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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 15:06
Bonjour, me revoilà après près d'un mois et de mi d'hospi. Faut croire que j'en avais besoin.
Je tenais vivement à vous remercier pour votre fidelité, vos encouragements, vos avis, vos mots...ces commentaires m'ont permis de découvrir de nouveaux lecteurs, et puis d'anciens aussi, qui finalement sont toujours à mes côtés...j'avais commencé ce blog sans espor de glâner quelconque attention, et me voilà avec vous, en confiance, jamais jugée et soutenue. Ces mots m'ont aidée à tenir, parce que je vous jure, c'était dur.
Je me suis retrouvée aux urgences dès mon arrivée, car bourrée de médocs pour pallier à mon angoisse, mais visiblement j'avais un peu forcé la dose. Alors, état inquiètant et tout ce qui s'ensuit, les cris, les perfs arrachées, les liens. Mes pupilles étaient tellement bizarres qu'ils ont cru que je m'étais fait un shoot à l'héro. Bref...Arrivée fracassante. Résultat, j'ai aterri aux soins intensifs où j'ai eu une fouille au corps pour savoir si je n'avais rien sur moi, pas de visites, pas d'appels. Après, service admissions où je n'avais pas le droit de sortir seule, même pour aller chercher un café...dur. Et puis le manque de confiance de la part des soignants surtout. Le fait que l'on ignore ma parole, mes mots, que l'on me surveille, ça fait tout drôle de prendre conscience que l'on est une véritable personne "à risques" et que l'on nécessite une surveillance pour éviter qu'il y ait un dérapage. Première claque. Ca ne m'a pas empêchée de m'ouvrir les bras avec tout ce que je trouvais, opressée par tant d'attention. Ils ont fini par me lâcher du lest, la confiance est revenue, jusqu'aux analyses toxicologiques et à l'arrêt total de l'auto-mutilation. Même les pesées ont finies par devenir satisfaisantes, choses impensables au début. Ce fut long mais constructif et je ne regrette rien. Pas même mes pétages de plombs, ni même les fils qui ont recousu mes veines. J'en ai pris plein la tête et j'ai appris beaucoup.
Mais je suis sortie vendredi et tout se casse la gueule. J'ai déja perdu tout le poids que j'avais repris et n'en suis pas vraiment fière, mais j'ai un sérieux blocage. J'ai peur de retomber et ai une trouille bleue de reprendre les cours. Des regards, des questions, des remarques sur le fait que j'ai amplement dépassé le quota autorisé des absences. J'ai toujours des idées noires comme"solution" ou "porte de sortie" et ça me rassure. Par contre, j'espère ne jamais retoucher aux toxiques. C'est trop la merde.
J'avais rencontré l'amour, mais ne me rendait pas compte que c'était plutôt une illusion qu'autre chose. C'est fini mais encore une fois, pas de regrets.
J'ai peur. Peur de la suite.
On verra.
Voila une photo lors de mon hospi...plutôt à la fin, où ça allait un peu mieux.



DSC00627.JPG


Depuis... au fait, je fais 1m70 tout pile :)
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 16:07
je vous écris en coup de vent, j'ai eu ma première permission...c'est bon signe. Je leur ai donné du fil à retordre, de la couture à faire sur mes bras, du charbon à avaler...mais aujourd'hui tout a changé. Je suis passé à la méthadone et prends mon hospi avec beaucoup de sérieux et d'espoir. Je me donne à fond.
et j'ai trouvé l'amour. L'Amour devrais je dire. Il s'appelle F, il est beau comme un coeur, je l'aime comme je n'ai jamais aimé, je lui ai raconté ce qui m'est arrivé, ce qui l'a  beaucoup ému, et entre deux bouffées de nicotine il m'a dit qu'on prendra le temps qu'il faudra et qu'il était prêt à attendre...je l'Aime.
Il m'aide à tenir le coup, on se soutient entre tox et ça fait du bien. On s'est promis d'être là l'un poir  l'autre, de ne pas se mentir et de s dire si 'un de nous craque. Enfin pour l'instant, ça s'applique surtoput pour lui car à l'hosto je vois mal comment je pourrais me défoncer sans quee ça se voit.
Je ne sais pas encore pour combien de temps j'en ai, et moi qui voulait reprendre, ma vie normale, ne suis contrainte d'aller dans un post cure...
On verra tout ça.
Je n'ai pas plus de temps et dois déja vous quitter, mais je vous remercie pour tous vos messages que je n'ai même pas eu le temps de lire, pour votre soutien, votre présence...je vous aime.
Merci à vous.
Continuez à mz qsoutenir s'il vous plait, j'en ai besoin, c'est dur.
Je vous ai écrit le positif...mais je vous jure que des fois c'est putain de dur.

