'hôpital. Notamment me protéger. Alors j'ai plongé dans les cours, j'ai travaillé comme une damnée, en même temps je devais rattraper un mois et demi d'absence, c'était facile de se noyer dans le taff. Une fois tout ça rattrapé (très encourageant et prometteur d'après le directeur), je me suis mise à re-sortir. De plus belle. Comme je sais bien faire. Avec tout ce qui va avec. Au début, je me suis dit, "dérapage, accident de parcours". Une fois, deux fois. Et comme je me suis engueulée avec la pharmacienne qui me délivre la méthadone quotidiennement, j'y vais le moins possible. Autant dire que ça ne sert plus à rien. Alors je me donne à fond. Connasse. Je ne sais pas si je suis dépendante ou si je suis trop faible. Je n'ai pas vraiment l'impression d'être une junkie, c'est ça le pire.

Je ne sais pas ce qu'il me faut pour me rendre compte de tout ça. J'ai une telle force de persuasion envers moi même, c'est assez dingue je dois dire. Tellement que moi même je ne sais plus ce que je fais. Si c'est bien, si c'est mal, j'en sais rien. J'enjolive la réalité et fini par y croire malgré moi. Je raconte des trucs aux psys et quand je vois leur tête je suis effarée (autant qu'eux apparemment). Il y a un tél décalage putain c'est pas croyable je vous jure. Ça doit être énervant pour les autres, peut être qu'ils se disent que je n'ai pas de volonté, ou que c'est un jeu, ou je ne sais quoi d'autre. Mais mon esprit se tord de plus en plus... je finis par avoir peur, ma conscience s'étiole et je perds pied. Je ne veux pas devenir psychotique vous comprenez, je ne veux pas perdre pied avec la réalité ni partir dans des délires, ça, ça me fait vraiment vraiment peur. Je ne suis pas folle. Je ne veux pas de ça. Je sais que je déforme tout, mais je veux m'arrêter à temps.

Ecrire tout ça me fait un bien fou. Mettre tout ça à plat. Relire. Et me dire, merde. Demain, je vois la psychiatre. La dernière fois, elle m'a clairement dit qu'à un IMC inférieur à 14.5 c'était l'hospi assurée, et qu'elle était TRES "souple" de m'accorder cette faveur, puisque normalement sa limite est le 16. Je ne crois pas être anorexique dans le sens ou je ne veux pas maigrir jusqu'à la mort, enfin si mais...je ne veux pas vraiment "maigrir". Je ne me gave pas de mannequins porte-manteaux, ne compte pas mes calories, ne me pèse pas 17 fois par jour, ne descends et remonte pas les escaliers 47 fois non plus. C'est autre chose. Cette haine de moi je crois. Ce n'est pas qu'une question de chiffre. Les chiffres sont vides de sens. Elle me parle IMC, ça veut dire que dalle. Ca ne signifie rien. Je ne suis pas un morceau de viande que l'on évalue grâce au pèse-personne. Enfin bref, moi jsuis à 14. Mais je ne peux pas aller à l'hôpital maintenant, parce que je suis en stage professionnel, celui là même qui doit valider mon année. Et il n'est pas question de m'en aller comme ça, en plein milieu, parce que madame n'est pas pas mentalement saine.

Cependant...Je crois que je vais lui demander une hospitalisation à la fin de mon stage. Pour travailler. Avancer pour de bon, j 'en sais rien je sais pas le faire toute seule. J'ai besoin qu'on me montre, qu'on m'ordonne, qu'on me cadre. J'ai follement besoin de limites. D'encouragements. Qu'on me dise que ça va aller, que je ne suis pas folle. Qu'on m'explique pourquoi je fais tout ça, pourquoi je suis comme ça, qu'on rationnalise les choses. Que je fasse des bilans sanguins, que je me rende compte. Qu'on me dise s'il y a de réels risques liés à l'aménhorrée. Qu'on me répète encore une fois que les drogues niquent le foie. Peut être qu'au fond j'éspère qu'on me balance que j'ai des trucs graves pour que je réagisse enfin. C'est dommage et assez pathétique d'en arriver là, je sais. C'est même dérangeant de souhaiter ça et peut être que ça peut choquer, je ne sais pas. C'est ce manque de peur lié au risque qui est angoissant. Je suis lasse de jouer, de m'éviter, de me mentir, de me faire mal avec ferveur. De me haïr. Je voudrais m'aimer, un peu. Me sentir, être vivante. Être capable d'aimer. De tomber amoureuse. De supporter que l'on puisse m'aimer pour ce que je suis, pas pour ce que je voudrais être. De pas être obligée d'être complètement raide mort pour accepter que l'on me tripote. De m'accorder un peu d'importance.