A bientôt j'espère.
et j'ai des photos pour vous prouver que je vais mieux, et que je n'ai plus des bras d'insecte lol.
Je vous embrasse de tout mon coeur.
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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 18:35
Je suis allée au rdv pour rencontrer le médecin du centre. J'ai raté les cours, mais je me dis qu'il faut savoir ce qu'on veut. Va bien falloir que j'arrête mes conneries si je veux avoir mon année. Et cette année je l'ai quand même payée 5000€, ça me ferait mal au cul de la rater. Et au delà de ça, je suis en train de me foutre en l'air, et correctement. Donc, direction Réagir.
Et là, ça se casse la gueule. "Consommation importante". "Sevrage en milieu hospitalier conseillé".Ce qui est -pour l'instant- impensable pour moi. Je vais devoir y aller régulièrement, faire des analyses, et ensuite, aller chercher la méthadone tous les jours. Putain, bam, dans les dents. Pour moi la méthadone, c'est pour les toxicos. Mais. S'il faut passer par là, je le ferai. Il m'a dit que le sevrage en ambulatoire, ça sera vraiment hard, mais je veux y arriver. Et si je rate...j'envisagerai l'hôpital, mais le problème c'est mes parents putain, qu'est ce que je vais pouvoir inventer pour faire passer le truc, hein? Il m'a dit que c'est une unité spécialisée pour les dépendances, et que je pourrais très bien y être pour l'anorexie. A la limite...enfin on en n'est pas encore là.3
Je suis allée règler mon problème au foyer aussi, puisque la psy de la bas ne veut plus que j'y passe pour prendre mon traitement et que je ne comprenais pas pourquoi...La réponse étant que là bas ils ne disposent pas de médecin...et que je me mets trop en danger pour l'instant, donc c'est mieux d'aller direct au cmp où ils peuvent évaluer mon "état" et m'envoyer à l'hosto s'il le faut. Je suis contente d'avoir eu enfin une réponse, parce que je pensais avoir fait une connerie et avoir été punie pour ça, comme une gamine qu'on foutrait au coin parce qu'elle a fauté. Je préfère tellement aller au foyer, ils me connaissent, me suivent depuis longtemps...au cmp, c'est une infirmière que je ne connais pas qui me file mes cachetons, c'est réglé en 3 sets chrono et je repars comme une merde. Mais, disons que c'est momentané, un jour j'irai mieux!
J'ai eu mes premières notes aujourd'hui....et attention, je suis en tête de classe :] De quoi me rebooster, me donner confiance et bosser encore plus. Avec joie et bonne humeur, s'il vous plait....Soulagée....Alors, certes, je merde complètement, mais je garde le cap. Et si je veux que ça dure, va falloir que je me prenne en main. Ça tombe bien c'est ce que je suis en train de faire. C'est ça qui est bien...


Bien à vous.



Pic:Driian

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 09:49
Je ne suis rentrée qu'hier de l'hôpital...j'étais sensée y rester une nuit. Seulement, j'ai fait une crise convulsive [ils hésitent entre tétanie et epilepsie] le lendemain matin, donc transférée direct aux urgences. Je ne me souviens de rien et n'ai pas compris pourquoi je me trouvais le cul à l'air dans leurs magnifiques blouses au fond d'un lit d'hôpital, avec des perfs partout. En plus je me suis réveillée seulement le lundi, et j'ai eu le droit d'appeller personne avant d'avoir vu le médecin, ce qui fait que mes proches ont du appeller les flics et se sont fait un sang d'encre ne sachant pas où j'étais. J'ai jamais entendu une connerie pareille, pourtant j'en ai fait des hôpitaux mais là, franchement, ne pas pouvoir prevenir la famille qu'on soit à l'hosto, c'est grave. Et puis, je ne sais pas si j'ai été insupportable, ou que j'ai poussé les infirmières à bout, mais elles étaient vraiment pas sympas, putain...En plus elles m'ont obligée à bouffer des yaourts dégueu pour faire remonter ma  glycémie (évidement, avant, je m'étais imposée un petit jeûn) tout en m'engueulant parce que j'étais trop longue à les gober. J'ai du passer tout un tas d'examens, encéphalogramme et tout le bordel, pour arriver à la conclusion qu'en fait j'étais en manque et que mon corps commence sérieusement à morfler. On m'a dit que c'était grave d'en arriver là et que j'ai eu de la chance de faire ce malaise alors que j'étais déja hospitalisée parce que ça aurait pu mal tourner...Le truc positif, c'est que j'ai été obligée d'appeller ma mère et donc de lui dire que ça allait pas si bien que ça, surtout qu'elle a vu l'état de mes bras pour confirmer ses impressions. Je ne lui ai pas dit pour mes consommations toxiques, en accord avec les médecins j'ai dit que la crise était dûe à l'arrêt brutal de mon traitement.
J'ai eu peur, vraiment. Le second truc positif, c'est que j'ai décidé d'arrêter de prendre toutes ces merdes. On peut dire que ça m'a calmée...J'ai hâte d'avoir les résultats de tous mes tests, et de savoir à quoi m'en tenir. En attendant je vais essayer de retourner en cours le plus vite possible, on verra si ça va. Ou pas. J'ai juste l'impression, pour une fois, d'avoir atteint mes limites. Et je ne peux pas les dépasser, à moins de crever, parce que là, c'était moins une.
Peut être que j'en avais besoin. Besoin de me tester, de savoir jusqu'où je pouvais aller. J'ai vu.
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 19:12
Jeudi 1er octobre.