J'ai été au vernissage de l'expo vous savez. Mais j'étais tellement mal à l'aise que j'ai dû y rester 1/4 d'heure. J'aime pas trop parler de ce que je fais. En plus, je me considère comme un peintre du dimanche, pas comme une artiste. Et c'est vraiment gênant de se mesurer à des gens qui ont un véritable travail derrière. Enfin c'est particulier, c'était gratifiant et gênant à la fois. Et puis s'ils savaient que mes toiles sont des draps hospitaliers haha. Que j'ai fait mes peintures en une nuit dans un foyer psychiatrique. Mais ils n'ont pas besoin de le savoir. Peut être que si je continue dans cette voie, plus tard je le dirai, ça serait drôle. Un jour où j'aurai assez de recul pour en parler librement. Pas pour faire genre artiste-torturée (bien dit Miren, j'approuve totalement ton commentaire au passage sur la notion d'Artiste), juste pour l'anecdote.

Voici quelques liens où vous pourrez trouver les articles (attention mon identité est dévoilée...!lol):

Article dans la voix du nord pour l'expo actuelle.

Article dans la voix du nord pour la dernière expo

Article dans le blog de l'asso des artistes indépendants lillois

ça me fait rire quand même. Ca fait drôle. Enfin voilà. Sur ce, 3h34 est une bonne heure pour aller se coucher je crois. Et être en forme pour mon rdv et pour le taf qui m'attend après. Ou alors je regarde virgin 17 qui nous passe gossip en concert, pas mal ;)

-12-.jpg

 

Edit: finalement je n'ai pas dormi. Du tout. Je suis arrivée au rdv exactement comme je ne voulais pas arriver, les cernes affriolants et le teint cadavérique. Enfin, au moins, dès le début... on était dans le vif du sujet. Pas moyen de faire semblant. Malgré les deux leggings superposés en dessous de mon jean. Et ma putain de gestuelle d'hyperactive névrosée qui trahit tout. Bref, j'écrirai ce qui s'est dit un peu plus tard... quand j'aurai le cerveau moins compressé contre les parois de mon crâne.Là, j'ai un peu mal. Dans les tripes. En moi. Tout au fond. Je crois que je vais finir par vomir.

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Published by [AnO]rchiDeA - dans Crise existentielle
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commentaires

http://www.lesprit-design40.fr 13/07/2016 04:42

Dans le sens où je crois que j'allais assez mal.

flo 10/05/2010 17:51



Bonjour.


Je ne sais pas trop quoi t'écrire, mais on verra bien ce qui sort.


Je te lis depuis skyblog, et ta manière d'écrire m'a toujours beaucoup plu. De plus en plus recemment. 


J'ai lu un commentaire precedemment, qui disait que tu n'aurais pas d'oscar, que c'était la réalité pas un film etc.


Je pense le contraire. Si on ne faisait pas de sa vie un film, elle n'aurait aucun intêret. La réalité ça peut très bien être la came ou l'anorexie: la preuve, tu le ressens dans ton corps, ça a
marqué des années de ta vie etc. Et chacun de nous met en scène son film pour exister, pour que sa réalité prenne sens aux yeux des autres. Un oscar c'est comme un commentaire su ton blg: ta
réalité avec tout ce qu'elle recouvre trouve un public et de l'attention. Bien ou mal c'est autre chose.


Je me suis convaincue d'un truc au fil des années, c'est que les anorexiques-ou borderline-ou camées (même si cet énoncé de catégories me déplait)voulaient un film grandiose, et que là résidait
le problème, parce que ça tirait souvent vers le tragique. C'est follement excitant d'être raide défoncée, d'être maigre à en faire peur, parce que ça fait réagir les gens. Personne ne peut
passer à coté de ça.


Le souci, c'est la fin du film, parce qu'après l'acme ça serait incohérent de se calmer. Ça n'aurait aucun sens de se détruire pendant des années. Ça serait comme retomber dans l'anonymat.