Un grand merci pour vos mots.
Après avoir écrit mon dernier post, j'ai téléphoné au foyer pour leur donner tous mes stocks de cachetons. Tous, sans exception. Discussion avec l'infirmier du jour, pour lui expliquer cette dernière soirée qui m'a foutue en l'air. Pas de solution mais un retour chez moi plus calme. Le lundi a été difficile, avec beaucoup de sang sur les bras. Et la peur au ventre, parce que j'étais seule à la maison. Je ne savais même pas si j'allais passer la nuit. J'ai fini, en pleine crise d'angoisse -et de manque; pas de fumette,pas de cachets, pas d'alcool avec moi!- par rappeler le foyer. Quelques mots glissés entre les larmes, et un "préparez vous, on vient vous chercher, ça va aller. Moi je crois en vous Eugénie, regardez, j'aurais jamais cru que vous seriez passée pour donner tous vos stocks de médicaments, ni nous appeler pour nous dire que ça ne va pas".
Ce que je voulais entendre. Je voulais entendre le "ça va aller", et puis alors "je crois en vous", là, c'était le soulagement.Et puis, ravie d'être tombée sur mon infirmière preferée :) . Parceque perdue au fond de mon lit, secouée par des spasmes d'angoisse violente, franchement, j'étais réellement en train de me demander si j'allais pas crever dans les heures qui suivaient. En les appellant, je me suis rendue compte que j'avais quand même un instinct de survie, et donc, tout au fond, quand même l'envie de vivre. Faut aller la chercher, mais elle est bien là. On a discuté, elle m'a dit qu'elle avait lu les dernières transmissions et qu'elle étaient au courant des derniers évenements. De mes penchants pour la défonce, mais aussi que je me tapais tout ce qui bouge. Elle a évoqué le mot "viol", j'ai fondu en larmes. "Vous êtes une VICTIME, pas une coupable comme vous semblez le croire. Vous n'en parlez jamais; on l'a appris parceque vous l'évoquez chaque fois que vous délirez lors de vos prises excessives de cachets, et que la psy l'a confirmé; apparemment elle a tenté une approche lors d'un rdv que vous avez savamment esquivé en parlant d'autre chose. Vous n'avez encore jamais prononcé le mot viol, comme si c'était de vôtre faute, et que vous culpabilisez! Parlez en, dites, écrivez, au lieu de finir le travail en faisant de votre corps un objet...vous vous détruisez sans relâche, vous ne pensez pas mériter autre chose?"
J'ai murmuré un "si" sans vraiment de conviction dans la voix. Et puis je me suis dit merde, ça fait 7 ans que "ça" s'est passé, et jamais, jamais je n'ai dit "viol". Je préfère "agression", ça fait moins honte. J'ai du en parler une fois à ma mère, une fois à la psy, point final...Ca me fait mal au ventre, ça me donne la nausée à chaque fois que j'y pense, que je l'écris, que j'essaye de le formuler...L'acte en lui même, finalement, n'est pas ce qui me choque le plus. Le plus lourd, c'est ce que j'ai fait de mon corps,après. Et ça, putain j'assume pas.
Je rentre à l'instant du centre d'accueil et de crise où je suis restée 3 jours, pour me mettre en sécurité. J'ai beaucoup pleuré, mais je me suis aussi reposée et j'ai les idées plus claires. A ma question "par où commencer?", je me suis laissé dire qu'il fallait règler ce problème d'addictions au plus vite, histoire d'empêcher les différents dérapages qui ont lieu lorsque je ne suis pas clean. Déja, un bon point. Et ça y est, je me sens prête. J'ai ouvert les yeux et repassé en boucle les paroles que mes amis ont eu à mon égard. Celles du corps médical aussi. Et me rends compte qu'il y a vraiment un problème. Donc, hop, prise en main, demain premier rdv avec le psy du centre d'addictologie. Un peu peur, mais determinée. Cette fois ci, j'y vais avec toute ma volonté. Pas seulement parce qu'on me l'a conseillé.

Vendredi 2 octobre.


Premier rdv à "Réagir", l'association qui lutte contre les addictions. J'ai rencontré un educateur spécialisé, histoire de se présenter. Mais brusquement, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, dans ma tête, gros bordel. "Mais vous voulez quoi, arrêter, maitriser, freiner?" J'en savais rien. Je ne savais plus. Et dans ma tête, ça faisait, "est-ce que c'est vraiment nécessaire, est ce que j'ai vraiment un problème, est ce que je suis réellement dépendante?
" "Ce qu'on va faire, c'est que je vais contacter Mme L., vôtre psychiatre, et que je vais vous donner rdv la semaine prochaine pour que  vous me formuliez clairement vôtre demande, ok?". Hum. Encore des larmes. Putain, jsuis une vraie paumée. Je ne sais plus ce qui est bon ou non pour moi.
Après midi, rdv avec une nouvelle psy. Qui hoche de la tête chaque fois que je dis un mot. Elle noircit deux pages recto verso en un rdv d'un air entendu, comme si j'étais le parfait cas clinique. En finissant par un "C'est impressionnant comme vous avez scindé le corps et l'esprit. Mais l'anorexie vous a rattrappée,parceque ça ne marche pas comme ça vous savez" Ben putain, heureusement qu'elle était là celle là! Sans blagues!

"Vous n'êtes pas aimable, donc vous vous dégradez, et plus vous vous dégradez, moins vous vous sentez aimable. C'est comme si ça vous rassurait, comme si ça vérifiait le fait que de toutes manières, vous n'êtes pas assez bien" Tristement bien résumé.
En attente des résultats pour le HIV. Trop cool, à l'hôpital tous les médecins, les infirmiers, les psys étaient au courant de mes petites pratiques. Sympa l'humiliation. Enfin, je m'en fous au fond. De toutes manières, j'avais besoin de le sortir.

En tous les cas, passer quelques jours à l'hopital m'a fait du bien, même si ce n'est pas particulièrement une ambiance qui donne la pêche et que les infirmiers vous traitent comme le plu profond des débiles mentaux. La psychiatrie quoi. Mais ça m'a donné la force de téléphoner à mes amis pour leur dire que j'avais saisi le message. Et leur dire que je n'allais pas très bien, mais que j'avais décidé de me soigner. Et de les remercier, surtout, d'être là. Être consciente de la chance de les avoir.
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 23:48
[Just. Nothing. But I'm there.]
[Stay Strong Honey]




Demain, j'arrête de mourir.


Edit:PLusieurs déceptions. Pas envie de détailler, juste qu'à la rentrée mes projets sont fortement compromis. Et on retourne dans l'angoisse du futur incertain. Et qui parait même impossible. On avance et puis ces putains d'obstacles. Le tout est de rester stoïque. Et puis d'autres trucs aussi. Qui me restent en travers de la gorge. Recommençons les crises d'angoisse. Putain, j'ai du mal à y croire. Besoin de ma psy, en vrai. Besoin de cracher. Re-besoin des soignants. Si j'avais su que je demanderai un jour leur présence, j'aurais eu du mal à y croire. Peut être que c'est positif après tout, j'en sais rien. Se repeter que ce n'st pas un retour à la case départ. S'en convaincre. Et Maman, "pas de connerie hein? Je pars pas tranquille là, ça va aller?" Oui, je gère...bon exercice. Je me teste. Me mets au défi de tenir. Et pourtant, je vous raconte pas, le manque de la défonce. De l'euphorie, de l'oubli...ça fait 3 jours que je suis chez ma mère et que je n'ai touché à rien, c'est horrible. Mais "je ne suis pas dépendante hein!" Je sais que dans le fond c'est bien, pour moi, pour ma sécurité. Mais je prefere gérer ça seule. Faire mon truc dans mon coin, sans personne pour me regarder déperir.En fait je crois que j'aimerais beaucoup qu'ils se cassent en vacances pour retourner faire un séjour à l'hosto quelques jours, histoire de dormir un peu et de me poser. Mais comme je veux que personne ne sache, c'est un peu compliqué. Déja qu'elle a vu mes bras. Et que j'ai du mentir, encore. Je passe ma vie à mentir. "Système défensif". Je veux juste fermer les yeux sans avoir envie de vomir, sans être complètement malade de passer à demain. Ne plus être malade tout court. Et sans mes paradis artificiels je ne suis rien, et ça me démonte.









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10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 09:45
Dans 1 h départ au centre d'accueil et de crise. "Pour vous mettre en sécurité".

Je suis fière. Je suis allée hier au foyer pour voir la psychiatre. Sans censure. Détails. Pour me vider autrement qu'aux chiottes. Tellement heureuse qu'elle soit dans les locaux, de pourvoir la croiser et qu'en me voyant elle m'aie dit, "vous, venez dans mon bureau". Vous vous remettez à vous mettre en danger...il faut vous protéger eugénie. Maintenant. Prenez le télephone. Non, je vais le faire en fait. Vous êtes attendue demain matin. Je préfère vous dire que si vous vous ne présentez pas, nous viendrons à vous. Ce n'est pas une menace, mais il se peut que vous ayez une inhibition anxieuse qui vous empêche d'y aller de vous même. Alors nous sommes là. Et bravo. Bravo de dire, de vous rendre compte et d'être lucide. Vous avez grandi je pense, cette prise d'intiative en est la preuve...ça valler. C'est bon maintenant...vous avez des médicaments en reserve chez vous, soyez franche?
_Oui...
_Eh bien vous allez repartir et nous les rammener. Courage, il y a beaucoup de positif, beaucoup plus que vous ne le pensez...De notre côté on attend l'évaluation de votre état de la part de l'hôpital pour aviser de votre suivi que l'on ve resserrer, maintenant que l'on a pu cibler vos failles, vos manques...Vous êtes sur le bon chemin. La mise en danger fait partie de vôtre maladie, le fait que cela qvous angoisse est plutôt bon signe: vous êtes prêtes à changer. Bravo.
Demain M.W vous examinera...il y aura quelques tests aussi. COurage.
_... Merci...beaucoup.