Ya eu une pause dans ma réalité, un peu obligée: j'ai fait une overdose, je me suis remise, j'ai continué, et un jour j'ai constaté que mon coeur ne tiendrait vraiment plus. J'ai décroché. J'ai
déménagé plein de fois. J'ai bossé, comme toujours, mais sans ressembler à un cadavre. Je suis retombée dans l'anonymat mon film ne crevait plus les yeux. Mon orgueil malsain s'est fait la malle
et m'a laissé comme une conne vivre des trucs en demi teinte, ni merveilleux ni tragiques.


Un seul truc est resté: des dizaines de marques sur un avant bras. Ça parait con, mais quand la gerbe d'être dans la médiocrité emotionelle m'envahit je regarde mon bras et je me dis que tout ça
a existé.


Et curieusement, tu peux être heureuse après.Par intermittences. Vraiment heureuse. Je ne me permettrai pas d'écrire (de t'écrire) un truc sur l'espoir, je pense qu'il n'y a que de la volonté et
des circonstances qui font que tu arrives à entrevoir autre chose. Du courage aussi, mais surtout de l'endurance. Plusieurs fois je me suis dit que le plus dur n'avait pas été ces moments
extrêmes, mais bien ceux qui viennent après. Mon masochisme continuait donc à se satisfaire et à me laisser en paix.


Une dernière chose après j'arrête mon délire: je ne vois pas de scission corps/esprit. Si tu pouvais mutiler ton esprit tu le ferais, nan? d'ailleurs les drogues avant de sacager le corps
sacagent l'esprit. L'esprit aligne le corps, ou parfois l'inverse. Personne de parfaitement heureux ne se mutile. Jvois pas pourquoi y'aurait un fossé entre tes tripes et ta tête, nan?
les 2 sont embringués dans le même truc, et ni l'un ni l'autre n'ont envie de réagir pour l'instant.


Je t'embrasse, j'espère que je n'ai pas fait trop long et trop chiant.C'était plus une longue interrogation qu'une succession moralisante débile d'affirmations subjectives; peut être me diras tu
ce que tu en as pensé, et je me ferais un autre avis. A bientôt



ppm00 17/04/2010 00:09



Trop classe ta croute !
Ma copine tox n'avait pas de règles non plus, c'est revenu longtemps après.


Le coup des draps me rapelle un truc nettement moins classe que j'avais fait étudiant. Il y avait un jumelage avec notre école et une université japonnaise. Nous n'avions pas été invité, alors on
avait niqué le drapeau japonnais, et on s'était taillé des cravates rouges dedans, qu'on avait repassé avec une casserole sur la plaque chauffante. On était pas du genre à mettre des cravates
faut dire, et le lendemain le directeur se démenait à essayer d'aviter l'incident diplomatique et à retrouver un drabeau japonnais de secours ... pendant qu'une dizaine de petit cons allaient en
cours en cravate rouge. Personne ne nous a dépouillé la cravate, n'étant pas sûr de notre forfait, mais sous le pull les fils rouges pendaient lamentablement ...


J'étais con quand j'étais jeune, maintenant je suis vieux :)



Miren 12/04/2010 19:57



Je viens de lire les articles que tu as mis en ligne : B R A V O ma belle Eugénie!!!


Tu as, à un cheveu, gagné un prix!!! En tous cas, pour moi tu es la plus grande gagnante!!! Tu brilles!!! Je t'embrasse fort!!!






Pauline 11/04/2010 23:15



En ce qui concerne les amours, je suis toujours avec mon copain. Mais j'ai l'impression de donner plus que ce que je reçois en échange et ça m'attriste. J'ai honte d'être dans l'attente d'un
signe d'affection, d'un message, d'un simple mot me prouvant qu'il tient à moi. C'est pour ce genre de raison que je cherche le conflit parfois. C'est horrible d'avoir besoin de provoquer
l'énervement d'autrui pour ressentir l'attachement que cette personne a pour nous. J'ai besoin de preuves, de mots aussi. Et tout ça, il ne me les donne pas. Je rêverai de lui dire je t'aime,
mais j'ai bien trop peur de ça. Je sais qu'il ne me le dira jamais. Alors je n'ose pas le lui dire de peur de paraître ridicule. Parfois, je m' "étale" sur mon ressenti avec lui, et il rigole.
Mais merde à la fin! Moi aussi j'ai le droit à un "je pense à toi" de temps en temps, à un je t'aime murmuré dans le creux de l'oreille!


Au niveau de la maladie, je repère du poids, peu à peu. Je te jure, j'implose là! Entre le trop plein et le trop vide... Je ne sais pas où j'en suis!


 


Et toi? Parle moi de toi!


Je t'embrasse!


Pauline



*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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