C'est bien, en attendant ça me donne la gerbe d'y retourner. Mensonges aux parents, aux amis...je pars en week end mon cul oui! Mais bon. Prefère le garder pour moi. Et un jour ma mère me demadera si je vais mieux et je pourra lui dire que lorsque ça ne va pas je suis capable d'aller me mettre en sécurité sans arriver par les urgences. Hip Hip hip!

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 17:42
Entretien ok!
_Eh bien vous êtes culottée mademoiselle...
Haha. Je me suis présentée pour la deuxième année sans passer par la case départ.
_Mais vu vôtre dossier...et vôtre parcours certes atypique mais bien là, je pense que ça peut passer!
Hip Hip hip!
_Concours le 20 juillet, c'est une épreuve de dessin, mais je ne pense pas que ça pose problème.

:]


Pour le reste, mon rdv et tout...ça s'est bien passé. Enfin bien j'en sais rien, mais ça m'a fait du bien. J'ai balancé la verité. C'est la première fois que je balançais tout depuis longtemps. Poids en moins.
_"Il faut que vous repreniez les soins mademoiselle S., vraiment. Rappelez Mme W., le plus vite possible. Vous pensiez tenir combien de temps comme ça? Vous êtes malade, et vous le savez. Et ce n'est ni une rechute ni un retour à la case départ, surtout pas. Mais vous avez besoin d'un espace de parole, je sais que vous voudriez que tout ça s'arrête, mais ce n'est pas parcequ'on sort de l'hopital que tout est fini...hein? Je veux dire, bien sûr que ça évolue...mais c'est long. Et vous partez de loin. Alors soit vous décidez de reprendre la thérapie, soit vous continuez -comme d'habitude- à tout porter toute seule sans rien dire à personne, et quoi...hmmm...rdv aux urgences? S'il vous plaît mademoiselle S., pensez y. Et je le repète, ne vous affolez pas...tout ça est normal. Vous êtes malade...je sais que vous n'aimez pas ce mot, en fait je me demande si vous ne le haïssez pas, mais vous l'êtes, que ça vous plaise ou non. Et vous avez encore besoin d'aide, cessez de la rejetter en permancence! On continue votre contrat en ambulatoire ou non?
_ ...Oui...
_Contente d'entendre ça. Et vôtre famille, que vous voulez épargner à tout prix et je le comprends parfaitement, sera plus apaisée si vous prenez les devants et faîtes le nécessaire pour vous en sortir que de les entraîner à nouveau dans 2 mois.C'est un bon défi non, vous protéger? Faire attention à vous, des choses comme ça...C'est là qu'on verra si notre travail a porté ses fruits.
Protégez vous pour une fois! Vous connaissez assez les structures pour savoir qu'elles sont ouvertes et qu'elles peuvent vous accueillir sur simple demande de vôtre part. 1 jour, 2 jours, une semaine, peu importe. Vous pouvez appeler ici aussi bien sûr. Jour et nuit. Vous avez besoin de lâcher prise. Prenez le temps de le faire. La balle est dans vôtre camp."

Hé ben...ça fait du bien de l'entendre...
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3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 15:25

Et si je reprenais le prozac que j'ai abandonné depuis que je suis sortie...hein?
J'ai mis le temps pour comprendre, mais là je ne vais plus le lâcher. J'ai eu envie de me tirer une balle 40 fois par jour, en planifiant tout, en pensant à oui mais comment ils vont me retrouver,  ah ouais mais putain c'est trop lâche, ah ben ouais mais tant pis là j'en peux plus, c'est la seule solution. Comme on organise un mariage, moi j'organisais ma petite mort tranquille, avec la musique et tout. La b.o d'"In the mood for love est carrément magnifique mais j'ai peur que ça fasse pleurer dans les chaumières. Hahaha. Non, on se reprend, prozac, valium et toute la clique et on se remet sur le droit chemin. Ben, j'aurai quand même mis 8 ans à comprendre qu'on arrête pas les cachetons d'un coup, bravo ma grande!
Je souris jaune vous savez. Connerie de cachetons. Quand on veut tourner la page, on peut même pas le faire, on est obligé de rester dans le camp des tox sinon on coule.
Je finirai bien par gagner complètement, un jour.
Et vous aussi :]

ai hâte de vous mettre les montages que j'ai fait dernièrement, et mes peintures aussi. PLus qu'à récupérer mon appareil et hop! ;)

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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 09:15
Des cris des pleurs. Des portes qui claquent des claques qui se perdent. Encore des pleurs. Sans pouvoir s'arrêter.Libération. Soupir.  Respirer calmement, se ressaisir, ne pas penser aux centaines de cachets dissimulés sous mon lit.
Et puis la paix, silence, calme. Je m'enroule dans la couette, secouée par les derniers sanglots. Rumine les mots qu'on se balance à la gueule, des mots qu'on ne pense pas, des mots qui assassinent, cinglants et violents. 
Ces derniers jours j'ai eu envie de crever une bonne trentaine de fois. Mais victoire, je suis encore là. Parmi les vivants.
Je compte les heures avant mon départ de l'hôpital. Le 20 mai. Je m'enfuis toute la journée pour ne pas errer au milieu des autres patients, ça me rend folle de les voir tous comme ça, rongés par la folie. Je n'ai plus ma place ici et trouve ce endroit profondément malsain, ce dont je ne me rendais pas compte auparavant...j'étais comme
eux. C'est étrange de penser à ça.  Pas que je sois "normale" ou "guérie" mais j'ai plus de recul à présent. Plus de détachement aussi. Je fais un rejet complet de ce truc, de cette structure et de la maladie, des psys, des infirmiers et es médecins. Overdose. Sur les nerfs, en permanence. Agressive, impatiente, sur la défensive, tout le temps. C'est fatiguant. Et puis quand la pression retombe, ce sont les larmes qui s'emparent de moi, la culpabilité, la colère de perdre le contrôle de moi même, mais je suis à bout. Crevée, épuisée.Je ne me suis jamais sentie comme ça, au point limite. Jamais. Je trouve ces derniers jours extrêmement difficiles.
Et puis il y a le boulot, les stages... J'ai eu plusieurs propositions, petite fierté :) Maintenant il faut choisir; moi qui n'avait rien, voila que tout d'un coup j'ai toutes ces opportunités... Petite bouée au milieu de la mer. Je m'y accroche de toute mes forces, garde ces projets dans un coin de ma tête quand tout est chaos. Je me dis, que j'ai entre les mains ma vie et que je peux la modeler comme je veux. Comme JE veux. A mon gré. Aujourd'hui je peux penser à demain avec le sourire, je peux me dire que j'ai un avenir,que le futur est possible. Mes 3 derniers stages ont été concluants, et dans les 3 boîtes...j'ai eu des propositions. Alors, c'est que mon boulot plaît. Que je ne suis pas une grosse merde insipide. Ouvrir les yeux, être un peu plus objective, plus humble. J'existe enfin.






Ps: Lampou je t'ai répondu sur l'article "remember".
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*anorchidea*

  • : [La pÂleur mOntre JusQu'où le cOrps PeUt cOmprendRe l'âMe]
  • : Le pardon ne pouvant s'envisager, seule une vengeance violente, une décharge de tout ce qu'il y a de mauvais, malsain, au plus profond du subconscient, pourrait permettre de ne plus penser aux noirs souvenirs qui gangrènent ma chair me rendant chaque jours un peu plus malade. Mes pieds s'enlisent, mon esprit les suit. Je me perds. L'anorexie fait partie de ma vie depuis trop lontemps.
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